En marche vers la « dictature sanitaire » ?

Dans ce texte je souhaite démontrer les écarts, la rupture, l'inadéquation entre les discours, les mesures adoptées par le gouvernement et la réalité des faits, tels qu'ils sont exposés par l’INSEE. À la fin de la lecture me voilà apaisé, y compris dans mon territoire de Saint-Pierre-et-Miquelon.

D’abord la réalité de l’évolution de la mortalité en France :

Commentaires de l’INSEE :

« Si le nombre de décès augmente globalement en France de 1 % sur la période du 1ᵉʳ mai au 21 septembre 2020 par rapport à la même période de l’an passé, la hausse ne concerne en fait que les personnes âgées de 65 à 74 ans (+ 4 %). Le nombre de décès est globalement stable pour les 75 ans et plus (+ 0,5 %). Il diminue chez les moins de 65 ans, en particulier chez les plus jeunes. L’évolution est de – 8 % chez les jeunes de moins de 25 ans et de – 4 % pour les personnes âgées de 25 à 49 ans. Une baisse est également constatée chez les 50-64 ans (- 1,5 %).

La hausse de la mortalité ne concerne QUE les personnes âgées de 65 à 74 ans ! S’agit-il de la population qui fréquente le plus les bars, les salles de sport ?

Le commun des mortels que je suis, a du mal à comprendre les raisons qui poussent un gouvernement à jouer la peur contre la réalité. Est-ce pour placer la population en état de soumission durable ? (voir mon dernier article sur « la servitude volontaire comme un état de nature »)

En tout état de cause, d’autres voix s’élèvent contre ce que le Professeur Perronne qualifie de « dictature sanitaire ». Dans une tribune pour le Parisien, 35 chercheurs, universitaires et médecins, dont Jean-François Toussaint et Laurent Mucchielli, critiquent la communication du gouvernement sur la crise du Covid, qu’ils jugent trop anxiogène. (voir ICI)

Extrait : « Nous, scientifiques et universitaires de toutes disciplines, et professionnels de santé, exerçant notre libre arbitre et notre liberté d’expression, disons que nous ne voulons plus être gouvernés par et dans la peur….C’est pourquoi nous appelons les autorités politiques et sanitaires françaises à cesser d’insuffler la peur à travers une communication anxiogène qui exagère systématiquement les dangers sans en expliquer les causes et les mécanismes….»

Dans un entretien à SUD-Radio (ICI), le Professeur Perronne enfonce le clou : «On nous prépare la dictature sanitaire aujourd’hui et tout ça me choque énormément». «La France qui était le pays des droits de l’homme devient le pays de la dictature et ça choque énormément de médecins de partout, en Asie, en Afrique, en Europe,» … « Les gens ont beaucoup plus peur aujourd’hui qu’en mars-avril, alors que ça ne va pas si mal. C’est quand même inquiétant pour notre démocratie ! Où est la parole vraie ?»

Pour le Professeur Toussaint, effectivement, la progression du virus est 40 fois moins importante qu’en mars. Pour lui, l’augmentation de la positivité des tests est une bonne chose et démontre que de plus en plus de personnes portent le virus ce qui va permettre progressivement une immunité collective, sans constater en parallèle une augmentation du nombre de décès. En fait, dit le Professeur Toussaint et bien d’autres, bon nombre de décès sont attribués au COVID alors qu’en fait ce sont des patients qui meurent d’une autre pathologie et qui sont, comme des millions de Français porteur du virus. Mais le virus n’est pas la cause du décès. La réalité des chiffres publiés par l’INSEE et reproduit ci-dessus confirme cette affirmation.

Que penser de tout ceci ?

Si la seule source d’information reste les journaux télévisés et la communication gouvernementale, il n’y a plus qu’à s’isoler du monde, à rester chez soi, ou à partir au boulot la boule au ventre, par peur de mourir du postillon de l’autre et des contacts avec les surfaces touchées qui seraient porteuses du virus mortel !

Pour vivre normalement il est important de quitter un peu les journaux télévisés des grandes chaines pour prendre le temps d’observer la réalité des faits. Le nombre de décès augmente globalement de 4% pour les personnes âgées de 65 à 74 ans (+ 4 %). Le nombre de décès est globalement stable pour les 75 ans et plus. Ces chiffres de l’INSEE permettent d’en déduire deux observations :

  • 1- Chez les personnes de 65 à 74 ans la mortalité due à la COVID-19 est de 4% de toutes les causes de décès en France !
  • 2- Au delà de 75 ans, la COVID-19 n’augmente pas le taux de mortalité.

Toujours selon l’INSEE, en France, le nombre de décès annuel est de 600 000. Le nombre de décès journaliers est en général compris entre 1 500 en été et 1 800 en hiver, mais il peut dépasser 2 000 lors des pics de grippe saisonnière (comme en janvier 2017, avec 2 200 décès par jour en moyenne). L’INSEE note une surmortalité depuis le début de la pandémie de 1%, ce qui représente donc environ 6 000 décès qui seraient liés à la COVID et non 33 000 comme l’annonce Santé Publique France.

Enfin, si l’on observe ci-dessous cette dernière courbe de l’INSEE, il est facile de comprendre que le nombre de décès quotidien revient à la normale lorsqu’il est comparé aux deux années précédentes. L’automne et l’hiver vont enregistrer un nombre de décès supérieur aux autres mois de l’année ce qui est la normalité.

Est-ce que tout ceci mérite un couvre-feu ? La fermeture des bars, restaurants, salles de spectacle, salles de sport, etc. ?

En relisant mon texte je me sens apaisé et je vais pouvoir sortir pour profiter du temps qui passe, pour inspirer à pleins poumons la liberté de vivre.

__________

Dans mon territoire à Saint-Pierre-et-Miquelon, qui ne connaît aucun cas positif depuis la fin septembre,

Le sénateur de l’archipel, compte tenu de ces informations anxiogènes de la métropole, a demandé, pour les personnes entrant dans le territoire, le retour à la « septaine » obligatoire un test à la sortie pour protéger les habitants de l’archipel. Ainsi, il ne serait plus utile d’imposer le port du masque dans les espaces publics, chacun restant libre de le faire ou pas, en pleine conscience. C’est en quelque sorte, un retour à la vie normale qui placerait la population à l’abri de ce contexte, régional et national anxiogène.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.