Les aveux de Martine Wonner

Martine Wonner s'est fendue d'une réponse à l'interpellation de Gilles Le Gendre, Pdt du groupe LREM. Cette députée, psychiatre de surcroît..., reprend et assume totalement la désinformation outrageante et fallacieuse de la pétition «la psychanalyse, exercice illégal de la médecine » et tous les racontars dont on toujours fait preuve les détracteurs ... et les déçus de la psychanalyse.

Voici donc la réponse de Martine Wonner à la lettre adressée à Gilles Le Gendre, président du groupe LREM de l’assemblée Nationale

Cette lettre avait été co-signée par dix praticiens et universitaires
Nous remarquerons que Mme Martine Wonner ne répond qu’au président de l’Union Syndicale de la Psychiatrie, ignorant, -méprisant ?-, les neuf autres signataires...

Cette députée, psychiatre de surcroît..., reprend et assume totalement la désinformation outrageante et fallacieuse de la pétition «la psychanalyse, exercice illégal de la médecine ».

Elle attribue donc la scandaleuse,- et délirante ?-, accusation des psychanalystes et des cliniciens se référant à la psychanalyse, la responsabilité de  «l’inégalité des territoires des prises en charge en santé mentale, les retards des prises en charge ( soignantes), les refus des diagnostics et des évaluations », la cause de tous les malheurs du monde ???

La psychanalyse est donc pour cette représentante du peuple, psychiatre, aux fonctions importantes dans le cadre de la Commission des affaires sociales de l’Assemblée Nationale, le mal absolu pour les soins en psychiatrie ! C’est donc le diable, ou ... la peste, comme Freud l'aurait déclaré à Ferenczi et Jung lors de leur arrivée le 29 août 1909 à New-York ?

Si elle qualifie sa « méthode d’être toujours ouverte au dialogue », elle exclue délibérément les psychanalystes et psychiatres, et notamment les auteurs de l’interpellation du président du groupe parlementaires. Elle ignore superbement les 35 000 signataires https://www.change.org/p/assemblée-nationale-sénat-ministère-de-l-enseignement-supérieur-de-la-santé-de-la-justice-contre-l-exclusion-de-la-psychanalyse-pour-la-diversité-des-recherches-et-des-soins qui donc pour elle, ne valent rien en regard des ... 1022 professionnels de santé ayant signé la pétition exigeant "l'interdiction de la psychanalyse des tribunaux, de l'Université et des lieux de soins".

Bien évidemment cette réponse partisane, tout à fait en phase avec la méthode de ce gouvernement, ne peut que nous encourager à poursuivre notre action et inciter à se mobiliser tout.e.s les défenseur.e.s de la liberté de penser et du libre choix des personnes en souffrance psychique dans l’accès aux soins.

Paul Machto

" 13 décembre 2019 18:04
   De : Martine Wonner
   Objet : Psychanalyse et santé mentale : pour le respect de la santé publique et l’accès aux soins pour tous !
   Importance : Haute

Bonjour,

J’ai appris ce jour la demande formulée au Président du groupe parlementaire auquel j’appartiens à l’Assemblée nationale, remettant en question les fonctions que j’occupe au sein de groupes d’études parlementaires, au motif que mon opinion exprimée sur la psychanalyse stigmatiserait « des citoyens, professionnels du soin, enseignants, chercheurs, tous acteurs engagés de la vie sociale ».

J’ai toujours, tout au long de ma vie et de surcroît depuis mon élection à l’Assemblée nationale, eu le plus grand respect pour tous les professionnels de santé qui chaque jour, sur tout le territoire, rendent le plus beau des services : celui de soigner.

Psychiatre de profession, je suis fermement engagée pour la déstigmatisation des troubles psychiques, le respect du libre choix des patients et de leurs droits fondamentaux ; les deux missions parlementaires que j’ai menées en 2019 ont plaidé en ce sens.

Comme médecin mais comme Députée avant tout, ma responsabilité est d’assurer que le code de la santé publique et les recommandations de la Haute Autorité de Santé – aussi perfectibles qu’elles soient – s’appliquent de la même manière partout sur le territoire national. J’ai acquis l’intime conviction que les inégalités territoriales de prise en charge en santé mentale représentent, pour nos concitoyennes et concitoyens une véritable perte de chance que sous aucun prétexte je ne pourrais tolérer.

L’école de pensée psychanalytique, comme tous les courants de pensée, ne saurait être exempte de questionnements visant à améliorer la prise en charge des patients. Je reprends à mon compte la phrase tirée de la pétition que j’ai signée à ce sujet : « le refus de nombre de psychanalystes de poser un diagnostic, l’ignorance volontaire des symptômes, la chosification et la maltraitance des patients et leur famille au nom de dogmes psychosexuels freudo-lacaniens obsolètes sont monnaie courante aujourd’hui. Le traitement de ces personnes comme des patients de ‘seconde zone’ n’est plus tolérable en France. »

Ma méthode a toujours été, et sera toujours celle du dialogue. Durant mes deux missions parlementaires, de janvier à septembre 2019, j’ai reçu tous les syndicats, personnels soignants, de toutes les écoles de pensées de la santé mentale. Sous aucun prétexte je ne cèderai aux multiples pressions venues de toutes parts que je subis depuis la publication de mes rapports, symptômes de la difficulté de ces champs de la médecine à entrer dans le XXIème siècle. Les délais de prise en charge avoisinant plusieurs mois ne sont pas acceptables et l’activité uniquement programmée ne peut garantir une réponse aux besoins des patients. Évaluer les pratiques des spécialistes, quel que soit le champ de la médecine, et donc les psychiatres et autres psychanalystes est une impérieuse nécessité pour une meilleure qualité des soins .

A l’occasion du processus législatif qui s’ouvrira en janvier, ma porte sera toujours ouverte à celles et ceux qui sont prêts au dialogue, loin des dogmatismes et luttes stériles.

Martine WONNER
Députée du Bas-Rhin ".

 

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