Inde, un étudiant tibétain de 19 ans se fout le feu à Varasani

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Berceuses Yiddish - Talila © Chih-Huei Wendy Wang

Yiddish Lullaby - Berceuses Yiddish

A mol iz geven a mayse (Il était une fois une histoire) 3'13 (3:15)

Vig Lid (Berceuse) 3'37 (6:55)

Shlof mayn Kind (Dors mon enfant)

 

La Chine est une hyper-dictature militaro-industrialo-policière surpuissante, avec, à sa tête un parti de quatre-vingt millions de membres, à la tête duquel-parti, au nombre d'encartés aussi nombreux que l'est la population de l’Allemagne, un homme, tout en haut de la pyramide d'un pouvoir abyssal, un homme, au sujet duquel, avant-hier encore, lors de la conf. de presse raccourcie à deux questions, donnée par les présidents français et américains, l'un et l'autre ont, à tour de rôle, pas tari d'éloge sur Xie, Xie par çi, Xie par là, Mr Xie, le président chinois, coqueluche de tous ses vassaux, enluminée à quasi-l'or-pur par la Couronne d’Angleterre, qui lui fit les honneurs du Carrosse d'Or et de l'attelage qui va avec, de Sa Majesté la Reine, en sa compagnie, et, sise à ses côtés pour proposer au Chinois de lui ouvrir tout grand, et sans limite de fonds, ses coffres mirifiques aux ramifications aux dix-mille tours et détours faramineux, à la condition, bien-sûr émise par le chinois, que la couronne sache se désolidariser, un tant-soit-peu, de l’Europe et des rets de ses traités qui entravaient leur liberté financière tout azimut à tous deux, et actée, très peu de temps après, par la sortie de l’Europe, sortie prévue bien en amont, mijotée au petits oignons et bien mitonnée, organisée jouée et mise en scène par le premier ministre de l'époque, le dynamique, brillant  et roué Cameron, qui fit et se fendit d'un pied de nez au vieux continent le jour même, devant le 10 Dawning-Street, en annonçant l'air pas fâché du tout, presque de fort bonne humeur, le Brexit.

Xie, qui jouait, lui-même, il y a peu, les funambules, quand il se livrait à quelques purges salvatrices pour son pouvoir et sa vie, en nettoyant son quarteron de proches comploteurs et qu'il semblait craindre, à tel point, et, à certes juste raison, pour sa vie que la personne, une jeune femme attachée à sa service, chargée, en séance pleiniére du comité du P.C.C., de lui apporter le thé était elle-même suivie pas-à-pas par un garde-rouge qui ne perdait pas de vue la tasse qui fumait et son breuvage de contenu.

On le voit, la dictature est à ce point terrific et les intérêts qu'elle manadge à ce point incommensurables et les retombées escomptées pluie d'or, que, comme lors du temps du troisième Reich naissant tous n'avaient à l'époque que compliments à l'égard de Mr le Chancellier qui faisait la une du Time et tous autour de lui de se pâmer et se pavaner, le mot de dictature ne vient pas, reste indicible, ne parvient pas à la perception même en filigrane, ne se forme pas à l'intérieur de ce qui pourrait être une bulle de bande-dessinée où, en très précautionneux aparté, quelques responsables politiques du monde-encore-un-peu-libre, évoqueraient la chose.

Elle n'est pas. Évoquée. La Chose.

Cela n'existe pas. C'est l'indicible. Avec en son cœur l'épouvante. Comme un mal qui gagne. Et le monde de se plonger avec une délectation morbide, complétement suicidaire, proprement incompréhensible, un monde badaud de lui-même, dans une totale dérive, pris dans les tortueux et insidieux méandres mortels d'un épouvantable roman, bien réel de type Lovecraft, qui nous enserre de partout  - Wang Dan : L'expansion du modèle chinois est une grande menace -  dans nos économies, et jusqu'en nous même.

Le candidat-démocrate américain à la candidature suprême Bernie Sanders, en constatant que la grande majorité des produits en vente dans les centres commerciaux américains étaient estampillés made in china, n'avait-il pas déclaré mi-goguenard, mi-offusqué, qu'il ignorait que les États-Unis aient un 51eme état, la République Populaire de Chine.

On - le monde libre - pourrait créer une organisation internationale de type o.n.u. rien qu'avec les manquements de la Chine. Mais voilà, cette organisation internationale de type pacifique ne compte à ce jour que bien peu de zélateurs.

On les compte même plutôt assez aisément. Le décompte est faisable, c'est dire ...

Un de plus hier. Hier matin à 9h, heure locale.

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Tenzin Choeyang

Qui s'ajoute aux quelques 155 tous tibétains, qui s'ajoute au prix Nobel chinois, Liu Xiaobo, ici l'article de Mediapart, éjecté tout dernièrement des geôles chinoises pour aller mourir à leur porte, dehors, au grand jour.

Ce " Va crever Dehors " chinois, adressé en guise d'avertissement au reste du monde, à l'ami américain comme à l’Europe et à tous, tous rendu toujours davantage pleutres, davantage craintifs et apeurés, inquiets, quand ce n'est pas tout simplement et tout bonnement, gentiment et carrément, totalement indifférent ,  avertissement on peut plus éloquent, plus explicite, adressé par le régime du Parti communiste Chinois de ce Mr. Xie et ses thuriféraires de malheur, qui ressemble à s'y méprendre à cette pédagogie de la terreur, instrumentalisée par le pouvoir, à l'époque royal, mais de tout-temps et de partout quel que soit le régime en vigueur, et de sa volonté d'exemplarité des châtiments en place publique autour desquels une foule, surtout citadine, fascinée en quête, jamais satisfaite et toujours réitérée, de cette sidération première dont , inconsciemment, elle espérerait se défaire pour recouvrir la santé, se défaire en repiquant au truc, méthode vaguement Coué, selon laquelle un coup administré chasse l'autre, ou pour quelque autre sombre raison qui la faisait se presser, payer, se battre pour y assister. Et du mieux possible, c'est à dire au plus près des sanguinolentes effluves et autres très curieuses observations morbides.

Qui s'ajoute ... Nombre tentaculaire en continuel crescendo d'exponentielle de victimes.

Torche humaine hier matin à Varasani, à l'Université indienne.

Un étudiant tibétain de 19 ans, originaire du territoire de Kollegal, à environ 200 km au sud de Bangalore, s’insurge contre la dictature chinoise au Tibet, se fout le feu et crie sa volonté de voir le Tibet recouvrir sa liberté.

 ... Et indirectement, s'insurge, mais à quel point le reste du monde fait la très sourde oreille, contre la dictature chinoise qui, peu à peu, s'est insinuée et immiscée dans la direction des affaires du monde à un point tel que le cours de la chose s'annonce chaque jour davantage irréversible.

L’État sud-indien du Karnataka a accueilli la plus grande concentration de réfugiés tibétains. Ils sont au nombre de 60.000 environ, aujourd'hui regroupés dans cinq grandes colonies, chacune subdivisée en différents villages.

Grièvement brulé à 70%, Tenzin Choeyang qui s'est auto-immolé par le feu au sortir du dortoir des garçons de l'université de Varasani, a été hospitalisé. Les flammes ayant épargnées sa tête et son visage.

Il s'agit du deuxième cas d'auto-immolation d'un tibétain de la diaspora en Inde. Le cas précédent avait retourné le monde entier et un film a été réalisé sur le jeune homme, également étudiant, Dorje Tsering, qui s'était auto-immolé et avait trouvé la mort peu de jours après sa protestation ultime non sans avoir réitéré dans ses derniers souffles devant ses proches et les micros et caméras sa volonté de voir le Tibet-occupé libéré et le retour de Sa Sainteté le XIVme Dalai lama au Tibet.


Ci-joint la vidéo de la protestation.

 

Breaking: A Tibetan Student Burns Self In Varanasi! © Tenzin Rekham

 

 

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