Qui peut-on manger ? Sur les conditions de l’usage de l’animal comme aliment

Dernière séance de notre séminaire 2012-2013, où nous avons tenté d’explorer les implications pratiques de la mise en cause de l’industrie de la viande. Avec Brigitte Gothière, Sébastien Mouret et Corine Pelluchon (lien vidéo en fin d'article).

Dernière séance de notre séminaire 2012-2013, où nous avons tenté d’explorer les implications pratiques de la mise en cause de l’industrie de la viande. Avec Brigitte Gothière, Sébastien Mouret et Corine Pelluchon (lien vidéo en fin d'article).

 

Le consensus est quasi général : la manière dont l’industrie de la viande traite ses sujets est condamnable et l’élevage non-industriel devrait être privilégié. Ce consensus n’a toutefois à peu près aucun effet. Nous « devons » manger de la viande et celle qui provient d’animaux bien traités est très, trop chère. Que faire de cette situation paradoxale ? Comment résoudre ses contradictions, répondre à l’inacceptable ?


Les invité-e-s :


- Brigitte Gothière, cofondatrice de l’association L214 Éthique et Animaux, dont le nom fait référence à un article du code rural (désignant, pour la première fois, les animaux comme des êtres sensibles) et qui vise à « nourrir le débat public sur la condition animale, soulever la question du spécisme, revendiquer l’arrêt de la consommation des animaux et des autres pratiques qui leur nuisent ». Son travail militant concerne particulièrement la lutte contre l’élevage et l’abattage industriels. Elle est également membre de la rédaction des Cahiers antispécistes.


- Sébastien Mouret, sociologue, actuellement post-doctorant au laboratoire Centre de recherche sens, éthique, société (CERSES) au CNRS, il travaille sur la banalisation de la violence des hommes envers les animaux d’élevage, dans une réflexion plus générale sur les travailleurs en systèmes industriels de production animale ; il a notamment publié Élever et tuer des animaux (PUF, 2012, Prix du Monde)


- et Corine Pelluchon, philosophe, maîtresse de conférences à l’Université de Poitiers, elle travaille notamment sur la question animale comme question politique et ontologique et cherche à inscrire la considération pour les intérêts des animaux au coeur du pacte social. Elle a écrit, entre autres, L’Autonomie brisée. Bioéthique et philosophie (PUF, 2009), Éléments pour une éthique de la vulnérabilité. Les hommes, les animaux, la nature (Le Cerf, 2011, Grand Prix Moron de l’Académie française) et Tu ne tueras point. Réflexions sur l’actualité de l’interdit du meurtre (Le Cerf, 2013).

 

 

Les vidéos de la séance du 11 juin 2013 sont disponibles à ce lien.

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