Deuxième semaine de grève à la Caisse d'épargne Ile-de-France

Une nouvelle assemblée générale a réuni les salariés grévistes mercredi matin. Ils ont voté la poursuite du mouvement pour 24 heures et décidé de se rendre au siège de la rue du Louvre, à Paris. Où les attendaient des CRS.

Une nouvelle assemblée générale a réuni les salariés grévistes mercredi matin. Ils ont voté la poursuite du mouvement pour 24 heures et décidé de se rendre au siège de la rue du Louvre, à Paris. Où les attendaient des CRS.

Le communiqué adopté mardi par les salariés et les syndicats SUD, CGT et SU UNSA:

Les salariés de la Caisse d'Epargne d'Ile-de-France sont entrés dans leur deuxième semaine de grève. Leurs revendications concernent deux points essentiels :

- Le versement d'une prime compensant la perte de leur rémunération du fait de l'effondrement de leur intéressement et de leur part variable,

- Le refus de licenciements contraints et une réelle prise en compte des salariés en difficulté dans le cadre du PSE mis en place par les patrons.

La rencontre organisée mardi 20 avril entre les organisations syndicales (SUD, CGT et SU) et les patrons n'a donné lieu qu'à une provocation supplémentaire de la part de ces derniers. En effet, contrairement à ce qui a été fait dans de nombreuses caisses, les patrons parisiens refusent de prendre en compte les demandes légitimes du personnel.

Les salariés sont d'autant plus scandalisés que dans le même temps les membres du directoire de la Caisse d'Epargne Ile-de-France ont pris soin de se faire voter par le Conseil d'Orientation et de Surveillance au mois de mars dernier des parts variables confortables. Qui plus est, dans le même temps où les salariés supportent par la baisse de leurs rémunérations les erreurs de gestion des patrons avec le renflouement de NATIXIS, les salariés des autres filiales du Groupe vont toucher eux un intéressement ou une prime de 3 000 à 4 000 € et qui atteint même plusieurs dizaines de milliers d'euros pour certains d'entre eux.

La grève a été reconduite mardi à l'unanimité et il est à prévoir que la colère va à nouveau monter d'un cran chez le personnel de l'Ecureuil d'Ile-de France, de plus en plus excédé par le mépris et les provocations répétées des patrons. Mercredi à 10 heures, les salariés grévistes décideront de la suite à donner au mouvement et surtout des nouvelles formes d'actions.

Patrick Saurin
Sud Caisse d'Epargne

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.