Caisse d'épargne d'Ile-de-France: tous en grève le 2 décembre

 

Caisse d'Epargne Ile de France

Paris, le 26 novembre 2011

PLUS QUE JAMAIS TOUS EN GREVE LE 2 DECEMBRE

Décidemment, si le directoire voulait faire la preuve de son incapacité à gérer la détresse dans laquelle il a précipité les salariés de la CEIDF depuis : la fusion, la migration informatique, la réorganisation des fonctions support, les 500 suppressions de postes, les 97 mobilités forcées vers le Réseau... il ne s'y prendrait pas autrement. On lui parle de tentatives de suicide et d'incontournables actions immédiates, il cherche encore, par la voix de son DRHS, à prévenir un risque malheureusement survenu !

C'est le bilan que nous tirons des 3 jours de négociations qui viennent de se dérouler. Nos 3 Organisations Syndicales demandent à nouveau au directoire de reprendre pied dans la réalité et de réagir, et vite, pour restaurer un climat de confiance à la CEIDF et améliorer durablement nos conditions de travail.

RASSEMBLEMENT LE 2 DECEMBRE 10H

DEVANT LE SIEGE ATHOS (26, rue neuve Tolbiac - Paris 13ème - Métro BFM)

Voici la copie ci-dessous du courrier adressé au Président du Directoire de la Caisse d'Epargne Ile-de-France par les représentants des syndicats SUD, CGT et SU-UNSA

 

"Monsieur le Président du directoire, Le 16 novembre, nos trois organisations syndicales (SUD - CGT - SU/UNSA) vous rappelaient à vos obligations légales en matière de sécurité au travail et de protection de la santé physique et mentale des salariés de l'entreprise que vous dirigez. Constatant que malheureusement, aucun plan de prévention n'avait été mis en place malgré les différents rapports d'expertises et alertes des représentants du personnel, nous vous demandions, face à la l'urgence de la situation jamais rencontrée par notre entreprise, de prendre des mesures concrètes de nature à corriger le risque avéré sur la santé des salariés. Vous nous avez renvoyés aux négociations confiées au DRHS, membre du directoire, Jean-Pierre Deck. Nos trois organisations syndicales se sont inscrites dans le débat qui aura duré 3 jours avec comme objectif de parvenir à obtenir des mesures concrètes, immédiates et pérennes. Au lieu de cela, le DRHS s'inscrivait dans une négociation sur la mise en place d'un plan de prévention dans le cadre de l'application de l' « Accord collectif national sur la mesure et la prévention du stress au travail » du 15 juillet 2009. Si nous ne contestons pas la nécessité de la discussion, ni la mise en place de mesures s'inscrivant dans la durée, force est de constater que cela ne répond en rien à l'urgence ni à la gravité de la situation de détresse morale et mentale que connaissent nombre de salariés de la CEIDF. Nous vous rappelons que l'accord du 17 février 2010 sur « Les principales mesures sociales d'accompagnement du projet de réorganisation au sein de la CEIDF et sur la procédure d'information - consultation du Comité d'entreprise sur le Volet économique et le volet social du projet de réorganisation au sein de la CEIDF » contenait dans son article 5.1 « Amélioration des conditions de travail, prévention et réponse aux situations de stress » l'essentiel des points abordés durant la négociation. Il était de votre responsabilité, en tant que signataire, de veiller à l'application de cet accord. Ce qui n'a jamais été fait. Il est inutile de rappeler les tentatives de suicide de salariés du siège et du réseau. Ni même le suicide d'un salarié en congé de reclassement dans le cadre du PSE. Aujourd'hui, face à vos carences en matière de prévention du stress et des risques psychosociaux, vous avez une obligation de réaction. Et pour nous, la réaction passe par : - Supprimer les évaluations individualisées et quantitatives de performance. - Interdire les tableaux de classements individuels. - Proscrire la mise en concurrence des salariés entre eux ou entre entités notamment en supprimant le « Benchmark » (outil de comparaison entre agences et/ou entre salariés), les challenges. - Revenir aux objectifs collectifs. - Dans le cadre du projet de réorganisation de la Banque de détail renoncer à toutes les suppressions de postes. Ce projet et ses conséquences sur l'emploi aggravent considérablement les risques sur la santé des salariés concernés par une mobilité fonctionnelle. - Assurer une adéquation des moyens avec la charge de travail. - Régler immédiatement le cas des collègues en difficulté identifiés par la commission de suivi, la médecine du travail, la direction ou les organisations syndicales représentatives des salariés. Le mail daté du 25 novembre - 18h39, de Gilles Lebrun concernant les AGC/RGC, s'il se veut rassurant pour la population concernée, ne règle en rien les problèmes liés à : - Niveau des effectifs de la Banque commerciale BDD. - Problèmes liés à la charge de travail qui serait inévitablement reportée sur le point de vente dans le cas où un AGC ou RGC rejoindrait un poste d'accueil. - Problème lié à la suppression des 10 postes d'AECP que ce soit pour les salariés occupant ces emplois actuellement, où en terme de report de la charge de travail. Dans l'attente de vos réponses, Veuillez agréer, Monsieur le président l'expression de nos sentiments distingués. Paris, le 26 novembre 2011 Thierry Oligo CGT - Annie Dufetelle SU/UNSA - Martine Desaules SUD"

 

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