Tourne manège

Tourne manège, folies vaniteuses,

Emporte-les, emporte-nous

Pas d'âge où se nicher, le destin s'accomplit

nos visages creusés, la beauté dézinguée

Quand rien ne te retient qui ne s'annonce au loin

pas même ténébreux mais froide indifférence.

Grise-toi donc de suave vitesse

qui jamais ne retient et abandonne tout

pas même un grain de sable dans ta chaussure usée.

Tu dis souvent et fort et tu le cries

sans relâcher jamais ton étreinte fatale.

Ne sauras-tu jamais écouter le silence ?

Ton temps vide infini accouche d'apparences

à chaque carrefour qui vient ou se dérobe

enchaînant les mirages, effaçant l'illusion

de l'ivresse à flamber des années

quand reste le néant aux âmes fatiguées.

 

Georges-André

Septembre 2020

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