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Le Club de Mediapart ven. 26 août 2016 26/8/2016 Édition du matin

A la folie, l'appel au monde de la culture

Le collectif des 39 contre la nuit sécuritaire a lancé un appel aux acteurs du monde de la culture, pour soutenir le meeting que nous organisons samedi 25 septembre 2010, à Villejuif, à l'espace Congrès, les Esselières, sur le thème "Quelle hospitalité pour la folie ?".

Le collectif des 39 contre la nuit sécuritaire a lancé un appel aux acteurs du monde de la culture, pour soutenir le meeting que nous organisons samedi 25 septembre 2010, à Villejuif, à l'espace Congrès, les Esselières, sur le thème "Quelle hospitalité pour la folie ?".

 

Cet appel s'adresse au monde de l'art et de la culture parce que pour nous la folie, en tant que part indissociable de l'humain, est fait de culture.

À ce titre, le combat pour une hospitalité pour la folie n'est pas qu'une affaire de spécialiste : elle doit se mener aussi sur le terrain culturel.

Le monde de l'art et de la création culturelle nous semble le mieux placé -n'est-ce pas son rôle?- pour résister à l'attente normative et interroger le monde sur sa part de folie, individuelle ou collective.

En tant que soignants, nous pensons devoir toujours avoir en perspective, dans nos pratiques, dans nos institutions, la nécessaire rencontre de la folie et de la culture.

La mise en jeu de l'inventivité, la création, le partage des oeuvres d'art, sont des éléments essentiels dans les accompagnements thérapeutiques auxquelles nous sommes attachés, mettant les traitements médicamenteux à leur juste place et pas comme unique réponse.

À cette interpellation, nous avons été contents de voir qu'en quelques jours 105 artistes, comédiens, écrivains, plasticiens, cinéastes, aient répondu présents, prêts à s'engager et à soutenir ce mouvement.

Car au delà de l'aspect conjoncturel, le rejet du projet de loi sur les soins sans consentement adopté en conseil des ministres en mai et présenté bientôt au Parlement, la sensibilité à la question de l'accueil de la folie est forte et ouvre des perspectives pour les semaines et les mois à venir.

En décembre 2008, Nicolas Sarkozy avait désigné les fous, les malades mentaux comme des individus, dangereux, potentiellement criminels, et appelé à un renforcement de l'exclusion, de l'enfermement.

Cet été ce fut au tour des Roms, et des gens du voyage...

La désignation de groupes de citoyens a créé, indiscutablement une vive réprobation dans l'opinion publique.

Le mouvement des 39 a pour objet d'oeuvrer, sensibiliser et mobiliser justement sur cette question si fondamentale : l'Hospitalité.

Paul Machto

 

Appel du Collectif des 39

« Quelle hospitalité pour la folie ? » aux acteurs du monde de la culture.

Les premiers signataires.

 

« Qui cache son fou, meurt sans voix.» (Henri Michaux, « L’espace du Dedans »)

 

  1. - Laure Adler, journaliste, écrivain
  2. - Agnès B. , styliste, Paris
  3. - Jacques Albert-Canque, metteur en scène, Bordeaux
  4. - Anne Alvaro, comédienne
  5. - Jacques André, réalisateur, metteur en scène, plasticien, Paris
  6. - Cécile Andrey, metteur en scène (Vosges), co-fondatrice du festival «La tête ailleurs»
  7. - Jan Arons, peintre, Vallabrègues
  8. - Nurith Aviv, cinéaste
  9. - Claude Attia - comédien, Avignon
  10. - Pascal Aubier – cinéaste
  11. - Raymond Bellour, directeur de recherche émérite au CNRS
  12. - Joseph Beauregard - cinéaste documentariste
  13. - Jacqueline Blewanus, peintre, Vallabrègues
  14. - Corinne Bondu – formatrice- réalisatrice- productrice
  15. - Philippe Borrel, cinéaste – documentariste
  16. - Rony Brauman – ancien président de Médecins sans frontière.
  17. - Geneviève Brisac, écrivain, éditrice
  18. - Françoise Brunel
  19. - Claude Buchwald – Metteur en scène
  20. - Rodolphe Burger – musicien
  21. - Michel Butel, écrivain, journaliste.
  22. - Olivier Cadiot – écrivain
  23. - Marco Candore, comédien.
  24. - Laurent Cantet – cinéaste
  25. - Maréva Carassou, comédienne,
  26. - Arlette Casas, responsable communication Université Montpellier 2
  27. - André Castelli – conseiller général du Vaucluse
  28. - Carmen Castillo, cinéaste
  29. - Claude Chambard, écrivain, éditeur
  30. - Charb, dessinateur, Charlie Hebdo
  31. - Guigou Chenevier, Musicien compositeur
  32. - Isabelle Chevalier, musicienne
  33. - Françoise Clavel, créa- costumes, Paris
  34. - Françoise Cloarec - peintre et écrivain
  35. - Dominique Conil – écrivain
  36. - Michel Contat, chercheur CNRS émérite
  37. - Compagnie Les Acidus, comédiens
  38. - Patrick Coupechoux, écrivain, journaliste
  39. - Christine Dantaux – galériste socialiste – Pernes les Fontaine
  40. - Marie Darrieussecq – écrivain
  41. - Marcelo De Athayde Lopes, danse thérapeute
  42. - Valérie de Saint-Do , Rédactrice en chef de la revue Cassandre/Horschamp
  43. - André Debono, peintre (Nîmes)
  44. - Christine Deroin – écrivain
  45. - Martine Deyres, cinéaste, Besançon
  46. - Marcial Di Fonzo Bo, comédien et metteur en scène
  47. - Alain Didier-Weill, écrivain, auteur de théâtre
  48. - Claire Diterzi, chanteuse et compositrice
  49. - Annick Doideau, peintre (Paris)
  50. - Catherine Dolto, éditrice
  51. - Suzanne Doppelt, écrivain
  52. - Patrice Dubosc – cinéaste
  53. - Françoise Ducret, Peintre
  54. - Jean Pierre Ducret – Président du C.A. du Théâtre de Cavaillon
  55. - Denis Dufour, compositeur, Paris
  56. - Sophie Ernst, Paris, philosophe
  57. - Jean Michel Espitallier, poète
  58. - Christine Fabreguettes – artiste plasticienne Vaucluse
  59. - Serge Fauchier, peintre (Perpignan)
  60. - Stéfano Fogher – musicien, comédien
  61. - Patricia Geffroy, Animatrice ateliers d’écriture
  62. - Hala Ghosn, comédienne, metteur en scène, Paris
  63. - Sylvie Giron – danseuse, chorégraphe
  64. - Esther Gonon secrétaire générale de la Scène Nationale de Cavaillon
  65. - Jean Michel Gremillet – directeur de la Scène Nationale de Cavaillon
  66. - Angele Grimaldi, cinéaste
  67. - Jean Louis Guilhaumon – Maire de Marciac- Fondateur du Festival Jazz In Marciac.
  68. - Sabina Grüss –sculptrice
  69. - Mariette Guéna
  70. - Patrick Guivarch, responsable des cinémas UTOPIA d’Avignon
  71. - Pierre Helly – metteur en scène
  72. - Catherine Herszberg – journaliste, écrivain.
  73. - Gérard Haddad écrivain
  74. - Charlotte Hess, danseuse, chorégraphe. Animatrice sur Radio libertaire, Paris.
  75. - Stéphane Hessel, ambassadeur de France
  76. - Olivier Huet
  77. - Marie Jaoul de Poncheville, cinéaste, Paris
  78. - Jeanne Jourdren, médiatrice culturelle, Auray
  79. - Marie José Justamond, directrice artistique, directrice du festival Les Suds, à Arles
  80. - Charles Kalt, plasticien (Strasbourg)
  81. - Leslie Kaplan – écrivain
  82. - Daniel Kupferstein, réalisateur
  83. - Danielle Lambert, poète, auteure de proses brèves, Paris
  84. - Monique Lauvergnat Maire – adjointe à la Culture 84 Le Thor
  85. - Linda Lê – écrivain
  86. - Fred Léal, écrivain
  87. - Agnès Lévy, peintre
  88. - Isabelle Lèvy-Lehmann, photographe, Paris
  89. - Jean Pierre Lledo, cinéaste, Paris
  90. - Frédéric Loliée, comédienne, metteur en scène
  91. - Jean-Daniel Magnin, Secrétaire général du Théâtre du Rond Point
  92. - Thibault Maille, compositeur
  93. - Clotilde Marceron – musicienne, Cavaillon
  94. - Elissa Marchal, artiste peintre
  95. - Maud Martin, réalisatrice, Tours
  96. - Jacques Martinengo, artiste plasticien, 26- Dieulefit
  97. - Ismérie Marzone Lévêque, chanteuse, comédienne, Toulouse
  98. - Britta Medus
  99. - Daniel Mesguich, comédien, metteur en scène, directeur du Conservatoire d’art dramatique de Paris.
  100. - Xavier Moine, artiste plasticien,
  101. - Marie José Mondzain, philosophe
  102. - Mario Moretti – galériste socialiste – Pernes les Fontaine
  103. - Valérie Mréjen, cinéaste
  104. - Yves Müller – artiste – photographe
  105. - Véronique Nahoum Grappe – anthropologue
  106. - Eric Nonn, écrivain
  107. - Paul Otchakovski-Laurens, éditeur
  108. - Yves Pagés, écrivain et éditeur (Ed. Verticales), Montreuil
  109. - Xavier Person, écrivain.
  110. - Rosie Pinhas-Delpuech, écrivain, directrice de collection, traductrice
  111. - Jacques Rancière, philosophe
  112. - Claude Régy, metteur en scène
  113. - Georgette Revest, artiste peintre écrivain, Marseille
  114. - Jean Michel Ribes, auteur, metteur en scène, directeur du Théâtre du Rond-Point,
  115. - Christophe Ribet – comédien
  116. - Marcel Robelin, peintre (Nîmes)
  117. - Daniel Robert, Peintre
  118. - Patrice Rollet, co-rédacteur en chef de la revue Trafic
  119. - Pierre Rosenstiehl, mathématicien
  120. - Dominique Rousseau, auteur illustrateur Bédéiste
  121. - Valérie Rouzeau, Poète
  122. - Elizabeth Royer, galeriste
  123. - Caroline Sagot Duvauroux – peintre et poète
  124. - Lydie Salvayre – écrivain
  125. - Joshka Schidlow, critique de théâtre
  126. - Michèle Sébastia, Comédienne
  127. - Christine Seghezzi, réalisatrice
  128. - Meriem Serbah - actrice
  129. - Nicolas Sers, comédien, Paris
  130. - Emmanuele Scorceletti – photographe
  131. - Tristan Siegmann, photographe (Paris)
  132. - Anne Saussois, peintre (Paris)
  133. - Charlotte Szlovak, cinéaste, Paris
  134. - Dimitri Tsiapkinis, artiste chorégraphique, Tours
  135. - Catherine Vallon, Metteur en scène
  136. - Gérard Vallerey, écrivain et traducteur, Toulouse
  137. - Didier Vancostenoble, photographe, ancien directeur d’hôpital psychiatrique, 76 Tourvillela chapelle
  138. - Agnes Verlet, Ecrivain
  139. - Pascal Villaret, auteur, Alés
  140. - Elise Vigier, comédienne, metteuse en scène
  141. - Vanina Vignal, cinéaste
  142. - Véronique Widock, comédienne
  143. - Martin Winckler, écrivain
  144. - Mâkhi Xénakis, sculpteur
  145. - Catherine Zambon - auteure de théâtre et comédienne

 

( 145 au 30 sept 2010)

Les acteurs du monde de la culture qui souhaitent rejoindre cet appel peuvent adresser leur signature (en précisant leur domaine artistique et leur lieu de résidence ) à appelculture39@orange.fr

 


 

« Quelle Hospitalité pour la Folie ? »

« Sans la reconnaissance de la valeur humaine de la folie,

c'est l'homme même qui disparaît. »

François Tosquelles.

Nous adressons à la société tout entière la question « quelle hospitalité pour la folie? » quand une future loi, véritable insulte à la culture, s'attaque à l'essence même du lien social, en désignant à la vindicte de touset en menaçant des personnes plus vulnérables que dangereuses.

Si cet appel s'adresse au monde de l'art et de la culture c'est parce que pour nous la folie, en tant que part indissociable de l'humain, est fait de culture.

À ce titre, le combat pour une hospitalité pour la folie n'est pas qu'une affaire de spécialiste : elle doit se mener aussi sur le terrain culturel.

Le monde de l'art et de la création culturelle nous semble le mieux placé -n'est-ce pas son rôle?- pour résister à l'attente normative et interroger le monde sur sa part de folie, individuelle ou collective.

Chaque artiste, chaque intellectuel ou acteur culturel, s'engage dans une recherche originale, dans des propositions toujours risquées, des remises en jeu des repères consensuels, à la croisée de l'intime et de l'Histoire.

Chaque artiste invite l'autre dans cette autre lecture, et en toute liberté.

En tant que soignants, nous pensons devoir toujours avoir en perspective, dans nos pratiques, dans nos institutions, la nécessaire rencontre de la folie et de la culture.

La mise en jeu de l'inventivité, la création, le partage des oeuvres d'art, sont des éléments essentiels dans les accompagnements thérapeutiques auxquelles nous sommes attachés, mettant les traitements médicamenteux à leur juste place et pas comme unique réponse.

Appel à la culture, comme liant créatif de l'intime et du social... le lieu d'un maillon essentiel, à restaurer dans la réflexion actuelle pour penser l'accueil de l'insensé, pour penser la question de la folie, de la maladie et du sort qu'on lui réserve.

Nous souhaitons avoir votre concours, votre engagement pour préserver cette part énigmatique de l'humain, sa part de folie.

Un projet de loi « sur les modalités de soins psychiatriques » sera discuté cet automne au Parlement : il détourne le terme de « soins » et représente une grave attaque contre les libertés individuelles ; il risque d'altérer profondément la relation entre patients et soignants.

Ce projet de loi instaure des « soins sans consentement », y compris « en ambulatoire », c'est-à-dire en dehors de l'hôpital, au domicile. Il remplace les modalités actuelles d'hospitalisation et d'alternative à l'hospitalisation en promouvant toujours plus de contrôle et de répression.

Tout un chacun est aujourd'hui concerné par cette réforme. En effet, la notion de « santé mentale » utilisée notamment par les rapports gouvernementaux semble étendre le domaine des troubles psychiques à la simple exacerbation des sentiments, des émotions, aux peurs, à la tristesse, aux énervements, aux angoisses, aux ressentis et vécus douloureux, liés à des situations précises telles que le travail, une rupture, un deuil. De plus, l'évocation du « trouble de l'ordre public », entraînant la mise en place de soins psychiatriques sans consentement, comporte un risque de dérive pour les libertés individuelles.

Ce texte s'inscrit dans le droit-fil du discours de Nicolas Sarkozy à l'hôpital d'Antony le 2 décembre 2008. Désignées par le Président de la République comme potentiellement criminelles, en tout cas potentiellement dangereuses, toutes les personnes qui présentent des signes peu ordinaires de souffrance psychique, quelle que soit leur intensité, se trouvent en danger de maltraitance. Se saisissant de dramatiques faits-divers, pourtant exceptionnels, le Président a laissé libre cours à son obsession sécuritaire. Cette orientation a déjà donné lieu à plusieurs textes réglementaires qui aggravent les conditions de l'hospitalisation et poussent vers plus d'enfermement, plus d'isolement.

Le projet de loi qui crée les « soins sans consentement » y compris à domicile, est un saut dans l'inconnu. Il représente un risque de dérive particulièrement inquiétante car sontinstaurés :

- des soins sous la menace d'une hospitalisation forcée en cas d'absence aux consultations ;

- des soins réduits à la surveillance d'un traitement médicamenteux, nouvelle camisole chimique ;

- des soins où la rencontre, la confiance dans la relation, la patience, la prise en compte de la parole, sont oubliées ou accessoires.

Nous savons bien que c'est la peur qui génère des réactions violentes chez certaines personnes ; or, cette loi va organiser la peur des patients et la peur chez les patients.

Ce texte porte atteinte à la confiance entre le patient et le soignant : celui-ci représentera en permanence une menace, une surveillance sur la liberté d'aller et venir du patient, car illui incombera de signaler toute absence aux consultations et aux visites, sous peine de sanctions . Le préfet, saisi par le directeur de l'hôpital, enverra les forces de l'ordre pour contraindre la personne à une hospitalisation. Le malade devenant « un contrevenant », il s'agit donc de nous exclure de notre métier de soignant.

Cette politique accompagne une dérive, depuis une quinzaine d'années, des pratiques psychiatriques : carence des formations, augmentation des isolements, retour des techniques de contention, primauté des traitements médicamenteux sur l'écoute, la relation, l'accueil des personnes en souffrance psychique. Ce projet de loi, avec la conception des troubles mentaux qu'il implique, va amplifier ces pratiques d'un autre âge.

Un collectif s'est constitué en décembre 2008, en réaction immédiate à ce sinistre discours présidentiel : « Le Collectif des 39 contre La Nuit Sécuritaire ».

Se sont ainsi réunis des professionnels de la psychiatrie qui entendent résister à cette orientation inacceptable, à ces pratiques asilaires et aux nouvelles dérives scientistes.

Dans de nombreuses équipes, dans de nombreux services et secteurs psychiatriques, des artistes, des philosophes apportent leur concours aux professionnels pour mettre en œuvre avec les patients des espaces de création, d'initiatives, d'événements artistiques, joyeux, sérieux, inventifs, troublants, surprenants, en apportant de la vie, du désir là où la vie, le désir ont tendance à s'évanouir.

Des expositions, des créations théâtrales, des événements musicaux, des créations vidéos, des musées d'Art brut, des initiatives radiophoniques et par Internet se sont multipliés, donnant à voir la fécondité des productions originales possibles, enrichissant ainsi des thérapeutiques diversifiées.

Nous devons créer les conditions d'un accueil humain de la douleur morale, du désarroi psychique, des discours énigmatiques et délirants.

La possibilité de penser le soin et la folie est aujourd'hui mise en cause. Nous entendons bien résister à ce glissement vers le pire, et pour cela nous avons besoin de vous.

Nous ne voulons pas d'un tri des êtres humains en fonction de leur valeur utilitaire.

Nous ne voulons pas d'un retour au grand renfermement.

Nous ne voulons pas de l'internement à domicile.

 

«On juge le degré de civilisation d'une société

à la manière dont elle traite ses marges, ses fous et ses déviants.»

Lucien Bonnafé

 

 

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Tous les commentaires
....Il fallait évidemment lire : "le Collectif contre la nuit sécuritaire"!

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L'auteur

L'édition

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Contes de la folie ordinaire

À propos de l'édition

Comment cette société-ci accueille-t-elle la folie? Par la peur et le bannissement? Les prisons comptent près d'un quart de détenus qui souffrent de troubles psychiques et le projet de loi sur la rétention

de sûreté devrait prolonger indéfiniment la détention de ceux que l'institution jugera dangereux (pour qui? pour eux même ou pour la société?). Cette édition se veut le lieu du débat, et pourquoi pas, des propositions d'action.