Billet de blog 30 nov. 2021

Cher Monsieur vacciné,

Sur ma page Facebook, je publiai une vidéo apaisante sur la situation actuelle en Suède. Sans masque, sans confinement, sans pass-sanitaire, sans fermeture d’école, elle obtient des résultats comparables à ceux de la France. Vous me posez la question suivante : « Combien de cadavres vous faudra-t-il avant que vous changiez d’avis une fois pour toutes ? ». Je viens par la présente vous répondre.

Denis Garnier
Conseiller social - Polémiste, auteur, blogueur
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Monsieur,

En mars 2020, au début de l’épidémie, je n’avais aucun a priori sur la situation et sur les mesures à prendre les plus adaptées. Dès le lendemain des élections municipales, j’ai respecté le confinement. J’ai présenté comme chacun, mon attestation de sortie aux gendarmes dans le kilomètre qui me séparait de mon domicile. J’ai respecté toutes les consignes données, les gestes barrières, etc. Depuis le contexte a évolué.

Vous m’assénez vos certitudes alors permettez-moi de vous distiller mes doutes.

La vaccination a débuté fin mars 2021. Reconnue efficace à 95 %, le gouvernement lançait la campagne de vaccination avec ce slogan : « Vaccinez-vous pour vous protéger et pour protéger les autres ». Au bout de quelques semaines, il est vite apparu que des personnes vaccinées pouvaient être contaminées. Quelques semaines plus tard… qu’elles pouvaient transmettre le virus à d’autres. Le discours du gouvernement évolue par force, puisque le Premier ministre, doublement vacciné est lui-même contaminé.

Les 95 % d’efficacité vaccinale annoncée, tombe à moins de 50 % au bout de six mois. Ce constat imposerait une 3e dose, car les spécialistes précisent que les deux premières doses ne servent à rien si elles ne sont pas complétées par une troisième.

Comprenez mes doutes. Je constate aujourd’hui que les personnes vaccinées des deux premières doses après 6 mois, sont quasiment au même niveau de protection que les non-vaccinées. Il est donc loisible de se poser la question de l’utilité du vaccin. Pour le moment, la situation semble tourner à l’avantage des non-vaccinés. Certes, ils peuvent être contaminés et contaminer les autres, mais ils n’ont pas eu à prendre le risque des effets secondaires.

Pour justifier la 3e dose, le discours a changé. Il ne s’agit plus de se protéger et de protéger les autres, mais d’éviter les formes graves, sans préciser pour autant le niveau d’efficacité du vaccin dans le temps. Personne n’en sait rien puisqu’ils sont toujours en phase expérimentale (1). La 4e dose est déjà en perspective. Dans quelques mois ou semaines, le gouvernement expliquera aux personnes vaccinées avec 3 doses, que si elles ne font pas la 4e, les 3 premières n’auront servies à rien ! Et ainsi de suite ! La phase expérimentale de ces vaccins se confirme. Mes doutes s’accumulent.

Rien ne va plus ! Le niveau de protection contre les formes graves est rapidement démenti par les études publiées par le service statistiques du ministère de la Santé (DREES). La DREES, met en évidence qu’en effet, la majorité des hospitalisations pour Covid-19 chez les personnes de plus de 20 ans concernent des personnes vaccinées (635 contre 474), ainsi que pour les admissions en réanimation (177 contre 174) et les décès (95 contre 71). (Sciences et Avenir-24 novembre 2021). Il faut bien évidemment tenir compte du nombre supérieur de gens vaccinés pour tempérer ce constat, mais nous sommes bien loin de la protection à 95 % annoncée.

Enfin, l’ANSM chargée de surveiller les effets indésirables, au 19 novembre 2021, 8 mois après le début de la vaccination, relève en France 111 335 effets indésirables, dont 24 %, soit 26 720 personnes, présentent des formes graves. Vous savez comme moi, combien ce chiffre est sous-évalué ! Au 26 août 2021, l’ANSM comptabilisait avec les réserves d’usages, 1 223 décès susceptibles d’être liées aux vaccins.

Ces jours-ci, un nouveau variant venant de l’Afrique du Sud arrive.

Lorsque le 17 juillet de cette année, je publiais « 100 % des vaccinés sont les messagers potentiels des variants ! », vous avez crié au complot avec la meute. Un éminent spécialiste de la génétique moléculaire alerte dès 2020 et de façon très argumentée, sur les dangers de la stratégie vaccinale suscitée par l’OMS et les industries pharmaceutiques, et adoptée par la plupart des gouvernements du monde. Que disait-il entre autres ?

  • « En vaccinant massivement en période de pandémie, on crée une pression de sélection en faveur des variants. »
  • « Les vaccins génétiques font courir le risque d’augmenter l’apparition de variants par recombinaison. »

Depuis le début de la vaccination, nous allons de variants en variants et bientôt, il faudra subdiviser l’alphabet grec pour tous les nommer !

Vous comprendrez Monsieur, l’amplification de mes doutes. Pour montrer d’autres manières de procéder, j’expose la situation actuelle et factuelle de la Suède. Le pourcentage de personnes vaccinées est quasi identique à celui de la France. L’évolution de l’épidémie a suivi, à quelques nuances près, les mêmes courbes, même si depuis quelques mois la Suède semble plus performante en termes de résultats pour lutter contre l’épidémie. Ces derniers sont obtenus, sans masque, sans confinement, sans pass-sanitaire, sans fermeture d’école et de classe, etc. Je suis légitimement troublé, d’autant plus, que les chiffres publiés par santé Publique France affiche un taux d’incidence 8 fois supérieur au taux réel (ICI). Troublant !

Je souhaite contenir mes doutes. J’attends les résultats de cette 3e dose, son niveau de protection et son efficacité sur les variants présents et à venir. Elle n’était pas dans le contrat initial ! Faut-il la faire ? Faut-il attendre ? Je n’en sais rien ! Je doute !

Je suis d’autant dubitatif qu’il existe aujourd’hui des traitements non-expérimentaux qui ont démontré leur efficacité, par exemple en Inde, ou au Sénégal, pays dans lesquels l’épidémie a quasiment disparu sans vaccin.

Donc, Monsieur, il ne m’amuse pas d’habiter un pays qui préfère le verdict d’un test à l’ordonnance d’un médecin. Oui, je suis révolté ici, par une obligation vaccinale imposée à des personnes qui passent leur vie professionnelle à se porter au chevet des autres et peut-être de vous-mêmes. Il m’est insupportable de voir ces personnes suspendues, privées de rémunération pour exprimer leurs doutes sur l’efficacité de vaccins dont les résultats ne cessent d’être remis en cause au fil des mois. Comment accepter cela après les félicitations pour avoir fait front à la première vague dans des hôpitaux qui manquent de tout ?

Voilà, Monsieur l’ignominie des élites que vous soutenez et tout ceci, sans noter de résultat différent avec ceux de la Suède que je cite, mais aussi avec bien d’autres pays. Toutes ces contraintes, toutes ces mesures coercitives, pour rien !

Chacun fait ce qu’il veut en fonction de ses connaissances, des risques qu’il estime encourir et du degré de confiance qu’il accorde aux ombres qui nous gouvernent. Je ne sais rien de ce qui peut arriver. Je préfère consulter un médecin pour me soigner que d’écouter un gouvernement qui ne cesse de modifier son ordonnance avec des remèdes qui sont pires que le mal !

Je vous retourne donc votre question : « « Combien décès vous faudra-t-il avant que vous changiez votre regard sur la réalité ? »

Prenez soin de vous. Traiter vos certitudes pour alimenter vos doutes et nous nous rejoindrons peut-être.

Cordialement,

__________

(1) la pharmacovigilance organisée autour des médicaments expérimentaux (vaccins) contre la COVID-19 relève du : « RÈGLEMENT (UE) 2020/1043 DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL du 15 juillet 2020 relatif à la conduite d’essais cliniques avec des médicaments à usage humain contenant des organismes génétiquement modifiés ou consistant en de tels organismes et destinés à traiter ou prévenir la maladie à coronavirus (COVID-19), ainsi qu’à la fourniture de ces médicaments »

Le titre parle de lui-même.

__________

Complément : « Comment la Suède démontre l’inefficacité des principales mesures sanitaires »

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