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Billet de blog 28 mars 2022

« Dérive transméditerranéenne : une soixantenaire indigne ».   Partie V

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« Dérive transméditerranéenne : une soixantenaire indigne ».                          

                                     1962- 2022                                     Partie V                                                                                                            

Durant la guerre d’Algérie, Camus fut ulcéré par les manipulations des uns et des autres qui s’évertuaient à broder à hue et à dia pour détourner encore et toujours les yeux de l’opinion du problème de fond de l’Algérie française : l’injustice faite aux musulmans.

 Témoin de son époque, Il écrivait, en 1958, dans sa dernière édition des Chroniques Algériennes » [1] : « Si grave et si urgente que soit la pénurie économique dont souffre l'Afrique du Nord, elle n'explique pas, à elle seule, la crise politique algérienne. Si nous en avons parlé d'abord [dès 1938], c'est que la faim prime tout. Mais, à la vérité, le malaise politique est antérieur à la famine. Et lorsque nous aurons fait ce qu'il faut pour alimenter la population algérienne, il nous restera encore tout à faire. C'est une façon de dire qu'il nous restera à imaginer enfin une politique. (…). Mais la politique algérienne est à ce point déformée par les préjugés et les ignorances que c'est déjà faire beaucoup pour elle, si l'on en présente un tableau objectif par le moyen d'une information vérifiée (…) J'ai lu dans un journal du matin que 80% des Arabes désiraient devenir des citoyens français. Je résumerai au contraire l'état actuel de la politique algérienne en disant qu'ils le désiraient effectivement, mais qu'ils ne le désirent plus. Quand on a longtemps vécu d'une espérance et que cette espérance a été démentie, on s'en détourne et l'on perd jusqu'au désir. C'est ce qui est arrivé avec les indigènes algériens, et nous en sommes les premiers responsables ».

« Depuis la conquête, il n'est pas possible de dire que la doctrine française coloniale en Algérie se soit montrée très cohérente. J'épargnerai au lecteur l'historique de ses fluctuations depuis la notion de royaume arabe chère au second Empire, jusqu'à celle d'assimilation arabe [12]. C'est cette dernière idée [l’assimilation] qui, en théorie, a fini par triompher. Depuis une cinquantaine d'années [voir les propositions Blum/Violette], le but avoué de la France en Afrique du Nord était d'ouvrir progressivement la citoyenneté française à tous les Arabes. Disons tout de suite que cela est resté théorique. La politique d'assimilation a rencontré en Algérie même, et principalement auprès des grands colons, une hostilité qui ne s'est jamais démentie (…) ».  « La France devait dire clairement si elle considérait l'Algérie comme une terre conquise dont les sujets, privés de tous droits et gratifiés de quelques devoirs supplémentaires, devaient vivre dans notre dépendance absolue, ou si elle attribuait à ses principes démocratiques une valeur assez universelle pour qu'elle pût les étendre aux populations dont elle avait la charge ». « La France, et c'est à son honneur, a choisi. Ayant choisi, et pour que les mots aient un sens, il fallait aller jusqu'au bout. Des intérêts particuliers se sont opposés à cette entreprise et se sont essayés à arrêter l'histoire. Mais l'histoire est toujours en mouvement et les peuples évoluent en même temps qu'elle. Aucune situation historique n'est jamais définitive. Et si l'on ne veut pas adopter l'allure de ses variations, il faut se résigner à la laisser échapper. C'est pour avoir ignoré ces vérités élémentaires que la politique française en Algérie est toujours de vingt ans en retard sur la situation réelle. Un exemple fera comprendre la chose.  En 1936, le projet Blum-Violette a marqué le premier pas fait en avant, après dix-sept ans de stagnation, vers la politique d’assimilation. Il n'avait rien de révolutionnaire. Il revenait à conférer les droits civiques et le statut d'électeur à 60 000 musulmans environ. Ce projet, relativement modeste, souleva un immense espoir parmi les populations arabes. La quasi-totalité de ces masses, réunies dans le Congrès Algérien, affirmait alors son accord. Les grands colons, groupés dans les Délégations Financières et dans l'Association des Maires d'Algérie, opérèrent une telle contre-offensive que le projet ne fut même pas présenté devant les Chambres. Ce grand espoir déçu a naturellement entraîné une désaffection aussi radicale. Aujourd'hui, le gouvernement français propose à l'Algérie l'ordonnance du 7 mars 1944, qui reprend à peu près dans ses dispositions électorales le projet Blum-Violette. Cette ordonnance, si elle était appliquée réellement, donnerait le droit de vote à près de 80,000 musulmans [pour une population indigène de 9 Millions]. Elle accorde aussi la suppression du statut juridique exceptionnel des Arabes, suppression pour laquelle les démocrates de l'Afrique du Nord ont lutté pendant des années.

L'Arabe n'était en effet soumis ni au même code pénal que le Français, ni aux mêmes tribunaux [il relevait du code de l’indigénat]. Des juridictions d'exception plus sévères et plus expéditives le maintenaient dans une sujétion constante. L'ordonnance a supprimé cet abus et cela est un grand bien.

Mais l'opinion arabe, qui a été douchée, reste méfiante et réservée, malgré tout ce que ce projet comporte de bienfaisant ». « [Ce]projet qui aurait été accueilli avec enthousiasme en 1936, et qui aurait arrangé bien des choses, ne rencontre plus aujourd'hui que méfiance. Nous sommes encore en retard. Les peuples n'aspirent généralement au droit politique que pour commencer et achever leurs conquêtes sociales. Si le peuple arabe voulait voter, c'est qu'il savait qu'il pourrait obtenir ainsi, par le libre exercice de la démocratie, la disparition des injustices qui empoisonnent le climat politique de l'Algérie.  Il savait qu'il ferait disparaître l'inégalité des salaires et des pensions, celles, plus scandaleuses, des allocations militaires et, d'une façon générale, de tout ce qui le maintient dans une situation inférieure. Mais ce peuple semble avoir perdu sa foi dans la démocratie dont on lui a présenté une caricature » [1].

Camus lutta pour plus de justice en Algérie ; il affronta le lobby colonialiste dès 1938. L’exil fut sa punition.

Camus évoquant ce qu'il y avait de légitime dans la revendication des musulmans d’Algérie écrit [1] : « [cette revendication] a raison, et tous les Français le savent, de dénoncer et de refuser :  le colonialisme et ses abus, qui sont d'institution ; le mensonge répété de l'assimilation toujours proposée, jamais réalisée, mensonge qui a compromis toute évolution à partir de l'institution colonialiste. Les élections truquées de 1948 en particulier ont à la fois illustré le mensonge et découragé définitivement le peuple arabe. Jusqu'à cette date les Arabes voulaient tous être français. À partir de cette date, une grande partie d'entre eux n'a plus voulu l'être ; l'injustice évidente de la répartition agraire et de la distribution du revenu (sous-prolétariat) (...) ; l’attitude souvent méprisante ou désinvolte de beaucoup de Français, développement chez les Arabes (…) du complexe d'humiliation qui est au centre du drame actuel(…) ; les événements de 1945 auraient dû être un signal d'alerte : l'impitoyable répression du Constantinois [ on donne la date du 8 mai 1945  , mais en réalité cette répression a duré de mai à septembre 1945] a accentué au contraire le mouvement anti-français(…) ; les autorités françaises ont estimé que cette répression mettait un point final à la rébellion : [la suite montra que ce n’était là qu’un] signal de départ ».

« Il est hors de doute que la revendication arabe, sur tous ces points qui ont, en partie, résumé la condition historique des Arabes d'Algérie, jusqu'en 1948, [date des élections massivement truquées par l’administration Naegelen] est parfaitement légitime. L'injustice dont le peuple arabe a souffert est liée au colonialisme lui-même, à son histoire et à sa gestion ».

Dans un moment de rage et de peur pour son monde, menacé par ceux qui, selon lui, avaient renoncé à exercer leurs responsabilités pendant qu’il en était encore temps et qui pointaient déjà du doigt le nouvel « agneau émissaire » à immoler sur l’hôtel de leur fiasco, Camus écrivait en 1958 [1] « Il y a eu sans doute des exploiteurs en Algérie, mais plutôt moins qu'en métropole et le premier bénéficiaire du système colonial est la nation française tout entière. Si certains Français considèrent que, par ses entreprises coloniales, la France (et elle seule, au milieu de nations saintes et pures) est en état de péché historique, ils n'ont pas à désigner les Français d'Algérie comme victimes expiatoires (« Crevez, nous l'avons bien mérité ! »), ils doivent s'offrir eux-mêmes à l'expiation. En ce qui me concerne, il me paraît dégoûtant de battre sa coulpe, comme nos juges-pénitents, sur la poitrine d'autrui, vain de condamner plusieurs siècles d'expansion européenne, absurde de comprendre dans la même malédiction Christophe Colomb et Lyautey. Le temps des colonialismes est fini, il faut savoir seulement en tirer les conséquences ».

Néanmoins, Camus n’était pas pour l’indépendance de l’Algérie, rappelons-le. Le cœur humain étant ce qu’il est, dans le contexte d’injustice de l’époque, maintenue avec bonne conscience par les uns, et vécue comme une humiliation de chaque instant par les autres, indépendance signifiait, pour lui, l’exil massif des pieds-noirs. Contre l’espoir insufflé par les accords d’Evian, l’OAS, par sa politique de « la terre brûlée » (au propre comme au figuré), donna raison au pessimisme du grand homme.

De la division du nationalisme algérien. Naissance du FLN le 1er novembre 1954.

« Le mythe du peuple homogène a été défendu, dès les années 1940 par tous ceux qui établissaient une cloison étanche entre les antagonismes sociaux et les conflits politiques ». En effet, le tribalisme résiduel empêchait la cristallisation de l’idée de nation algérienne. Les massacres de masse, consécutifs au 8 mai 1945 et au 20 août 1955, mais surtout la politique de regroupement des populations à partir de 1957, aboutirent à l’inattendu : la fin du tribalisme et l’agrégation d’un peuple autour d’une idée, l’indépendance. En effet, Le FLN/ALN    était comme un poisson dans l’eau parmi la population rurale qui subvenait à ses besoins. La guerre révolutionnaire, selon Mao-Tsé-Toung, avait séduit beaucoup d’officiers, vétérans de la guerre   d’Indochine : ils entreprirent alors « de priver le poisson de son eau » : c’est ainsi que l’Algérie rurale fut concentrée dans des camps à la périphérie des villes et villages gardés par des miradors. Bref, en voulant casser la résistance, la France souda une nation contre elle. Constantin Mélník (services spéciaux du Premier Ministre Michel Debré) témoigna beaucoup plus tard, qu’à cette époque (1960) l’équation Algériens= FLN était vérifiée.

Nota : les peuples qui ont gardé des structures tribales (Ecosse, Irlande, Lybie, etc…)  ont été toujours dominés : selon O’Connell , le temps gaspillé en palabres pour mettre d’accord les différents clans minait leur chance de vaincre.

De 1937 au 1er novembre 1954, par volontarisme, l’idée de peuple, de masse populaire s’installa petit à petit « le peuple ayant été sacralisé et transformé en masse, ses divisions sont imputées aux courants réformistes qui prônent l’aménagement du système colonial (…) De 1937 à 1954, le messalisme a prôné une tactique des alliances inspirée du Léninisme. Seul à défendre le principe de l’indépendance, il considère tous les anticolonialistes, y compris les communistes, comme des alliés potentiels qu’il faut amener sur des positions plus avancées tout en démasquant aux yeux du peuple leur tendance au compromis. Cette revendication de l’hégémonie sur des formations appelées à s’effacer à terme du fait de leurs objectifs limités résulte de l’identification du destin du PPA et de celui de l’Algérie ». [1].

Dès le début des années 50, « l’impossibilité pour le PPA-MTLD de s’entendre avec les Uléma et l’UDMA, l’accule à chercher l’union avec les communistes ». Mais ces derniers refusaient l’idée d’indépendance. En 1952, une fraction du comité central du PPA, remit en cause la tactique messaliste des alliances. Ces centralistes comme on les surnomma par la suite voulaient mettre en place un Congrès National Algérien (CNA), composé d’organisations indépendantes et de personnalités dont le rôle serait de définir les voies et moyens de l’émancipation de l’Algérie. Leur projet reconnaissait la diversité des besoins et des intérêts. [1].

 Au cours d’une session du Comité Central du PPA consacrée au problème de l’insurrection ( décembre 1948) Aït Ahmed  dénonça : «  (…) les réformistes  ( parmi lesquels il rangeait Ferhat Abbas et le chef de file des ‘uléma , Brahimi ) préconisent une politique par étapes , une ligne faite de compromis et de réaménagement progressif des structures coloniales.(…) nous portons contre les réformistes l’accusation d’alliés du colonialisme qui remettent en cause le but de l’indépendance en pratiquant le défaitisme et la mystification( …) depuis les truquages éhontés des élections [d’avril 1948 par Naegelen], au vu de la de la répression qui a suivi et précédé les truquages , le peuple algérien dans son ensemble a découvert le caractère dérisoire du réformisme basé sur la légalité coloniale(…).Continuer à nous battre sur le terrain choisi par le colonialisme , par des moyens choisis par lui , et à des échéances choisies par lui naturellement , c’est renoncer à toute stratégie et accepter d’être manœuvrés ».

De 1946 à 1950, les réformistes du PPA s’abritèrent derrière l’autorité de Messali, adversaire du boycott des élections, pour multiplier les obstacles à la préparation de l’insurrection.  [1]. [1]. Mohammed Harbi, la guerre commence en Algérie, Editions complexes, la Mémoire du siècle 1954.P. 160, P.161, P.162

Nous retiendrons de tout ceci, qu’au-delà de leurs désaccords, les partis d’avant le 1er novembre 1954, jouaient la carte de la participation démocratique et de la non-violence.

Camus précisa, (en 1958, peu de temps après « la bataille d’Alger ») sa position et renvoya dos-à-dos les tenants de la répression tous azimuts, versant volontiers dans la torture, et le FLN pour ses attentats aveugles contre les civils (français et musulmans, précise-t-il).

Rappelons, par honnêteté, que le mal gangrénait le pays depuis des lustres ; or le FLN n’existait que depuis le 1er Novembre 1954. A cette date, il remplaça définitivement le CRUA (organisation provisoire fondée par les « historiques » pour préparer l’insurrection) ; certains de ses éléments provenaient de l’O.S. messaliste.

Les autres obédiences du nationalisme algérien (leur création, remonte au début des années 20 pour la plus ancienne), comme cela vient d’être exposé ci-dessus, avaient préféré la non-violence pour parvenir à leurs fins. C’est justement la non-violence, estimaient les fondateurs du FLN, qui a rendu les choses compliquées pour la lutte armée, en particulier après la fin de la guerre d’Indochine. C’est pour cette raison que le FLN court-circuita ses aînés messalistes le jour de la Toussaint 1954 : il en résulta une guerre fratricide sanglante opposant le FLN au MNA).

La guerre d’Algérie fut une triple guerre : une guerre coloniale et deux guerres civiles l’une franco-française et l’autre algéro -algérienne. Les civils ont payé un lourd tribut – des partisans de Messali Hadj, à Melouza, des familles européennes de la mine d’El Alia à Fifila (20 août 1955 [1]), les paysans musulmans soupçonnés de collaboration avec le FLN/ALN…

Quoi qu’il en soit, ceux qui, aujourd’hui, n’ont que le mot « repentance » à la bouche, ont, manifestement, lu Camus, leur adversaire d’hier. Ils n’ont retenu, malheureusement, que ce qui nourrit leur propagande. Comme dans un délire paraphrénique, Ils réitèrent les mêmes erreurs du passé ; avec cette différence essentielle : aujourd’hui, le coin, que ces irresponsables martèlent, s’enfonce entre la France et ses enfants, ses « bâtards culturels ».

[1] moins d’un an après le début de la guerre d’Algérie, Mourad Didouche, (un des 6 dits historiques, fondateurs du FLN) chef de la willaya 2 (Constantinois) fut tué lors d’un accrochage aux environs de Candé-Smendou (aujourd’hui Smendou, tout court). Les maquis de la willaya 2 ne parvenaient pas à recruter des djounouds et, partant, végétaient. Et pour cause ! L’est algérien avait été particulièrement affecté par la répression de mai à septembre 1945 ; la population encore échaudée n’osait pas rejoindre la lutte armée. Ziroud Youcef qui remplaça Mourad Didouche à la tête de la Willaya 2, eut alors l’idée de mettre en scène un « remake » des évènements du 8 mai 1945, en espérant qu’une nouvelle répression à grande échelle pousserait dans ses rangs les attentistes. Le massacre de Filfila scandalisa l’opinion européenne et mit Soustelle dans les mains de Benquet-Crevaux, maire de Philippeville, qui libéra les « talents » de Paul Aussaresses, lequel s’illustra dans la torture et la « corvée de bois » , comme il le confessa avant de mourir  [1]). [1] Paul Aussaresses, Services Spéciaux, Algérie 1955-1957, Perrin

La France, en proie à un réflexe de Pavlov, tomba dans le piège, comme l’escomptait Ziroud Youcef.   La guerre révolutionnaire estime que ce n’est pas celui qui tient le territoire qui gagne mais celui qui tient les foules. Or, La répression épouvantable qui suivit - dans tout le Constantinois- versa les foules ivres de vengeance dans le giron du FLN. C’est ainsi que la willaya 2 prit son essor.

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