Covid-19 : une politique sanitaire efficace et respectueuse des libertés ?

Le gouvernement français prétend que sa politique sanitaire a ralenti le taux d'infection et contribue à faire baisser le nombre de morts. Beaucoup s'interrogent sur son efficacité et dénoncent les atteintes à « la dignité de la personne » et aux libertés fondamentales, comme celles « d’aller et venir », « d’entreprendre », de « culte »...

Macron n’a pas « d’argent magique » pour l’hôpital. Heureusement, il y a l’Europe ! Elle vient au secours de nos compatriotes qui subissent de plein fouet l’incurie de l’État français en déployant ici l’hôpital mobile UMPEO (Unité mobile polyvalente Europe Occitanie) du CRC (Centre de réponse aux catastrophes) devant le Centre Hospitalier de la Côte Basque à Bayonne. Une aide précieuse pour les personnels et hôpitaux de la région qui ont à faire face à l'augmentation du nombre de patients. © Co-opérateurs: Photo: Matthieu Rondel - UE, 2020 - Source: EC - Service audiovisuel. (ID: P-046862/00-04 /09/11/2020/ Bayonne). Macron n’a pas « d’argent magique » pour l’hôpital. Heureusement, il y a l’Europe ! Elle vient au secours de nos compatriotes qui subissent de plein fouet l’incurie de l’État français en déployant ici l’hôpital mobile UMPEO (Unité mobile polyvalente Europe Occitanie) du CRC (Centre de réponse aux catastrophes) devant le Centre Hospitalier de la Côte Basque à Bayonne. Une aide précieuse pour les personnels et hôpitaux de la région qui ont à faire face à l'augmentation du nombre de patients. © Co-opérateurs: Photo: Matthieu Rondel - UE, 2020 - Source: EC - Service audiovisuel. (ID: P-046862/00-04 /09/11/2020/ Bayonne).
Le gouvernement confine quand le nombre d'hospitalisation est à la hausse. Notre pays a enregistré sur de très courtes périodes un très grand nombre de décès… Le 17 novembre 2020, pas moins de 1 219 décès ont été enregistrés en 24 heures comme en font foi les chiffres du ministère de la santé. Les chiffres sont énormes, catastrophiques (voir tableaux - liens en bas de page).
La faute à qui ? Aux citoyens, qui se joueraient des mesures prises pour les protéger de la pandémie... leur sauver la vie ? Ou au gouvernement, à ses représentants en « province », qui prendraient des décisions perçues comme « absurdes », « contradictoires », « meurtrières »... comme celles d’avoir laisser ouverts bars et restaurants, d’avoir autoriser la consommation de boissons et nourritures dans des galeries marchandes, autant de lieux clos, de lieux par définition « confinés »… où l'on retire son masque pour boire ou manger. Les citoyens étaient astreints au port du masque… sauf s’ils consommaient !

Deuxième vague : la faute à l'État... Pas aux citoyens !

Les États-Unis sont très transparents quand ils communiquent leurs chiffres... Étant cinq fois plus peuplés que la France et ne pratiquant pas le confinement, à l'exception de 5 États (sur 50) qui ont pris des mesures pouvant l'évoquer (beaucoup moins drastique que celui subi par les Français), il suffit de diviser par cinq les chiffres qu’ils communiquent pour établir des comparaisons édifiantes… ou de multiplier par 5 les chiffres du gouvernement français.
Plus de deux mille morts par jour aux États-Unis correspond à plus  de 400 morts en France... (2000 /5 : 400). On peut aisément établir des comparaisons grâce aux liens en bas de page. Avec ce pays et beaucoup d'autres !
Mille deux cent-dix-neuf décès en 24 heures en France à cause du coronavirus ! Pour être au niveau français dans l'horreur, au moins une fois depuis le début de la crise, les concitoyens de Donald Trump auraient dû enregistrer chez eux plus de 6000 décès en 24 heures. Cela n'a jamais été le cas ! Du moins... pas encore ? Maximum : 3 000 en mai. La gestion de la crise est souvent qualifiée pour les États-Unis «d'incohérente» et «d'absurde». Que penser de celle de la France ?

Conclusion : la politique américaine, qui ne confine pas ou très peu, n'est pas inférieure à la politique du gouvernement français qui apparaît trop souvent laxiste, voire contre-productive… tout en étant perçue, non sans raison, comme attentatoire aux libertés !
À tout esprit sensé, pour limiter la pandémie en France (et le nombre de décès), il est impératif de maintenir la distanciation sociale, l'obligation du port du masque, dans tous les établissements, publics comme privés, en tous lieux et circonstances... y compris pour mesdames et messieurs les ministres. Ni plus ni moins ! Bruno Le Maire, n’est-il pas est le quatrième membre du gouvernement à être testé positif au coronavirus ? « Le ministre de l’Économie va rester  à l’isolement pendant 7 jours », a-t-il annoncé sur Twitter.
La distanciation sociale, le port du masque obligatoire, le dépistage des « clusters », le contrôle des déplacements entre grands centres urbains, entre régions, entre pays, permettraient d'obtenir les mêmes résultats que les Américains... sinon de meilleurs résultats !
En France, la fermeture des bars et restaurants, de tous ces lieux où l'on ôte son masque, semble une très bonne décision... Surtout en période de déconfinement !
Par contre, en période de confinement, la fermeture des petits commerces semble ressortir de « l'aberration économique » !


France : la déconfiture du déconfinement 

 © Source : https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus/carte-et-donnees © Source : https://www.gouvernement.fr/info-coronavirus/carte-et-donnees

Les déplacements nombreux à travers le pays pendant la période estivale, le brassage des populations et l’ouverture lors du « déconfinement » de tous ces lieux « confinés" (pas seulement les bars et restaurants) où l'on était autorisé à ôter son masque, semblent expliquer la reprise explosive (la « 2e vague ») de la pandémie dans notre pays... Ce serait donc la faute à « l'État »... pas aux citoyens ou aux professionnels, la plupart respectueux de la loi !

Les décisions imposées de manière autoritaire apparaissent comme arbitraires, attentatoires aux libertés fondamentales. N'oublions pas les personnes âgées dans les Ehpad (1) ! Il faut se poser la question, «comment en est-on arrivés là ? » 

On n'hésite pas à mettre en cause les institutions de la Cinquième république, le pouvoir insensé qu’elle confère à un seul homme, président de la République et chef de l’État, omniprésent à tous les niveaux de la vie sanitaire, sociale, économique, politique… « qui s’enivre de ses discours superfétatoires et finit par saouler tout le monde », comme beaucoup le clament en termes moins châtiés  sur les réseaux sociaux.  Il encourage des membres du parlement et surtout, du gouvernement (à ses ordres) à faire le sale boulot, se salir les mains, s'user à la tâche, ternir leur réputation, jusqu'à faire douter de leur intégrité comme le prouve une information judiciaire...


Suède : aujourd'hui 0 décès. Sans confinement... et sans attenter aux libertés


Efficacité et respect des libertés : la Suède a su persister dans sa gestion démocratique de la crise du coronavirus covid-19 (ajout du tableau au billet le 23 novembre 2020). © https://www.coronavirus-statistiques.com/stats-pays/coronavirus-nombre-de-cas-en-suede/ Efficacité et respect des libertés : la Suède a su persister dans sa gestion démocratique de la crise du coronavirus covid-19 (ajout du tableau au billet le 23 novembre 2020). © https://www.coronavirus-statistiques.com/stats-pays/coronavirus-nombre-de-cas-en-suede/


La crise du coronavirus dévoile un régime féodal français aux couleurs d'une république

C'est aussi montrer l’inanité de députés aux ordres ou réduits aux caquets… C'est dénoncer l'absence d'une véritable démocratie parlementaire… C’est ôter son masque à un régime qui se prétend démocratique et révéler son vrai visage : celui d’une féodalité aux couleurs d’une république.
C'est élever la voix pour dénoncer l'étouffement de la « province ». Beaucoup d'élus locaux dénoncent les déserts médicaux et les décisions absurdes de ministères, voire de préfets. Tous clament leur impuissance face à une oligarchie aux ordres du monarque, qui interprète et relaie ses décisions, commande et régit la vie du pays, fait la pluie et le beau temps.

« La prison France »

Certaines mesures gouvernementales semblent aux yeux de certains manifester une volonté de « revanche » (référence aux gilets jaunes). Sur les réseaux sociaux, elles apparaissent comme étranges, absurdes, faisant planer une épée de Damoclès judiciaire.
De plus en plus de citoyens dénoncent la limite de 1 km et le temps de déplacement, limité à 1 heure, « l'attestation dérogatoire »… qu’on se délivre à soi-même pour une sortie dans son quartier, voire dans sa commune ;  le rayon de 1 km pour faire du vélo ;  la privation d’accès à la nature… Le dispositif est vécu comme celui d’un « d’ordre » de plus en plus oppressant, voire oppressif, comme si on voulait inspirer la terreur… ! Un véritable coronavirus politique a infecté la nation française. Pas sûr que les prochaines élections apporteront le vaccin. D’ailleurs, on parle de les « reporter » !

« Le père Noël Macron » s'apprêterait à annoncer au pays un « déconfinement progressif »

Le président-chef d’État devrait s’adresser au cours de la semaine aux Français. Comme « le nombre de cas positifs révélés par les tests est en train de descendre » (Ndr : le nombre de décès est encore supérieur à 200 décès par jour en France contre 0 dans d'autres pays européens qui n'ont jamais confiné leurs habitants), Emmanuel Macron annoncerait un « déconfinement progressif » afin d’éviter « une troisième vague », selon « une source proche de l'exécutif » (site Europe 1). Et « faciliter grandement la reprise des affaires à l'occasion de la préparation des festivités de fin d'année », leur rétorquerait un esprit mal tourné.
« Pas d'argent magique » pour l'hôpital public mais toujours du surf avec les mots ! 

 

(1) Dans les Ehpad, en plus du Covid, des « morts par glissement »  par CÉCILE ANDRZEJEWSKI (Santé et Reportage - Mediapart)

 

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