«COMMENT ISRAËL MANIPULE LA LUTTE CONTRE L’ANTISÉMITISME» 3

Comment Israël et ses contaminant inconditionnels manipule-nt la lutte contre l’antisémitisme, honteuse «stratégie de domination» censée distraire, de son miasmeux spam médiatique, l’évolutif vol de vies, de vivres, de filiation, terres-mers-air, jusqu’au hideux déni d’ADN de l’obsédant dépossédé, incommode bouc émissaire endossant la rance dissemblance qu’on lui voue.- E’M.C.

Cette opération n’est la première relayée par le CRIF.

Elle fait suite à une tentative inachevée de la criminalisation de la campagne Boycott-Désinvestissement-Sanction (BDS).

Car aucune loi n’interdit en France de boycotter un État dont la politique viole à la fois le droit international et les droits humains. 

Sinon, d’ailleurs les organisateurs du boycott du régime d’apartheid africain auraient été poursuivis; or, aucun ne le fut à l’époque.

Sur des centaines d’actions de boycott, très rares sont celles qui ont été jugées.

L’un d’entre à Colmar a fait, de surcroît, l’objet d’un arrêt de la Cour en cassation, que la Cour européenne des droits de l’homme pourrait néanmoins rétorquer.

D’autant que pour sa part, la haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la sécurité, Federica Mogherini, a clairement précisé:

«L’union européenne se positionne fermement pour la protection de la liberté d’expression 

et de la liberté d’association en cohérence avec la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne 

qui est applicable aux territoires de États membres de l’UE,

y compris en ce qui concerne les actions BDS. »

Dans ces campagnes contre BDS 

comme pour l’adoption de la «définition» de l’IHRA, la manœuvre est cousue de fil blanc: 

Il s’agit de faire taire toute critique de la politique israélienne. 

C’est que les dirigeants israéliens restent profondément isolés,

et d’abord au sein de l’ONU.

L’État de Palestine est entré successivement à l’UNESCO (2011),

pios a l’Assemblée générale de l’ONU (2012),

et même à la Cour Pénale Internationale (CPI) en 2015. 

Un symbole: lors du dernier vote de l’Assemblée générale sur « le droit à l’autodétermination du peuple palestinien »,

le 17 décembre 2018, 

172 États ont voté pour

et six contre 

(dont Israël, les États-Unis et le Canada, 

mais aussi les Îles Marshall, les États fédérés de Micronésie et Nauru.)

Et cet isolement ne risque pas de se réduire. 

La droite et l’extrême-droite au pouvoir a Tel-Aviv sont en effet engagés dans un inquiétant processus de radicalisation. 

Profitant du soutien de l’administration Trump

avec l’Arabie Saoudite contre l’Iran,

elles veulent passer de la colonisation, qu’elles accélèrent, à l’annexion, que plusieurs lois préparent. 

À terme si elles sont reconduites le 9 avril prochain, elles enterrerons la solution des «deux États» au profit d’un seul,

où les Palestiniens annexes avec leurs terres ne jouiront d’aucun droit politique, à commencer par le droit de vote.

• La loi fondamentale adoptée le 19 juillet 2018 à la Knesset symbolise cette officialisation de l’apartheid à l’israélienne.

• Celle de 1992 définissait Israël comme un

                    « État juif et démocratique »:

• la nouvelle s’intitule 

                    « État nation du peuple juif ».

• Et elle précise: 

« Le droit à exercer l’autodétermination nationale au sein de l’État d’Israël appartient au seul peuple juif. »

Bref, elle renie explicitement la Déclaration d’indépendance qui, le 14 mai 1948, promettait que le nouvel État 

« assurera[it] une complète égalité de droits sociaux et politiques à tous ses citoyens, sans disctinction de croyance, de race ou de sexe. 

                                        •

Dominique Vidal et Bertrand Heilbronne, Orient XXI, 13 février 2019

                                        •

Choix, découpage, séquençage, notes réservées, Chapô, E’M.C. 

 

 

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.