GANZ, GÉNÉRAL ISRAÉLIEN CRIMINEL DE GUERRE: CALVAIRE FOUISSANT CALVAIRE

Gantz, s’exemptant du calvaire de Gaza, invivable camp de concentration par l’évocation du camp de Bergen-Belsen, d’où la grand-mère est rescapée, afin de se soustraire à la justice internationale des «grands» criminels de guerre de l’histoire, ressortit de l’ignobilité la plus misérable qui soit & de surcroît, du fait même de son impunité, déteint, d’Israël, sur toute l’humanité- E’M.C.

Benny Gantz, ancien chef d’état major de l’armée israélienne 

et candidat aux élections, avec des intentions de vote comparables à celles de Benjamin Netanyahu 

fait l’objet d’un dépôt de plainte devant le Tribunal Pénal International de la Haye 

pour crimes de guerre à Gaza.

Et tout ce qu’il trouve à mettre de l’avant, 

c’est que sa mère est une rescapée du camp de concentration de Bergen-Belsen. 

La journaliste Amira Hass lui répond dans Haaretz.

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Gantz, fils d’une survivante de l’Holocauste, mentionne Bergen-Belsen

mais se garde bien de faire la moindre allusion au camp de concentration qu’est devenue Gaza.

Très souvent, Benny Gantz rappelle que sa mère est une survivante du camp de concentration de Bergen-Belsen. (...)

La mère du chef d’Etat-major de l’armée israélienne 

ne l’a certainement pas encouragé à cesser tout approvisionnement en nourriture aux habitants de Gaza.

(Piur clarifier les choses: Israël n’envoie pas de nourriture aux Palestiniens. 

Les Palestiniens de Gaza n’ont d’autre alternative que d’acheter au prix fort à des marchands et des producteurs israéliens, de quoi s’alimenter.)

Ainsi Israël est en capacité d’empècher tout approvisionnement de Gaza en denrées vitales, telle la nourriture, et tout autre produit de première nécessité. 

Ce qu’Israël a commis à maintes reprises. 

AMIRA HASS ; 

Ma mère était révoltée par les généraux, leurs guerres répétées contre les Paalestiniens,

avec, comme on sortirait son jocker au Casino,

l’utilisation éhontée des Juifs d’Europe exterminés par l’Allemagne nazie, pour justifier leurs actes. 

Si Gantz était un homme courageux, il irait de son propre chef à la Haye, devant les juges du tribunal néerlandais. 

(...)

Si Gantz en avait le courage, il quitterait son nouveau siège à la Knesset (ou son cabinet) 

pensant un jour ou deux et se présenterait à la Haye devant le demandeur Ismail Ziada.

Mais même si Gantz n’y va pas, deux trajectoires,

deux trajectoires de vie faites de déracinement, d’injustice et de traumatisme se croisent. 

L’Europe a clairement fait comprendre aux parents de Gantz, nés en Hongrie et en Roumanie, qu’ils étaient des indésirables.

En fait qu’ils ne méritaient pas de vivre. 

Ils ont pu survivre et sont arrivés dans ce pays. 

En Israël, nous sommes devenus les vainqueurs,  

et nous continuons à nous venger 

sur ceux qui n’ont rien à voir

avec l’extermination des Juifs d’Europe  

Gantz est né à Moshav Kafr Amin,

sur les terres du village palestinien en ruine de Qastina.

Les parents de Ziada sont nés dans le village de Faluja.

Des parties du Kyriat Gat sont construites sur ses terres. 

La distance entre Qastina et Faluja est de 82,2 kilomètres. 

La distance entre Faluja et le camp de réfugiés à Bureij, lieu de naissance de Ziada est de 40 kilomètres. 

En février 1949, conformément à l’accord de cessez-le-feu avec l’Égypte, la brigade égyptienne encerclée dans la poche de "Faluja" se retire.

Les habitants du village y sont restés, ainsi que ceux d’Irak al-Manshiyeh et environ 1000 réfugiés palestiniens d’autres villages.

Certains des habitants de Faluja avaient déjà fui plusieurs bombardements israéliens, 

font ceux d’octobre 1948.

Le gouvernement militaire alors mis en place ne leur interdisait pas seulement de revenir, 

mais faisait tout son possible pour terroriser ceux qui restaient, afin qu’ils partent.

Yigal Allon à été à l’origine de la campagne de terreur 

menée par Ytshak Rabin,

selon le site Web Zochrot, 

qui se base sur les recherches de l’historien Benny Morris.

En d’autres termes,

Israël a déclaré aux parents de Ziada

qu’ils ne méritaient pas de continuer à vivre là où ils étaient nés, 

et où leurs familles vivaient depuis des centaines d’années.

Le message était clair: partez vivre ailleurs, si vous tenez à sauver votre peau.

La bande de Gaza est aujourd’hui un camp de concentration,

mais pas comme ce fut le cas à Bergen-Belsen.

Les différences sont claires et connues.

Tout comme elles s’opposent aux parallèles manquant d’informations, de connaissances  et de compréhension,

utilisés à des fins de provocations, 

l’auteure de ces lignes s’oppose également à la création de hiérarchie de souffrances, 

sui ont pour effet de considérer comme quantités négligeables toutes les souffrances qui n’en atteindrait pas le paroxysme,

le « climax » (que nous seuls les Juifs, serions à même de définir).

L’utilisation ici du terme « camp de concentration » est basée sur la nécessité de se libérer des liens linguistiques de la période nazie. 

Dans la bande de Gaza,

confinée et isolée du reste du monde comme dans un camp, 

vivent environ deux millions de personnes

dans l’un des endroits les plus densément peuplés du monde.

70% d’entre eux sont les descendants des réfugiés expulsés de chez eux.

L’absence de liberté de mouvement les condamne à une vie de dénuement, de chômage, de pauvreté, 

maladie, dépression, avec une eau et des sols contaminés,

obliges de dépendre d’une charité, elle-même, de plus en plus réduite. 

Cela sans les bombardements et incursions militaires israéliennes répétés.

Bergen-Belsen en tant que camp de prisonniers puis en tant de concentration et d’extermination de Juifs,

fut démantelé au bout de quatre ans,

après la défaite du Troisième Reich.

Le camp de concentration qu’est Gaza existe dans des conditions de plus en plus rudes,

depuis plus de trois décennies.

Contrairement à la propagande israélienne,

il a été créé avant les attentats-suicides,

avant Oslo.

Avant que le Hamas prenne en charge et développe ses capacités militaires.

Israël a un objectif militaire en tête:

non seulement faire de Gaza un gigantesque camp de concentration, 

mais le séparer du reste des Palestjniens,

de sorte qu’elle devienne une entité séparée,

privée d’histoire,  

de racines

et d’appartenance à la Palestine.

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En tant que chef d’État-major, Gantz a eu un rôle actif 

en collaborant pleinement à ce crime,

qui entre autre,

a conduit au meurtre de la mère d’Ismail Ziada, de sa belle-sœur, de son neveu et de trois frères.

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Amina Hass, Haaretz Correspondent 

Traduit par Lionel R. pour CAPJPO EuroPalestine, 10 février 2019. 

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Choix, découpage, E’M.C. 

 

 

 

 

 

 

 

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