Que fait-on des «fous dangeureux»?

Après le discours sécuritaire de Nicolas Sarkozy sur la psychiatrie en décembre 2008, Mediapart a voulu savoir dans quelles conditions étaient enfermés les malades mentaux considérés comme dangereux pour la société.Ainsi est née la série "La tête dans les murs" de quatre enquêtes signées Carine Fouteau et publiées fin mai 2009. Vous pouvez les retrouver en cliquant sur les titres ci-dessous:

Après le discours sécuritaire de Nicolas Sarkozy sur la psychiatrie en décembre 2008, Mediapart a voulu savoir dans quelles conditions étaient enfermés les malades mentaux considérés comme dangereux pour la société.

Ainsi est née la série "La tête dans les murs" de quatre enquêtes signées Carine Fouteau et publiées fin mai 2009. Vous pouvez les retrouver en cliquant sur les titres ci-dessous:


Nous avons été autorisés à entrer dans l'unité pour malades difficiles (UMD) de l'hôpital Paul-Guiraud, à Villejuif. Absence d'intimité, gestion des corps plutôt que de la souffrance, ritualisation extrême, dépendance totale à l'égard de l'institution: nous y avons découvert un univers clos, où l'absence de contrôles réguliers et de contre-pouvoirs peut créer des situations d'arbitraire. (Publiée le 26 mai 2009.)

 

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Le pavillon 38 est le passage obligé des nouveaux internés de l'unité pour malades difficiles (UMD) de Villejuif. Qu'ils viennent de prison ou d'hôpital psychiatrique, les patients transitent en moyenne trois mois dans ce service ultra sécurisé. Les quatre traitements quotidiens les assomment au point de leur donner l'allure de mort-vivants. Les camisoles sont accrochées dans les couloirs. Les fous enfermés ici n'ont aucun espace de liberté ni d'autonomie. Les infirmiers sont livrés à eux-mêmes. Selon plusieurs témoins, une «loi de l'omerta» s'est imposée dans le pavillon 38. (Publiée le 27 mai 2009.)

 

Auteurs d'homicides ou patients «agités», les personnes souffrant de troubles mentaux enfermées dans les unités pour malades difficiles (UMD) ne suscitent pas la compassion. Placées au ban de la société, leurs droits sont ceux des hospitalisés d'office. Mais ils ne sont que rarement mis en œuvre. Témoignage de la mère d'un schizophrène retenu pendant six mois dans l'UMD de Cadillac, en Gironde. (Publiée le 28 mai 2009.)

 

Les unités pour malades difficiles (UMD) sont des lieux d'exception où échouent les personnes dont les prisons et les hôpitaux psychiatriques ne veulent plus. Avec la mise en place des nouveaux centres post-peine, le spectre de l'enfermement à vie des indésirables prend forme. (Publiée le 29 mai 2009.)

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