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Billet de blog 19 oct. 2021

Les structures implicites de l'indigence automatisée

L'onde précaire qui déshumanise Haïti repose sur une ''Résiliance'' qui déforme la conscience collective et empêche à ceux qui ont le savoir de le contextualiser pour agir sur les précarités provoquées et les incertitudes induites. Toute l'intelligence est de trouver la voie pour embraser l'imaginaire du collectif et sortir de ce cycle réglé par l'indigence.

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Etats mentaux de l'indigence © Erno Renoncourt

Et soudain, Haïti entre dans la lumière des médias occidentaux  par la culture, à travers la révélation de Freda, en même temps que la criminalité, à travers la toute puissance d'un chef de gang intronisé par l'ONU et les éternels fossoyeurs de la dignité des peuples, les Américains pour ne pas les nommer. Dans mon précédent article disponible ici, je me suis demandé quel pouvait être le lien entre cette double célébration, incongrue par sa simultanéité, et troublante dans un contexte nauséabond où, humainement, Haïti agonise sous une onde précaire, étouffante.

Après les questionnements, voici un nouveau récit dans lequel j'apporte une piste pour explorer un lien potentiel entre la médiatisation de Freda, la révélation de la culture, et Barbecue, le gangster fabriqué, armé, et protégé par les diplomates occidentaux et les entrepreneurs locaux. Mon propos est de partager un extrait d’un chapitre de mon récit sur l’humaine défaillance qui doit conduire à l’indigence pour tous.

Rien n’est plus difficile à combattre dans un écosystème que l’indigence. L’impuissance du collectif qui en porte les stigmates génère une invariance grâce à laquelle la vie se fossilise comme les structures d’un immense minéral. Tout décline vers un minimum insignifiant où, entre le doctoré et l’illettré, entre la connaissance et l’ignorance, entre l’entrepreneur et le gangster, la ligne de démarcation est aussi fine que la lame d’un rasoir bien aiguisé.

La barbarie en morceaux de mémoire fossilisée

Bien fou, l’individu bien intentionné, qui voudrait pourtant dimensionner les bases de ce minimum insignifiant pour mieux armer culturellement, de pensée critique et de dignité, les uns et les autres pour faire bouger les lignes de l’invariance !  Il s’y trouverait, vite fait, découpé en mille morceaux, par les uns et les autres, pour être jeté aux chiens. C’est le propre de l’indigence, mille fois sur mille, ceux qui ont le savoir, mais sont dépouillés de dignité et de pensée critique, trouveront des raisons de construire des alliances malsaines avec les criminels illettrés pour faire échouer ceux qui sont remplis de dignité et de pensée critique. Car l’indigence, pour perdurer, procède toujours par un réel apparent qui rend invisibles les structures de la barbarie et de la déshumanisation, tout en les renforçant par des rapports d’allégeance, de redevance et d’accointances.

C’est du reste pourquoi, en Haïti, même le plus progressistes des militants du changement perpétuent la déshumanisation, en ne cherchant à travailler qu’avec ceux qui leur vouent une allégeance aveugle. C’est ce que dit Alain Gilles dans son livre, État, conflit et violence en Haïti (2008), à la page 35 et que nous paraphrasons ainsi : la pratique de la déshumanisation de l’autre, consistant à lui créer un monde à part, à lui interdire le droit à une pensée libre, critique et digne, est le propre des élites haïtiennes, qui au lendemain de l’indépendance ont reproduit avec une extrême rigueur les structures de la barbarie esclavagiste, en les couvrant d’une apparence de liberté sans aucune reliance avec la fraternité et l’égalité. En Haïti, à droite comme à gauche, on ne recherche votre collaboration que si on peut vous dépouiller de votre dignité et de votre humanité, pour que vous soyez toujours proche de la servilité. Pour peu que vous ayez une once de pensée critique qui vous incite à vous rebeller contre cette médiocrité, on s’attachera avec une rigueur extrême à vous faire vivre d’échec en échec.

L’imposture est la structure

Voilà le réel apparent sur lequel reposent les structures de la barbarie en Haïti. L’erreur des marxistes et des structuralistes haïtiens est de croire que cette structure n’est que matérielle et ne s’incarne que dans les rapports institutionnels, économiques et politiques. Pourtant, elle est plus forte dans les rapports humains, dans les rapports culturels et dans la conscience des individus, car concentrées, automatisées et codifiées dans des « implicites » qui nourrissent le statu quo de nos invariances. Dissimulées derrière de vastes impostures, ces « structures implicites » constituent le premier niveau des déficiences qui forment les états mentaux de l’indigence. C’est par ces implicites que se creusent les fissures qui permettent l’évidement de la conscience d’un collectif et l’érosion de ses valeurs vers les abysses de la servilité par la recherche du spleen du minimum insignifiant, en apparence, cultivé.

C’est pourquoi l’avenir de la déshumanisation, donc du système capitaliste, passe inexorablement par l’expansion de l’indigence. Voilà pourquoi le capitalisme, à travers ses institutions académiques, culturelles, décerne des diplômes, des distinctions, des prix à des insignifiants dans les pays du Sud qui seront placés, garce à leurs accointances diplomatiques, au sommet de la hiérarchie de leur pays pour mieux laisser s’infiltrer les médiocrités. Vous en voulez un exemple de cas pour illustrer ? En voici un.

I comme Icare ou l’insignifiance académique au service de la barbarie

Pour mieux comprendre comment le capitalisme utilise l’insignifiance académique et universitaire, je vous invite à regarder une fois de plus, heureusement jamais de trop, cette séquence du film I comme Icare où se joue l’expérience de Milgram dite celle de la soumission à l'autorité.

Un individu raisonnable a vu une annonce dans les journaux (processus de recrutement classique) et s’est laissé motivé par la promesse d’une récompense journalière de 6 dollars (un salaire). Mais, il va perdre ses capacités réflexives, quand le vrai stimulus se met en place. À cet être raisonnable, qui veut gagner sa vie, on va confier le pouvoir de monitorer, de guider, d’enseigner, de gouverner un autre. On retrouve ici tous les rôles sociaux : l’enseignant universitaire, le policier, le président, etc… Il exulte de joie, quand il découvre qu’il est l’heureux élu d’un processus pourtant truqué, comme le sont nos élections, nos examens universitaires, nos processus de recrutement dans les ONG et nos appels d’offre. Et de raisonnable, il devient insignifiant en perdant toute capacité de questionnement.

En effet, comme vous pouvez le voir, dans la séquence, les cartes ont été truquées, tout n’est qu’un grand programme d’auto-simulation et de manipulation. Mais, il est loin de douter qu’il a été choisi, promu, non pour ses compétences, mais pour son insignifiance et qu’au final c’est lui le cobaye d’une manipulation expérimentale. C’est le cas de nos doctorés, nos subventionnés, nos diplômés, nos lettrés, nos récompensés, nos médaillés qui ne se demandent comment un système qui promeut la barbarie et l’insignifiance peut-il jeter son dévolu sur eux ? La promesse du salaire, la proximité avec l’autorité, les accointances avec les représentants du savoir en blouse blanche, (Ah les rêves blancs) suffisent à l’enthousiasmer, le rendre inconscient au point de tuer sa capacité critique en lui interdisant de questionner la dangerosité de l’expérience, et cela, même quand l’apprenant se montre inquiet. Même quand le collectif demande justice. Il ne fait pas écho de sa demande et ne se montre pas solidaire de ses inquiétudes. Telle Freda qui oublie l’esprit d’Erzulie et oublie la danse du Petro sur les marches de Cannes, il ne questionne pas, il se contente de son confort : le minimum insignifiant. Après tout se dit-il, c’était un concours, c’est le résultat de ce concours qui a voulu que ce soit moi le moniteur (bourreau) et l’autre, l’expérimenté (martyrisé).

Et c’est là que surgit le véritable enseignement de cette expérience, du moins dans le contexte du film, qui est une quête vers la vérité : dans le nouvel ordre mondial du libéralisme de l’homme augmenté, ce sont les universitaires qui sont les nouveaux bourreaux et les gardiens de la barbarie. On conditionne leur soumission par le prestige d’un titre académique, d’une récompense honorifique Et plus le vernis académique, culturel est éclatant, plus les gens se rendent disponibles pour se soumettre, se déraciner et se déshumaniser pour pactiser avec les honneurs de la barbarie.

La vraie incompétence est là : l’incapacité à questionner le contexte pour se remettre en question. Or pour s’auto évaluer, il faut les mêmes compétences que pour bien monitorer, guider, gouverner. C’est en cela que l’évaluation est la marque de la performance. Quand le processus d’évaluation et de récompense des institutions d’une société est biaisé, il ne peut y avoir qu’errance. Et si le processus d’évaluation est biaisé, cela veut dire que les enseignants sont mauvais, que les écoles et les universités orientent la société vers une indigence par la domination de l’incompétence, la promotion des accointances, la toute-puissance de l’insignifiance. La majorité se contente de mettre en avant le prestige de leurs titres, l’éclat de leur proximité avec les grandes universités du monde sans se demander comment agir sur leur réel défaillant.

Un modèle de succès qui récompense l’insignifiance

En partant de cet exemple tout théorique, je veux montrer que le modèle de réussite en Haïti est exclusivement basé, à tous les niveaux, sur un modèle de déshumanisation qui passe par le silence, les allégeances, les accointances mafieuses et toute une kyrielle de médiocrités qui, par leur insignifiance, fait régner une invariance confortable à un minimum insignifiant servant d’adjuvant pour le triomphe des gangs. C’est cet enchevêtrement que je cherche à contextualiser en surfant sur la médiatisation que simultanément le média Courrier International accorde à la réalisatrice du film Freda et au chef des gangs fédérés par l’ONU. Que cache cette médiatisation simultanée entre une brillante réalisatrice, activiste du mouvement Petro Challenge et un chef de gang promu comme l’homme le plus puisant d’Haïti ? Quel lien peut-il y avoir entre la culture et la criminalité dans le devenir de l’indigence en Haïti pour que les deux bénéficient d’un traitement médiatique, dans un contexte où Haïti s’effondre humainement ?

N’en déplaisent aux esprits simplistes, je me permets de farfouiller dans les évènements de 2018 pour trouver le lien. Car selon la loi du Big Data, c’est dans le passé des données structurées selon une architecture en 5 V qu’on peut trouver les clés pour interpréter les incertitudes du présent et anticiper les échecs dans l’avenir. En effet, en 2018, alors que la contestation contre le PHTK battait son plein et amplifiait, au point que Jovenel Moise s’était littéralement mis a couvert et ne pouvait même pas se rendre au palais, on a vu les Petro Challengers entrer dans la danse en exigeant le leadership de la contestation avec la fameuse question « Kote Kob PetroKaribe a ? ». Faut-il que je rappelle que la réalisatrice de Freda était très active dans ce mouvement qui avait bénéficié d’un meilleur éclairage médiatique que toutes les révoltes populaires contre le PHTK. Et, à la grande surprise, au lieu de fusionner les luttes, les Petro Challengers avaient ouvertement prôné pour un sectarisme douteux en refusant de marcher avec l’opposition radicale. Ils disaient qu’ils n’avaient pas besoin de leaders et qu’ils avaient des idées pour le changement. Idées, au demeurant, dont on attend encore de voir la pertinence et l’efficience face à la toute-puissance de l’indigence. 3 ans plus tard, c’est la criminalité qui triomphe en mettant en échec la contestation populaire.

Mais, vu la tournure des événements, n’y-a-t-il pas objectivement lieu de se demander si les Petro Challengers ne sont pas complices de ce triomphe des gangs du PHTK ? La question a toute sa pertinence dans le contexte de médiatisation simultanée d’Haïti à travers ses deux versants rayonnants d’indigence : la criminalité et la culture. Pour cause, beaucoup de voix s’étaient levées, dont une exprimée dans cette lettre que je viens de republier sur MediaPart, pour leur dire de faire attention aux raccourcis de l’histoire et de savoir mettre de côté les conjectures pour embrasser responsablement les défis politiques du temps et embraser de colères intelligentes la conjoncture afin de faire échec à la dictature.

Hélas, ils n'avaient pas compris le sens et l'urgence de ces appels pour agir dans la complexité face aux incertitudes. Ils étaient dans la lumière des enfumages médiatiques et des accointances diplomatiques, ils se croyaient maitres des idées, du temps et de l’histoire. Mais sans idées contextuelles, le temps et l’histoire viennent de leur montrer que sans reliance, toute fulgurance devient indigence. Ainsi le mouvement Petro Challenge s’est mué en un Rétro Challenge. Et dépourvus de toute honnêteté intellectuelle, comme la majorité des universitaires haitiens, ils ne sont jamais revenus sur leur déviance pour assumer leur errance. Et ce, même quand en 2020, dans cet article, j'ai essayé de leur faire comprendre les raisons de l'échec de la contestation antisystème. À moins que de leur point de vue, il n’y a pas d’errance à assumer et que leur conduite a été une performance. Alors on peut mieux comprendre le lien entre la médiatisation de la criminalité et de la culture par les médias occidentaux qui faut-il le préciser obéissent aux injonctions des stratèges diplomatiques qui conseillent, arment et protègent les gangs d’Haïti.

Je m’empresse de préciser qu’au-delà de ce cas, cette contextualisation vise toute une communauté de lettrés, de diplômés, de doctorés, de récompensés, de médaillés qui nourrissent l’indigence par une insignifiance les autorisant à résilier tout engagement avec leur environnement et leur contexte, pour ensuite s’étonner des résultats. De mon point de vue, c’est là que se trouvent les fissures qui nourrissent l’érosion de la dignité nationale. Mon entêtement a faire vivre cette axiomatique de l’indigence est de montrer que Roger Gaillard avait mal posé le problème, il n’y a pas de déroute de l’intelligence en Haïti, il y a un autoroutage vers l’indigence de ceux et celles qui ont le savoir et les bonnes accointances, mais sont dépourvus de dignité et d’intégrité pour contextualiser ce savoir face à la complexité. C’est ce qui me permet d’introduire, en complément de l’indigence, le néologisme de « Résiliance » comme résiliation des engagements de dignité, de responsabilité et d’intégrité d’un collectif envers son environnement pour leur substituer une joyeuse résilience par le spleen du minimum de l’insignifiance cultivée qui fait éroder la reliance de la dignité nationale vers cette mare d’indigence nauséabonde.

Les etats de la matière © Wikipedia

Regardez mon illustration de couverture qui cartographie les structures mentales de l’indigence, elle reprend la cartographie de la transformation des états de la matière que l’on peut voir ici.  Il faut être d’une insignifiance extrême pour ne pas reconnaitre la pertinence de ce récit qui s’installe comme une véritable anthropologie cognitive de l’indigence. Et pourtant je ne la porte pas comme un succès, juste comme une douce subversion pour enflammer l’imaginaire et provoquer la conscience collective. Comme je l’expliquais ce matin à un ami qui me pressait de sortir les premiers tomes de ce récit, je le laisse encore murir pour prouver l’immense insignifiance de la culture haïtienne. Moi, je n'ai pas de vocation à être écrivain, je me vois tout juste un emmerdeur, un insolent, un provocateur qui défie, par une démarche de contextualisation, ceux et celles qui pensent utiliser leurs titres, leurs accointances, leurs succès pour impressionner, insulter et humilier d’autres qui sont peut-être plus compétents qu’eux, mais qui ont la dignité de ne pas se vautrer dans la mare de l'insignifiance.  Ici Défi est le maitre mot de ma démarche : Démystifier et Éroder la Fabrique de l’Imposture.  Ah, peut-on oublier que la culture haïtienne qui rayonne dans les médias étrangers est la même qui, entre 2018 et 2019, a toléré que Magalie Habitant, par Guyler C Delva interposé, la dirige et lui montre la voie ! Comment ne pas comprendre mieux qu'elle soit aujourd'hui célébrée au côté de la criminalité ?

La cérémonie du Bois Caïman, si chère au mysticisme haïtien dans le devenir de l’indépendance, n’a été qu’une contextualisation de Boukman pour embraser l’imaginaire des esclaves. Quand quelque chose est mort dans la conscience des gens et les entraine dans une insoutenable insouciance, il faut un choc pour les réveiller. Boukman avait l’intelligence de trouver un cochon et un couteau, son imaginaire a fait le reste en s’improvisant prêtre vaudou, le temps d’une nuit de pleine lune. Et une brèche a jailli profitant de la conjonction des forces de la nature. Aujourd’hui les lettrés, les diplômés, les doctorés, les récompensés, les médaillés haïtiens sont plus cultivés et outillés que Boukman, mais des millions de fois plus impuissants, car ils ont du mal à agir sur l’imaginaire de leur collectif qui agonise. Si Boukman avait pris le cochon pour le manger avec sa famille, comme les Haïtiens d’aujourd’hui recherchent visa, résidence, reconnaissance de la part du blanc pour réussir avec leur famille, Haïti n’aurait même pas eu le mythe de l’indépendance à célébrer.

Voici ce qui manque à Haïti : une utopie collective et une avant-garde éthique constituée de nouveaux prêtres vaudou, disposés et résolus à s’exposer pour embraser l’imaginaire de ceux qui désespèrent dans le noir. Si par mes mots et mon engagement assumé d’accepter de périr dans ce shithole plutôt que de le fuir, je peux donner espoir à quelques-uns, je veux y croire. Tant pis si cela choque les imposteurs et les insignifiants. Manifestement, il faut être lourdement insignifiant pour ne pas se sentir inconfortable dans un pays où l’esclave le plus illettré d’avant 1804 avait plus de dignité par ses colères que le doctoré médaillé par ses titres et ses accointances.

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