Communiqué de l’UPC aprés l’emprisonnement de Jules Anama et Cie à Yaounde

UPC - MANIDEM (UPC DES FIDÈLES) APRÈS LE TRANSFÈREMENT DE JULES ANAMA ET CIE A LA PRISON CENTRALE DE KONDENGUI À YAOUNDE. Le 18 mai 2019, devant la poste centrale de Yaoundé, six (6) jeunes gens avaient été kidnappés par la police en civil du régime. Voici leurs noms : - Anama Jules Raymond - Ouemba Kuete Christian - Tokam Stanislas - Talla Jules Samuel - Mbakop Yannick - Dim Juliette Bih

Jules Anama. (Anciennement « El Pacho ») Jules Anama. (Anciennement « El Pacho »)

Le 18 mai devant la poste centrale de Yaounde. 1. Raymond Anama Jules (à gauche), 2. Dr. Wemba Christian, 3. Mbakop Yannick, 4. Mlle Tchuem Juliette, jeune étudiante anglophone, 5. Talla et 6. le  jeune Jean Stanislas TOKAM (sur la photo) vont passer leur deuxième nuit en détention dans les locaux de la direction nationale de la police judiciaire à Elig Essono-Yaoundé. Le 18 mai devant la poste centrale de Yaounde. 1. Raymond Anama Jules (à gauche), 2. Dr. Wemba Christian, 3. Mbakop Yannick, 4. Mlle Tchuem Juliette, jeune étudiante anglophone, 5. Talla et 6. le jeune Jean Stanislas TOKAM (sur la photo) vont passer leur deuxième nuit en détention dans les locaux de la direction nationale de la police judiciaire à Elig Essono-Yaoundé.

 

L’UPC - MANIDEM (Union des Populations du Cameroun - Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie)

« De El Pacho*, l'étudiant de l'université de Yaoundé II, SOA que j'étais en 2012, à l’activiste politique militant cadre de l’UPC - MANIDEM en 2018.

Notre seul objectif : davantage drainer les consciences vers le chassement et la transition politique. » Jules Raymond Anama, in billet de blog de septembre 2018 : « Les ombres qui pèsent sur la vie de Biya et qui veulent son départ »

Le 18 mai 2019, devant la poste centrale de Yaoundé, six (6) jeunes gens avaient été kidnappés par la police en civil du régime. Voici leurs noms :

- Anama Jules Raymond
- Ouemba Kuete Christian
- Tokam Stanislas
- Talla Jules Samuel
- Mbakop Yannick
- Dim Juliette Bih

Le 23 mai, deux (2) autres jeunes étaient arrêtés à Douala et emmenés à Yaoundé. Il s’agit de :
- Zebaze Takoubo Willy Hermann
- Kameni Wetchadji Aimé

Ces jeunes s’étaient retrouvés devant la poste centrale de Yaoundé à travers des échanges sur internet comme il y en a des milliers entre jeunes notamment.

Ils entendaient :

1) DEMANDER LA LIBÉRATION DES PRISONNIERS POLITIQUES, c’est-à-dire aussi bien de nos compatriotes arrêtés dans le cadre de la guerre dans le NOSO que de ceux qui l’ont été dans des manifestations pacifiques, notamment après l’élection présidentielle. Dans l’espoir qu’une telle mesure profitant à tous ceux qui sont derrière des murs des prisons et autres lieux de détention contribuera à la paix dans le NOSO et à la détente du climat politique ;
2) PROTESTER CONTRE LA VIOLATION DE LA LOI par les autorités mêmes qui sont chargés de la garantir. En interdisant systématiquement les manifestations pacifiques, soumises uniquement au régime de la déclaration comme l’a prévu le législateur, et en ajoutant à cela la brutalité contre des manifestants, comme cela est le cas tous ces derniers mois, l’Etat tord le cou à sa légitimité à travers ses agents dans les localités, et, en plus, il accroît la tension sociale ;
3) DEMANDER LE DROIT D’EXISTER LÉGALEMENT POUR L’UPC-MANIDEM, conformément aux deux ordonnances (1992 et 1993) de la Cour suprême et à la résolution de la Commission Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples (2016). Il est incompréhensible et étrange que l’UPC-MANIDEM soit le seul parti à qui la légalité est refusée, parmi presque 300 partis ayant accompli les formalités de légalisation dans ce pays !

Ces jeunes en détention depuis les 18 et 23 mai dans des conditions pitoyables, coupés de leur famille et absents de leurs occupations, viennent d’être placés sous mandat de dépôt à la prison centrale de Kondengui depuis hier, 24 juin 2019.
Par une ordonnance de mise en détention provisoire du Tribunal militaire de Yaoundé, ces jeunes sont inculpés, nous citons, de : « non dénonciation, révolution en complicité, propagation de fausses nouvelles, rebellions et usurpation d’un titre. »

Où allons-nous ?
Si le pouvoir de Biya voulait embraser tout le pays il ne s’y prendrait pas autrement ! Voici des jeunes qu’on a pris dans la rue, parlant de façon conviviale aux passants, sans armes, sans appel aux armes, qui n’ont fait aucune violence au moment de leur arrestation, ces jeunes donc sont depuis plus d’un mois derrière les barreaux et, devant le Tribunal militaire de Yaoundé, menacés de graves peines.

L’UPC-MANIDEM proteste énergiquement contre des méthodes qui relèvent de l’abus de pouvoir répété des autorités administratives et policières. Elles montrent bien que l’Etat Biya, ne sachant plus où il doit mener le pays après plus de trente années de n’importe quoi qui ne trompe plus grand monde aujourd’hui, espère réussir à enfermer les Kamerunais dans une dictature pour se donner une trentaine d’années encore avec les fils et les petits-fils des dirigeants actuels.

Ça ne se passera pas comme ça !
Arrêtez d’embêter les fils du peuple !
Laissez la paix au peuple kamerunais !

Nous demandons la libération IMMÉDIATE de Anama Jules Raymond, Ouemba Kuete Christian, Tokam Stanislas, Talla Jules Samuel, Mbakop Yannick, Dim Juliette Bih !

Douala le 25 juin 2019

Pour le Secrétariat de l’UPC-MANIDEM

Moutoudou Albert
Président
Bayémi André
Vice-Président
aux relations panafricaines et internationales
Chumchoua Penda
Secrétaire général

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