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Le Club de Mediapart jeu. 5 mai 2016 5/5/2016 Dernière édition

De fil en aiguille : par où passe le chas

Impossible de passer les silences d’Avignon.

 © Cinéastes en colère © Cinéastes en colère

La Tribune d’Arnaud Montebourg, LA CULTURE EN OTAGE, sur Libération du 17 août [2011] interpelle largement sur la question des arts et de la culture. Je cite auparavant ses propositions, sachant bien que non seulement les festivals, comme Avignon, mais les structures également, et les institutions de formation, qu’elles soient nationales ou locales, se trouvent à devoir se situer face aux légitimes questions qui se découvrent dans ces lignes :

 

 

« Je propose donc une taxation culturelle sur les industries de la culture, par des centimes prélevés sur les bénéfices publicitaires des télévisions privées, les profits gigantesques des fournisseurs d’accès à internet et les produits industriels diffuseurs de culture comme ceux d’Apple. Ces prélèvements opérés par Bercy devront être explicitement réaffectés à la création artistique et à sa diffusion sur les territoires. Ce financement inédit, moderne et juste témoigne d’une vision responsable et généreuse, face à une économie qui doit participer à la création dont elle fait ses profits.

 

”Je propose la création de coopératives d’artistes, associant la population à la création, et les élus à la diffusion, développées sur tout le territoire, à partir des initiatives existant sur le terrain, comme nouvelle étape de la décentralisation culturelle, car un pays qui se rebâtit est un pays qui mise sur ses créateurs, et les encourage en tous domaines.

 

”Je propose l’instauration d’un prix unique de la culture, à l’image du prix unique du livre en 1981, déployé, dans tous les établissements publics, afin de renouer avec les intuitions fondatrices des pionniers de la décentralisation culturelle : Si la culture est un « service public », comme l’eau, le gaz ou l’électricité, il est nécessaire que son coût reste modeste, donc accessible, comme cela se passe lorsqu’on va à la piscine ou à la patinoire municipale. En clair, pour la culture, dans tous cas une entrée inférieure à dix euros.

 

”La relance et la généralisation du « projet des Arts à l’Ecole », de la maternelle à l’université. Pour réussir l’intégration de l’art et de la culture dans l’éducation nationale, nous mettrons en place de véritables binômes artistes/enseignants, qui travailleront ensemble à l’année, dans chaque établissement.

 

”Enfin, la construction d’un véritable parcours professionnel pour les artistes de toutes disciplines. Nous devons en effet avoir le courage de régler la crise (continue) de l’intermittence. Des dizaines de milliers d’intermittents sont sortis du système (une sorte de licenciement de masse invisible), et il s’agit de redéfinir le statut de l'artiste dans notre société qui a besoin de création, en préservant l’esprit de l’intermittence : ils doivent pouvoir alterner des phases d’activité de production, de gestation, de réflexion et de recherche.

 

”Il est donc urgent d’ouvrir le débat, avec l’ensemble des protagonistes, en posant un certain nombre de questions cruciales : comment continuer à développer l’incroyable énergie que l’intermittence a su développer pendant de nombreuses années, avant la crise de 2003 ? Comment préserver et retrouver cette liberté, unique au monde, qui a su placer les artisans de la culture au cœur des enjeux de notre société ? Dans le contexte actuel, cet esprit de liberté au service d’une mission publique et citoyenne doit maintenant trouver d’autres règles et d’autres formes. À nous de les construire ensemble. »

 

 

La situation d'extrême précarisation s’est accentuée, au fil des mesures gouvernementales, résolument pro-patronales, jusqu’à la précarité, qui n’a été qu’en s’aggravant pour les professionnels (voir les informations mises à jour des intermittents et précaires d’IdF, compte tenu de l’expulsion de leurs locaux, cet été) : les systèmes de division du travail ont ainsi divisé les travailleurs entre eux, et l’intermittence s’est installée souvent dans les contrats renouvelés, rendant permanente une situation pourtant temporaire. Les permittents se rencontrent dans le corps des enseignants, qui, malgré de grands travaux reconnus de tous au bénéfice de tous, restent vacataires, autant dire : sur un siège éjectable.

Quelques rappels dans l’actualité récente : – Les intermittents pointés du doigt ; – Intermittents, faites le point, par Aymeric Guilluy ; – Le statut honteux dont personne ne veut parler : intermittents du spectacle, par ACTU.COM ; – Point de vue AFDAS sur l’intermittence...

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Tous les commentaires
  • 23/09/2011 21:08
  • Par JJMU

La mise en page Drupal est une horreur.

Qu'il s'agisse de coupé-collé, passe encore, on peut comprendre que l'administration ne veuille pas donner la tâche facile au plagiat, mais quand on cherche à ordonner très légitimement sa propre pensée, soi-même, et que la technique ne suit ni les passages à la ligne, ni les liens, ni les soulignements, les italiques ou les citations entre guillemets, là, franchement, on se dit que quelque chose ne tourne pas rond dans le monde des blogueurs.

Jean-Jacques M’µ

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Édition de livres, poésie engagée, littérature, éducation populaire, enseignement, formation, stages, ateliers d'écritures, théâtre de l’opprimé
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