J’me souviens de mes balades dans Paname

Il y a des jours comme ça où de ma province, quelques notes, une chanson et c’est tout Paris qui revient dans ma bouteille.

Montmartre © Jonasz Montmartre © Jonasz
Il y a des jours comme ça où de ma province, quelques notes, une chanson et c’est tout Paris qui revient dans ma bouteille. Quand Paris se reglingue ainsi, je me les fredonne, me les sifflote, ces vers de mirliton ou ces flambées de poète rincés à la même eau de seltz des terrasses. Ils sont tous fidèles au rendez-vous pour me ficher les frissons familiers. Ils ne sont pas bégueules, il suffit de les  siffler. Il suffit de les laisser faire, à eux tous, en bidouillant juste un peu pour faire ce jupon plein de trous rapiécé tant bien que mal mais avec amour. Il n’y a rien qui soit plus propice au voyage qu’une aiguille qui rapièce. Ca fait également une cacophonie, sans carte ni plan mais qui habite incroyablement les « je me souviens ».

Attention, même un petit florilège complètement subjectif, est quand même un peu long. Car pour mettre Paris en bouteille, il n’y a pas de solution. Mais, même sans tout lire, vous reconnaitrez juste en picorant des coins qui vous ont peut-être caressé un jour.

 

Je suis le dauphin de la place Dauphine et la place Blanche a mauvaise mine. Il est 5 heures, Paris s'éveille. Le café est dans les tasses. Les cafés nettoient leurs glaces, et sur le boulevard  Montparnasse  la gare n'est plus qu'une carcasse.  Les banlieusards sont dans les gares.  À la Villette on tranche le lard. La Tour Eiffel a froid aux pieds. L'Arc de Triomphe est ranimé et l'Obélisque est bien dressé entre la nuit et la journée.

Le jour se lève et sèche les pleurs des bois. Dans la petite gare, un sémaphore appelle ces gens, tous ces braves gens de la Varenne et de Nogent . Bonjour la vie. Bonjour mon vieux soleil. Bonjour ma mie. Bonjour l'automne vermeil. Je suis un enfant, rien qu'un enfant tu sais.

Paname ! Quand tu t'habilles avec du bleu, ça fait sortir les amoureux.

Le soleil qui se lève et caresse les toits et c'est Paris le jour. La Seine qui se promène et me guide du doigt  et c'est Paris toujours. Le premier rendez-vous à l'île Saint-Louis, c'est Paris qui commence. Et le premier baiser volé aux Tuileries  et c'est Paris la chance. Et le premier baiser reçu sous un portail et c'est Paris romance.

J'aime Paris au mois de mai quand l'hiver le délaisse que le soleil caresse ses vieux toits à peine éveillés. J'aime sentir sur les places, dans les rues où je passe ce parfum de muguet que chasse le vent qui passe.  Avec ses bouquinistes et ses aquarellistes que le printemps a ramenés comme chaque année le long des quais. La Seine qui l'arrose et mille petites choses que je ne pourrais expliquer.

Sous le ciel de Paris s'envole une chanson : Hum Hum ! Elle est née d'aujourd'hui dans le cœur d'un garçon. Sous le pont de Bercy un philosophe assis, deux musiciens quelques badauds. Près de Notre Dame,  parfois couve un drame. Oui,  mais à Paname tout peut s'arranger. Quelques rayons du ciel d'été, l'accordéon d’un marinier, l'espoir fleurit au ciel de Paris.

 A Paris, au printemps, sur les toits les girouettes tournent et font les coquettes avec le premier vent qui passe indifférent,  nonchalant. Le soleil qui est son vieux copain est aussi de la fête et comme deux collégiens ils s'en vont en goguette.

Rue Lepic, dans le marché qui s'éveille dès le premier soleil, sur les fruits et les fleurs viennent danser les couleurs. Voitures de quatre saisons offrent tout à foison : Tomates rouges, raisins verts, melons d'or  et primevères, au public, et les cris des marchands  s’entremêlent en un chant et le murmure' des commères fait comme le bruit de la mer, rue Lepic,  et ça grouille et ça vit  dans cette vieille rue d'Paris.  Il y a des cabots et des gosses à Poulbot, aux frimousses vermeilles qui s'prélassent au soleil.
Paname, l'soleil a mis son pyjama. Toi tu t'allumes et dans tes bas,  Y’ a m'sieur Haussmann qui t'fait du plat. Si on t'frappait j'prendrais les armes.
Boulevard des Batignolles l’soleil dégringole dans la rigole et puis s'envole On partage des  sandwiches,  des étoiles, des pois chiches. On fait amour commun pour ton bien, pour mon bien, pour tes pieds, pour mes mains. Le soleil quand il vient, y te prend la main, y t'emmène dans mon coin.  Batignolles c'est bien. Batignolles c'est ma vie.
Paris c'est une blonde qui plaît à tout le monde,  le nez retroussé l'air moqueur,  les yeux toujours rieurs. Tous ceux qui la connaissent,  grisés par ses caresses, s'en vont mais reviennent toujours. 
Les filles s’y prennent pour des vrais moineaux.  Leur chic, c'est leurs chichis, une fleur, des rubans, des petits riens.  L’une d’elles me disait l’autre jour :  Voyez, ça m' va très bien ! Sur les boulevards, Avenue du Bois, à l'Opéra, J'ai tous les regards et chacun m'emboîte le pas,  mais si l'on me suit amoureusement en m' parlant gentiment, c'est pas pour mes toilettes seulement c'est pour ce qu'il y a d'dans : il y a mon cœur qui sait aimer sans être moqueur et cherche un nid, je suis le vrai moineau d'Paris. 

 Oui,  je suis d'Paris. Ajoutait sa copine :  J'aime tout c'qui sourit: les poulbots, les p'tits gavroches à l'air mutin, les yeux de mes gentils béguins. J'aime me promener tard sur les grands boulevards  j'aime Montmartre, son entrain et son esprit. Y'a pas d'erreur,  je suis d'Paris! 

Paris canaille :  Tes gigolos te déshabillent sous le métro de la Bastille pour se saouler à tes jupons. Ça fait gueuler mais c'est si bon. 

La banlieue était leur vrai domaine. Ils partaient à la fin de la semaine, dans les bois pour cueillir le muguet,  ou sur un bateau pour naviguer. Ils buvaient aussi dans les guinguettes,  du vin blanc qui fait tourner la tête et quand ils se donnaient un baiser, oui ! Tous les couples en dansant se disaient : c'est la romance de Paris ? Au coin des rues, elle fleurit. 

J'aime flâner sur les grands boulevards. Y a tant de choses à voir  on n'a qu'à choisir au hasard. Je ne suis pas riche à million. Je suis tourneur chez Citroën. Je peux pas me payer des distractions tous les jours de la semaine.  Aussi moi, j'ai mes petites manies  qui me font plaisir et ne coûtent rien. Ainsi, dès le travail fini,  je file entre la porte Saint-Denis et le boulevard des Italiens.  Les soirs d'été quand tout le monde aime bien se coucher tard,  on a des chances d'apercevoir deux yeux angéliques que l'ont suit jusqu'à République.

Une part de moi-même reste accrochée à toi  et l'autre solitaire recherche de partout l'aveuglante lumière de Paris au mois d'août. De larmes et de rires était fait notre amour, qui redoutant le pire vivait au jour le jour. Nous étions seuls sur terre à Paris au mois d'août. Pour te dire je t'aime, aussi loin que tu sois,  Dieu fasse que mon rêve de retrouver un peu du mois d'août sur tes lèvres,  de Paris dans tes yeux,  prenne forme et relance notre amour un peu fou,
Revoir Paris seul sous la pluie parmi la foule des grands boulevards. Aller ainsi au hasard. Prendre un taxi qui va le long de la Seine. Ce n'est pas un rêve, c'est l'île d'amour que je vois.

Un gamin d'Paris c'est le doux mélange d'un ciel affranchi, du diable et d'un ange et son œil hardi s'attendrit devant une orange. C'est une cocarde, bouton qui fleurit dans un pot d'moutarde,  il est tout l'esprit, l'esprit de Paris qui musarde. Pantalons trop longs pour lui, toujours les mains dans les poches, on le voit qui déguerpit aussitôt qu'il voit un képi. Il est héritier lors de sa naissance de tout un passé lourd de conséquences. Et ça, il le sait bien qu'il ignore l'Histoire de France ; sachant que sur les places pour un idéal des p'tits gars pleins d'audace, à leur façon fir'nt un bal. Un gamin d'Paris S'il faut, peut aussi comme Gavroch' entrer dans la danse.

Ménilmontant. Quand midi sonne la vie s'éveille à nouveau. Tout résonne de mille échos, la midinette fait sa dînette au bistro, la pipelette lit ses journaux. Voici la grille verte.  Voici la porte ouverte qui grince un peu pour dire "Bonjour bonjour, alors te v'là de retour ?". C'est là que j'ai laissé mon cœur. Quand je revois ma petite gare où chaque train passait joyeux, j'entends encore dans le tintamarre des mots bizarres, des mots d'adieux.
J'habite à Saint-Germain-des-Prés et chaque soir j'ai rendez-vous avec Verlaine. Ce vieux pierrot n'a pas changé et pour courir le guilledou près de la Seine souvent l'on est flanqué d'Apollinaire qui s'en vient musarder chez nos misères.  Si vous passez rue de l'Abbaye, Rue Saint-Benoît, rue Visconti près de la Seine, regardez le monsieur qui sourit c'est Jean Racine ou Valéry, peut-être Verlaine. Alors vous comprendrez, gens de passage, pourquoi ces grands fauchés font du tapage.  C'est bête, il fallait y penser,  saluons-les. A Saint-Germain-des-Prés.
Rue de Lappe on rencontrait une frappe qui revenait rue de Lappe  pour respirer un peu d'air frais de ce bon vieux quartier.  Il laissait à la Guyane son bel ensemble rayé pour cueillir le cœur d'ces dames comme une poire au poirier.

On danse à La Villette quand Paris s'est endormie au fond d'un bal musette où tous les volets sont mis.  Derrière, on n'y accepte que les amis des amis. On danse à La Villette  chaque soir après minuit. Viens, ma gigolette,  oublions nos ennuis

En haut de la rue St-Vincent un poète et une inconnue s'aimèrent l'espace d'un instant mais il ne l'a jamais revue.  Les escaliers de la butte sont durs aux miséreux. Les ailes des moulins protègent les amoureux

Mais l'soir lorsque tout dort tranquille... Sous les ponts de Paris, lorsque descend la nuit, rongée par la misère, chassée de son logis, l'on voit une pauvre mère avec ses trois petits. Sur leur chemin, sans feu ni pain ils subiront leur sort atroce. Bientôt la nuit, la maman dit : "Enfin ils vont dormir mes gosses."  Dans leur sommeil ils oublieront leur peine. Si l'on aidait un peu, tous les vrais miséreux, plus de suicides ni de crimes dans la nuit, sous les ponts de Paris.

Un bras ça n’engage à rien sur le boulevard des Italiens.

Des taxis en maraude,  vous chargent en fraude. Au café, on voit n'importe qui, qui boit n'importe quoi,  qui parle avec ses mains, qu'est là depuis le matin.

C'est un' rue, c'est un' place,  c'est même tout un quartier. On en parle, on y passe,  on y vient du monde entier. Perchée au flanc de Paname de loin elle vous sourit, car elle reflète l'âme  la douceur et l'esprit de Paris. Un p'tit jet d'eau,  une station de métro entourée de bistrots, Pigalle.
Grands magasins, ateliers de rapins, restaurants pour rupins, Pigalle. On y croise des visages communs et sensationnels, on y parle des langages comme à la tour de Babel. Girls et mannequins, gitans aux yeux malins  qui lisent dans les mains, clochards, camelots, tenanciers de bistrots, trafiquants de coco, Pigalle.

Elle voyait dans les nuit gelées, la nappe étoilée, et la lune en croissant qui brillait, blanche et fatidique sur la p'tite croix d'la basilique, rue Saint-Vincent.

Dans la rue des Blancs-Manteaux ils ont élevé des tréteaux et mis du son dans un seau et c'était un échafaud. Le bourreau s'est levé tôt. C'est qu'il avait du boulot ; faut qu'il coupe des généraux,  des évêques, des amiraux.  Sont venues des dames comme il faut  avec de beaux affûtiaux. Mais la tête leur faisait défaut. Elle avait roulé de son haut,  la tête avec le chapeau,  dans l'ruisseau des Blancs-Manteaux.

Paname, Y’ a des noms d'rues que l'on oublie, c'est dans ces rues qu'après minuit,  tu m'faisais voir ton p'tit Paris. Paname,  quand tu chialais dans tes klaxons,  perdue là-bas parmi les hommes, tu venais vers moi comme un' vraie môme. Paname, t'es bell' tu sais sous tes lampions,  des fois quand tu pars en saison,  dans les bras d'un accordéon. Quand tu t'habilles avec du gris, les couturiers n'ont qu'un souci,  c'est d'fout' en gris toutes les souris
Ecoutez-moi, vous les ringards, vous qui voulez du beau gazon, des belles pelouses, des p'tits moutons, des feuilles de vigne et des p'tites fleurs, faudrait remettre vos montres à l'heure. Moi j'suis amoureux de Paname, du béton et du macadam, sous les pavés ouais c'est la plage, mais l'bitume c'est mon paysage, y a du soleil dans les ruisseaux. La Tour Montparnasse elle est belle, et moi j'adore la Tour Eiffel, y a plein d'amour dans les ruelles et d'poésie dans les gratte-ciel.  Moi j'aime encore les pissotières, j'aime encore l'odeur des poubelles, J'me parfume pas à l'oxygène, le gaz carbonique c'est mon hygiène.

Mais la fin du voyage, la fin de la chanson et c'est Paris tout gris. Dernier jour, dernière heure, première larme aussi  et c'est Paris la pluie.

J'espère qu'tu t'souviendras de moi, Henri d'la Porte des Lilas. J'étais l'bassiste des Toreros. J't'accompagnais au Golf Drouot. On inventait les "yéyés",  les "Oh chérie". On balayait Tino Rossi. Souviens-toi de moi. On cassait tout à l'Olympia. Y avait des filles plein les coulisses. Tu voulais pas faire comme Elvis. Souviens-toi de moi. J'faisais… Yéyé whouap dou whoua. On était presque des vedettes. On jouait plus fort que les "Chaussettes". Henri… Henri… Porte des Lilas.

Paris marlou, aux yeux de fille, ton air filou, tes vieilles guenilles, et tes gueulantes accordéon, ça fait pas d'rentes mais c'est si bon.
Brins des Lilas,  fleurs de Pantin,  ça fait des tas  de p'tits tapins  qui font merveille  en tout'saison,  ça fait d'l'oseille et s'est si bon. Dédé-la-croix,  Bébert d'Anvers,  ça fait des mois qu'ils sont au vert. Alors ces dames s'font un' raison,  a s'font bigames et c'est si bon.
Paris bandit aux mains qui glissent,  t'as pas d'amis dans la police.  Dans ton corsage de néon, tu n'es pas sage mais c'est si bon. Hold-up savants pour la chronique, tractions avant pour la tactique,  un p'tit coup sec dans l'diapason. Rang' tes kopecks ! Sinon t’es bon !
A la la une,  à la la deux, fil'-moi trois thunes  j’te verrai mieux. La tout' dernière des éditions,  t’es en galère mais c'est si bon. A la la der,  à la la rien. T'es un gangster à la mie d'pain. Faut être adroit pour fair'carton. La prochain' fois tu s'ras p'têt'bon.
Paris j'ai bu à la voix grise,  le long des rues tu vocalises.  Y a pas d'espoir  dans tes haillons,  seul'ment l'trottoir mais c'est si bon. Tes vagabonds te font des scènes mais sous tes ponts coule la Seine.  Pour la romance à illusion, y a d'l'affluence mais c'est si bon.
Môm's égarées dans les faubourgs,  prairie pavée où pouss'l'amour,  ça pousse encore à la maison on a eu tort mais c'est si bon.  Regards perdus dans le ruisseau, où va la rue comme un bateau,  ça tangue un peu dans l'entrepont.  C'est laborieux mais c'est si bon.
Paris je prends,  au cœur de pierre,  un compt' courant,  des bell's manières,  un coup d'chapeau à l'occasion,  il faut c'qui faut mais c'est si bon.
Des sociétés,  très anonymes,  un député que l'on estime,  un p'tit mann'quin en confection,  c'est pas l'bais'-main  mais c'est si bon.
Pass'la monnaie, v'la du clinquant, un coup d'rabais and gentleman.  Un carnet d'chèque sans  provision, faut faire avec  mais c'est si bon.  Un p'tit faubourg Saint Honoré, trois petits fours et je m'en vais.  Surpris'party,  surpris'restons.  On est surpris mais c'est si bon.
Paris flon flon t'as l'âme en fête et des millions pour tes poètes. Quelques centimes à ma chanson,
Ça fait la rime et c'est si bon

 

 A n'importe quelle heure, elle a ses visiteurs qui la regardent dans les yeux. Ce sont ses amoureux, à la Seine. Pour aller à Suresnes ou bien à Charenton,  tout le long de la Seine on passe sous les ponts. Pendant le jour, suivant son cours,  tout Paris en bateau défile, l'cœur plein d'entrain, ça va, ça vient.
Parfois, l'Ile Saint-Louis a de la peine. Du pôle Sud au pôle Nord l'océan ne vaut pas la Seine.  Le large ne vaut pas le port. Si l'on a trop de vague à l'âme, mourir un peu n'est pas partir.  Quand on est île à Notre-Dame on prend le temps de réfléchir. Quand on est une île,  on reste tranquille au cœur de la ville moi je vous le dit: pour les îles sages, point de grands voyages,  les livres d'images se font à Paris.


Passent les jours et passent les semaines
Ni temps passé
Ni les amours reviennent
Sous le pont Mirabeau coule la Seine

 

Le casque des pavés ne bouge plus d'un cil. La Seine de nouveau ruisselle d'eau bénite. Le vent a dispersé les cendres de Bendit  et chacun est rentré chez son automobile. Mai, mai, mai, Paris mai. Mai, mai, mai, Paris. Et je te prends Paris dans mes bras pleins de zèle. Sur ma poitrine je presse tes pierreries je dépose l'aurore sur tes Tuileries, comme roses sur le lit d'une demoiselle. Je repère en passant Hugo dans la Sorbonne et l'odeur d'eau-de-vie de la vieille bombonne. Aux lisières du soir, mi-manne, mi-mendiant, je plonge vers un pont où penche un étudiant. Gazouillez les pinsons à soulever le jour et nous autres grinçons, pont-levis de l'amour.


Paris je t'aime, je t'aime, je t'aime,  avec ivresse,  comme une maîtresse !  Tu m'oublieras bien vite et pourtant  mon cœur est tout chaviré en te quittant !

Et tout qui recommence et c'est Paris je reviens.

 

 

 

 

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