DU "PROSÉLYTISME"

Des centaines de millions d'hommes professent aujourd'hui l'Islam. Une telle expansion, une telle ampleur historique. Un seul document peut, sans erreur de nature, de climat ni de proportions offrir une sorte de plus grand commun diviseur à cette réalité planétaire. Le Coran. Illusoire serait la prétention de contraindre cette richesse en ce qui ne pourrait être qu'inhumain schématisme." J. Berque

Il ne nous viendrait pas à l'esprit de stupidifier nos lecteurs* en subodorant qu'ils nous imputeraient un quelconque prosélytisme,

posture qui en dirait plus sur la morgue désespérée du missionné* morfondu que sur le destinaire, supposément épinglable, de ce sempiternel repassage d'ineptie.

Pour les (quelques) raisons suivantes: 

- Laissons ce tambour de "prosélytisation" aux histrions, relayeurs hurleurs, bêleurs, de tout acabit, qui s'en assourdissent, ayant pauvrement à faire pour eux-mêmes. 

- Si c'était le cas, cela concernerait les "musulmans" eux-mêmes qui, selon un commandement du Coran, auraient fort à faire à eux-mêmes, 

à se mieux s'affermir, se refonder, se reconstruire à la rigueur du faire, 

au renouvellement mélioratif de leur foi, par la constance de l'étude et l'observance du bel-agir. 

- Nous ne sommes en désœuvre d'élévation, au point  de nous abcéder à l'imbécillité d'oublieux oisifs, ces mulâtres d'âme qui auraient tellement, à, d'abord s'auto-missionner, guérir de leurs âcres lourds legs d'incompréhension militeuse, pour se dépêtrer de leur rets d'inimitié. 

- L'Islam, concluante clé de voûte du monothéisme et civilisation majeure de l'humanité (voir études et histoire occidentale) est expressément fondé sur le rationnel et le djihâd suprême الجهاد l'effort الإجتهاد c'est une constante tension d'intellection; son crédo : connaître l'Enseigneur de l'Homme Allâh [Al - El- Elohîm], Dieu [Deus de Deios] étant un débriefing  traductionnel; soit une exigibilité, une inextinguible quête de la connaissance.  

- La dette est immense et le déni s'y appariant, abrasivement reconduit, et, noyé, voire confinable aux vertigineuses galeries identitaires n'est en rien chagrinant, tellement l'ingratitude d'école qui s'y colle, ressortit plus d'un échec d'échange;

l'incapacitant orgueil de cuistrerie humaine, l'obtuse diagonale entravant au dialogue des cœurs encore à la mordacité de leurs cumul de taies. 

- La Coran étant la colonne inverbérable* de l'Islam à son triplice dimensionnel, Langue-Coran (Livre)- Civilisation,

il est dans l'ordre des choses, d'y consacrer autant de billets qu'il faudrait à son traitement, son Re-Lire * (au sens d'approfondie);

Nous ne parlons pas ici - ou aux périphéries - de l'Islam "politique" fourrière à tout-va, où n'importe quel allumé, bâté de magister, peut bidouiller à "son" parterre d'ouailles et de compères pucés. 

Cela n'a rien à voir avec un prosélytisme fantasmé, prêtable à qui veut bien l'entendre de basse oreille.

- Et puis, comme dit Jacques Berque, qui, rassurons gens de berges, fidèle enfant de Frenda (Algérie), éclairant accompagnant l'Islam toute sa vie, resta catholique "romain" jusqu'au terme de sa flamme. 

" Mais il n'est pas besoin d'être musulman pour être sensible à la beauté singulière de ce texte, à sa boulerversante plénitude, à sa valeur universelle." 

Ajoutant :

"Islam "de progrès", pourquoi ? Parce que Islam de toujours." 

Notes* Conçues en apostille E'M.C. 

1*) lecteurs, mot indissociable, sous notre plume, de l'acception dynamique, implicative, créative jusqu'à un certain point de co-lecteur 

2*) ou missionnaire ou désislamiseur. 

3*) inverbérable, sur une néologie de J. Berque.

4*) Re-lire, répétons-le, pensant sur pièce, au sens d'approfondissement, d'enrichissement allant de pair avec la compréhension nécessairement évolutive du Texte,

non pas dans le sens malbêtement escompté de refaire Le Livre, de s'en excuser comme le font d'aucuns dits "les nouveaux penseurs de l'Islam" qui champignonnent  tout gentiment penauds sur les plateaux;

non pas, surtout, dans le sens, sourdement espéré, de propagander à l'écuelle d'un club d'obtus, pour un Apocryphe qui seyable tel dévoiement d'attente; un télé-"bon musulman", c'est-à-dire un pitre, pigon de mire, mauvais musulman qui "rassure" Méduse de son "inocuité" aux cobras de clochers. 

5*) "Musulmans" notre guillemttage vise le côté nébuleux du générique amalgamable, puisqu'il y a des degrés de "Musulmans", finement hiérarchisés, "Croyants" dans le Livre, en fonction de l'effort, flèche de perfectibilité et d'efficience,

distinguant le musulman nombré, le recensable, du croyant en excellence à l'ourdissoir social*

5*) Le Prophète, rejetant d'être roi, à fondé l'Islam républicain à Médine (ce qu' "On" tait têtûment); Médine, c'est une République multi-ethnique, au cœur palpitant de l'Islam, avec sa charte de convivialité,  et ses accommodements évolutifs. 

Levminima de probité, voire de convenance, quand bien même formelle, quand on prétend s'intéresser à l'Islam ( de quelle façon ?) et, sous quel aspect...- fors citations scélérates, c'est de se "documenter", s'érudifier, autant dire s'y vouer, vu la richesse de l'Archive :

- Le Livre originel ou Descente à pible d'Allâh (ce n'est pas un gros mot !

C'est Son Nom dans la langue de Sumer qui donna Eloha - Elohîm, ne soyons donc pas strabique d'entendement...), de El, ou Âl, ou Ah, (l'un des Cents) le  ! que l'on prononce la bouche ouverte, Vocalise-Hapax comme à son dernier souffle, Â, voy'Ilant à l'Imprononçable, À... d'âme à son terme, ultime goutte de vie cueillie, convolant bouche ouverte en révérencieuse subjugation à l'absolue Présence, 

(Ceci étant une autre recherche! 

- La langue arabe, que les Arabes (c'est-à-dire les Poètes) appellent Lisân ! La Langue-Aiguille, à son Océan de combinaisons racinales, et de sporulations nuancées. 

                                      • 

- La Biographie de Mohammed, l'ultime Prophète universel (jusqu'à l'énième advenue messianique...)

Prosélytisme" s'écrie-ton, pseudopode pseudotés aux soupiraux de quelque cagnard média; que non !

ne nous permettons pas l'outillage de la malbêtise; n'est pas Libre-Croyant qui veut; c'est une grâce seigneuriale, on peut multiplier les doctorats et rester, conserve de coursive sévissant au criblage, discourtois, analphabète de son tonitruant dedans, bête prédatrice, singeant dieu(x) à multiplie de lois d'appareillage néo-esclavagiste, cuistrement affiché, noyée de logorrhée "libertaire"...

Et, aussi corriger, au moins, son orthographe avant de maquiser aux commentaires, s'instruire de sa "proie" pour, au moins, n'être en proie à soi...

"prosélytisme" que non, simplement, contagionneur d'excellence, à, au moins, l'entregent générant,

 disons nipponisant à cette façon ascensionnelle de "nous" intimer l'entre-nous inclusif des nations qui sémillent à leur miel sommital, fait d'abeilles diverses !

Causerions-nous, coi, au clos de cliche ? 

De cette inquiétante Causerie de crustacés tranquilles au rébus de leurs pinces, à quelles esgourdes ? 

"Nous" contaminant d'Âmicale ! 

                               •   •    •

- Relire le Coran, Jacques Berque, Albin Michel, 1993, 2012.

- Le Coran Essai de traduction, Albin Michel, Sindbad, 1990; Albin Michel, 1995, 2002. 

- Note : J. Berque, écrit Islam [Livre-Civilisation] en majuscule dans son Essai : Relire le Coran. 

                             E'M.C. 

 

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.