ISRAËL: «LE CORONAVIRUS AU SE[R]VICE DE NÉTANYAHU»

Ainsi donc le facétieux Coronavirus en dépit de sa couronne d’épines devient - à son insu - le collabo viral de «Bibi» aux abois - contre quoi il lutterait tout en s’en alliant - pour s’aller de son mauvais pas - vers le déflagrant verrouillage - de la société israélienne - Le Corvid[eur] & l’Évideur - opportun duo létal - E’M.C.

                          Quelque soit son avenir,

Benjamin Nétanyahou du «Bibi» restera comme une figure politique hors norme dans l’histoire d’Israël.

La manière dont cet homme, qui semblait à terre,

est parvenu à utiliser la propagation dans son pays du Coronavirus à son propre bénéfice

montre l’emprise qu’il a désormais sur la société juive israélienne.

Yossi Verter, chroniqueur politique du quotidien Haaretz dresse son bilan sur les trois semaine écoulées depuis les élections législatives du 2 mars:

Tenir son pays en otage, jouer sur la peur des citoyens, explorer la crise du coronavirus à des fins d’extorsion politique,

prêcher l’unité tout en prêchant la division et la haine,

éroder la démocratie sous couvert de sécurité nationale.» (1)

                                 ... Rien moins. 

                                             (...)

          COOPÉRATION CONTRE LA PANDÉMIE 

De cette mascarade politicienne en pleine crise du Coronavirus, deux premiers enseignements se dégagent. 

Le premier est que le Coronavirus ne connaît ni frontières, ni nationalités, ni ethinicités.

De facto, Israël et le Hamas ont signé un officieux cessez-le-feu à Gaza,

7000 Gaza puis ont été autorisés à rester en Israël pour y continuer à travailler, dans des activités dites «vitales» pour l’économie du pays. 

Et en Cisjordanie, l’armée qui s’inquiète du risque d’une large expansion de la pandémie dans les territoires palestiniens occupés, y coopèrent « sans faire trop de bruit avec l’Autorité palestinienne », note le spécialiste des affaires militaires, Amos Harel. (2) 

(...)

              La seconde leçon tient à l’hyper-pouvoir

sans contrepoids que Nétanhyaou s’est approprié

                          grâce au Coronavirus.

Car, en s’appuyant sur les « règles de défense en état d’urgence »

héritées du mandat britannique et transférées dès la création d’Israël dans son arsenal juridique,

Netanyahu a ordonné au Shin Bet (Service de sécurité intérieure)

de mettre son arsenal de traçage et d’espionnage de la population palestinienne occupée au service de la lutte contre le Coronavirus.

En d’autres termes, en dehors de tout contrôle des élus,

les services spéciaux israéliens ont désormais accès à toutes les donnés disponibles sur téléphone, ordinateur, cartes bancaires, etc.,

de la totalité de la population israélienne. 

Cette décision, Netanyahu l’a prise dans la nuit du 21 au 22 mars, non seulement sans informer les élus, mais sans réunion de son gouvernement.

« Comme un voleur », disent ses détracteurs. 
 
                            ESPIONNER TOUTE LA POPULATION

                                           (...) 
En attendant la Commedia dll’arte se poursuit en Israël.

Dimanche, la Cour suprême israélienne a donné raison à une pétition demandant que le Parlement puisse être réuni pour procéder à la désignation d’un nouveau président. 

Question pour celles et ceux que cela intéresse: 

Quelle nouvelle parade notre « héros » trouvera-t-il pour sortir de ce mauvais pas ? 

Sylvain Cypel

Orient XX1 24 mars 2020 

Notes

(1) Haaretz 22 mars 2020 

(2) Haaretz 21 mars 2020

                                              •  

Choix, découpage, chapô,

E’M.C. 

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