Les traitements médicamenteux au long cours en psychiatrie en question ?

La belle affaire, enfin ! Une étude de neuro-imagerie canadienne montre que le traitement antipsychotique par olanzapine (le "zyprexa" largement prescrit) réduit l’épaisseur corticale dans les deux hémisphères. Peut-être va-t-on commencer à s'interroger sur les effets secondaires réels des traitements psychotropes et leur utilisation extensive

"Réduction du volume cérébral sous antipsychotiques au long cours"....

Tel est le titre d'un article d'un site médical de référence, qui rend compte d'une étude publiée dans le JAMA  Psychiatrie[1] le 26 février 2020.

Maintenant que les NEUROLEPTIQUES - j’ai toujours banni et me suis révolté régulièrement dans toutes les interventions que j’ai pu faire, de cette saloperie de signifiant, "les antipsychotiques", imposé par les laboratoires pharmaceutiques et repris sans discernement par une foultitude de psychiatres « modernes »- désolé de cette phrase proustienne-, donc que les neuroleptiques sont prescrits depuis une vingtaine d’années à des doses qui nous faisaient hurler dans les années 70 et 80, et dans des indications de plus en plus extensives, dans les états dépressifs résistants par exemple, les pathologies obsessionnelles, etc... sous l'influence des conseils judicieux de ces mêmes laboratoires. 

Sans jamais interroger le niveau transférentiel de la relation !!! 

Aaah j’ai osé le mot « Transfert » ! 

Horreur, ce mot qui fait référence aux processus inconscients, - l’Inconscient ? Mais ça n'existe pas !!! Encore une élucubration de cette théorie psychanalytique qui est utilisée par des charlatans, qui ne pensent qu’à s’enrichir et abuser de leurs patients... 

Mais quand y aura-t-il des publications et des statistiques à propos des morts liés aux neuroleptiques, les fausses-routes dues à certains effets secondaires, et j’en passe... Qui aura le courage de se lancer dans ce recensement-là ? 

Et bien sûr je balaye immédiatement et d’avance tous ceux qui me diront que les neuroleptiques sont utiles !

Je n’ai jamais dit ni écrit le contraire et j’en ai prescrit pendant toute ma longue carrière de quarante-cinq ans de pratique psychiatrique publique et privée. Mais toujours à des doses qu’actuellement les psychiatres môôôdernes qualifieraient de homéopathique ! Et jamais ad vitam aeternam. J'ai même connu des patients qui vivaient mieux sans traitement au long cours. Même si parfois il fallait pour de courtes périodes revenir à un temps de presciption lorsque le délire devenait trop pesant, envahissant ou douloureux.

Voilà c’est mon coup de gueule du soir à la lecture de cet article publié sur un site médical de qualité :  

https://www.univadis.fr/viewarticle/reduction-du-volume-cerebral-sous-antipsychotiques-au-long-cours-713949

[1] JAMA Psychiatry est une publication très importante, "le Journal publié par l’American Médical Association".

 

 

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