Charte du club Droits, Justice et Sécurités

  Notre club inscrit résolument sa réflexion dans le travail collectif engagé à gauche, pour préparer les conditions de l'alternance en 2012. Nous voulons nous adresser aux professionnels du droit et de la Justice, comme aux citoyens, membres ou non d'associations ou d'organisations politiques ou syndicales, qui se sentent concernés par la place donnée au droit dans notre sociétéet que les évolutions récentes inquiètent.

 

 

Notre club inscrit résolument sa réflexion dans le travail collectif engagé à gauche, pour préparer les conditions de l'alternance en 2012. Nous voulons nous adresser aux professionnels du droit et de la Justice, comme aux citoyens, membres ou non d'associations ou d'organisations politiques ou syndicales, qui se sentent concernés par la place donnée au droit dans notre sociétéet que les évolutions récentes inquiètent.

 

Nous voulons mener cette réflexion librement et sans tabou parce que, si nous voulons rester fidèles à nos valeurs, nous devons trouver des réponses et formuler des propositions dans une société française en profond changement, ébranlée par les conséquences de la mondialisation et de la volonté réformatrice du pouvoir Sarkozy.

 

La philosophie politique qui inspire les réformes, nombreuses et variées, initiées par Nicolas Sarkozy, nous ne la partageons pas. Elle modifie lentement mais sûrement notre modèle de société et les équilibres définis dans le Pacte républicain de 1945. Elle privilégie individualisme et concurrence, remet en cause les mécanismes de solidarité et le rôle régulateur de l'Etat, accroît les inégalités et favorise les politiques sécuritaires.

 

Pour combattre ces dérives, nous avons décidé d'orienter notre réflexion et nos échanges dans trois directions:

 

- l'élargissement de notre espace démocratique par la recherche et la mise en oeuvre de nouveaux droits dans différents domaines de la vie quotidienne: consommation, santé publique, environnement, information et communication,.... action individuelle et collective

 

- la rénovation de notre système judiciaire qui doit (re)devenir un instrument de cohésion sociale, au service des habitants de notre pays. La Justice doit pouvoir jouer un rôle régulateur dans les différents domaines de la vie quotidienne, mais elle ne peut traiter de tout. Elle ne doit pas être sous la coupe de l'exécutif, si nous voulons qu'elle retrouve qualité, efficacité, crédibilité et confiance.

Nous ne voulons pas limiter notre réflexion à la seule justice pénale même si nous mesurons la charge symbolique très forte qui lui est attachée et l'importance d'une défense résolue et sans concession des libertés. Il nous apparaît également essentiel de travailler à l'amélioration du fonctionnement de la justice civile, justice du quotidien, et de la justice prud'hommale;

 

- la recherche et l'affirmation de nouvelles sécurités, contre les politiques sécuritaires et une certaine conception de la globalisation qui constituent de puissants facteurs de désordre et d'injustice.

En nous appuyant sur le tryptique citoyenneté, proximité et efficacité, nous voulons approfondir notre réflexion et contribuer à la définition de politiques publiques destinées à lutter contre les nouvelles formes de délinquance, à développer les mécanismes de prévention, à protéger et élargir les libertés individuelles, enfin à assurer l'égalité et la s sécurité dans les relations du travail et dans les relations économiques.

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