Reste la vie

A lire tranquille, sans bip ni portable, juste quelques minutes ou davantage.

La fête des amours ne dure pas toujours
on s'aime, on s'abandonne au gré du vent qui court
Et le vent, ce malin, qui souffle aux quatre coins
Furieux ou doucereux à vous laisser dans l'ombre
du passé qui déjà vous recouvre et s'envole...ah le temps !

Que n'en ai-je vécu de ces moments heureux
et pourtant esseulé dans un triste parcours
souvenirs altérés qui me laissent amoureux
de moments rares et courts, surprenants, émouvants
ici et là, partout, en un instant fugace
qui fait croire en l'amour et sa belle tendresse...

Qu'y puis-je ? Espérer encor une belle rencontre
ressentir le désir, l'angoisse et le plaisir
d'une main qui apaise et me donne l'extase
par ses lèvres mouillées posées sur un baiser
quand mes yeux grands ouverts dans son regard s'immerge ?

Ai-je vraiment vécu ce rêve évanoui ?
Ai-je rêvé tout haut quand le ciel était bas ?
Tout semble évaporé comme neige et mirage...
Qu'importe du passé quand l'avenir s'en va,
Reste la vie qui va et jamais ne s'arrête :
Chanter pour quelque feu serait belle étincelle.

Que m'importe le fiel qui accueille ces mots
du sourire ou du rire ou bien du quolibet
que m'importe vraiment, déjà je suis ailleurs.
Quelques-uns se verront dans ce miroir lucide
c'est fort bien suffisant dans ce monde cruel
si au large passant, tient son cap le navire
quand la page est tournée et s'écrit le mot « fin ».

Juillet 2020

© Georges-André

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