Le pur talent d'Arthur H et de le joyau de la poésie haïtienne

Écho de la soirée consacrée à la poésie haïtienne à la Maison de la Poésie de Paris, vendredi 18 mars 2016. Écho des incarnations du verbe poétique, du pur talent d'Arthur H et de la splendeur de la poésie haïtienne.

Arthur H, "On my mind, Haiti", poème de Louis-Philippe Dalembert paru dans l'anthologie de poésie haïtienne contemporaine, dirigée par James Noël, éditions Points. © Nemo Perier Stefanovitch © Nemo Perier Stefanovitch

C'est une soirée à laquelle je n'ai pas eu la chance d'assister, mais dont les échos enthousiastes de ceux qui ont eu cette chance là m'autorisent à dire à mon tour le plus grand bien avec, "preuve à l'appui", cette merveille absolue de beauté que fut l'interprétation par Arthur H du poème de Louis-Philippe Dalembert, "On my mind, Haïti", paru dans l'Anthologie de poésie haïtienne contemporaine établie par James Noël (Points, "Poésie", 2015).


jamesnoel2015
L'occasion de recommander très vivement et comme en urgence l'indispensable qu'est cette anthologie, qui donne à voir la vivacité de la poésie haïtienne contemporaine et sa pure splendeur. Il ne faut pas me croire sur parole, et aller y voir par vous-même quitte à en avoir le souffle coupé, ou le souffle restitué plus exactement, comme en offre le luxe la littérature haïtienne depuis tant et tant d'années, au gré de tant et tant d'œuvres et par les voix de tant et tant de créateurs.

L'article de Valérie Marin La Meslée à propos de la soirée du 18, reproduit par James Noël sur son blog Mediapart : 

 

 

Arthur H lisant

 "On l'avait annoncée d'anthologie, elle le fut. Avec déjà ce diaporama (réalisé par Némo), des beaux visages de toutes celles (pas assez nombreuses, heureusement sur scène la comédienne Sophie Bourel a assuré la présence féminine, avec le talent qu'on lui connaît et heureusement que "Ma nudité" de Kerline Devise fut dit deux fois, et heureusement Kermonde Fifi Lovely...) celles donc, et ceux qui font la poésie vivante d'Haïti,  nous étions dans le vif du sujet.Le trio d'introducteurs, James Noël, et Néhémy Pierre n'en finirent pas d'introduire avec Rodney "Saint et Loa" concluant par son «  honneur" qui n'a plus besoin d'attendre «  respect," c'est fait, mon cher, et puis ils finirent. Et la poésie s'empara de toute la scène, et les musiciens Bob Bovano, le pianiste Dominique Bérose ,  la performance inouïe du frère Julien Delmaire en 73 étoiles, l'historique infinie lecture de "O âme, ô amour,âme amour" de Guy Régis Jr par Franck Andrieux, et Alain Mabanckou entre mille et une interviews du Professeur au Collège de France, débarquant sur scène avec en bouche les phrases de son frère Dany, et puis Louis-Philippe Dalembert qui n'était pas avec nous mais voilà, il y avait pour le servir comme un dieu le grand Arthur H. Qui n'a pas frissonné, tremblé ou pleuré comme moi (assise et pas debout contrairement à ce que Makenzy Orcel recommande dans sa "Nuit des terrasses"), à l'écoute de la voix, du piano, du pays qu'on ne quitte pas, non on ne le quitte pas, alors ce sera bien caché qu'il l'aura fait. La salle a quitté le sol, la terre, la salle ne se quittait pas, c'était la poésie, c’était Haïti, et toutes les muses du monde et les muses au masculin je ne sais pas si ça existe, mais sûrement, disent merci à James Noël, à Véronique Ovaldé éditrice, à la Maison de la Poésie, il y aurait encore à dire on aura le temps, mais quand on a eu la chance d'en être on prend dès qu'on le trouve celui de dire ce bonheur là, on le partage." Valérie MLM

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