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Billet de blog 30 déc. 2009

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Malin comme un Malien

Pour finir l’année sur un sourire, voici une histoire vraie rappelant que l’on peut résister au rouleau compresseur de la FrançAfrique en matière de "gestion des flux migratoires". Et même avec un certain panache.

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Pour finir l’année sur un sourire, voici une histoire vraie rappelant que l’on peut résister au rouleau compresseur de la FrançAfrique en matière de "gestion des flux migratoires". Et même avec un certain panache.

Pour mener à terme l’expulsion des étrangers en séjour irrégulier en vue d’atteindre le quota annuel qui lui a été prescrit, la préfecture doit respecter un certain nombre de procédures. L’ultime et décisive étape, si la personne n’a pas de passeport, est l’obtention d’un laissez-passer consulaire qui assurera sa réadmission par son pays d’origine. Pour l’obtenir, on présente la personne au consulat de son pays. Le pays d’origine est en principe souverain dans sa décision – bien que nombre d'accords bilatéraux tendent à grignoter cette souveraineté.

Voici ce qui s’est passé en décembre 2009 pour l’un des grévistes de l’Acte II du mouvement des travailleurs étrangers sans papiers qui avait été pris dans un contrôle d’identité.

"Monsieur D., un gréviste malien en rétention à Vincennes, m'a raconté comment ça s'est passé pour lui au consulat.

L'employé lui demande s'il a des fiches de paye à son nom.

Monsieur D. les fait apporter par son beau-frère le lendemain.

L'employé sort sa calculette et additionne toutes les cotisations sociales que Monsieur D. a payées en France: 13 500 €.

Il explique au beau-frère que si la préfecture veut un laissez-passer, le consulat lui demandera en échange de rembourser cette somme à Monsieur D. "

[Dans un prochain billet nous referons le point de ce mouvement des travailleurs sans papiers pour une circulaire générale de régularisation sur la base du droit du travail. La grève en est à son 80ème jour. Elles se poursuit et se renforce, dans un silence médiatique résolu.]

[Et nous reparlerons, bien sûr, de la nouvelle organisation de l’assistance juridique aux personnes enfermées dans les Centres de Rétention Administrative (CRA) en vue de leur expulsion. L’année commence très fort, avec l’interdiction de visite du CRA d’Hendaye opposée par le préfet au président de La Cimade, association qui est, et restera habilitée pour ce centre en 2010. Voir le communiqué de La Cimade.]

Martine et Jean-Claude Vernier

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