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Billet de blog 2 avr. 2010

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Pâques-expulsion ou Pâques-libération?

Fuyant la guerre angolaise, depuis huit ans Guilherme Hauka Azanga a refait sa vie dans la région lyonnaise. Avec sa compagne il élève leurs quatre enfants nés en France. Sa première femme, angolaise comme lui, est morte et leurs enfants réfugiés en République Démocratique du Congo. Les autorités ont décidé de le renvoyer coûte que coûte en Angola. Après deux tentatives infructueuses, la léthargie supposée du long week-end de Pâques sera-t-elle mise à profit pour l'escamoter?

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Fuyant la guerre angolaise, depuis huit ans Guilherme Hauka Azanga a refait sa vie dans la région lyonnaise. Avec sa compagne il élève leurs quatre enfants nés en France. Sa première femme, angolaise comme lui, est morte et leurs enfants réfugiés en République Démocratique du Congo. Les autorités ont décidé de le renvoyer coûte que coûte en Angola. Après deux tentatives infructueuses, la léthargie supposée du long week-end de Pâques sera-t-elle mise à profit pour l'escamoter?

Les expulsions et tentatives d'expulsion de familles et de pères de famille étrangers s'intensifient, en même temps qu'est projetée une bien méchante loi contre les étrangers et que les travailleurs grévistes sont attaqués.

Un voisin blogueur nous a déjà alerté sur le calvaire de Guilherme.

La violence est omniprésente dans cette histoire.

  • Refus de la préfecture de lui donner un titre de séjour, obligation à quitter le territoire français (2009).
  • Enfermement en rétention, tentative d’expulsion le 30 janvier 2010, Guilherme refuse d’abandonner sa famille.
  • Condamné à deux mois de prison pour refus d’embarquement. En France tout est possible.
  • 18 mars. Sortie de prison et nouvelle tentative d’expulsion. A Francfort, le pilote refuse de partir avec un passager sous contrainte. Merci à lui et à sa conscience. Guilherme est rapatrié en France par la police, enfermé au CRA de Lyon St Exupéry.
  • 20 mars. Le juge des libertés libère Guilherme. A l’issue des 4 heures habituellement réglementaires, l’avocat n’a pas connaissance d’un appel de la préfecture, qui parce que c’est le week-end, a la possibilité de le faire dans un délai plus large.
  • 23 mars. La préfecture de LYON, en toute discrétion, fait appel de la décision du JLD, la décision de libération est cassée. Mais Guilherme n’a pas été prévenu, le jugement s’est fait sans lui.
  • 25 mars. Grand déploiement de police vers 8 h 30. Après avoir cassé la porte de l’appartement familial, la police a embarqué Guilherme sous les yeux de ses enfants. Pour une nouvelle tentative d’expulsion !
  • 26 mars. Guilherme est à nouveau enfermé au CRA de Lyon Saint Exupéry. Une demande d’asile est en cours.
  • 30 mars. Annonce d'un site internet de soutien, avec photos et informations.
  • 31 mars. Occupation de l'école où sont scolarisés les enfants de Guilherme et Florence. Le soir à 18h promenade avec les photos de Guilherme sur la place des Terreaux à Lyon, chaîne humaine, déambulation....

Avril: sera-t-il victime d'une troisième tentative d'expulsion? Ces temps-ci, les autorités ne cèdent pas à la pression, mais elles ont toujours horreur que certains de leurs actes soient rendus visibles.

Martine et Jean-Claude Vernier

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