Mediapart aux Suds – jour 5 : quand la musique s'engage et sert l'émancipation

Du 12 au 18 juillet, Mediapart est au festival de musiques du monde Les Suds, à Arles. Chaque jour, nous vous faisons vivre nos découvertes musicales ou encore les moments de partage avec nos lecteurs. Un billet renouvelé chaque jour par l’équipe sur place. Cinquième et dernier jour : Rachida El Azzouzi a animé une rencontre pour parler d'émancipation par la musique avec deux historiennes et deux chanteuses. 
  • Arles, Mediapart au festival Les Suds, jour 6.

Pour terminer en beauté les Salons de musique de la semaine en cette édition 2021 du festival Les Suds, notre émission Maghreb Express, animée par Rachida El Azzouzi, s’est déplacée à Arles, dans le jardin de la Villa J. Et toujours en bonne compagnie ! Ce samedi 17 juillet après-midi, il était question d’émancipation, et plus particulièrement d’émancipation féminine par la musique, avec les historiennes Naïma Yahi et Hajer Ben Boubaker, et les musiciennes Oum et Houria Aïchi.

Rencontre à Arles animée par Rachida El Azzouzi (à gauche), avec, de gauche à droite, l'historienne Naïma Yahi, la chanteuse et anthropologue Houria Aïchi, l'historienne Hajer Ben Boubaker, la chanteuse Oum et M-Carlos. © Cécile Dony Rencontre à Arles animée par Rachida El Azzouzi (à gauche), avec, de gauche à droite, l'historienne Naïma Yahi, la chanteuse et anthropologue Houria Aïchi, l'historienne Hajer Ben Boubaker, la chanteuse Oum et M-Carlos. © Cécile Dony

Cette rencontre prolongeait deux émissions tournées plus tôt cette année, qui avaient abordé ce thème en se focalisant sur l’émancipation des peuples et sur celle des immigrés et de leurs enfants. Nous avons eu la chance d'assister à une petite représentation improvisée de la grande chanteuse, qui est aussi anthropologue, Houria Aïchi ! 

Le Salon de Musique du 17 juillet 2021, dans le jardin de la Villa J, à Arles, animé par Rachida El Azzouzi.

Une heure plus tard, à quelques mètres de là, Pino de Vittorio jouait à son tour aux Alyscamps. Arpentant tel un archéologue depuis plus de quarante ans les étendues musicales de son Italie du Sud natale, il fait revivre avec un charisme et une force expressive incomparables des chants anciens, populaires et traditionnels, sacrés et profanes : pizzica taranta et autres tarentelles. Considéré comme l’un des plus grands chanteurs italiens – musicien, chanteur de Bel Canto, ténor et sopraniste baroque, acteur - celui qu’on appelle aussi le « Chaman des Pouilles » est surtout un ardent défenseur d’une culture attachée à ses racines...
Aux chant, tamburo et castagnettes, il est accompagné sur scène par son fidèle Marcello Vitale à la guitare battente et Leonardo Massa, au colascione (luth du sud de l’Italie).  

Pino de Vittorio, en concert aux Suds à Arles, le 17 juillet 2021 © Mediapart


Quelques heures plus tard, on retrouvait Oum sur la scène du Théâtre antique de la ville, suivie de près par Gaël Faye en clou du spectacle. Il a tenu à mettre à l'honneur, avant son passage sur scène et à travers ses mots, le travail difficile de l'ONG SOS Méditerranée, qui, en particulier avec l'équipage de l'Ocean Viking, tente d'aider les réfugiés qui essaient de rejoindre l'Europe au péril de leurs vies, via les eaux méditerranéennes.
Gaël Faye en concert au Suds à Arles, le 17 juillet 2021, en soutien à l'ONG SOS Méditerranée. © Cécile Dony Gaël Faye en concert au Suds à Arles, le 17 juillet 2021, en soutien à l'ONG SOS Méditerranée. © Cécile Dony

Quelques jours avant son concert aux Suds, très attendu, l’artiste franco-Rwandais avait accordé un long entretien à Mediapart lors duquel il confiait, entre autres, espérer que l’ONG reçoive, un jour, le prix Nobel de la paix.

Quelques représentantes de l'ONG SOS Méditerranée, le 17 juillet, au théâtre antique d'Arles, au début du concert de Gaël Faye. © Cécile Dony Quelques représentantes de l'ONG SOS Méditerranée, le 17 juillet, au théâtre antique d'Arles, au début du concert de Gaël Faye. © Cécile Dony
Notre journaliste Nejma Brahim avait d'ailleurs suivi leur quotidien pendant quelques semaines. Elle suit depuis le parcours de certains des réfugiés, qui nous ont raconté leurs terribles récits dans l'émission À l'air libre.

Ainsi se clôt la semaine musicale de Mediapart aux Suds.

À l'année prochaine !

  • Arles, Mediapart au festival Les Suds, jour 5.

Lina & Raül Refree, l'alliance du Portugal et de l'Espagne

Accueilli en solo sur cette scène en 2019, Raül Refree est un producteur, musicien et compositeur au flair audacieux et à l’affût de toutes les avant-gardes ou expressions singulières. Après Niño de Elche, Sílvia Pérez Cruz, Rocío Márquez ou Rosalía, il accompagne l’interprétation puissante et sublime de la fadiste Lina Rodrigues.
Le duo revisite le fado de l’inoubliable Amália Rodrigues, sans les traditionnelles guitares mais avec un piano analogique et des synthés vintage, et réussit à lui rendre sa force originelle. Sublimant la mélancolie du genre qui s’exprime ici dans sa pleine nudité, ils font aimer à en pleurer le doux pincement à l’âme qu’elle procure… 

Retrouvez le premier morceau du concert ci-dessous :

Lina & Raül Refree - Les Suds, à Arles 2021
 

  • Arles, Mediapart au festival Les Suds, jour 4.

Petite parenthèse dans le jardin de la Villa J, pour le Salon de musique des Suds.

Souad Massi en discussion avec Sabrina Kassa, à la Villa J, pendant le festival Les Suds, à Arles, le jeudi 15 juillet 2021. © Cécile Dony Souad Massi en discussion avec Sabrina Kassa, à la Villa J, pendant le festival Les Suds, à Arles, le jeudi 15 juillet 2021. © Cécile Dony
Notre journaliste Sabrina Kassa, coresponsable du Club, a discuté pendant une petite heure avec l’icône chaâbi-folk algéroise Souad Massi.

L’artiste a évoqué son enfance, en tant que petite fille algérienne, son espoir pour son pays et son peuple lors du Hirak  mais elle préfère le terme « révolution » – mais sa crainte de la répression du mouvement et des journalistes. Une peur qui la gagne également en France face aux restrictions de libertés, au racisme. « Le racisme a toujours existé. Le seul moyen d’être plus fort, c’est d’apprendre, de connaître ses droits. C’est ce que j’apprends à mes enfants », explique-t-elle. 

Ambiance à la Villa J, pendant la discussion entre Souad Massi et Sabrina Kassa, alors que la chanteuse évoque son enfance en tant que petite fille en Algérie. © Cécile Dony

Nous en avons également appris un peu plus sur son futur album, qui s’annonce riche en nouvelles sonorités. Sa musique pourrait conquérir un public encore plus large, alors que l’assistance se dit déjà particulièrement touchée et émue par les différents chansons de Souad Massi. Au moment des questions, la jeune Maya raconte comprendre quelques-unes de ses chansons en arabe et vouloir devenir chanteuse plus tard. Une danse-thérapeute, qui a vécu plus jeune en Algérie et travaille désormais dans un hôpital psychiatrique en Allemagne, témoigne à son tour. Elle raconte avec émotion utiliser sa musique avec ses patients. « Même s’ils ne comprennent pas du tout l’arabe ni le français la plupart du temps, votre musique touche vraiment les cœurs, très profondément. » 

La rencontre peut être (re)vue en intégralité ci-dessous. 

Captation du Salon de Musique avec Souad Massi et Sabrina Kassa par la Villa J, diffusée en direct sur leur page Facebook. © La Villa J, à Arles.

En 2019, nous avions déjà reçu Souad Massi à deux occasions. La première fois, la chanteuse a interprété deux titres en acoustique et accordé un entretien en live. Elle y évoquait l’Algérie, la poésie et la cause des femmes. La seconde, elle venait clore, en musique, notre live spécial en soutien au peuple algérien. Deux émissions à revoir en accès libre.

Rociò Màrquez, voyage en Andalousie 

Après des collaborations avec la nouvelle vague flamenca, celle qui faisait sa première grande scène à Suds en 2010, revient avec un projet plus orthodoxe… en apparence. Ayant déniché quelques perles discographiques au marché de El Jueves (nom de son album) à Séville, elle revisite les répertoires de Pepe Marchena, El Cabrero, Concha Piquer, José Menese, Paco Ibáñez, Rocío Jurado… Sur des thèmes classiques ou des textes plus militants comme la misère du monde rural ou la frénésie consommatrice, elle ressuscite ces grandes mémoires à l’aune de son art sensible.  Accompagnée à la guitare par Juan Antonio Suárez Cano « Canito » qui co-signe les arrangements, elle recrée une œuvre a su manera… !

Un concert à revoir en accès libre ci-dessous : 

Rocío Márquez, aux Suds à Arles, le vendredi 16 juillet 2021 © Les Suds

*****

  • Arles, Mediapart au festival Les Suds, jour 3.

Lors d’une rencontre informelle organisée par le festival Les Suds, nous avons croisé quelques abonné·e·s arlésien·ne·s. Parmi eux, Hélène et Benoît. Hélène est bretonne, archéologue plongeuse, autrice d’une thèse sur les voiliers de cabotage sur le littoral de la Corse entre le XVIe siècle et le XXe siècle ; Benoît est un ancien professeur de physique-chimie en reconversion dans la musique, auteur du blog de chansons engagées La cigale dans le Club de Mediapart (cf. « Quand l’armée marche dans Paris », sa chanson du 14 Juillet). À seulement 28 ans, ils sont de fidèles abonné·e·s depuis huit ans. Une fois la vingtaine atteinte, bien que biberonné au Monde par son père, Benoît s’est abonné à Mediapart après une classe préparatoire de physique-chimie. Un long tunnel apolitique sclérosant, alors que la discipline, et la science en général, ne devrait pas être disjointe des problématiques citoyennes, fustige-t-il. Dans une période d’intense politisation et d’attrait pour le bouillonnement politique des sciences sociales, il avait éprouvé le besoin de soutenir financièrement une presse d’opposition et indépendante. Hélène et Benoît lisent Mediapart au quotidien.

Dans une période d’apparente embellie estivale après un an demi de pandémie, dans l’atmosphère ensoleillée et insouciante quasi irréelle du festival Les Suds à Arles, nous avons voulu savoir : comment sortent-ils la tête de l’eau ? Qu’est-ce qui fait respirer nos abonné·e·s ? Nous les avons également interrogés sur leur rapport à l’information, dans une période parfois démoralisante, et sur leur conception de l’engagement. Derrière leur humilité et leur camaraderie délicate, Benoît et Hélène révèlent une conception de la vie belle qui s’incarne dans un engagement de l’ordinaire, « à leur échelle », insistent-ils modestement.

 © LG © LG

LG, pour le Club de Mediapart : Nos abonné·e·s nous disent souvent que la litanie de mauvaises nouvelles rend la lecture du journal difficile. Vous qui lisez le journal tous les jours, vous arrive-t-il de vous sentir submergé·e·s par la noirceur du flux d’informations ?

Hélène : Le contexte est démoralisant, mais ce n’est pas lié au journal, et il faut montrer le monde tel qu’il est.

Benoît : D’ailleurs, heureusement, ce ne sont pas que des mauvaises nouvelles. Ce que j’attends du journalisme, ce ne sont pas que des faits. Il faut, comme dans Mediapart, des analyses politiques fortes, de la contextualisation, des arguments… Le contexte politique est certes déprimant, mais c’est important d’avoir les analyses qui permettent de nous en emparer. Ce n’est pas la faute du journal si les sujets ne sont pas très joviaux, mais en même temps, ça permet de ne pas baisser les bras. Si on n’a pas ce travail, on est complètement démunis. Si on fait l’impasse sur les mauvaises nouvelles, on n’a plus les armes pour lutter. L’éclairage que le journalisme apporte, c’est essentiel. Et je ne crois pas au journalisme « neutre », ça n’existe pas, et surtout ça ne doit pas exister.  

Après un an et demi de pandémie et de multiples restrictions et confinements, qu’est-ce qui vous fait respirer ?

Hélène : Je dois avouer que depuis hier, après les annonces de Macron, j’ai eu un petit coup de déprime…

Benoît : … Nous ne sommes pas encore vaccinés. On n’est pas du tout antivax, et nous allons nous faire vacciner, mais cela nous est pénible d’assister à cette politique de vaccination restrictive et infantilisante. À notre sens, ce n’est pas du tout comme ça qu’il faudrait faire. Tout semble être fait pour déresponsabiliser les gens. Nous deux, nous n’avons jamais eu le Covid, on fait attention, on respecte les gestes barrière, et se prendre ça dans la figure  l’interdiction d’accès à des lieux publics, les transports publics — [et les femmes enceintes qui ne peuvent se faire vacciner les premiers mois…, ajoute Hélène] –, c’est difficile.  

Hélène : Il n’y a aucune concertation. Les citoyens n’arrivent même pas, à aucun moment, dans l’équation ! 

Benoît : La Convention citoyenne pour le climat a bien montré qu’il était utile de laisser la parole aux gens (qui ne sont pas aussi débiles que ce qu’ils pensent au gouvernement), que c’est une expérience politiquement intéressante, que les gens peuvent prendre en main des sujets importants, prendre des décisions, ce que le gouvernement ne veut finalement absolument pas. On est dans ce paradigme où le président décide, et si on ne suit pas, on se fait taper sur les doigts. Mais… la question, c’était : « Qu’est-ce qui nous fait respirer ? » C’est ça ? [Rires]

Oui, là vous êtes plutôt en train de me dire ce qui nous asphyxie… 

Benoît : Personnellement, je suis de nature un peu ermite. Et avec le confinement, ce qui m’a fait respirer, c’est, étonnement, la vie de quartier. À 28 ans, j’ai découvert qu’y prendre part, c’est un acte politique. Connaître ses voisins, s’entraider… C’est important de se dire qu’il y a des gens sur qui on peut compter. On n’est pas forcément d’accord sur tout mais on se soutient ; moi, ce qui me fait respirer, ce n’est pas d’aller en terrasse. Je comprends que les gens en aient besoin, mais on nous parlait d’un « monde d’après » juste et solidaire, que j’ai dû mal à entrevoir…

Hélène : Ce qui m’a fait du bien, c’est aussi d’être dans l’action, à mon échelle. Je fais de l’aide aux devoirs dans les bidonvilles (aux enfants vivant dans des caravanes) depuis le confinement, notamment quand les gamins n’avaient plus trop d’école. Ça m’a fait m’ouvrir. Être avec des enfants m’a beaucoup apporté et m’a permis de mettre des actes sur une frustration globale, et ça, c’est ce qui fait respirer. 

À la suite de la discussion avec Edwy Plenel et Elias Sanbar lors de l'ouverture du festival [cf. vidéo ci-dessous], on réfléchissait à ce qui pourrait nous sauver… Déjà, trouver des collectifs, prendre part à la vie de quartier, rencontrer des militants, s’intégrer dans le réseau Welcome à Arles qui accueille les gens : il y a des tas d’initiatives ici, dans lesquelles on peut s’inclure, et le fait d’être dans une petite ville permet d’agir à l’échelon local, de créer du commun et du lien. Je pense que c’est ça qui peut permettre de se dire : OK, c’est la merde. Mais à ma petite échelle, à l’échelle de ma ville, de mes activités, il y a des choses que je fais… Cela ne fait pas tout et ça n’empêche pas d’être très en colère, mais cette colère nourrit des actions bénéfiques. Ça la canalise. 

La rencontre avec Elias Sanbar lundi soir, et sa conception de la vie engagée, est-ce que cela vous a fait du bien 

Hélène : Oui, cela a mis des mots sur des choses que l’on ressent. La discussion m’a beaucoup émue, j’ai versé ma petite larme, je l’avoue. Ça résonne en moi, le fait que la lutte est universellement pour la libération et pour la vie belle, même du point de vue esthétique. Que la lutte est belle, quels que soient le pays et les contraintes. C’est la même lutte partout, les combats se rejoignent quand ils sont pour la libération. C’est ça que j’ai entendu dans ces discours, et qui fait du bien. Et l’engagement, ce n’est pas une ascèse, c’est simplement vivre mieux. 

Benoît : Ce qui est évident aussi, c’est que l’engagement n’est pas un pari, une transaction bancaire. S’engager, c’est y aller, c’est une nécessité ; c’est certes un choix, mais avant tout une nécessité. Nous, on est engagés, on fait des choses, mais on se dit toujours, ce n’est pas assez, ça ne compte pas… 

*****

  • Arles, Mediapart au festival des Suds, jour 2 : Les Moments Précieux - Atine

La rencontre inédite de ces cinq musiciennes a donné naissance à un corpus de chansons iraniennes ré-arrangées, symbole de l’héritage de leurs trajectoires personnelles et riches de diversité : la chanteuse iranienne Aïda Nosrat (découverte en duo avec Babak sur une Scène en ville en 2017) ; Sogol Mirzaei au târ, l’une des meilleures représentantes de la musique savante, le râdif ; la Palestinienne Christine Zayed au qanun ; Saghar Khadem aux percussions (tombak, daf et dayereh) et Marie-Suzanne de Loye à la viole de gambe (vue en 2019 au côté du Kurde Rusan Filitzek). À la délicatesse du jeu de l’une répond la puissance évocatrice d’une autre ; au plaisir de jouer ensemble, la virtuosité d’un solo ! Pleinement engagées dans la célébration d’une musique modale des plus sophistiquées, ces artistes sensibles unissent avec passion leurs harmonies dans une méditation sonore complice.

- YouTube

*****

  • Arles, Mediapart au festival des Suds, jour 1 : conversation inaugurale entre Elias Sanbar et Edwy Plenel

" La Palestine au cœur " : Rencontre Mediapart aux Suds à Arles © Mediapart

Hommages au grand poète Mahmoud Darwich, réflexions sur la condition des Palestiniens, discussion autour de l’amitié et de l’engagement pour la justice… Retrouvez le dialogue inaugural d’Elias Sanbar et Edwy Plenel au festival des Suds, à Arles, dont nous sommes partenaires.

Écrivain, historien, essayiste, Elias Sanbar est ambassadeur de la Palestine à l’Unesco et a traduit en français toute l’œuvre de Mahmoud Darwich.

Retrouvez notre émission « À l’air libre » avec Elias Sanbar, tournée en mai 2021, et son texte publié dans le Club de Mediapart. Retrouvez également les diverses tribunes publiées dans le Club en soutien à la Palestine. Ici, un texte signé par plus de 600 universitaires, ou encore par le monde de la musique, ou par des personnalités de la culture du monde entier.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.