Consultation sur la charte de participation: de la place pour tout le monde

Dans le cadre de la mission du groupe Communautés de repenser le participatif, nous vous proposons d’améliorer la charte de participation ensemble. Voici le second volet d’une série de billets pour recueillir vos avis, avant la ré-écriture de la charte. Aujourd’hui nous parlons inclusion.

Une des valeurs que porte Mediapart dans ses colonnes est l’inclusion. Qu’est ce que l’inclusion ? Contrairement à l’intégration, il ne s’agit pas de demander à une minorité de se rapprocher le plus possible de la norme acceptée pour être intégrée.
Dans un espace inclusif, tout le monde trouve sa place, tout le monde est “normal”.
Peu importe le sexe, l’origine sociale, la couleur de peau, l’orientation sexuelle, l’état de santé, nous faisons tous partie du même environnement et c’est à cet environnement de s’ouvrir à tous. Il en va de notre responsabilité comme site participatif, mais aussi de la responsabilité de chaque abonné-e.

Revenons à nos moutons, et aux espaces participatifs du site.
Malgré les principes et les belles idées, la majorité des personnes qui s’expriment haut et fort ici sont des hommes. Même constat dans les commentaires du New York Times.
C’est une situation qui se répète dans les espaces publics virtuels : Internet reprend les codes du monde extérieur et en reproduit les inégalités. Un rapport de pouvoir se met en place, pouvoir exercé par les hommes en majorité comme l’explique cette étude sur le harcèlement en ligne.

Pourquoi les femmes s’expriment moins sur le site ? Sabrina Kassa, co-responsable du Club, fait le même bilan ici. même si elle constate une amélioration du côté des contributions du Club. 
En 2018, un rapport du Haut Conseil à l'égalité entre les femmes et les hommes précise que 73% des femmes ont déjà été victime de violence en ligne, ce qui expliquent qu’elles préfèrent utiliser des pseudos et participer de façon moins visible.
Sur le site nous observons des phénomènes récurrents selon les thèmes abordés dans l'article. Quand le sujet concernent les femmes, les violences sexuelles, les violences sexistes, les minorités, les questions de genre, de sexe, déjà il y a peu de réactions, et quand il y a ce sont des hommes qui s'expriment en majorité. Cerise sur le gâteau, on peut lire un peu de mansplaining à l'occasion (quand un homme explique avec condescendance à une femme un sujet qu'elle maitrise ou qui la concerne directement).

Mais l’inclusion concerne également les situations de handicap, par exemple, nous avons reçu des témoignages de personnes dyslexiques n’osant pas poster de commentaires par peur des moqueries.

Ce billet s’adresse à toutes ces personnes qui ne se sentent pas assez à l’aise pour participer.
Quelles sont les causes de ce silence ? et surtout comment y remédier ?
Laissez en commentaire vos témoignages et vos suggestions pour un espace plus accueillant pour toutes et tous.

Les règles de participation pour les commentaires sous ce billet :
1 commentaire = 1 idée
1 vote = 1 recommandé
Il n’y a pas de mauvaise idée
Respect de la parole de l’autre : pas d’insulte, d’invective
Pour faciliter la consultation des idées, les commentaires qui ne traitent pas du sujet seront dépubliés.

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