Répression - Le gouvernement étudie un couvre-feu à Paris et en Ile-de-France

Face à la "progression de l’épidémie", le gouvernement étudie la possibilité de mettre en place un couvre-feu à Paris et en Ile de France et plus en général dans les grandes métropoles.

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Face à la progression de l’épidémie, le gouvernement étudie la possibilité de mettre en place un couvre-feu à Paris, en Ile de France et dans les grandes métropoles. Après avoir laissé circuler le virus durant l’été [ça, c'est Rév Perm qui le dit, ndlr], le gouvernement se retrouve une nouvelle fois dans l’urgence sanitaire [idem]. Une stratégie catastrophique qu’il cherche encore à masquer et résoudre par la répression [idem].

Damien Bernard, lundi 12 octobre

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Crédits photo : Thomas Samson / AFP

A peine, l’entretien de Jean Castex terminé que très rapidement, les grands médias annonçaient qu’une intervention d’Emmanuel Macron interviendrait mercredi soir. Une intervention du président de la République qui jusque-là était écartée car jugée anxiogène, comme l’explique le journal Le Point. Ce changement de pied montre d’une part que l’exécutif est une nouvelle fois pris de court et d’autre part que des annonces d’importance seront à l’ordre du jour.

Dans ce contexte, les déclarations du porte-parole du gouvernement Gabriel Attal ce lundi laissent entendre qu’un nouveau tour de vis serait à l’étude : il « pourrait y avoir des mesures supplémentaires » face à la montée de l’épidémie. De nouvelles mesures qui seraient discutées ce mardi matin lors d’un conseil de défense à huis clos à l’Élysée assure le journal Le Point : « Selon plusieurs sources au sommet de l’État, l’hypothèse d’un couvre-feu nocturne dans les zones le plus à risque, en particulier Paris et l’Île-de-France, est à l’étude avec différents scénarios de mise en application : à partir de 20 heures, 22 heures ou 23 heures, comme à Berlin ou Francfort, en Allemagne, depuis ce week-end ».

Cette mesure « forte » et répressive viserait à résoudre l’importante contradiction à laquelle se heurte le gouvernement : après avoir laissé circuler le virus cet été avec un déconfinement express avec l’économie comme première préoccupation, l’exécutif se retrouve de nouveau pris de court par l’épidémie et dans l’obligation d’user de mesures sanitaires proche du « confinement ». Se refusant à mettre en péril l’activité économique, il opte pour des mesures une nouvelle fois répressive au travers le couvre-feu déjà expérimenté dans les colonies, en Guyane notamment. Une mesure des plus répressives qui compte bien viser ceux qui sont déjà en première ligne face à la crise, la jeunesse, mais encore tous les travailleurs précaires employés par l’hôtellerie et restauration, mais aussi les quartiers populaires dans laquelle la situation sanitaire est la plus délicate.

Cependant, la mise en place d’un couvre-feu répressif est à double-tranchant. En effet, il pourrait une nouvelle fois ouvrir un front de contestation tant il vient s’inscrire dans une stratégie gouvernementale des plus catastrophiques et où le chef de gouvernement, à peine nommé, se retrouve déjà sous le feu des critiques. En ce sens, il existe selon le journal Le Point plusieurs divergences au sein du gouvernement : « Il y a d’un côté les durs de l’avenue de Ségur (NDLR : le ministère de la Santé) et de l’autre l’Élysée qui hésite mais cherche une mesure ou un terme pour frapper les esprits. Ils ne sont pas tous d’accord entre eux… ». Une mesure qui si elle n’est pas encore arbitrée s’inscrira une nouvelle fois dans la lignée du confinement autoritaire du gouvernement.


CGT CARREFOUR MARSEILLE LE MERLAN - Hier

De pire en pire, ce matin attaque des grévistes par des hommes de main de la direction. Un salarié blessé et hospitalisé.

cgtcarrefour

La véritable urgence sanitaire est là. Quant à "l'urgence Covid", "deuxième vague", troisième, etc... Selon l'OMS, la COVID ne serait pas plus dangereuse que la grippe.

Ceci dit, les + 25% de dette publique au bas mot, et les +??% de dette des entreprises que l'État (providence du CAC40) passera en dette publique comme en 2007, Covid ou pas Covid, il faudra bien les rembourser à l'industrie de l'argent magique, en heures de taf sonnantes et trébuchantes... pendant cinq ans ? Dix ans ? Vingt ?

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