Cette question de la prise en main de la "chose démocratique" par chacun, à sa place, à sa mesure, n'a jamais été aussi aiguë qu’aujourd’hui.

La France s'est donnée une "chambre" rose, mais ne croyons pas que tout va y être rêve d'enfant choyé. Je ne vais pas reprendre une nouvelle fois la chronique historique des années 81... Il s'agit siurtout de se demander comment nous pouvons favoriser ce long travail de questionnement et d'action qui favorise toute prise d'autonomie. Il va nous falloir du courage, de l'obstination, de la créativité si nous voulons donner une chance à un processus démocratique.

Ils ont voté, nous avons voté (à 56%) et après ?

Ce chiffre de l'abstention nous met sur une piste : celle de la lassitude, celle de la passivité. Je n'ignore pas ceux qui ne votent pas par "conviction" mais ils sont si peu ... Comment aller de l'avant et ne pas confier notre sort, pieds et poings liés, à nos élus, prompts à parler et lents à offrir l'occasion aux peuples de créer leur devenir ?

Nous savons tous que la nasse a des mailles serrées, que l'air du temps nous "ambuance" (joli néologisme d'un des personnages de l'Esquive, film d'Abdellatif Kechich), nous savons qu'il est difficile de dire "non" puis de poursuivre par une mise en action tenace et ouverte.

Nous savons que le bord de la falaise se rapproche, que la finance et ses petits maîtres se fichent bien de notre chute possible, nous savons que les ressources en matière premières sont et seront les causes de destructions toujours plus rudes. Nous savons que la démocratie emplit les bouches mais se trouve négligée, meurtrie, violée sans que rien ne bouge à la "chambre".

Alors ? C'est à nous de garder la tête haute, l'humeur vive, têtue et optimiste car si nous ne le sommes pas - têtus, vifs et optimistes - , si nous laissons le champ libre, si nous laissons la somnolence nous prendre, nous allons exploser en plein vol, chacun perdu dans sa course solitaire.

La démocratie n'existe pas en soi, hors de nous, nous en sommes les garants, les acteurs, soyons-en convaincus.

C'est à partir de ce souci-là du monde que nous avons, avec CAMédia, prévu d'organiser nos troisièmes rencontres avec Médiapart les 25 et 26 août à Montluel, près le Lyon. Ce sera la chance de croiser nos idées, nos expérience locales, ce sera la chance de dynamiser notre chemin pour les mois à venir, d'élargir nos contacts afin d'aller plus loin dans les combats à mener.

Le programme sera aussi studieux que festif, nous avons une idée souriante de la lutte !

Rencontres avec Laurent Mauduit, Guillaume Vermorel pour les Collectifs contre les gaz de schistes en Ardèche, Paul Aries (rédacteur en chef du Sarkophage, Edwy Plenel, et plusieurs "clubistes" actifs dont Martin'Martin' et Denis Lafontaine qui exposeront leurs œuvres pour la circonstance.

Ajout de dernière minute : Pierre Larouturou (Roosevelt 2012) participera à nos rencontres.

Voici les temps forts de notre Rencontre, venez nous rejoindre, rencontrons-nous !

Vous trouverez tous les renseignements nécessaires et surtout le programme détaillé ici, en "fichier attaché" :

http://blogs.mediapart.fr/edition/camedia/article/210512/troisieme-rencontre-avec-mediapart-organisee-par-camedia-montlue

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