Deux créateurs lauréats du prix Glissant 2012

La relation chère à Édouard Glissant est à la fête aujourd'hui avec la remise du 10e prix qui porte son nom. Il couronne cette année exceptionnellement deux créateurs : l'artiste photographe Anabell Guerrero et l'écrivain Michaël Ferrier.

La relation chère à Édouard Glissant est à la fête aujourd'hui avec la remise du 10e prix qui porte son nom. Il couronne cette année exceptionnellement deux créateurs : l'artiste photographe Anabell Guerrero et l'écrivain Michaël Ferrier. Parallèlement, la bourse d'études a été attribuée à Hiroshi Matsui pour son projet de thèse de doctorat « Deux cartographies de la relation (Aimé Césaire, Kateb Yacine, Édouard Glissant) ».

Le poète et philosophe de la relation est très présent dans Mediapart, dans toute l'amplitude de sa vision fécondante du Tout-Monde, invitant à redessiner la carte politique du monde, en en décentrant les enjeux humains. On se reportera par exemple à ces deux textes d'Edwy Plenel, ici, et de Patrice Beray, .

Le Prix Édouard Glissant a été créé en 2002 à l'instigation de l'université Paris 8, en partenariat avec l’institut du Tout-Monde et la Maison de l'Amérique latine, pour honorer une œuvre contemporaine en affinité avec l'esprit du poète et philosophe. Il est décerné chaque année par un comité scientifique.
 
Voici une présentation des lauréats 2012 :
 
• Anabell Guerrero, vénézuélienne, vit à Paris depuis 1986. Elle a entrepris une enquête sur les lieux de la découverte de l'Amérique dans le journal Le Monde, qu'elle exposa en 1992 sous le titre « Introuvable Amérique ». Elle a été photographe du Parlement international des écrivains. Elle renouvelle le regard sur l’exil, les migrations, la vie à la frontière, l’entre-deux-mondes, dans les séries : Les Réfugiés (1998), Totems (2001), Aux frontières (2002), Voix du Monde (2004). Voir ici Cité fragile (2009).
 
• Michaël Ferrier, écrivain français au croisement de plusieurs identités, vit à Tokyo depuis une vingtaine d'années. Il a écrit Kizu (La lézarde), puis aux éditions Gallimard, Tokyo, petits portraits de l'aube ; Sympathie pour le fantôme ; Fukushima, récit d'un désastre. Professeur à l'université Chuo, il élabore une pensée originale de la relation entre le Japon et l'Occident.

La remise du prix et de la bourse Édouard Glissant aura lieu ce mardi 11 décembre 2012 à 14h30, à la Maison de l'Amérique latine (217, boulevard Saint-Germain 75007 Paris, M° Solférino). Les festivités se poursuivront en soirée au New Morning avec la remise du prix Carbet de la Caraïbe (voir ici).
 
                                                                              

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