Billet de blog 17 nov. 2021

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Politiques covidiennes : pourquoi faut-il (les) penser ?

Pourquoi penser ? Pourquoi questionner nos jugements et nos discours ? Mais n’est-ce pas même un crime ?! Alors que nous avons besoin d’agir, vite, dans l’urgence d’une situation, pour « sauver des vies » ?! La réflexion peut-elle être dangereuse ? Sa lenteur responsable d’erreurs dramatiques dans l’action ?

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Pourquoi penser ? Pourquoi réfléchir à nos actes ? Pourquoi questionner nos habitudes ? Pourquoi questionner nos jugements et nos discours ? Devant la puissance de l’injonction à l’obéissance passive qu’une multitude de vociférations ne cesse de renforcer, à propos des politiques covidiennes, la philosophe se sent soudain accablée d’une profonde lassitude : au fond, pourquoi penser ? Pourquoi penser, alors que d’autres pensent pour nous, des institutions respectables comme la « Science », auréolée de si nombreux succès ces derniers siècles ? Des technocrates responsables et sérieux·ses qui prennent gravement les décisions stratégiques pour tout un pays ? Pourquoi penser ? Mais n’est-ce pas même un crime ?! Alors que nous avons besoin d’agir, vite, dans l’urgence d’une situation, pour « sauver des vies » ?! La philosophie devrait-elle être exclue des situations d’urgence au sein lesquelles nous nous devons d’agir vite et sans attendre le temps long de l’élaboration philosophique, du dialogue et de la réflexion ? La réflexion peut-elle être dangereuse ? Sa lenteur responsable d’erreurs dramatiques dans l’action ?

La philosophe regarde par la fenêtre les risées humides d’automne, balayant les feuilles lasses, et s’apaise ; encore une fois, c’est dans la pensée, cette pensée qu’elle n’est capable d’abandonner, qu’elle cherche son réconfort. Bien souvent se dit-elle, dans le passé, les mêmes personnes qui me violentent aujourd’hui m’ont accueillie par le passé avec joie et reconnaissance. Lorsque je déconstruisais les biais masculinistes de l’éthologie des primates ou des moutons, on admirait mon audace et mon intelligence ! La remise en question de l’objectivité des sciences apparaissait à certaines personnes comme une évidence : « mais oui, bien sûr, pourquoi les scientifiques échapperaient à la règle sociale de tous ? Nos sociétés sont sexistes, les sciences aussi… ». Lorsque je dénonçais le lobbying des industries fossiles autour du climato-scepticisme, on admettaient que des industries puissent agir consciemment contre le bien collectif, non seulement de nos sociétés, non seulement du vivant, mais de l’humanité toute entière dans son devenir historique. Lorsque je déconstruisais le processus de fabrication des « faits » scientifiques en laboratoire, expliquant la complexité de ce processus et sa relativité, notamment à des théories dites paradigmatiques, on s’intéressait à cette étude des sciences déconstruisant la foi naïve en leur objectivité spontanée et la croyance en la certitude immédiate des résultats de ses méthodes. Aujourd’hui, je n’ai pas changé. Fidèle à moi-même, je poursuis ces mêmes questions ; et pourtant, soudain, cette exacte même démarche est aujourd’hui devenu insupportable, en partie aux mêmes personnes qui hier l’encourageaient. Un brutal revirement de l’attitude envers la pensée réflexive et « critique » (mais la pensée peut-elle être autre chose?), envers l’attitude « philosophique », s’opère sans aucune justification. Ah, si : l’urgence…

Pas le temps ! Des morts sur la conscience tu auras si tu suspends ton action pour penser ! Pire, si tu remets en question les actions présentes, ajoutant la confusion à la confusion et poussant tout le monde à bout, ce monde qui a tant besoin d’être rassuré ! Et puis les insultes, et puis les menaces, et puis la force, aveugle, qui oblige et contraint. Soudain la terreur ; mais bien sûr un asservissement « pour le bien », pour « sauver des vies »… L’urgence de l’action. Il est vrai que penser demande plus de temps qu’obéir à un ordre. On dira aussi – car il devient de plus en plus difficile d’invoquer l’urgence, après presque deux ans… – « le débat a déjà eu lieu ». Certes, au début, diverses hypothèses étaient en oppositions, mais aujourd’hui « nous savons ». Dans le récit médiatique, nous savons au moins depuis RECOVERY… Nous savons parce qu’il y a consensus scientifique. Nous savons parce que les autorités technocratiques qui sont chargées de penser pour nous et de veiller à notre bien ont décidé. Nous savons parce qu’il n’est pas possible qu’il en soit autrement.

« Aaah oui ! C’est peut-être plutôt ça… », se dit soudain la philosophe d’un coup suspicieuse et enjouée de sa découverte. Oui, il fallait « savoir ». Qui a-t-il en effet de plus angoissant, dans une situation menaçante, que de ne pas savoir que faire ? Il faut prendre une décision, vite ! Et il faut prendre la bonne décision, celle qui nous mettra hors de danger. Il faut savoir !

« Ah là là… J’ai du pain sur la planche ! » se dit la philosophe alors prise d’une brusque compassion pour le genre humain. Et oui, pauvres humain·e·s, désemparé·e·s, livré·e·s aux loups, livré·e·s aux tourments ! D’angoisse se sont accroché·e·s aux premières certitudes qui leur furent données… Se libérer de l’angoisse au plus vite était le mobile le plus fort, le plus puissant ; peut-être aussi retrouver quelque chose ayant trait au « bien », au « prendre soin », mais un soin conçu comme l’érection d’une barrière de protection envers l’altérité menaçante : le virus, puis le « non-vacciné ». Mais n’est-ce pas exactement la même chose que nous faisons envers les dit « migrants » ? Ou encore la « délinquance » que l’on enferme dans les prisons ou dans les ghettos, par des murs visibles ou invisibles ? L’excitation gagne la philosophe à la découverte de tant d’enchaînements si élégants dans la pensée : les portions du réel se répondent, entrent en résonance les unes les autres, ouvrent des chemins qui se recoupent et mènent à de nouvelles pistes ; bref, tout s’éclaire et prend sens, peu à peu. Mais la philosophe sait qu’elle est loin encore de « comprendre », et que sa compréhension, même une fois reconstruite dans un bel enchaînement de pensée, une belle architecture conceptuelle, n’en restera pas moins partielle et bien en deçà de la complexité du réel. En deçà du « vrai », peut-être… mais tant supérieure à l’ignorance initiale ! La philosophe a maintenant retrouvée toutes ses forces. Elle se souvient, elle sait – elle sait – que la pensée est toujours utile, sans avoir besoin d’atteindre des certitudes définitives, car de si nombreuses choses sont éclairées durant le cheminement vers l’intelligibilité de nos situations, qu’avant même d’avoir atteint le bout de la première piste qu’elle avait emprunté, elle sera submergée de nouvelles tâches, de nouvelles actions à entreprendre, qui l’emmèneront immédiatement sur d’autres chemins et vers d’autres questionnements. La philosophie, comme nos actions en ce monde, sont toujours inachevées, car la vie de s’arrête pas de créer et le monde de se transformer.

« Au travail ! » s’exclame la philosophe ; elle saisit un calepin et note les pensées suivantes :

Politiques covidiennes : pourquoi faut-il (les) penser ?

  • L’urgence

    La pensée ralentie-t-elle l’action ? Elle l’a diffère, assurément, mais ce petit délai n’est-il pas la garantie d’un formidable gain de temps, s’il permet de nous éviter des actions inefficaces ou menant à des conséquences pires que le mal qu’elles s’attachent à traiter ? Il faut travailler ces questions de l’efficace, des conséquences ; cette notion d’évaluation des conséquences à long terme, « viabilité » ?

    Il existe sans aucun doute des actions plus ou moins bonnes ou mauvaises, relativement à des objectifs particuliers. Si je suis poursuivie par un rhinocéros (oui, imaginons un méchant rhinocéros!), grimper à l’arbre le plus proche est une meilleure solution que de se terrer derrière un rocher au niveau du sol ; se jeter d’une falaise une mauvaise solution : certes, la menace principale est écartée, le rhinocéros n’est pas assez fou pour nous suivre de sa hargne dans le suicide, mais une autre, plus grave encore, se fait jour.

    C’est un peu l’histoire de l’agriculture industrielle : on dit « la machine sauvera l’homme (oui, l’homme) du labeur et apportera la prospérité », et effectivement, on travaille assis sur le fauteuil moelleux d’un tracteur climatisé, qui se conduira peut-être même bientôt tout seul, et pour certains (les gros) la prospérité est effectivement au rendez-vous. Oui mais voilà, après quelques temps la terre devient désert et de sérieux problèmes de survie commencent à se poser… Alors, certes, l’erreur est humaine ; persister dans le dénie et l’aveuglement après cinquante ans, toutefois, une attitude résolument dangereuse qu’il faudrait rendre impossible grâce à de futures structurations politiques et sociales des sociétés humaines. Mais je m’égare, je m’égare…

    Quoiqu’il en soit, prendre cinq secondes pour réfléchir alors même que le rhinocéros se rapproche dangereusement de notre frêle carcasse est un meilleur comportement que de se mettre à courir en direction de la falaise, sans s’arrêter un instant pour questionner cette première impulsion spontanée. De même…

  • Faut-il s’arrêter de penser à partir d’un certain point ?

    Oui, y a-t-il un moment où nous devons arrêter de penser pour ne se consacrer qu’à l’action ? Ce serait penser qu’il est possible d’atteindre un état statique à partir duquel tout ne sera que répétition : le monde sera le même, nous-mêmes seront les mêmes et nos mêmes actions auront indéfiniment les mêmes effets. Ayant déterminé the action à réaliser, nous n’aurions plus qu’à « exécuter » sans réflexion cette action préalablement déterminée par une délibération.

    Oui mais le réel n’est pas de cette nature ! Tout change ! Tôt ou tard, bien que certaines échelles dépassent très largement celles des existences humaines (les lois physiques de notre Univers n’ont sans doute pas toujours été et ne seront peut-être pas éternelles, mais c’est tout comme, à l’échelle de temps de l’humanité). Contrairement à la gravité, les sociétés humaines changent à toute vitesse, le vivant aussi change, parfois plus lentement, parfois plus rapidement encore (le SRAS-CoV-2 et ses mutations par exemple). Aussi quand bien même pourrait-on définir des « vérités » locales, déterminer localement les actions à entreprendre pour atteindre tel objectif, tôt ou tard le réel se « désynchronisera » avec nos résultats passés, si bien que la pensée redevient nécessaire. La bonne pratique : toujours faire preuve de réflexion, c’est-à-dire de retour sur ses actions ; un feedback. Pharmacovigilance, tout ça tout ça…

  • Pourquoi diable faut-il agir de manière intelligente et raisonnée ?!

    Oui, merde ! Pourquoi ne pas juste laisser aller nos impulsions premières ? Réagir simplement à l’immédiateté ? Pourquoi faudrait-il s’interroger sur le « bien » de nos actions ? Sur le « bon », sur le « mauvais » ? Sur les « conséquences » et sur les « conditions de possibilités » ? Sur les « finalités » et sur « ce que nous sommes et ce que nous devenons » ? Pourquoi ne pourrait-on pas juste se foutre de tout cela ?!

    En fait, c’est un peu ce que fait l’Occident depuis cinq siècles, de « s’en foutre »…

    On s’en fout des conséquences.

    On s’en fout des conséquences de la colonisation sur les millions d’êtres humains qui furent asservis bien sûr, mais aussi sur leur devenir, donc le futur de l’histoire humaine, et plus encore, des conséquences sur nous-mêmes. On ne les imagine même pas ! Forcément, nous sommes les « gagnants » dans l’histoire, forcément que toute cette richesse est entièrement bénéfique ! De même : les conséquences écologiques de la production industrielle ? On s’en fout. Les conséquences sur la société, sur les femmes mais aussi sur les hommes des violences patriarcales ? On s’en fout. Les conséquences des technologies sur notre rapport au monde, aux autres êtres humains, sur notre sensibilité, sur la construction de soi, sur nos expériences, etc. ON S’EN FOUT !!! Tête baissée, cerveau en berne, fasciné·e·s par les bénéfices immédiats et directs, on oublie tout le reste, on ne veut pas en entendre parler, et pire, on fait la chasse à toutes celles et ceux qui viennent tâcher de leur pessimisme notre beau ciel idéal ! Le déni naît de cette position à la fois fanatique et addict envers une certaine orientation de nos actions, qui en réalité nous échappe totalement. Et les conséquences des politiques covidiennes alors ? Sur la santé (globale!) des gens, sur le devenir de nos régimes politiques, sur le lien social entre les personnes, et bien d’autres choses encore ? Il semble qu’on s’en fout pas mal encore une fois…

  • Pourquoi faut-il respecter l'altérité ?

    C'est vrai ça ! Si j’ai raison ? Si j’ai raison je dois forcer l’autre à m’obéir enfin ! Puisque j’ai raison et qu’il a tord. Que c’est pour son bien, finalement ! Lourd passé, de cet ethos missionnaire comme colonial, qui nous rend sourd et insensible à « l’autre ».

    L’altérité, nous la nions.

    Nous continuons de la nier en permanence. Ce fût hier les cultures des autres que nous n’avons même pas tenter de connaître (oui, sans même aller jusqu’à les comprendre, encore moins de s’en inspirer, pas même juste connaître!), aujourd’hui celles et ceux sur les plateaux télé qui parlent à la place des « émigré·e·s » ou les hommes qui parlent à la place des femmes… mais aussi les « blancs » qui parlent à la place de tout le reste du monde, y compris des chinois.

    Pas même « écouter ».

    On ne les écoute même pas. C’est aussi l’écologiste qui parle à la place du chasseur comme la chasseresse (oui ça existe, peu certes…) à la place de l’écologiste… et telle ou tel qui parle à place du loup, et ainsi de suite. Dialogues de sourd·e·s, instrumentalisation de toute part, pensées pauvres et manichéennes.

    Et surtout : violence.

    Car nier l’altérité, c’est exercer une violence sur l’autre, être humain ou être vivant. Avant d’affirmer quoique ce soit, nous devrions nous obliger au moins à écouter et tenter de comprendre, avant tout jugement.

  • Existe-t-il des raisonnements meilleurs que d’autres ?

    Bien évidemment : oui ! Et c’est l’action qui est juge. Un raisonnement est meilleur qu’un autre lorsqu’il permet une action plus efficace, mais surtout une action qui ne pose pas plus de problèmes qu’elle n’en résout. Un « bon » raisonnement (intelligent, sage, ce que vous voulez) est un raisonnement qui 1) fait un retour sur soi pour évaluer son efficacité immédiate (le feedback) 2) examine l’ensemble de ses conséquences, sur le long terme 3) examine ses conditions de possibilités. Mais il faut travailler toutes ces questions ; dans d’autres textes…

  • Peut-on remettre en cause « la Science » ?

    La Science, ça n’existe pas. Il existe des sciences, des méthodes scientifiques, des paradigmes scientifiques. Les méthodes et les paradigmes peuvent être naturellement discutés, l’objet même d’une science peut l’être. Mais bien sûr, questionner et critiquer les sciences, ce n’est pas vociférer des opinions manichéennes et arbitraires sur ces mêmes sciences ! On doit non seulement les comprendre et se placer au même niveau de réflexion, mais les critiquer avec leurs outils, ou plus exactement les outils de la philosophie (« qui les gouverne toutes ! » [rire diabolique de méchante!]), l’épistémologie notamment.

Bon, voilà quelques débuts de pistes à travailler, se dit la philosophe, bien consciente de toute les lacunes de ses premières intuitions. Mais c’est ainsi que débute le cheminement philosophique, le cheminement de la pensée : on suit les fils de nos premiers aperçus, on détricote la pelote intriquée et on retrouve pris bientôt dans des aventures bien au-delà de nos imaginations initiales…

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