Pour soutenir la presse libre, faites un don au FPL

Au terme de sa première année d’existence, le Fonds pour une presse libre (FPL) a accordé son soutien financier à trois médias indépendants. Bénéficiant d’un abattement fiscal de 66%, vos dons au FPL contribuent au développement d’un journalisme au service du bien commun, sans dépendance d’intérêts extérieurs aux métiers de l’information. N’hésitez pas tant cette cause est, plus que jamais, d’intérêt public !

Créé fin 2019 à l’initiative de Mediapart, le Fonds pour une presse libre (FPL) a connu une année 2020 bien chargée malgré les contraintes sanitaires. Son conseil d’administration de sept membres s’est réuni régulièrement sous la présidence de Michel Broué, tandis que sa directrice exécutive, Charlotte Clavreul, était embauchée (voir ici leurs biographies et leurs déclarations d’intérêts). Sa Charte éthique a été adoptée, son site internet a été lancé et son Conseil stratégique s’est mis en place, chargé d’étudier les projets soumis au FPL (lire ici le premier appel à projets).

Le logo du FPL Le logo du FPL
Garantissant l’indépendance de Mediapart, par la sanctuarisation de son capital via la SPIM (lire ici et nos explications), le FPL, fonds de dotation à but non lucratif, en est totalement indépendant. Il ne peut contribuer à notre financement, alors que Mediapart est tenu de verser au FPL une partie de ses bénéfices. Statutairement, les dirigeants en activité de Mediapart ne peuvent avoir de responsabilités au sein du FPL, au conseil d’administration duquel siègent seulement deux salarié·e·s de Mediapart élus chaque année par notre équipe.

La composition du Conseil stratégique du FPL, qui a instruit les vingt-sept dossiers de son premier appel à projet, témoigne de cette indépendance à l’égard de Mediapart. Y ont en effet participé : Maurice Botbol, directeur d’Indigo Publications ; Alexandre Brachet, fondateur et PDG d’Upian ; Paul Cassia, professeur de droit à l’université Paris I ; Edmond Espanel, directeur général de Brief.me ; Valérie Jeanne-Perrier, responsable de l’école de journalisme du CELSA ; Agnès Rousseaux, directrice de Bastamag et Politis.

Offrant une alternative démocratique au contrôle des médias par des intérêts privés extérieurs aux métiers de l’information, le FPL n’a pas d’équivalent. Même si son invention a nourri le débat au sein de la profession et suscité l’intérêt de certaines rédactions, notamment au Monde et à Libération, il est aujourd’hui en France la seule structure à but non lucratif permettant de financer le développement de médias indépendants dans le respect de principes éthiques et de valeurs professionnelles.

Les trois lauréats retenus pour cette première sélection illustrent cette exigence. Distribuant des aides d’un montant total de 50 000 euros, le FPL a annoncé, jeudi 10 décembre (lire son communiqué), avoir décidé de soutenir « trois médias indépendants d’information politique et générale » : Revue Far Ouest (20 000 euros), Guiti News (15 000 euros) et Orient XXI (15 000 euros). Information locale avec Far Ouest implanté depuis 2017 en Nouvelle-Aquitaine et privilégiant de longs formats multimédias ; information nationale avec Guiti News, créé en 2018 pour changer le récit collectif autour de la migration, animé par une rédaction « franco-réfugiée » ; information internationale avec Orient XXI, créé en 2013, qui entend favoriser une autre vision de l’actualité du Proche et du Moyen-Orient (lire ici les interviews des trois lauréats).

Dans son communiqué, le FPL explique avoir « retenu l’approche éditoriale innovante des projets, l’éthique professionnelle et la capacité à s’inscrire à terme dans un modèle économique pérenne, permettant ainsi à ces médias de conserver leur indépendance. Ces médias ne font pas appel à la publicité, et fonctionnent uniquement grâce aux abonnements ou aux dons. Le choix de ces trois médias répond aux objectifs du FPL : défendre le pluralisme de la presse et l’indépendance du journalisme, ainsi que promouvoir un journalisme d’intérêt public en portant des valeurs humanistes, rejetant les discriminations et refusant les injustices. »

Le prochain appel à projets du FPL sera publié au premier trimestre 2021. Chacun l’aura compris : l’argent est ici le nerf de la guerre, d’autant plus que le FPL ne peut en aucun cas recevoir de subventions publiques. De ce point de vue, après une première année de rodage où les dons reçus sont encore modestes (retrouver ici le premier appel aux dons), le FPL entend bien monter en puissance. Mediapart relaie donc son appel à la générosité publique afin de construire et renforcer un nouvel écosystème de l’information, donnant vie, stabilité et longévité à une alternative médiatique vertueuse.

Cause d’intérêt public, le soutien au développement d’une presse indépendante et innovante a besoin de votre aide alors que les attaques politiques contre la liberté d’informer se multiplient tandis que les dépendances économiques nuisent à la qualité de l’information. Remplissant les conditions générales prévues aux articles 200 et 238 bis du code général des impôts, tout don au FPL ouvre droit à une réduction fiscale. Si vous donnez avant le 31 décembre 2020, vous pourrez en bénéficier pour vos impôts payés en 2021.

L’enjeu n’est pas mince, comme l’ont expliqué les administrateurs du FPL dans un texte intitulé « Libérer la presse du pouvoir de l’argent » : « Rétablir la confiance du public dans l’information passe par la restauration de l’indépendance des médias. Il ne s’agit pas seulement de l’indépendance éditoriale, ce combat quotidien qui requiert toutes les rédactions quels que soient les contextes professionnels. Non, il s’agit, plus essentiellement, de l’indépendance économique de façon à ce que les soupçons de liens de dépendance avec des intérêts privés, financiers ou industriels, ne viennent pas accroître un discrédit ruineux pour la qualité du débat public. »

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