Le LUNDI VERT : qui est contre ?

Recenser les échos positifs au lancement du LUNDI VERT demanderait une semaine de travail. J'ai donc choisi de recenser les réactions défavorables, dont on peut faire le tour en deux heures.

J'ai présenté dans mon billet précédent la proposition du Lundi Vert.

Recenser les échos positifs au lancement de cette initiative demanderait une semaine de travail. Et pourtant, il faut reconnaître que c'était pour dur les Français de commencer l'année en se voyant à la fois proposer de ne pas manger de viande le lundi et de ne pas boire d'alcool en janvier !! 
Fidèle à ma flemmardise coutumière, j'ai donc choisi de recenser les réactions défavorables, dont on peut faire le tour en deux heures.
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Réactions négatives des organisations et des médias de la filière agricole

J'ai rappelé dans mon précédent billet le succinct bottage en touche de Christiane Lambert, la présidente de la FNSEA, syndicat majoritaire de l'industrie agro-alimentaire avec l'appui des Jeunes Agriculteurs.

C'est donc la Confédération Paysanne (syndicat minoritaire réputé de gauche) qui a choisi de riposter de plein fouet à l'appel dès le 4 janvier, peut-être dans le contexte de la campagne pour les élections sexennales des Chambres agricoles, qui vont avoir lieu durant la deuxième moitié de ce mois de janvier.
Sa réaction a eu un certain écho : selon elle le Lundi Vert se trompe de cible, au lieu d'appeler à moins manger de viande, il faut appeler à manger français, à manger local, à soutenir les petits producteurs.

La Coordination Rurale (syndicat minoritaire réputé de droite), elle, a répliqué le 10 janvier. Force est de reconnaître que son argumentation est raisonnable (même si elle est évidemment partielle et partiale), et que les 500 signataires qu'elle a réunis sont aussi respectables que les 500 signataires du Lundi Vert.

Interbev a quant à elle commenté avec modération, reprise par les sites la France AgricoleUsine Nouvelle, Plein Champ ou Les Marchés.

Le portail dédié à l'élevage Web-agri du site Terre-net a relayé et commenté une vidéo critique de l'éleveur-youtubeur Antoine Thibault, alias Agriskippy, dont le discours est proche de celui de la Confédération Paysanne.

Ce même portail Web-agri a annoncé le 10 janvier le lancement d'un « Samedi rouge » : « Après le lundi vert, la filière se mobilise pour défendre la place de la viande ».  Il s'agit notamment de l'initiative de Pierre Girard, ex-membre de l'UMP, qui se présente sur le site de sa société comme « élevé à la charcuterie auvergnate », et a annoncé sur Twitter son lancement du Samedi Rouge (cf sa page Facebook). Cette initiative a été soutenue par Christiane Lambert, la présidente de la FNSEA 

La présidente de la section porc de la FDSEA 22 (Côtes d’Armor), Carole Joliff, accuse le député de sa circo, Yannick Kerlogot, d'avoir signé l'appel au Lundi Vert. Son élevage de truies sur paille est sans doute moins pire que les productions industrielles sur caillebotis, et le travail qu'elle a choisi est sans doute difficile, mais l'excès de ses propos la décrédibilise : « des gens comme vous se permettent de nous dicter notre façon de penser, de se nourrir, de vivre ».
Par parenthèse, elle pourrait être reconnaissante envers Yannick Kergolot d'avoir voté à l'Assemblée le 27 mai 2018 *contre* l'interdiction de la castration à vif et la caudectomie à vif des porcelets, marchant au pas avec la quasi-totalité des députés LREM présents…

La CFBCT (Confédération française de la boucherie, boucherie-charcuterie, traiteurs) a réagi le 10 janvier avec un communiqué incendiaire : « Lundi vert : les artisans bouchers voient rouge », reproduit sur sa page Facebook.
Avec mesure et discernement, elle met d'emblée cet appel dans le sillage des « caillassages de boucheries, charcuteries, poissonneries, fromageries par des militants végans », et continue sur le même ton, vitupérant contre « quelques starlettes de cinéma » « aux côtés du lobby végan » « dont l’unique but est la destruction de notre modèle agricole et gastronomique ». Une analyse tout en nuance.
Pourtant, la CFBCT a découpé et haché menu la liste des signataires, puisqu'elle y a identifié 21 députés et 1 sénatrice, ainsi que l'a relayé la France Agricole.

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Réactions négatives sur les réseaux sociaux

On sait que les réseaux sociaux sont par excellence le terrain des polémiques, et qu'on s'y exprime davantage de façon sous-corticale (pour ne pas dire viscérale) que de façon réfléchie.
C'est ainsi qu'on a eu la litanie de « Pff, encore un truc de bobos donneurs de leçons qui sont à mille lieux de ce qui soucie les gens au quotidien », sur Twitter, sur Facebook, ou dans les commentaires d'articles (cf  par exemple les commentaires sur le Parisien, le Midi Libre ou Sud Ouest).
Bien entendu, les réactions négatives des réseaux sociaux, quelque nombreuses qu'elles soient, ne représentent pas la majorité : les réseaux sociaux et les commentaires sont avant tout un défouloir de l'agressivité humaine banale.

Par ailleurs les organisations agricoles ont certainement leurs fermes à trolls, et il n'est pas exclu que la FNSEA et les interprofessions de la filière disposant de fonds suffisants emploient des sociétés de comm' utilisant des social bots (dont une enquête du Pew Research Center d'avril 2018 a montré l'importance dans la sphère anglophone) et/ou des cyborgs (combinaison des deux).

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Réactions négatives sur les médias

Bon, on a eu droit bien entendu au coup de gueule de Didier Giraud,  l'agriculteur de service sur les Grandes Gueules de RMC (auquel Yann Arthus-Bertrand a répondu avec les mots qu'il fallait).

Sur TF1, déjà la présentation de l'appel par le JT de 20h du dimanche 6 janvier comparait les avantages et les inconvénients… entre la viande et le poisson.
Le JT de 13 h du lundi 7 janvier, lui, entendait carrément montrer l'opposition des Français à l'appel grâce à un micro-trottoir au pays du cassoulet.
Et le journal de Jean-Pierre Pernaut du 10 janvier.a remis le couvert sur « l'agacement » des bouchers.

Dans une tribune publiée par Le Monde, Anne-Cécile Suzanne, agricultrice en polyculture-élevage, soutient que l'élevage traditionnel français est indispensable à la préservation de l’écosystème environnemental français.
Un point de vue sans doute intéressant à considérer et à analyser.

Capital a mis en ligne un article qui se veut équilibré, en donnant la parole aux « pour » et aux « contre ».
Commentons brièvement les « contre » :

« 1. L’homme est un prédateur comme un autre »
Premièrement, ce paragraphe se réfère à un billet (d'ailleurs non dénué d'intérêt) attribué à Robb Wolf, alors qu'il a été écrit par Diana Rodgers.
Deuxièmement, le titre est ballot, puisque le billet en référence veut justement, entre autres, démontrer que l'homme n'est pas un prédateur comme les autres, puisqu'il inflige en général aux animaux une mort moins pénible aux animaux qu'il élève que celle des animaux dans la nature.
Troisièmement, on peut rétorquer que les conditions de vie des animaux d'élevage sont en revanche généralement plus pénibles que les conditions de vie des animaux dans la nature (même si la vie dans la nature comporte sa part de souffrance).

« 2. Un régime végétarien risque d’entraîner des carences »
On a le droit à la sempiternelle question de la vitamine B12, puisqu'il s'agit effectivement du risque de carence essentiel d'une alimentation végétalienne, mais également végétarienne. Donc je ne saurais qu'inciter les végétal/riens à vérifier leur taux de cobalamine sérique, avec éventuellement leur taux d’homocystéine, et à se supplémenter si besoin.
L'autre référence porte sur les lentilles de Silberzahn (cf + bas).

« 3. Les exploitations françaises sont indispensables à la préservation de la biodiversité »
La première référence renvoie à la tribune d'Anne-Cécile Suzanne dans Le Monde (cf + haut).
La deuxième renvoie au rapport du FCRN et de WWF-UK (2010). Ce très intéressant rapport étudie, à l'échelon du Royaume-Uni, la complexité des conséquences de divers scénarios de changement des habitudes alimentaires. Et il pointe entre autres qu'avoir recours à des substituts protéiques à base de soja comme le tofu, ou à base de mycoprotéine comme le Quorn® (marque britannique), risquerait d'accroître la surface des terres arables nécessaires.

On aurait été étonné de ne rien trouver dans Marianne, revue dirigée par Natacha Polony, co-auteure en 2018 de Délivrez-nous du Bien ! Halte aux nouveaux inquisiteurs et épouse du critique gastronomique carnophile Périco Légasse.
Son chroniqueur Jack Dion y met bon ordre : les signataires en prennent pour leur grade dans sa chronique du numéro du 11 janvier :« Le chantage écolo est au fond de l'assiette ».
Peu original, l'essentiel de son argumentation consiste à aligner les clichés sur les signataires, condamnant les « condamnations […] émises par des personnes qui sautent d'un avion à l'autre », qui glissent « allègrement de la compassion à l'excommunication et de la moraline à la proscription », à marteler qu'« on est passé de l'écologie positive à l'écologie punitive puis à l'écologie répressive », et à mettre théatralement encore et encore en opposition les « plus pauvres » et les « bobos urbains ».
Bon, reconnaissons que dans ce même numéro, Marianne ouvre ses pages à Christian Laborde (auteur de Corrida Basta en 2009 ou La Cause des Vaches en 2016), lequel expose l'agrobusiness promu par la FNSEA (qu'il énonce avec son habituel talent « Fédération Nationale pour la Séquestration et l'Esclavage des Animaux »).
Mais le jour où la revue Marianne, fort intéressante par ailleurs, se rendra enfin compte que la question écologique et la question animale ne sont pas des questions accessoires, elle aura franchi un pas essentiel.

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Parmi la presse régionale, notons un article de la Dépêche axé sur le refus de changer de la part de consommateurs toulousains, et un autre article reprenant le communiqué de protestation de la Confédération Paysanne (cf + haut).

Le Figaro reprend à la fois les critiques sur les bobos friqués donneurs de leçons, et la nécessité de mettre l'accent sur les filières locales plutôt que de s'en prendre à la viande :
- dans un article,
- et dans l'émission Points de vue de sa chaîne Figaro Live. Dans cette émission, le Figaro recueille les critiques unanimes de Périco Légasse, critique gastronomique carnophile pour le coup cohérent avec lui-même, Abnousse Salmani (écrivaine d'origine iranienne par ailleurs très intéressante), et Patrick Pelloux, médecin urgentiste engagé et ex-chroniqueur de Charlie, très décevant sur ce coup.

Valeurs Actuelles, revue libérale et marquée à droite s'il en est, s'exprime sur le sujet via son chroniqueur Kevin Bossuet.
Décernons-lui la palme rhétorique des clichés sur les signataires : « nantis complètement déconnectés », « moralistes à la petite semaine », « sermonneurs de salon », « peine-à-jouir du politiquement correct », « activistes de la bien-pensance », qui veulent « du haut de leur piédestal bobo-médiatique », avec leurs « leçons de morale à deux balles » « nous imposer leur petite idéologie moralisatrice et totalitaire », qui « passent leur temps à voyager dans des avions produisant des émissions de gaz à effet de serre en quantité gigantesque ou à gaspiller nos ressources en eau pourtant limitées dans des jacuzzis ou des piscines privées », qui donnent « des leçons d’écologie du haut de leur assiette de quinoa produit en Bolivie ou au Pérou, de leur lait de soja importé de Chine ou de leur tasse de thé vert en provenance du Japon ».

Sinon, on a le droit à la contre-argumentation écologique collatérale telle qu'égrenée par Emmanuelle Ducros (les prairies puits à carbone, les GES émis par l'élevage et les transports pas comparables, l'alimentation des ruminants pas consommable par l'homme…), à la contre-argumentation anthropologique et biologique de comptoir (« les êtres humains ont toujours consommé de la viande et c’est d’ailleurs essentiel pour leur organisme », « manger de la viande est normal, vouloir lui en interdire l’accès est aussi contre-nature que nocif »…)
Il glisse juste au passage un argument qui mérite d'être discuté : « la relocalisation des activités agricoles ».
Quant à l'affirmation « les êtres humains ont contribué à améliorer l’espérance de vie et les conditions d'existence des animaux », le gentil petit Kevin vit apparemment sur une autre planète.

Kevin Bossuet stigmatise les célébrités qui selon lui méprisent « la populace », « le bas peuple ». Dame, c'est qu'il est tout près du peuple, lui qui consacrait en juin un long article à défendre la chasse à courre.
Au final, il n'est qu'un intégriste parmi d'autres. A le lire, la moindre remise en cause de notre mode d'alimentation doit être déférée au tribunal de l'Inquisition carnivore pour sacrilège. En d'autres temps, il aurait exigé que les signataires de l'appel soient soumis à la Question.
A tout le moins, ce croquignolet chroniquailleur qui vitupère contre la christianophobie et encense notre culture chrétienne à longueur de tribunes devrait promouvoir le remplacement de la viande par le poisson le vendredi…

Si le Figaro et Valeurs Actuelles donnent ainsi la parole aux adversaires de l'initiative, on peut noter également deux interventions hébergées par des sites qui se revendiquent explicitement de l'orientation « libérale » (ce qui est leur droit le plus strict). A croire que les libéraux n'aiment pas que les idées interfèrent avec le commerce ! On a donc :

- Le clip d'Emmanuelle Ducros sur le site l'Opinion, que je n'ai pas résisté au plaisir de commenter dans mon billet précédent.

- Un article de Pierre Silberzahn sur le site Contrepoints : « "Lundi vert" : et si c’était une grosse erreur ? ». Silberzahn a nettement plus de consistance intellectuelle que Ducros. Mais cet article n'est en fait qu'un article de février 2018, recyclé grâce à un changement de titre, histoire de réactiver son référencement Google en se raccrochant à l'actualité. Le titre initial était « Mon steak pour un plat de lentilles ! »), du coup on ne comprend plus, avec le nouveau titre, l'allusion biblique de sa première phrase : « Non, ce n’est pas de l’échange d’un droit d’aînesse qu’il s’agit ».
D'abord, aucun végétar/lien n'a dit qu'il ne fallait manger *que* des lentilles, l'alimentation végétar/lienne doit évidemment être variée.
Ensuite, se référer au Lundi Vert pour discuter de la valeur nutritionnelle des lentilles illustre une fois de plus la sophistique des tout-viandards : faute de pouvoir contre-argumenter intelligemment cette initiative, ils ergotent ou pérorent sur des questions collatérales.

Concluons sur la réaction de Ségolène Royal, l'ex-ministre de l'environnemement sous François Hollande. Selon le Parisien« l’ancienne ministre de l’Écologie Ségolène Royal lève les yeux au ciel à l’évocation de ce "lundi vert" et taxe l’initiative "d’idée de bobo". "J’en connais parmi les signataires qui prennent l’avion plusieurs fois par mois et qui ont un bilan carbone désastreux", ajoute celle qui considère l’élevage comme une filière "très importante" en France, ajoutant : "De nombreux Français aimeraient bien, eux, manger de la viande mais n’en ont pas les moyens" ».

Si seulement le RIC existait, je lancerais un référendum pour qu'on envoie une bonne fois pour toutes l'ambassadrice des pôles au pôle nord.
Non, au pôle sud, le pôle nord c'est trop près.
Avec une doudoune, hein, je ne suis pas un monstre.
En 1983, Françoise Giroud disait « La femme serait vraiment l’égale de l’homme le jour où, à un poste important, on désignerait une femme incompétente. »
Soyons honnête, Ségolène Royal n'a pas été la première à donner corps à cette citation en intégrant le ministère de l'environnement : elle y avait été précédée 12 ans plus tôt par Roselyne Bachelot.

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Bref, si on fait la synthèse des réactions négatives, on a :

« Les signataires sont des bobos friqués qui prennent l'avion toutes les semaines !»

Bon, ça c'est le revers de la médaille des simplifications de la comm'. La plupart des médias ont dans un premier temps repris la dépêche AFP qui commençait par l'énumération de quelques pipoles : « Isabelle Adjani, Yann Arthus-Bertrand, Juliette Binoche ». Du coup l'occasion était trop belle pour les contradicteurs de dénoncer les strass et les paillettes, les yachts et les avions (et les hélicoptères de Yann Arthus-Bertrand, de même qu'on l'avait reproché à Nicolas Hulot). Et de ne surtout pas parcourir la liste des 500 signataires, en grande partie constituée de ce qu'on appelle des « intellectuels » (dommage que le terme anglais scholar n'ait pas d'équivalent).
Au-delà des idées reçues sur les pipoles, on ne peut donc qu'inviter à consulter la liste des 500 signataires.

« On en a marre de la dictature de la bien-pensance, ils ont pas à nous imposer ce qu'on doit faire ! »

Cet appel oblige-t-il qui que ce soit à faire quoi que ce soit ?

« Y a déjà des Français qui ne mangent pas autant de viande qu'ils voudraient parce qu'ils n'ont pas les sous ! »

Raté : selon l'enquête du CREDOC, les « ouvriers » mangeaient en 2007 une quantité de produits carnés d'un quart (27 %) supérieure à celle des « cadres, professions intellectuelles supérieures et professions libérales », et cette quantité est même devenue en 2016 d'un tiers (34 %) supérieure.

« Houla, attention aux carences nutritionnelles si vous vous mettez au régime sans chair animale ! »

Cet appel propose un *lundi* sans chair animale, inutile de faire mine de paniquer. La question d'une alimentation sans chair animale, voire sans produits animaux, est une autre question, qui génère d'autres débats.

« Mais vous voulez achever les petits éleveurs français ? Vous feriez mieux d'inciter à bouffer français et à acheter local ! »

Là-dessus, comme je le déclarais dans mon billet précédent, cet appel n'est nullement hostile aux agriculteurs et aux éleveurs de terrain, que l'on sait confrontés à de grandes difficultés, et dont on peut comprendre la colère. On sait que les éleveurs sont à cran, comme dans Sérotonine, le dernier Houellebecq, même s'il s'agit dans ce roman d'éleveurs de vaches laitières et non de vaches à viande.
L'appel au Lundi Vert n'incite évidemment pas à ostraciser les mangeurs de viande. Il cherche juste à solliciter les mentalités et les comportements dans le temps long en avançant des arguments rationnels.
Et il y a lieu de penser que ses signataires se situent du côté des éleveurs de terrain plutôt que de la filière industrielle.
Pour s'en tenir au volet écologique, la fédération Réseau Action Climat insiste sur le fait que c'est avant tout l'élevage intensif industriel qui émet des gaz à effet de serre. 
Ceci est un autre débat légitime, qui mérite bien sûr d'être posé.

Re-bref, pour conclure : et les poissons ?

Les animaux aquatiques sont manifestement les oubliés de la polémique, alors que la France est parmi les premiers producteurs de pêche et d'aquaculture de l'Union Européenne.
Pourquoi ? Sans doute parce qu'il est admis que les Français ne mangent pas de poisson tous les jours.

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