DICTIONNAIRE ENCYCLOPÉDIQUE DE L'ISLAM

L'aspect exotérique de la vérité sans dimension ésotérique, est une hypocrisie, et l'ésotérique sans l'exotérique une hérésie. C'est ainsi qu'au regard de la Loi, une simple conception formelle est mauvaise alors qu'une spiritualité seule est vaine. Al-Hujwirî, (Ghazni 900 - 1072 ou 1074 Lahore), Somme spirituelle (كشف المحجوب), considéré comme le premier Traité du soufisme. C.Glassé / NB - E'M.C.

DICTIONNAIRE ENCYCLOPÉDIQUE DE L'ISLAM © Cyril Glassé DICTIONNAIRE ENCYCLOPÉDIQUE DE L'ISLAM © Cyril Glassé

 

Unique dans l'édition française, cet ouvrage veut présenter sous la forme commode du dictionnaire encyclopédique, en un seul volume, tous les aspects fondamentaux tant de l'islam comme religion, que près d'un milliard (1) de femmes et d'hommes pratiquent aujourd'hui, que de l'Islam (2) comme civilisation, vieille de quatorze siècles. 

Ses 1500 entrées et ses innombrables renvois couvrent et réunissent les croyances, les pratiques, l'histoire et la culture du monde islamique. 

Le lecteur, musulman ou non, profane ou déjà chercheur, y trouvera exposés les pratiques religieuses et rituelles, les prières, les prophètes, les théologiens, philosophes, poètes et écrivains, les notions fondamentales et leurs controverses, les lois, les sectes et les peuples, les grandes dynasties et les principales figures historiques, les sciences, le calendrier et les institutions sociales, les lieux saints, les villes majeures ou encore les grands centres d'études. 

L'auteur, universitaire américain, musulman lui-même, a toujours tenté de privilégier les faits et l'histoire, donnant leur place aux multiples interprétations, sans jamais favoriser une vision plutôt qu'une autre;

en un mot, d'offrir au plus grand nombre le moyen objectif et chaleureux - de s'immerger, toujours plus intimement, au cœur d'un islam, trop souvent méconnu, craint parfois, que beaucoup vivent intensément, mais qui rarement laisse indifférent.

Quatrième de couverture. 

Dictionnaire encyclopédique de l'Islam de Cyril Glassé, Éditions originale Stacey International et Cyril Glassé, Londres, 1989;

Éditions Bordas, Paris, 1991; traduit et adapté de l'anglais par Yves Thoraval. 

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Américain d'origine russe, Cyril Glassé polyglotte en langues orientales (...) a eu l'idée d'écrire pour le grand public cultivé ce dictionnaire.

Bien que sunnite convaincu, l'auteur ne s'y montra pas partisan et accorda une large place au chiisme, aux sectes et courants dissidents de l'islam majoritaire. Ignaco Ramonet.

Le Monde diplomatique, janvier 1992. 

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    NOTE DU TRADUCTEUR-ADAPTATEUR 

Nous avons conservé, dans la mesure du possible, une transcription internationale des termes arabes (et persans) de manière à ce que les spécialistes et les lecteurs arabophones (ou persophones) puissent retrouver les mots, noms et concepts dans leur forme originale en caractères arabes :

ce qu'une translittération fantaisiste et/ou approximative, l'expérience le prouve continuellement, interdit.

Par ailleurs, il nous a semblé salutaire, pour une meilleure compréhension d'une civilisation différente des cultures occidentales (3) auxquelles la majorité des lecteurs potentiels se rattachent,

d'introduire des concepts et des notions tels qu'ils apparaissent dans les écrits et la mémoire des peuples ici concernés :

un Japonais ou un Arabe cultivé va-t-il "traduire", en étudiant l'histoire de la France ou du Christianisme

des notions comme "Tiers-État",

"Franc-Maçonnerie",

"Eucharistie",

"Cujus Regio",

"Charlemagne",

"Adventiste",

"Fille Aînée de l'Église",

"Primat des Gaules", etc. ?

Quant à "Mahomet", (4) par exemple, il nous a semblé naturel dans un ouvrage de bon niveau consacré à l'islam, de lui restituer la forme que les croyants (5) de cette religion (6) lui donnent"

(et que d'ailleurs, les langues européennes importantes comme l'anglais et l'allemand, lui ont conservée. 

Ce souci n'est en rien pédant ni "obscurantiste", 

Il prétend simplement témoigner d'un respect normal pour une culture différente mais proche (7) 

et... d'un discret souci pédagogique par une assimilation de concepts majeurs de cette culture, dans les termes qu'elle-même leur assigne. 

 

Notes, E'M.C. 

(1) Le "milliard"de musulmans (chiffre des années 1980)  doit être vu en hausse, aujourd'hui, malgré les dizaines de millions de morts musulmans, suite aux évènements - guerres suscitées  - bombing infini - migrations forcées - pertes de Territoires - naufrages en Méditerranée - etc.

(2) Un certain usage académique veut qu'on minusculise "islam" pour désigner la religion proprement dite, et qu'on emploie la majuscule pour désigner l'universelle civilisation musulmane. 

(3) et (7) "une civilisation différente des cultures occidentales" besogneux euphémisme pour une civilisation révolutionnaire majeure de l'Histoire de l'Humanité et décisive dans moult domaines. 

(4) "Mahomet" calembour calomnieux, de secte extrémiste judéo-arabe, jouant sur une substitution de voyelles, un bonneteau phonétique passant le "a" d'offuscation,  ou ablatif "a" d'aheurtement, vocalise rebroussant consonance au réfringere d'éclat, à son opiniâtre acception réfractive en lieu et place du "o" d'apothéose originel, Mohammed (Mohammed ou Muhammad en anglais, allemand, etc.), Hapax, pour l'époque, issant d'une racine arabe trilitère HMD, d'où fastigient Noms divins : Al-Hamid (Le Louangé) et Al-Mahmud (L'infiniment Glorifié, réverbérant en portée superlative, au prénom du Prophète signifiant " Le très Loué" ou l'Extrême Élu"; "ma" signifiant le contraire, le manque, l'ablat (en place d'oblat).

Notons que, même pour un "étranger" (ne s'agissant plus du Prophète), toute autre personne se prénommant Mohammed (du maçon au professeur -Arkoun, par exemple, est appelé Mohammed, soit Moammed. E'M.C. 

(4)' Voire autre cas, sur le prénom Mahieddine transcrit et usité - ignoramment- par nombre de personnes arabes et/ou berbères, comme on se continue un sobriquet infamant assez popularisé  (vivement interdit en Islam), Mahieddine étant une contraction nominale de Mahy et Dine (Effaceur de Religion), au lieu de l'original Mohyy et Dine qui veut dire le Vivificateur de Religion; prénom porté par l'un des plus grands mystiques de tous les temps, Mohieddine Ibn 'Arabî. E'M.C.

(5) et (6) "(...) la forme que les croyants de cette religion lui donnent", étrange formulation, le premier respect dû à qui que ce soit, c'est de l'appeler par son nom tel quel, Poniatowski, Déolinda, Ali, Rubinstein, etc. (indépendamment des diminutifs de proximisation convenus); on n'est pas obligé d'être (entre) croyants pour se respecter mutuellement à (nous) dire nos prénoms tels quels, sans que cela soit compris comme un cadeau comptable. E'M.C. 

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Choix, découpages, notes, revue de ponctuation, autre, E'M.C. 

 

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