Kleptocratie française, cas d'école l'informatique de Pôle emploi

L'ensemble des citoyens ont maintenant une vraie visibilité de la kleptocratie en France. Grace à nos lanceurs d'alertes nous voyons actuellement la corruption généralisée à notre ploutocratie. Je vous propose de prendre connaissance d'un exemple de ce trafic d'influences et de conflits d'intérêts dans nos régimes de protection sociale au travers de l'informatique de Pôle emploi.

Pour faire suite à mon précédent article, je vous propose un cas réel en tant que lanceur d'alertes, celui de mon vécu à l'informatique nationale de l'Unédic qui est devenue Pôle emploi.

Pauvre emploi © Franc SERRES Pauvre emploi © Franc SERRES

L'informatique nationale de Pôle emploi a actuellement environ 1 300 salariés. L'établissement public informatique à caractère privé (sui generis) est issue de la fusion

  • au 3/4 des anciens de l'informatique de l'assurance Unédic du régime privé de la protection sociale des salariés,
  • et pour 1/4 des anciens de l'informatique de placement sur un emploi de l'Agence Nationale pour l'Emploi de l'état.

Donc ce sont les ex Unédic qui font la loi dans cet établissement informatique.

Parachuté © Franc SERRES Parachuté © Franc SERRES

Avant la fusion, la sociologie des ex Unédic de l'informatique était constituée de 3/4 de pistonnés. Ces mandarins ont été employé par trafic d'influence à moitié :

  • par nos syndicats d'employeurs (surtout l'association MEDEF qui n'est pas réellement un syndicat d'employeurs puisque c'est surtout des rentiers de la finance de placements qui les représentent),
  • et l'autre moitié par les syndicats de salariés (CFDT, CFTC, CGC, FO, CGT). 

Les parachutés par les syndicats de salariés se sont surtout retrouvés dans les métiers techniques et de l’ingénierie informatique, en haut de ces hiérarchies métiers. Alors que les pistonnés des employeurs se sont placés plutôt dans le pilotage de l'activité et dans nos hiérarchies du management. Maintenant ils sont dans notre comité de Directions.

Déjà dans cette sociologie de gestion de la protection sociale il y a un conflit d'intérêt flagrant.

 

Conflit d'intérêts © Franc SERRES Conflit d'intérêts © Franc SERRES

L'Assurance des demandeurs d'emploi est un régime privé de protection des salariés. Elle a été créé à partir des cotisations sociales prélevées sur le salaire des travailleurs, la partie brute. Je rappelle que ce sont les salariés qui produisent la richesse réelle par leur travail et non l'employeur, qui lui contrôle la vente, la production, et une partie des moyens de production avec nos capitalistes qui en contrôlent la trésorerie. Souvent les petits et moyens employeurs finissent par être tributaire du système capitaliste au travers du crédit de la banque de dépôts privés ou de placement (prise de rentes à intérêt fini), ou avec un vol de la propriété sur un besoin de trésorerie par la mise en actionnariat (prise de rentes permanentes à intérêts variables). La rémunération que les salariés perçoivent est donc une contre partie de l'échange de leur servitude au travail pour leurs employeurs (et indirectement pour les possédants de la finance qui contrôlent la trésorerie, l’actionnariat et les règles économiques). Le salaire n'est donc pas fonction de ce que le travailleur produit réellement comme le sous entendent certains représentants d'employeurs avec travailler plus pour gagner plus. C'est ce fonctionnement d'exploitation des salariés en machine humaine, avec des cadences infernales pour la rente de gestion de l'employeur, qui génère les profits du placement et engendre de la maltraitance, de l'usure physique et morale des salariés. Les salariés ont alors conquis par la lutte des assurances en compensation de cette servitude de subordination contractuelle aux rendements productifs du placement financier (imposées par le contrat de travail). Ce sont les régimes de protections sociales des salariés, et ils leurs appartiennent normalement.

Que des employeurs, qui reversent pour les salariés cette part de salaire socialisé, soit dans la gestion de l'argent des autres dans ces assurances (seul le contrôle de la gestion est acceptable pour l'ingérence des employeurs), avec l'intérêt pour eux d'en récupérer un maximum en s'appropriant des parts de marchés ou pour augmenter leur propre rente en baissant cette redistribution salariale, est une aberration volontaire de la part de notre aristocratie à la gouvernance (depuis Charles De Gaulle). Donc l'infiltration sociale dans notre gouvernance, de redevables aux employeurs ou même dans le système financier de placements, est un conflit sociologique et économique d'intérêts. 

Rente © Franc SERRES Rente © Franc SERRES

Ce sont ces fameuses cotisations sociales de notre salaire brut que nos employeurs appellent les charges qui les intéresse et sont tant négativement médiatisées. Charges qui ne sont des charges surtout que pour les petits employeurs. Alors que les gros eux ont largement les moyens de payer ces niveaux de salaires socialisés pour leurs employés. L'association MEDEF, qui n'est pas un syndicat, représente essentiellement les aristocrates de la finance de notre société, et pas les gouvernances entrepreneuriales de nos vrai PME/PMI, TPE/TPI, Associations, Coopératives, indépendants et artisans du tissu de l'économie réelle. Ces ploutocrates se débrouillent pour reverser peux ou pour échapper aux reversements des cotisations grâce à l'éclatement de l'activité (sous-traitance, externalisations, délocalisations) et aux réglementations (aides à l'emploi, non paiement de cotisations pour la performance économique supposée grâce à la facturation interne de ses propres brevets ou services, exonération pour l’innovation et la recherche, etc.) qu'ils imposent par leur trafic d'influence avec nos politiques (qu'ils financent) et nos administrations. Ces hauts fonctionnaires qui sont souvent de cette famille aristocratique, grâce aux moyens à l'éducation dont ils disposent pour leurs enfants. Aussi ils conditionnement le reste de ces élites aux croyances économiques des propagandes libérales avec leurs infiltrations dans les écoles de l'administration et dans nos médias, ou par la corruption en les faisant devenir rentiers du placement.

En interne nous avons vu ces conflits d'intérêt par exemple sur des achats avec des produits matériels ou informatiques qui ont finit au placard, et dont nous n'avions pas besoin. Avec la bataille interne contre le logiciel libre pour nous obliger à payer des licences aux anciennes multinationales où avaient travaillé nos hiérarchiques ou nos pistonnés employeurs. Avec des surfacturations de locations en attente de nouveaux bâtiments sur Montpellier à IBM. Locations qui étaient elles même des locations de représentants du MEDEF à IBM. Avec de la sous-traitance en fonction des placements financiers de ces leaders du MEDEF. Avec des antennes Assedic montées de toute pièce avec des salaires fictifs de colleurs d'affiches grâce à la complicité du Directeur parachuté par les employeurs afin de financer des partis politiques libéraux, etc.

Babouzes © Franc SERRES Babouzes © Franc SERRES

Donc après avoir fusionner ces mêmes petits soldats de la finance sont restés dans nos Directions. Deux anciens directeurs pistonnés, sont des ex de Capgemini dont le patron n'est autre que Paul Hermelin au MEDEF (clan Rothschild des milliardaires de la social démocratie). C'est le miliardaire du PS du clan politique DSK, Hollande et Macron. Avec son DRH de la communication de Capgemini  Philippe Grangeon leader de la CFDT.

Bonjour l'équité du dialogue social. :-)

Ces deux Directeurs, alors qu'ils étaient employé par l'état et dans Pôle emploi, ont publié un rapport au Cigref pour Capgemini (voir page 10 pour leur contribution) où ils expliquent qu'ils gèrent l'établissement pour augmenter la part reversée sur l'informatique par l'état au privé. Et comme on parle de valeur, il s'agit bien d'augmenter les rentes pour nos multinationales de l'informatique, en leur mettant à disposition plus de 7.3 Milliards d'€ de budget en 2011 (page 4). Ils précisent bien que ce fonctionnement n'est pas dans l'intérêt opérationnel de l'état, donc de Pôle emploi, en page 44.

Tout ceci avec la complicité de contrôles que représentent certains syndicats de salariés. Ce que nous sommes sûr au niveau national sur nos représentants syndicaux de salariés, c'est que les structures CFDT, CFTC et peut-être CGC fonctionnent dans la compromission avec la ploutocratie, alors que pour FO et la CGT ce sont parfois des questions de quelques individus achetés. D'où la médiatisation des deux derniers sur ces affaires pour les affaiblir, et la non médiatisation des trois premiers sur cette corruption pour les renforcer.

Corrompus © Franc SERRES Corrompus © Franc SERRES

Nous avons aussi été témoin de cette corruption de syndicat de salariés en interne avec le secrétaire CHSCT CFDT. Celui-ci a étouffé le suicide pour raison professionnelle de son propre adhérent (harcèlement de sa collègue à la demande de son hiérarchique qu'il ne supportait plus). Plongeant ainsi sa femme et sa fille dans la misère parce qu'ils n'ont pas touché l'assurance vie. Et l'organisme de contrôle sociétal que représente la justice n'est pas en reste. En prémisse à l'événement ci-dessus nous sommes allez en justice pour une expertise sur nos conditions de travail. Le secrétaire CFDT du CHSCT demandant à la Direction de nous attaquer parce que nous n'avions soit disant pas le droit à l'expertise qui venait d'être votée. Nous avons donc gagné avec tous les éléments sur notre Direction ci-dessus, plus des éléments financiers prouvant la dérive financière dans nos réorganisations avec les conséquences sur notre santé. Nous avons gagné au tribunal de grande instance de Montreuil, mais la direction n'a pas été condamné parce que nous étions l'état. Et la juge nous a informé que pour condamner ces dirigeants mafieux de la finance il nous fallait passer par le tribunal administratif. Que cela ne tienne nous avions sous la main un appel d'offre complètement mafieux. Comme cela était une patate chaude ils ont passé cela en bureau paritaire en l’absence des représentants FO et de la CGT, avec la complicité des administrateurs nationaux CFDT, CFTC, CGC. Donc c'était un non respect du contrôle par nos instances paritaires que représente le Comité Central d'Etablissement. Nous avons du aller jusqu'en cassation pour qu'un jugement soit prononcer, et c'est un vice de forme qui a été acté par le juge. Dans un premier temps par manquement de deux pièces administrative au dossier, notre avocate signalant que ces deux pièces étaient bien présentes dans le dossier, celui-ci lui a rétorqué "m'emmerdez pas il faut que je ferme ce dossier" (pression hiérarchique).

Riche © Franc SERRES Riche © Franc SERRES

Pour ce qui est des anciens de l'ANPE, nous avons aussi une ingérence qui elle fonctionne façon complot. C'est Claude Bébéar l'ex financier de l’extrême droite et patron d'AXA assurance. Passé avec ceux de droite grâce à l'espion américain Nicolas Sarkozy qui a unifié les milliardaires de droite. Vous vous rappelez c'est quand J.M. LEPEN se disputait avec sa fille Marine parce qu'elle était passée chez l'ennemi avec des financement russes (comme Claude les avait lâché). Vous savez les même champions qui dénoncent les illuminatis, les complots, etc. Tout cela pour que l'on se rende pas compte que le problème est systémique et que ce qui crie au loup en font parti. C'est à dire à cause de l'aristocratie que l'on appelle capitalisme quand c'est sur la possession financière (ploutocratie).

Et justement, ces milliardaires de droites, plus dans le complotisme, agissent aux travers d'associations de lobby comme les entreprises de la citénous avons des représentants positionnés pour de futurs postes de Directions. Alors que pour cette personne par exemple, elle aurait du se faire licencier pour faits graves. Plusieurs propos ouvertement racistes en interne et avec des salariés prestataires. Après avoir été recadrée par notre direction elle fait du harcèlement en interne avec ses collègues et avec de la prestation. Et surtout après un deuxième recadrage de notre direction, cerise sur la gâteau, elle espionne des données confidentielles des dossiers du personnel de l'assistante sociale en son absence. Sachant qu'ils ont viré un DRH parce qu'il s'était enfermé dans un bureau pour faire des avances à une cadre...

Deux poids deux mesures :-)

Pas d'impunité Pas d'impunité

Donc vous pouvez constater le vécu horrible que certains salariés de l'informatique nationale de Pôle emploi vivent.

1/3 de nos salariés sont dans le fonctionnement de cette Kleptocratie (généralement soutiens LREM), 1/3 dans le dénis ou la résignation, 1/3 dans la lutte personnelle, syndicale ou comme lanceur d'alertes.

Je pense que même si nous avons majoritairement une population de cadres, nous reflétons bien une partie de la population Française. Et que le mouvement politique La République En Marche aurait du s’appeler La Kleptocratie En Marche :-)

Beaucoup de personnes ont pris conscience que nous n'avons jamais vécu dans une démocratie. Que notre aristocratie censitaire des candidats, que nos républicains appellent faussement la démocratie représentative, et que toutes les formes d'aristocraties nous mènent toujours vers des jours malheureux pour le plus grand nombre.

Vivement une vrai démocratie pour la paix de tous et pour notre survie dans une société de vie digne et en harmonie avec notre environnement.

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