Feuilleton, à suivre

Le prochain numéro de la revue Feuilleton, le numéro 4 (été 2012), sort jeudi en librairie et en kiosque. Au programme, Roberto Saviano et les cartels mexicains, Jonathan Franzen en reportage ornithologique sur l'île de Malte, Karla Suarez de retour à Cuba, une nouvelle inédite de Gabriel García Márquez, Ayrton Senna vu et lu par Lionel Froissart, Fabrice Arfi et le cercle des espions disparus, Ikea Parano, et on vous laisse la surprise du reste.

Le prochain numéro de la revue Feuilleton, le numéro 4 (été 2012), sort jeudi en librairie et en kiosque. Au programme, Roberto Saviano et les cartels mexicains, Jonathan Franzen en reportage ornithologique sur l'île de Malte, Karla Suarez de retour à Cuba, une nouvelle inédite de Gabriel García Márquez, Ayrton Senna vu et lu par Lionel Froissart, Fabrice Arfi et le cercle des espions disparus, Ikea Parano, et on vous laisse la surprise du reste.

Jeudi prochain donc. Et l’on n’a même pas encore parlé du numéro 3, sorti début avril ! Au sommaire de ce numéro de printemps 2012, deux dossiers : le premier, « Détective », avec le récit d’un crime sordide et mystérieux à Miami (La Blonde dans la valise), un hommage à la presse policière de l’entre-deux guerres (Police, Détective), avec un inédit de Robert Desnos autour de Joseph Vacher, l’Eventreur de Paris (« Le roman sanglant de Joseph Vacher »). Et « Memento mori », un texte de Dimiter Keranov explorant les nécrologies publiées sur les murs de Bulgarie, brouillant les frontières de la ville et du cimetière, prolongeant « la vie des morts dans le souvenir des vivants » et « musée de la mémoire moderne ».

L’autre dossier s’intéresse aux "technologies", l’histoire d’un faux Paris imaginé en 1917 par l’armée française pour leurrer les armées ennemies ; un Manuel de survie publié par le ministère de la défense anglais en cas d’attache atomique durant la guerre froide, un reportage sur les jeux en ligne et un essai hallucinant de Bernard London sur le principe de l’« obsolescence programmée des objets ».

Mais ce numéro 3, c’est aussi un portrait de John Cage (« A la recherche du silence », par Alex Ross), le récit de l’amitié de García Márquez et son dentiste par Julio Villanueva Chang, une nouvelle inédite de Murakami, un hommage au jazz et un « torero sans couilles ». Sans oublier (mais on n’a pas tout cité), la recette des gnocchis, d’un bar au four et d’un sorbet citron et meringue. Soit 256 pages, sans pub, dans un graphisme soigné, superbement illustré, de nouvelles et de grands reportages, appariant grandes signatures littéraires et journalistiques.

Feuilleton, ce n’est ni un livre ni un magazine mais un objet hybride, un par saison, qui « passe en revue le monde » : chaque texte, qu’il s’agisse d’une nouvelle ou d’un reportage, est suivi d’un dossier, qui prolonge les thèmes abordées, selon un principe de réalité augmentée. Ainsi la nouvelle « Le torero sans couilles » de Gioldo Mingels — l’histoire d’un jeune toréador qui, en juin 2010, quitte l’arène de Mexico au cours de la faena — est suivi de quatre pages qui ouvrent à L’Age d’homme de Michel Leiris et sa fameuse préface De la littérature considérée comme une tauromachie, à Hemingway (Mort dans l’après-midi), Thomas Bernhard et, sur deux pages, les principales passes et banderilles de la corrida.

Films, musique, dessins, photographies, littérature, reportage, tout passe dans et par Feuilleton. Une revue du monde, curieuse au sens plein du terme — étrange, surprenante, qui aiguise le regard, rend avide —, une revue qui privilégie l’inventivité, l’inédit, les regards obliques. Se donne pour principe l’étude du présent, du quotidien, sans faire table rase du passé puisque nombre de textes sont exhumés de « fonds de tiroir » et d’archives de revues. Feuilleton, c’est l’alliance du réel et de la fiction, de la littérature et du journalisme, du passé avec le présent et l’avenir, un équilibre surprenant, inventif, promesses de bien plus de trois mois de lecture. Feuilleton, entre inventaire à la Prévert et cabinet de curiosités, c’est le genre de revue dont on collectionne amoureusement les numéros et attend fébrilement le suivant. Jeudi, donc.

 

Le site de la revue - Prix au numéro, 15 € - 256 pages, 4 numéros par an - vidéo de présentation de la revue ici

Sommaire du numéro 3 :

Les précédents numéros peuvent être commandés ici.

 

 

 

 

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