Comment les structures des organisations sociales favorisent-elles les capitalistes ?

Les capitalistes dominent dans notre société, comment est-il possible à des hommes parasitaires de nous priver de notre humanité et des ressources que nous produisons avec cette société ? S'agit-il d'un complot d'individus ? Ou bien d'une corruption de notre organisation sociale avec une population humaine nuisible ?

Nous avons vu dans l'article précédent quelles étaient pour moi les interactions qu'utilisaient nos parasites capitalistes pour agir sur l'organisation de notre société. Dans ce long article, je vous propose d'essayer de cerner qu'elle est la nature de ces hommes, et d'échanger ma compréhension sur les raisons structurelles qui autorise cette domination.

Triangle comportemental de la population humaine © FRANC SERRES Triangle comportemental de la population humaine © FRANC SERRES

La nature humaine

Le défaut des pensées occidentales c'est de classer les humains dans des boîtes catégorielles. L'homme fait parti du vivant, et comme dans la nature, dans sa population les individus se répartissent et évoluent dans le temps suivant la surface d'un triangle à trois sommets. Ce sont des individus plus ou moins autonomes, symbiotiques ou parasites pour notre société.

Dans mon analyse les hommes se distribuent suivant le comportement du triangle être autonome, partager avec les autres, prendre aux autres. 

Autonomie alimentaire © FRANC SERRES Autonomie alimentaire © FRANC SERRES

L'AUTONOME

Un humain peut dans une certaine mesure vivre seul. Un selfmaker ou un survivor dans les expressions d'aujourd'hui :-) . Son artisanat, ses connaissances sont les outils de sa survie.

C'est un homme autosuffisant, artisan, travailleur, connaisseur de la nature et des techniques, habile de ses mains

Mais s'il se retrouve en difficultés, malade ou lorsqu'il veut se reproduire, il a besoin des autres pour survivre. Quand il naît il n'a pas finit sa maturation et est dépendent de sa mère et de la famille. Et quand il est vieux il n'a plus la possibilité de vivre de façon autonome sans risquer d'y laisser sa vie. Alors s'offre à lui le choix du symbiotique en partageant avec les autres, ou du parasite en ne prenant qu'aux autres . La population humaine se retrouve donc entre ces bornes dans son arbitrage comportemental.

 

Symbiose © FRANC SERRES Symbiose © FRANC SERRES

LE SYMBIOTIQUE

C'est un humain social, altruiste, ouvert aux autres, franc, honnête, égalitariste, pacifiste, partageur, vaillant et travailleur. 

Chez les humains c'est la collaboration qui leur a permis de passer de l'abris dans des grottes, à l'habitation autonome avec l'amélioration des techniques de logements, puis d'évoluer vers des villages, et enfin de finir en villes ou citées. C'est le mutualisme et la solidarité des fratries au travers du travail artisanal (avec sa technique productive) et le partage des récoltes qui fait la performance de l'organisation symbiotique humaine.

C'est la performance de partage social des ressources, de symbiose mutualiste et technique qui fait l'efficacité de ces comportements.

Parasite humain © Franc SERRES Parasite humain © Franc SERRES

LE PARASITE

C'est un humain individualiste, égoïste, égocentrique, menteur, manipulateur, dominateur, violent, voleur, profiteur et fainéant. 

C'est l'approche parasite des ressources des autres. C'est une approche de l'économie d’efforts au dépend de l'autre pour se procurer les ressources de sa subsistance. Un parasite doit accéder aux ressources dont il a besoin, se camoufler, détourner l'attention, se rendre indispensable à l'organisme parasité pour profiter de ses ressources, lui voler par la ruse le plus discrètement les ressources ou les prendre par la force, etc. Il doit aussi agir sans trop détruire l’hôte s'il veut assurer sa survie.

C'est la loi du talion ou la performance purement prédatrice de l'individu par la force ou la ruse, et sa virulence qui font sa réussite. 

Les structures sociales

LA FAMILLE

La première structure sociale est la structure familiale. Historiquement au commencement de l'homme moderne, il y a 300 000 ans, jusqu’en 3 000 avant JC, les structures familiales étaient matrilinéaire. Les frères élevaient les enfants de leurs sœurs et vivaient suivant un fonctionnement eusocial.

Le fonctionnement eusocial des humains © FRANC SERRES Le fonctionnement eusocial des humains © FRANC SERRES

L'EUSOCIALITÉ PAR LE MATRILINÉAIRE

La polygamie extérieure à la famille est une organisation de la reproduction qui caractérise l'espèce humaine de ces temps. Ce fonctionnement a amené à une structure familiale de fratries, comme le clonage (jumeaux) le faisait avec des insectes comme les termites, les abeilles ou les fourmis. C'est ce qui a permis aux humains d'atteindre ce fonctionnement eusocial sur un territoire comme le continent eurasien. L'eusocialité est un mutualisme familial sur la recherche et la production collective de ressources pour la survie de la famille. La technologie permet alors de développer la production et de spécialiser des individus en créant des métiers que l'ont peut assimiler à des organes pour cette organisation sociale, comme pour notre corps humain. Donc les organisations eusociales développement plus la technique et l'artisanat pour la survie du collectif.

C'est la collaboration et le partage des ressources qui dominent, et les anciens sont respectés pour leur sagesse d’existence, leur expérience et leurs savoir-faire techniques. Ces anciens s'occupent des jeunes avec leur éducation et des femmes en maternité. Et si l'on refuse individuellement cette interconnexion on est exclu du groupe par le bannissement, ou pire tué si on est trop insistant dans sa nuisance individualiste dans l'organisation du groupe. Exclusion qui met l'individu en grandes difficultés de survie. Dans les sociétés grégaires on retrouve ce comportement même avec la meute. Et si nous avons une dissension sociale de plusieurs individus, c'est un fork social qui permet ainsi une autonomie en créant un autre groupe par une mobilité géographique sur de nouveaux territoires ou une assimilation dans un autre clan.

L'avantage social de cette organisation c'est que l'individus est soumis à l'intérêt général.

D'un point de vue psychologique d'éducation familiale c'est démocratique. La vie sociale, le dialogue, la liberté d'expression respectueuse, le partage, la négociation, l’apprentissage et l'intérêt général sont les briques des relations sociales familiales de notre eusocialité.

Conclusion sur les organisations eusociales :

Tout ceci caractérise une structure en réseau de l'organisation sociale. C'est un graphe humain basé sur l’interconnexion des uns avec les autres, la fraternité. Des regroupements se font sur les métiers, ce sont les organes. Donc comme c'est aussi vrai des organisations du travail, pour la production de biens et de services aux autres, c'est le réseau du collectif, sa collaboration et le partage qui fait son efficacité.

Ceci a amener avec le temps, peut-être à cause de contraintes de mobilités et de sécurité pour se reproduire, plus les hommes à s'occuper de la cueillette animales des ressources (chasse qui va évoluer vers l'élevage), et aux femmes d'être plus sédentaire avec la cueillette des plantes alimentaires ou médicales (qui va évoluer vers l'agriculture), et avec l'artisanat comme la production de tissus ou la poterie. Même si ces activités étaient distribuées entre les hommes et les femmes.

L'organisation d'une meute © FRANC SERRES L'organisation d'une meute © FRANC SERRES

LE PATRIARCAT OU LE DÉBUT DU CAPITALISME

Des hommes il y a 5 000 ans (vers 3 000 avant JC), pour avoir les faveurs exclusives des femmes, ont pris la gouvernance sociale par la force. Nous avons alors été parasité avec une organisation meute de prédateurs sociaux. C'est la mise en possession des femmes pour des hommes avec les contrats de mariage, l'éclatement de la fratrie familiale, et c'est l'instauration du patriarcat avec la mise en subordination des femmes sous la hiérarchie des hommes.

C'est ce changement structurel qui a permis le développement d'approches parasitaires des hommes. La société humaine eusociale a alors été parasitée avec un fonctionnement de meute façon prédateurs. Cela a changé notre relation à la collaboration et augmenté nos oscillations sociales entre la hiérarchie de la meute et l'eusocialité.

C'est le développement de l’approche parasitaire avec la manipulation des individus, de l'information et le conditionnement social à des fins personnelles. C'est la naissance de la propagande en transformant le culte de la femme en sa diabolisation (religions actuelles) pour casser les structures sociales matrilinéaires. C'est la glorification des dominants avec les épopées des vainqueurs, l'histoire des tyrans, devenus chefs puis rois, en passant par empereurs, pour enfin aboutir en dieux, etc. Principe d'expression de sa soumission au mâle alpha. C'est la mise en conditionnement d’ignorances pour les populations travailleuses eusociales, avec la distinction du manuel et de l'intellectuel, et de mise en éducation de savoirs avec l'apprentissage du combat pour les dominants. C'est la valorisation du savoir guerrier et dominateur de la meute sur le manuel artisanal de l'eusocialité.

Avant la propriété était collective et familiale pour la fratrie. Avec cette transformation se met en place la propriété individuelle des humains grâce aux mariages de possessions des femmes. Puis va suivre celles des ressources collectives de la famille avec la dote lors du passage d'une femme possédée d'une famille à une autre. On peut qualifier cette transition de privatisation des biens et moyens familiaux. C'est la fin de la redistribution familiale équitable des ressources et des moyens de productions. C'est la mise en propriétés des individus par l’esclavagisme (enfants des femmes asservies par le mariage de subordination), ou sur leur force de travail avec les contrats individuels ou les impôts (rente des autoritarismes de gouvernances). Tout ceci a pour conséquence une perte de production personnelle et sociale pour l'intérêt général. C'est alors un travail supplémentaire d'artisanat pour entretenir les dominants. Cela a obligé, pour leur propre existence, les sociétés humaines eusociales à développer des techniques artisanales à plus hauts rendements, d'où les progrès techniques.

D'un point de vue psychologique c'est la création de profils supplémentaires d'éducation familiale :

Conclusion sur le patriarcat :

Tout ceci est la mise en place d'une structure sociale arborescente pour favoriser la remontée des ressources produites vers la tête de la pyramide, l'homme dominant. Ce sont les principes de l'approche parasitaire ou de la sélection des individus avec les meilleurs facteurs génétiques de survie pour un fonctionnement de meute prédatrice. L'avantage de cette organisation n'est que pour l'aristocratie de cette organisation sociale.

Mais dans notre structure bancale d'eusocialité ce ne sont pas ces prédateurs qui favorisent notre économie de survie, mais bien notre coopération sur la récolte des ressources, son partage, et notre capacité à l'artisanat technique.

LE TRAVAIL

Après ce changement dans notre organisation sociale du noyau familial, je vous propose la réflexion sur l'impact dans l'organisation du travail.

Organisation organique du travail © FRANC SERRES Organisation organique du travail © FRANC SERRES

LE TRAVAIL EUSOCIAL

Dans un fonctionnement eusocial c'est la collaboration dans une spécialisation organique métiers qui permet, au travers du partage des ressources, l'efficacité de la production. 

Mais quelle est donc cette organisation eusociale du travail ?

C'est l'économie d'entraide. C'est celle du partage et de la gratuité des ressources et des moyens de productions, ou chacun produit avec ses aptitudes artisanales, a son rythme, en partageant pour le collectif suivant les besoins du collectif et personnels. C'est l'utilisation par les autres grâce à la gratuité qui fait l'économie du travail, et sa rémunération se fait grâce aux partages des productions des autres. 

L'organisation des métiers se fait suivant la structure opérationnelle ci-dessus. Les besoins, les moyens, l'ordonnancement, la logistique, la médiation sociale et la sûreté de tout cela est géré par le collectif. Seule l'activité de production métier est de la gestion individuelle ou de communautés organique.

C'est le mouvement open source et son organisation sur des outils numériques, ou les fablabs, qui est un bon exemple du fonctionnement économique du partage d'entraide et de la fraternité productive.

Conclusion sur le travail eusocial :

Cette structure d'organisation s'appelle Holomidale

La phase eusociale de l'entreprise est l'holacratie (organisation holomidale). Dans cette forme d'organisation, non seulement la hiérarchie est éliminée, mais le principe de services (dans le sens département) l'est également . Il n'est plus question de fiches de postes, mais de rôles assurés, le métier, en toute autonomie au sein de cercles partageant le même but. L'intelligence collective prend ici une place centrale. Le principe de cette organisation est de laisser les travailleurs prendre des initiatives individuelles plutôt que de leur imposer des directives suivies de contrôles par un mâle alpha.  Le postulat de base repose sur un climat de confiance et de reconnaissance métier dans lequel l'artisanat peut pleinement s'exprimer sur un besoin collectif. Le système hiérarchique classique mâle alpha est remplacé par une structure plate où les travailleurs s'auto-dirigent. Avec un effet accélérateur sur le bien-être au travail. Cette démocratie ne signifie pas pour autant l'anarchie. Définies collectivement pour encadrer le fonctionnement de la structure, des règles garantissent l'espace de liberté de chacun, c'est ce contrat social qui définit le cadre du collectif de travail. Les salariés sont libres d'organiser eux-mêmes leur temps de travail, de fixer leurs objectifs personnels. 

Subordination au travail © Franc SERRES Subordination au travail © Franc SERRES

LE TRAVAIL SUBORDONNÉ AUX PARASITES RENTIERS

Les mâles dominants, ou les parasites rentiers, interfèrent dans le fonctionnement eusocial du travail. Ils ne produisent aucune ressource de survie pour le collectif comme le ferait un loup avec sa chasse. En contrôlant les gouvernances des fonctions périphériques aux activités de production, grâce à la subordination des travailleurs sur ces fonctions, ils obtiennent les ressources de leur survie suivant leurs besoins. Ce sont donc bien des parasites.

Mais quelle sont donc les organisations du travail que nos rentiers parasitaires ont mis en place ? 

Ici pour réfléchir sur les structures d'organisation du travail nous pouvons nous appuyer sur l'excellent ouvrage de Henry Mintzberg Structure et dynamique des organisations pour analyser ces organisations du patriarcat et de la servitude.

Dans ces organisations sociales hiérarchiques du travail paternaliste, deux types de tendances comportementales du professionnel au travail s'affrontent.

  • L'une est le professionnalisme du métier sur un hiérarchie de l'approche eusociale du travail. Où la hiérarchie s'exprime en fonction de réalités artisanales des travailleurs sur l'objectif de réponse aux besoins.
  • Et l'autre est le carriérisme hiérarchique en recherche de rentes (salaire) ou l'approche parasitaire du travail. Nous sommes dans la structure sociale de la hiérarchie de la meute suivant sa domination sur les autres, dont l'objectif est l'accaparation des ressources produites par l'entreprise/établissement.

Aristocratie de technocratie © FRANC SERRES Aristocratie de technocratie © FRANC SERRES

Le professionnalisme du métier ou la recherche de l'artisanat

C'est l'organisation professionnelle ou la technocratie. Les ingénieurs, les vrais artisans, contrôlent et dirigent l'entreprise/établissement d'un point de vu opérationnel. C'est la mise en place d'une aristocratie de la technique. La hiérarchie se construit suivant la technicité professionnelle, souvent validé par un diplôme de nos jours. La bureaucratie (techniciens de la logistique) est positionnées en féodalité de la technostructure opérationnelle. C'est l'exemple du fonctionnement d'un hôpital où le personnel soignant fait la technostructure et le personnel administratif et d'entretien correspond à la bureaucratie à leur service.

Les technocrates sont chapeautés par un comité directeur où souvent agissent les rentiers de la société aux travers des rendements de productions, des politiques d'achats des moyens matériels ou géographiques (bâtiments, transports, etc.). Et il ne faut pas oublier l'action extérieure des rentiers au travers des obligations de trésoreries pour les moyens de productions. Ce sont les banquiers de la banque de dépôts avec les intérêts des prêts sur le dépôt d'argent des citoyens, ou les banquiers du placement avec les prêts de placements à rentes (rente finie) et avec la mise en leur propriété grâce à l’actionnariat (rente infini). C'est le début du capitalisme d'entreprise avec des patrons philanthropes ou paternalistes. Et l'exploitation humaine conduit aux premier conflits entre salariés et possédants dans l'entreprise ou l'établissement.

 

Aristocratie © FRANC SERRES Aristocratie © FRANC SERRES

Une amélioration opérationnelle de ce système est l'adhocratie ou l'aristocratie dans son sens premier. C'est à dire que la technicité de la bureaucratie (logisticiens de l'entreprise/établissement) intègre la technicité opérationnelle de l'entreprise (cœur de métier artisanal). La hiérarchie se fait alors suivant le niveau de maîtrise professionnelle exécutant, technicien, ingénieur, innovateur. C'est la vision des patrons philanthropes pour une paix sociale, où les avantages sociaux sont exploités pour l'entreprise et vont mieux subordonner le travailleur à la rente productive. 

Aristocratie de Bureaucratie technicienne © FRANC SERRES Aristocratie de Bureaucratie technicienne © FRANC SERRES

 

Le carriérisme personnel ou la recherche de la subordination des autres pour sa rente ou de celle de la gouvernance pyramidale

C'est la taylorisation du travail qui a permis l'émergence d'alternatives aux deux précédentes organisations aristocratiques et professionnelles du travail. Cette division du travail a permis de financiariser l'activité artisanale des travailleurs. Ceci vas mettre les gestionnaires financiers de la rente (les tableaux excel) aux commandes des entreprises/établissements et permettre ainsi à nos rentiers de prendre le pouvoir sur les ingénieurs/artisans opérationnels. C'est alors la bureaucratie de la logistique qui prend le dessus sur l'opérationnel. La rente est devenu plus prioritaire que les obligations de qualités techniques et de productions opérationnelles. C'est la casse des métiers organique de l'eusocialité du travail. Les rentiers extérieurs contrôlent déjà les entreprises/établissements sur leurs productions de richesses. Ils ont maintenant l'opportunité de placer leurs clones, les carriéristes financiers, à la tête des entreprises/établissements. Ceux-ci, isolés des réalités opérationnelles, vont encore plus pressuriser les travailleurs grâce à la mécanisation. Et ainsi ils augmentent les rentes des carriéristes et des possédants au détriment de la rémunération des travailleurs salariés en reconnaissance de leurs production et de leurs métiers.

Se profile alors des personnalités d'individus parasitaires dans ces populations carriéristes des hiérarchies de l'organisation du travail :

  • Les dominateurs, ou mâle alpha, qui recherchent la position sociale de domination des autres (le pouvoir) et qui sont à l'origine de la division politique et syndicale.
  • Les gourous, manipulateurs sociaux, qui veulent imposer aux autres leurs croyances (idéologiques ou théologiques) ou celles des dominants mâle alpha. Ce sont eux qui détournent les masses eusociales des réalités productives de la collaboration du travail pour répondre à nos propres besoins.
  • Les opportunistes, qui recherchent la protection dans une structure sociale dominante pour pouvoir vivre une approche parasitaire avec un travail. Ce sont eux qui trahissent et change d’entités organiques eusociales comme de chemise. Ce sont les girouettes.

Ces profils d'individus parasitaires vont s'étendre jusque dans nos structures de régulation eusociales du monde politique et syndical. C'est le début de la division politique et syndicale. Ce sont alors les grèves, avec le rapport de force ouvrier, qui vont obliger les gouvernances des états sous domination populaire (élus socialistes et communistes parasités par la hiérarchie) de réguler les dérives trop virulentes des parasites capitalistes de nos aristocraties d'entreprises/établissements.

 

Aristocratie de Ploutocratie © FRANC SERRES Aristocratie de Ploutocratie © FRANC SERRES

C'est alors que les parasites financiers, alpha de ces organisations, vont faire évoluer la structure en transformant les organisations d'entreprises/établissement vers une autre structure plus perfectionnée pour se protéger de ce rapport de force social créer par la régulation eusociale des travailleurs. Et tout cela grâce a un taylorisme plus avancé. C'est la naissance des organisations divisionnelles.

Leurs buts est de s'affranchir des régulations sociales du travail et des états en éclatant les structures d'entreprises/établissements dans un patchwork de ressources humaines ou géographiques (grâce à l'informatique, d'où la volonté du tout numérique). Les externalisations, la sous-traitance, la prestation pour casser les collectifs des travailleurs et construire un rapport de force du travail totalement à leur avantage. Les délocalisations et les paradis fiscaux pour casser les régulations des fonctionnements plus démocratiques des états. Et qui maintenant à pour conséquence notre bascule sociale dans la ploutocratie, et qui devient autoritaire en France. 

L'organisation de l'état © FRANC SERRES L'organisation de l'état © FRANC SERRES

LA SOCIETE

Ces rentiers, pour arriver à garder leur domination de mâle alpha sur les collectifs, utilisent la propagande républicaine, libérale, nationaliste ou royaliste pour faire accepter le contrôle, sur nos populations et sur nos moyens de productions collectifs, par des monopôles individuels ou de communautés aristocratiques.

Par exemple :

  • La soit disant "démocratie" représentative avec sa structure républicaine des élus. Et qui n'est pas autre chose qu'une oligarchie d'aristocratie élective, c'est une forme évolué du censitaire sur l'élu possible à la place des électeurs. Ce n'est pas une démocratie ! Et maintenant nous avons basculé dans la variante Ploutocratique des aristocraties avec une mise en place d'un empire des possédants financiers.
  • Les banques sous contrôles privés (1973 en France, et 2008 le contrôle de la banque de placement sur la banque de dépôts).
  • Les médias financiarisés pour leur autoriser à conditionner les populations sur ces évolutions. Médias où il n'y a pas d'autres alternatives, et qui censurent ou diabolisent de vrais alternatives. 
  • L'infiltration des gouvernances des états et des alternatives mutualistes. Nous sommes alors dans un système de Kleptocratie. C'est un comportement naturel d'adaptation parasitaire qui contribue à la corruption généralisée des sommets qui commandent les systèmes hiérarchisés.
  • Etc.

Ainsi ils prennent le contrôle sur une organisation par sa structure. Et ils n'ont pas besoin de se concerter les uns et les autres pour agir en ce sens. Ils sont solidaires avec leurs agissements communs, choix d'organisations, parasitages des collectifs par l'individualisation des choix de besoins ou de solutions, domination des autres, prises personnelles de rentes financières, ou affaires morales de maltraitances des individus grâce à la subordination (sexe, exploitation, arnaques, etc.). Et comme nous l'avons vu dans un précédent article, ils agissent sur :

  • La contrainte sociale (Armé, Police, Justice)
  • La propagande (Informations médiatiques mainstream, contenus de l'éducation scolaire de l'histoire sociale, religions et idéologies)
  • La gouvernance sociale des états (élus, représentants de la haute administration de l'état, des régimes paritaires, des syndicats, le réglementaire de l'organisation sociale en hiérarchies de la meute, etc.)
  • La possession parasitaire pour des individus des biens collectifs et des moyens de production (énergie, argent, eau, réseaux de transports, réseaux de communications, ressources de la nature, etc.), des hommes et de leur force de travail (les contrats sur des possessions individualisées comme le mariage et le contrat de travail).

Mais comment sont définis les organisations au niveau des états ?

La démocratie © Franc SERRES La démocratie © Franc SERRES

DEMOCRATIE ou le fonctionnement eusocial

Une démocratie c'est le pouvoir des collectifs, c'est le vrai fonctionnement eusocial de notre société humaine. Pour comprendre la structure il faut identifier 4 fonctions organisationnelles sociales :

  • L'exécutif, ou le mode projet en réponse à nos besoins collectifs.
  • Le législatif, ou le réglementaire de notre contrat social.
  • L'arbitrage, ou la médiation sociale de notre gestion collective des individus.
  • La sûreté du collectif.

L'exécutif :

Pour fonctionner en mode projet de façon eusociale il faut un processus récurent :

  1. Le besoin collectif défini, choisi et priorisé par le collectif (décision par un vote à jugement majoritaire par exemple)
  2. C'est l'étape de constitution des propositions de projets avec les moyens, l'ordonnancement/planification, la logistique, la médiation avec le collectif, la sûreté et l'opérationnel de précisé. Le tout se constitue par besoin suivant une liste de projets (fini les programmes où l'on ne fait pas ce que l'on voulait, et où on fait ce que personne ne voulait).
  3. Exposés pédagogiques aux collectifs des projets. Puis construction des oppositions pédagogiques avec leurs communications.
  4. Après l'information aux collectifs, c'est la sélection des projets par besoins (vote à jugement majoritaire).
  5. Mise en exécution avec un contre-pouvoir de contrôle (des personnes tirées au sort avec 1/3 d'opposants au projet).
  6. Bilans intermédiaires et de fin de projet avec ceux des contrôleurs projet diffusés de façon pédagogique au collectif.
  7. Définition des nouveaux besoins.

Le législatif :

C'est le contrat social qui lie tous les collectifs entre eux. Il doit donc être signé (voté) par tout le collectif. Le vote est donc obligatoire. Les modalités de cette signatures :

  • Les droits fondamentaux (majorité des citoyens au 3/4 pour modifier une règle),
  • la constitution de l'organisation démocratique (majorité au 2/3 pour modifier une règle),
  • et les lois d'interactions (vote à la majorité du collectif pour chaque règles).

Je pense que pour un bon fonctionnement démocratique il va falloir éclater les droits de l'homme en deux textes hiérarchisés :

  1. Tout en haut, les droits fondamentaux de dignité humaine. Droit à l'expression respectueuse, à disposer de sa vie, à la santé, aux savoirs et à l'éducation/formation tout au long de sa vie, à la relation sociale dans le respect de la différence des autres, au repos de l'âge, au travail, à l'alimentaire, au logement, au transport, etc. Avec comme règle d'obligation fondamentale "les droits individuels s'arrêtent là où commence ceux du collectif".
  2. Puis les droits sociaux humains. La hiérarchie des normes, partage des ressources et des moyens de productions, ne pas prendre plus à la nature que ce qu'elle peut fournir pour se reconstituer, droit d'association organique du travail, vraie démocratie collective, vote du contrat social par le collectif, etc. Avec comme règle d'obligation fondamentale "les droits sociaux humains s'arrêtent là où commence la dignité humaine".

Je pense aussi que le vote des personnes du collectif n'est possible que quand on a validé l'enseignement sur les principes d'organisations sociales et sur les comportements humains débattus dans cet article. Sorte de BAC citoyen, que l'on peut tous obtenir avec son droit à la formation/éducation tout au long de sa vie :-)
Les arbitrages :

Pour le juridique et la gestion des conflits, c'est le tirage au sort dans la population (non impliquée dans le conflit) suivant une distribution sociologique répartie statistiquement. Et lorsqu'on est désigné une fois, on ne peut plus arbitrer tant que les autres citoyens ne sont pas déjà passé autant de fois que soit-même. Une formation minimale est alors faite pour ces tirés au sort sur les institutions, leurs principes d'organisations, les bases de l'interculturalité et de la sociologie matrilinéaire et du patriarcat. Ils sont bien sûr accompagnés des experts de leurs choix pour le conseil lors de leurs phases d'arbitrages.

La sûreté :

C'est la sécurité intérieure, et extérieurs. La conscription pour tous les jeunes sur le militaire (1 ans), et le tirage au sort sur le collectif (1-3 ans ?) avec la sécurité intérieure des secours et de la police (éducateurs du militaire ?), que l'on ne peut refaire que quand tout le monde y est passé.

Gouvernements aristocratique © Franc SERRES Gouvernements aristocratique © Franc SERRES

ARISTOCRATIE ou OLIGARCHIE

L'origine :

Comme les humains avaient déjà mis en place un fonctionnement eusocial depuis presque 300 000 ans, les hommes ont du adapter l'organisation sociale à ce nouveau conditionnement familial qu'est le patriarcat. Dans un premier temps, pour revenir à un partage plus équitable des ressources et de la relation humaine, des mobilités féminines vers le nord de l’Europe ont eu lieu afin de reconstruire cette coopération sociale sur d'autres territoires. C'est la défense immunitaire des organisations collectives humaines eusociales. 

Des conflits éclatent alors pour un retour à l'eusocialité où il n'est plus possible de fuir ces changements. Actuellement dans notre société nous avons aussi des événements sociaux violents de régulation eusociale. Cela s'appelle la révolution ou la guerre civile pour une nation, une manifestation ou une révolte pour une localité, une grève ou les prud’hommes pour les structures de travail, et le divorce ou le parricide/matricide pour une structure familiale.

Mais d'autres conflits se déclenchent tout simplement pour conquérir des femmes à cause de la pénurie sociale qu'a créer l'exode des femmes. Avec la mort des hommes et la conquête de nouvelles populations féminines le problème se résous. Il est alors possible de rentrer dans la rente aux ressources produites par le collectif humain grâce au policier, au militaire et aux gouvernances. C'est alors à cette époque que naît la volonté individuelle des hommes de devenir dominant pour obtenir ses ressources de survie par la conquête, et ainsi de ne plus être dominé en les produisant. C'est le début des guerres et des armées de civilisations, des rois et des citées administratives centralisées. 

Monarchie présidentielle © Franc SERRES Monarchie présidentielle © Franc SERRES

Donc avec le temps les tyrans, qui ont pris le pouvoir aux femmes, leurs enfants sont devenus chef de famille ou prêtres des femmes, c'est la hiérarchie.  Avec la conquête de la ville ils ont organisé la ville en structure centralisée autour de leur personne, ils sont devenus rois, c'est la monarchie. Puis avec la conquête des villes, puis des citées et les alliances avec d'autres rois c'est l'aristocratie. Ils sont alors devenus empereur en devenant chef de l'aristocratie, c'est la monarchie présidentielle, et ont revendiqué le statut de dieux, c'est la théocratie

Guerres des hommes © FRANC SERRES Guerres des hommes © FRANC SERRES

Ces organisations sociales hiérarchiques sont aussi des drames sociaux avec les guerres, les écroulements de l'économie réelle à cause de la non gestion des caprices de la nature, ou de l'abus des dominants parce que les productions ne répondent plus aux besoins sociaux vitaux. C'est aussi le début du consumérisme avec la production inutile pour réponde aux besoins capricieux des individus dominants (bâtiments et statuts honorifiques, armement, rites à la domination, jeux inutiles, etc.). Commence alors des famines et des maladies à cause de la précarisation physique des individus et de leur mise en subordination sédentaire aux dominants grâce aux contrats de propriétés. Et nous voyons aujourd'hui les conséquences désastreuses sur l'écologie avec ce consumérisme individualiste exponentiel (propre aux parasites).

Conclusion

Nous avons vu que c'est la transformation d'une organisation de structure eusociale en une organisation de structure hiérarchique à cause du patriarcat qui permet à la population humaine de tendance parasitaire de prendre le contrôle sur les autres.

Nous avons vu aussi que ce n'était pas un fonctionnement du chef de meute comme les loups, où le chef contribue à la production de ressources, mais plutôt comme les mâles dominants que sont les lions et qui sont plus proche du parasitisme pur.

Nous pouvons alors conclure que nous n'avons pas une situation de complot, mais bien actuellement une situation de société aristocratique de Kleptocratie. Et que c'est la hiérarchie avec son organisation sociale aristocratique qui est à l'origine de tous nos problèmes et de la domination des rentiers. Et ces capitalistes fonctionnent sur la conquête des pouvoirs de subordinations grâce à l'organisation sociale de classes qu'est la meute. 

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