«COMMENT ISRAËL MANIPULE LA LUTTE CONTRE L’ANTISÉMITISME 4

Fricotage avec les pouvoirs extrémistes, outrances liberticides, méphitiques milieux d’affaires, r’alliés coloniaux & l’antisémitisme à deux vitesses dont il est le sanglant instigateur, sur fond d’holocauste, ne sont pas un souci pour le PM israélien, l’incessant Sanson de Gaza poissant, à mains libres, sa passion, c’est d’en infester, d’éradiquer ce GÂTE-VUE GAZAWI & Cie- QUI NE LE SAIT? E’M.C.

Les alliances que noue Netanyahu avec des populistes et des néofascites, notamment en Europe ont également de quoi choquer.

Comment accepter qu’un premier ministre de ce pays,

qui se réfère souvent à la Shoah pour justifier sa politique,

flirte avec des dirigeants qui font l’éloge des collaborateurs de nazis, comme Victor Orbán,

ou prétendent interdire qu’on en parle, comme Jaroslaw Kaczynski,

ou se réclament à mots à peine couverts du fascisme, comme Matteo Salvini. 

Nul doute que cette fuite en avant ne creuse un peu plus le fossé entre Israël et l’opinion mondiale.

Pour preuve les dernières enquêtes réalisées en France.

Selon une enquête de l’IFOP,

57% des sondés ont «une mauvaise d’Israël»,

69% une «mauvaise image du sionisme»

et 71% pensent qu’ «Israël porte une lourde responsabilité dans l’absence de négociation avec les Palestiniens »

Et qu’on ne nous dise pas qu’ils sont antisémites!

                                      •

Sous le titre: 

Un antisionisme qui ne se transforme pas en antisémitisme »

Une autre enquête réalisée par IPSOS montre que les personnes les plus critiques vis-à-vis de la politique d’Israël

sont aussi les plus solidaires envers les Juifs face à l’antisémitisme.

Raison de plus pour que la France résiste enfin au chantage à l’antisémitisme.

Lorsqu’on critique l’UE, il ne faut en effet jamais oublier que les vrais responsables ce sont les États, notamment au sein du Conseil de l’Union.

Les représentants français y étaient parfaitement armés et avertis. La Commission nationale consultative des Droits de l’homme a été particulièrement claire dans son rapport annuel sur le racisme  paru en mai 2018. 

Son avis était défavorable à l’adoption de la définition de l’IRHA pour deux raisons :

• définir chaque type de racisme est contraire à la tradition juridique française,

et, tout en restant vigilant,

• il faut se garder de toute instrumentalisation de la lutte contre l’antisémitisme.

.                             Pourtant,

l’article 2 de la déclaration du conseil Justice et affaires intérieures de l’UE

                                est passé. 

 

Il est intéressant à ce stade de rappeler sa rédaction complète :

« INVITE LES ÉTATS MEMBRES qui ne l’ont pas encore fait à approuver la définition opérationnelle juridiquement non contraignante de l’antisémitisme utilisée par l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA),

en tant qu’instrument d’orientation utile en matière d’éducation et de formation,

notamment pour les services répressifs dans le cadre des efforts qu’ils déploient pour procéder de manière plus efficiente et efficace

à la détection des attaques antisémites et aux enquêtes les concernant. »

Admirons au passage, la manipulation de la traduction française (« Working defenition »)

traduit par « définition opérationnelle »

et 

l’invitation des États membres à 

former leur police sur des textes qui sont en-dehors de la loi,

alors que la règle, pour les déclarations du Conseil est celle de l’unanimité du consensus.

Comment les représentant du gouvernement français ont-ils pu laisser faire ?

Est-ce un effet de l’entrevue accordée au CRIF par la ministre de la Justice Nicole Beloubet, quelques jours avant la décision ?

                     LE  CONSENSUS ?

Le consensus n’a été obtenu que par le retrait de la référence aux fameux «exemples».

Effectivement l’article 2 ne fait pas référence aux exemples, 

Mais, il ne dit pas non plus que ceux-ci sont exclus;

des responsables de la Commission européenne se sont immédiatement engouffrés dans cette brèche. 

Finalement, l’ambassadeur de France auprès de l’UE a rappelé officiellement en comité des représentants permanents que le consensus sur l’article 2 ne comprenait pas les exemples. 

C’était une mise au point utile qui a été assumée par les autorités françaises 

et l’AFPS en a fait part, 

mais elle n’a toujours pas été reprise par la communication officielle 

des mêmes autorités françaises ....

                                     •

L’instrumentalisation de la lutte contre l’antisémitisme 

au service de l’impunité d’un État qui viole tous les jours le droit international

est une affaire très grave qui peut profondément miner notre démocratie.

                                   •

                           Face à cela, 

l’attitude de l’exécutif français est encore en demi-teinte et ne permet pas de combattre sérieusement ce danger: 

                          en juillet 2017, 

Emmanuel Macron a lancé devant Benjamin Netanyahu

                    l’amalgame gravissime 

           entre antisionisme et antisémitisme. 

                                      •

Il n’a pas recommencé, mais il n’est pas non plus revenu sur ses déclarations.

                                      •

Dominique Vidal, historien, Bertrand Heilbronn, président de l’Association France Palestine Solidarité (AFPS)

pour Orient XXI, 13 février 2019.

                                       •

Choix, découpage, séquençage, titre intérieur, notes ultérieures, chapô, E’M.C. 

 

                

 

 

 

 

 

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