En défense des biens communs: ouvrons le débat!

Dans mon livre « Prédations – Histoire des privatisations des biens publics », j’indique en conclusion que je ferai tout mon possible, à l’échelle de mes moyens, pour donner l’écho le plus large possible aux mobilisations citoyennes contre les privatisations ainsi qu’aux débats pour inventer un monde nouveau, celui des communs. C'est la raison d'être de cette nouvelle « édition participative ».

Dans mon livre Prédations – Histoire des privatisations des biens publics, paru début septembre aux Éditions La découverte, j’indique en conclusion que je ferai tout mon possible, à l’échelle de mes moyens, pour donner l’écho le plus large écho possible aux mobilisations citoyennes contre les privatisations ainsi qu’aux débats pour inventer un monde nouveau, celui des communs.

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C’est la raison pour laquelle j’ai créé plusieurs espaces de discussion : ici, dans cette « édition participative » de Mediapart, ou encore sur cette page dédiée sur Facebook.

J’invite donc toutes celles et tous ceux qui le souhaitent à m’adresser des comptes rendus de mobilisations auxquelles ils ont participé contre tel ou tel projet de privatisation ou contre les multiples coups de boutoirs contre les services publics, ou des billets de blog présentant leur point de vue sur les mille aspects du débat que soulève cette perspective des communs.

Pour ma part, j’indique en conclusion de mon livre ce qui est le fond de ma conviction : s’il faut s’opposer aux privatisations et à la marchandisation généralisée dont notre monde fait l’objet, je ne pense pas que la propriété publique (en clair, la nationalisation,) soit la bonne alternative à la propriété privée. Je pense même que cette opposition Etat/marché sur laquelle le débat gauche/droite a longtemps vécu est un piège. Car dans un univers où le capitalisme financier est prédominant, l’État est lui-même aspiré dans les mêmes logiques ; et les groupes nationalisés se portent souvent aussi mal que les groupes privés. C’est la raison pour laquelle j’ai le sentiment qu’il faut se tourner vers un nouvel horizon, celui des communs, ce qui invite à rouvrir le vieux débat autour de la propriété mais aussi à ouvrir celui de la gouvernance démocratique de ces biens communs.

Mais je comprends naturellement que ma position se discute. Et puis, il y a tellement de questions à débattre. Comment refonder les services publics ? Comment faire pour qu’une éventuelle nationalisation ne se transforme pas, comme cela a toujours été le cas, en étatisation ? Comment refonder la Sécurité sociale, et interrompre la privatisation rampante dont elle est l’objet ? Il y a tellement de débats à engager que je ne peux pas les citer tous. J’espère juste que cette « édition participative » deviendra un lieu de confrontation et de réflexion.

On lira ci-dessous une première contribution celle que m’a adressée Raymond Avrillier, maire adjoint honoraire de Grenoble et militant anticorruption réputé, ainsi intitulée : « L'intérêt d'un retour à une vraie gestion publique du service public de l'eau ».

J’espère que ce texte de grande qualité donnera l’envie à d’autres de prendre à leur tour la plume. Pour échanger librement ; pour dessiner un autre avenir…

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