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Le Club de Mediapart sam. 27 août 2016 27/8/2016 Édition de la mi-journée

Travailler : pourquoi, pour qui, pour quoi ?

« Le bien-être social n’est pas une chose chimérique ; il existe pour chaque homme sur ce morceau de terre une somme de jouissances proportionnée à son travail », écrivait l’abbé Sieyes avant la Révolution. L’idée a fait son chemin, semble-t-il, car près d’un siècle plus tard, en 1880, Paul Lafargue s’étonnait : « Une étrange folie possède les classes ouvrières [...] ; cette folie est l’amour du travail, la passion moribonde du travail ». Comment se définit et se qualifie aujourd’hui le « travail » dans une société où il est devenu un luxe, quels sont ses liens avec l’aliénation et l’émancipation, quels problèmes fondamentaux pose-t-il ? 4ème séance du séminaire de la Fondation Copernic.

Avec Bertrand LAFORGE, physicien des particules, professeur à l’Universté Pierre et Marie Curie (Paris 6), membre de l’association Nouvelle Gauche et du collectif Roosevelt 2012,

Gérard MAUGER, sociologue, directeur de recherche émérite au CNRS, directeur-adjoint du Centre de sociologie européenne (CSE). Il est membre de l’association Raisons d’Agir. Ses recherches portent sur la jeunesse, la déviance, les pratiques culturelles et les intellectuels,

et Marie PEZÉ, psychanalyste et docteur en psychologie, initiatrice de la première consultation « Souffrance au travail » en milieu hospitalier (à Nanterre) en 1997, créatrice en 2010 du site Souffrance-et-travail.com et auteure de Ils ne mouraient pas tous mais tous étaient frappés (Person, 2008) et de Travailler à armes égales (Person, 2011).

 

La séance a eu lieu le 11 décembre 2012, en présence des trois invité-e-s annoncé-e-s et d’Astrid HERBERT-RAVEL, ex-directrice des ressources humaines des services financiers et du réseau grand-public de La Poste en Ile-de-France (voir les articles de L'Humanité et de Politis). Les enregistrements sonores et vidéos sont consultables à ce lien.

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Tous les commentaires

Bonjour,

 

Le "travaul" est un effet du "progrès". A l'origine, l'être humain ne travaille pas plus que la vache qui paît dans son pré, il cueille, chasse et pêche pour se nopurrir et nourrir ceux qui ne peuvent pas cueillir, chasser et pêcher (ses enfants et ceux qui les gardent, ses vieux, ses handicapés, les malades).

Encore aujourd'hui, si l'on a de la terre cultivable (non affectée comme exploitation agricole) on peut échapper en partie au "travail". Mais c'est une goutte d'eau dans l'océan, nous sommes bel et bien enfoncés jusqu'au ras de la lèvre inférieure dans cette matière dont on écrit difficilement le nom. Il n'y a pas, il n'y a plus, il n'y aura jamais plus autant d'offres de travail que de demandes de la part de personnes au statut sans avenir de salarié.

La politique de l'autruche ne nous mènera qu'au cahos et aux famines.

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L'auteur

Fondation Copernic

La Fondation Copernic regroupe des militant-e-s associatifs, syndicaux, politiques, des praticiens et des chercheurs de la gauche anti-libérale et écologiste. Elle s’adresse à toutes celles et ceux qui ne se résignent pas à l’ordre néolibéral

L'édition

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Pensées et pratiques d’émancipation

À propos de l'édition

La saison 2012-2013 du séminaire Copernic, soutenue par la revue Mouvements et le programme ANR UTOPIES19, est centrée sur les « Pensées et pratiques d’émancipation », avec le souci d’aménager

des rencontres, souvent inédites sinon improbables, entre historiens, philosophes, sociologues, économistes, d’une part, élu-e-s, syndicalistes, cadres associatifs, acteurs politiques et sociaux, d’autre part, pour permettre que les théories anciennes ou modernes visant à "l’émancipation" (sous tous ses aspects, juridique, social, écologique, économique, technologique, de genre...) sortent de l’oubli ou de l’ombre où elles sont d’ordinaire reléguées.

Il s’agira d’engager la construction d’un cadre de réflexion générale et historique qui permette une meilleure appréhension de pratiques alternatives souvent mal connues et qualifiées d’utopiques. Nous voulons, chaque mois, débattre sans exclusive des utopistes du XIXe siècle ou des formes alternatives d’entreprise imaginées au XXe, des modalités de l’organisation du travail, d’économie et de gestion, jusqu’aux problématisations neuves sur les relations entre humains et non humains. Les analyses croisées dans le cadre de ce dispositif d’échange devraient apporter de nouvelles perspectives pour interroger et inventer la "modernité".

Les séances du séminaire, qui ont lieu un mardi par mois, de 19 heures à 21 heures 30, à la Bourse du travail (Salle Louise Michel, 3, rue du Château d’eau, 75010 Paris, M° République - entrée libre dans la limite des places disponibles), seront relayées sur notre site (enregistrements sonores et videos), ainsi que - si possible - dans cette édition.