Le festival 2020 de Mediapart est reporté à l’automne

En raison de la pandémie du Covid-19, la 3e édition du festival de Mediapart, initialement prévue le samedi 28 mars 2020, d’abord reportée au samedi 13 juin, devrait finalement se tenir à l’automne, sans doute début novembre. Ce sera toujours au Centquatre-Paris, dans le XIXe arrondissement, de 11 heures à 23 heures. Le thème initial, « Les soulèvements du monde », avec des invité·e·s venu·e·s du monde entier, sera évidemment amendé.

Depuis son dixième anniversaire, en 2018, Mediapart organise un festival annuel tissé de rencontres, débats, échanges, projections, expositions, conversations, etc., le tout se concluant par un grand bal populaire. En 2018, le thème choisi, illustré par un colloque international, était celui du droit de savoir et de la liberté d’informer. En 2019, sur fond de colère sociale des « gilets jaunes », ce fut la rencontre du journalisme et de la société.

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Cette année 2020, pour notre douzième anniversaire, nous avons choisi comme fil conducteur « Les soulèvements du monde », afin de relier tous les mouvements pacifiques qui, depuis plus d’une année, ébranlent la planète, de Hong Kong à Santiago au Chili, de l’Algérie au Liban, en Irak comme en France, et dans bien d’autres pays (voir notre atlas ici et notre dossier là). Motivés par des exigences démocratiques et sociales, ils secouent l’indifférence et ébranlent des pouvoirs, en étant de plus accompagnés par la prise de conscience de l’urgence climatique et par une mobilisation contre les violences faites aux femmes.

S’ouvrir au monde, apprendre d’autres expériences, se soucier d’autres peuples : c’est ce que proposera ce troisième festival de Mediapart, alors que, en France et ailleurs, se confirme le cours autoritaire de régimes, y compris démocratiques en apparence, qui répriment la liberté des populations d’inventer de façon autonome leur avenir et d’en rester maîtres. Pour ce faire, nous inviterons des activistes étrangers, venus de tous les continents.

Les cinq grands débats, notamment, leur donneront la parole, en déclinant la révolte hongkongaise, le hirak algérien, les mobilisations latino-américaines, les manifestations au Liban et en Irak et, enfin, le renouveau d’un socialisme démocratique aux États-Unis. Parmi les invitées déjà confirmées, il y aura deux militantes des libertés venues de Hong Kong, Glacier Wong et Debby Chan, ainsi que deux soutiens de l’actuelle campagne présidentielle de Bernie Sanders aux États-Unis, Isra Allison et Cori Bush, figures de l’organisation « Brand New Congress » qui a notamment réussi à faire élire Alexandria Ocasio-Cortez.

Mais il y aura bien d’autres tables rondes sur nombre d’autres sujets, ainsi que de multiples occasions pour échanger et discuter. Outre le mouvement #MeToo et les mobilisations écologiques, on y débattra largement du mouvement social en France, ainsi que des élections municipales, qui viendront de se tenir. Les enquêtes ne seront pas oubliées, en particulier l’affaire libyenne qui implique le clan Sarkozy dont la gravité et l’ampleur ne cessent de se confirmer. 

Comme lors des deux précédentes éditions, la journée sera rythmée de rencontres avec toute l’équipe de notre journal, ainsi qu’avec tous nos nombreux partenaires, qui tiendront leurs propres stands. Le public pourra aussi découvrir des expositions de travaux photographiques (sur les violences policières en France, sur les murs de Hong Kong en Chine, sur la corruption partout dans le monde), acheter des livres et les faire signer par leurs auteurs, visionner des films documentaires, etc., sans oublier un espace rien que pour les enfants.

La journée se terminera en musique avec un grand bal populaire.

Comme chaque année en mars depuis que notre journal existe, l’annonce de ce troisième festival de Mediapart a été précédé par une conférence de presse anniversaire, le 10 mars, où nous avons rendu publics tous nos résultats, chiffres, bilans et projets. D’ici là, si vous ne l’êtes pas encore, n’hésitez pas à vous abonner à ce journal libre dont la pratique d’un journalisme indépendant peut se résumer par ces mots : « Le courage d’enquêter, le devoir de révéler ».

La nouvelle campagne de Mediapart : "Le courage d'enquêter, le devoir de révéler"

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