Antoine Bello : un sarkozyste heureux !

 Plus de 70 % des Français mécontents de l'action de Nicolas Sarkozy un an après son élection du 6 mai 2007 selon un sondage à paraître jeudi. Antoine Bello, écrivain chouchou des "Inrockuptibles" et de "Libération", n'en fait pas partie.

 

Plus de 70 % des Français mécontents de l'action de Nicolas Sarkozy un an après son élection du 6 mai 2007 selon un sondage à paraître jeudi. Antoine Bello, écrivain chouchou des "Inrockuptibles" et de "Libération", n'en fait pas partie. L'auteur des excellents Falsificateurs (Gallimard, 2007), né en 1970 à Boston et fondateur d'Ubiqus, s'était engagé en faveur de Nicolas Sarkozy à l'époque. Un an après, il persiste et signe.

 

-Vous vous étiez engagé en faveur de Nicolas Sarkozy le 6 mai 2007, dans un journal, face à Marie Darrieussecq qui soutenait, elle, Ségolène Royal. Est-ce que vous le regrettez ?

 

"Pas une seule seconde."

 

-Comment jugez-vous, au bout d'un an, le bilan politique et médiatique de Nicolas Sarkozy ?

 

"Le bilan politique est assez remarquable. Sarkozy a pratiqué l'ouverture avec d'autant plus d'élégance qu'il n'en avait pas besoin, ayant été largement élu. Le gouvernement Fillon a engagé plus de réformes en un an que ses prédécesseurs réunis depuis vingt ans et n'a pas craint de s'attaquer d'entrée aux sujets réputés les plus difficiles : les régimes spéciaux, l'enseignement supérieur, la justice.

Sur le plan médiatique, Sarkozy a frôlé l'overdose mais il semble être entré en crue de désintoxication. Tant mieux car on arrivait au point où son style personnel risquait de compromettre ses chances de succès."

 

-Quel regard jetez-vous sur la classe politique française ?

 

"Je suis impressionné par la qualité de la nouvelle génération à droite : Xavier Bertrand, Eric Woerth, Rachida Dati, Valérie Pécresse, Rama Yade ont une véritable envergure nationale. A gauche, c'est assez pitoyable. Toute une aile du PS récuse encore l'économie de marché et son premier secrétaire déclare tranquillement qu'il n'aime pas les riches. J'espère sincèrement que la gauche se réformera. Ce serait le signe que nous sommes enfin devenus une démocratie moderne. On a pu dire que l'Angleterre avait changé le jour où Tony Blair a été élu sur des idées que n'aurait pas renié Thatcher. En France, les deux dernières fois où la gauche est arrivée au pouvoir, elle a nationalité une partie de l'économie et imposé les 35 heures"

 

-Quel va être le sujet de votre prochain roman ?

 

"Je travaille actuellement au deuxième tome de mon roman paru en 2007, "les Falsificateurs". Il y sera question entre autres de l'indépendance d'un petit pays et de la guerre en Irak."

 

 

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