Mézenc terre d'accueil 2021 - 2

9 &10 juillet, deux jours denses avant le Mézenc. Les militantes du RESF43 se sont d'abord réunies avant deux projections : chiffres réels des migrations et film tout neuf «quels rêves avant de partir ? ». Le constat unanime montre un durcissement sans précédent des préfectures qui répondent à l'objectif : Comment ne pas régulariser ? Triste époque qui ajoute du malheur aux malheurs.

Une première journée au Puy-en-Velay avec RESF43

Trois jours en Haute-Loire (43). Trois jours pour se remobiliser, mobiliser, échanger, partager, analyser, préparer. Cette opération « Mézenc terre d'accueil » voulue par les réseaux Education Sans Frontière et organisée sur ces terres de résistance par celui du département pour organiser une contre-offensive contre préjugés et mensonges, menteurs et autruches qui désignent la figure de l'immigré (le bon, rare, que l'on condescend à tolérer, le mauvais que l'on rejette et expulse) comme bouc-émissaire de nos dysfonctionnements sur fond de racismes conquérants.

Vous avez pu lire et voir la journée finale du 11 juillet avec la montée au Mézenc dans notre chronique précédente. Le 9 juillet, c'est au Puy-en-Velay que s'est réuni le collectif RESF43. Ce réseau n'est pas une association mais un collectif d'organisations associatives et syndicales dont certains adhérents s'y investissent tout comme des non encarté·es dit, faussement, isolé·es.

Devant la porte close faute de clé efficace, nous attendons dans un couloir extérieur sur la hauteur de la maison de la Croix-Rouge qui prête ses locaux après la défection du local prévu et annoncé pour occupation par une autre association. Curieusement, c'est de l'intérieur que la porte s'ouvre comme pour nous indiquer une démarche militante à envisager : quand pas possible frontalement, contourner. L'après-midi aura bien lieu au local initialement prévu.

Le tour de table permet de lister les organisations - parfois locales - et des individuels : Sud-Education, LDH, La loco, Secours catholique, Cimade, La Sosta (prononcer [Souste]), Pastorale des migrants, des soutiens ponctuels et des personnes qui se présentent RESF43. C'est l'occasion de découvrir ou retrouver dans le tour de table ces militantes du RESF43, quelques visages connus, peu nombreux, et d'autres, toutes et tous qui m'accueillent fort aimablement pour leur réunion avec toute liberté. Occasion de partager expériences, difficultés, modalités de prise en charge pour plus d'efficacité, à commencer par éviter les doublons.

Comme il se confirmera plus tard, ce sont massivement des femmes (souvent retraitées) qui œuvrent comme famille d'accueil ou accompagnatrices. J'utiliserai donc le féminin qui inclura donc quelques hommes.

Ces militantes anonymes du RESF43 n'apparaissent pas dans les médias et n'en ont cure. Elles ont pourtant un nom, un visage, une parole forte sur le fond quand le ton dit la modestie lucide, parfois en limite de souffrance entre séparation positive par inclusion et expulsion via les centres de rétention administrative (CRA = prisons pour migrants en attente de jugements ou d'expulsion).

Quelques militant·es RESF43 pour le repas partagé © Georges-André Photos Quelques militant·es RESF43 pour le repas partagé © Georges-André Photos

De gauche à droite :  Agnès, Aurore, Christine, Solange, Marie-Christine, les deux Jean-Pierre, Yves, Alexandre, Véronique, Marie-Paule, Michèle.

D'autres sont venues pour ces trois jours. C'est Jean-Pierre(1), militant RESF43 qui projette l'après-midi un diaporama illustré de sa fabrication avec  moult données graphiques de celui qui l'inspire, François Héran(2). Il se propose à cette occasion de « Déconstruire des phantasmes des politiques migratoires » comme l'indique le programme. Nous y apprendrons son dégoût et sa colère pour certain zorro cathodique, condamné récidiviste, qui se présente comme le Messie ou Lucifer sur une chaîne-poubelle, son aversion pour cette théorie raciste et fumeuse du remplacement à deux balles, véritable mensonge colporté, qui, tout petit, gonfle comme grenouille par les ondes diffusées et le bouche à oreille des colporteurs de franches bêtises. De là à déconstruire les mensonges et fantasmes répétés, dans l'heure chrono est « un peu » ambitieux mais c'est bien mieux que s'avouer vaincu d'autant qu'il a reçu commande par ailleurs pour une soirée avec diaporama...
« … Les idées fausses ont la vie dure. On ne finira jamais d'en finir avec elles, surtout si elles se nourrissent de conviction aussi intimes que la défense identitaire, le besoin de sécurité et de reconnaissance, la crainte du déclassement, la disparition de repères familiers... » Extrait de l'introduction du livre paru en mars 2021, La Découverte :

"En finir avec les idées fausses sur les migrations" "En finir avec les idées fausses sur les migrations"

C'est Michèle Blumenthal(3), vidéaste-cinéaste qui a recueilli les paroles de jeunes mineurs pour réaliser son film "À quoi rêvais-tu ?" et projeté l'après-midi avec débat, sur le thème « Des jeunes traversent le monde pour venir en Europe. C'était quoi, leur rêve ? ». Les enfants exilés, seul ou en famille, sont avant tout des enfants qui ont besoin de protection, pas de rejet ni de tracasseries, encore moins dès leur majorité, d'un retour par avion. Là, c'est pas du fantasme mais des paroles authentiques et douloureuses, d'espoirs et de déceptions pudiques qui nous sont confiées. Ni misérabiliste, ni vindicatif, juste authentique. A voir dès que possible.

Venu de Paris, Yves Hazemann. Il se dit lui-même « radioteur », à écouter chaque mercredi, de 18 h à 19 h, Fréquence Paris Plurielle (FPP 106.3) pour son créneau hebdomadaire R.E.S.F, en streaming partout dans la monde sur  https://reseau-resf.fr/-Radio-RESF- (émission rediffusée le mardi matin de 7 h à 8 h, archivés et télécheargeable sur le site www.resf.info/radio. Sur médiapart, vous trouverez son blog sans encombre.

C'est enfin, les animateurs de deux associations locales autant que dynamiques : Alexandre Leroy-Arnaud de La Sosta ([Souste] en occitan) et Didier Luce, passionné, passionnant de La loco qui nous propose un moment émouvant le lendemain 10 juillet avec "Paroles de migrants".

RESF43 sacrée équipe : fraternelle, militante, efficace

Au fil de ces trois jours avec ces autres militants de RESF43 qui se sont joints à l'événement, nous avons l'impression d'une formidable équipe, efficace, mobilisée, différenciée, organisée au service de l'organisation et de l'avancée des débats au milieu de ces autres militantes venues de quatorze départements avec souvent ces accents qui donnent des couleurs au verbe.

Finalement, j'ai découvert avec cette équipe et l'ensemble, une authentique fraternité, mot non utilisé mais une réalité vécue, mot trop entendu et si rarement vécue dans maintes luttes menées au nom de causes essentielles qui en réclameraient une bonne dose pour inventer un autre monde ; une fraternité non feinte qui s'est construite probablement dans ces pratiques quotidiennes militante, humaine et affective qui donnent de l'humanité à ces exilés et demandeurs d'asile qui en sont comme dépossédés par tant d'épreuves avant, pendant et à l'arrivée d'un parcours chaotique, assoiffés d'espoir, de paix, de stabilité ; une fraternité qui s'est révélée d'une grande efficacité dans des débats sans polémique, sans mots malheureux, heureusement nourris avec les propos et propositions débattues qui en appellent d'autres. Ces militantes du RESF43 se sont révélées d'une précieuse et efficace complémentarité tout au long de ces trois jours dans de multiples tâches dites domestiques ou d'animation sans ménager leurs peines et attentions de tous les instants et avec le sourire, malgré la fatigue.. Une sacrée équipe ! Pas étonnant que la mobilisation pour Madama ait fonctionné si fort et si bien, mobilisation réussie sur la durée et l'ampleur même si elle n'a pas débouché -encore- sur une régularisation tandis que Madama a disparu pour échapper à un destin qu'il sait tragique si ces décisions le ramenaient à son point de départ. L'acharnement administratif ? « Quelle connerie la guerre » disait Prévert ! La chasse aux migrants ne l'est pas moins en ajoutant du malheur aux malheurs. Qui peut s'en satisfaire et fermer ses yeux, ses oreilles, sa raison et son cœur ?

Aux Estables pour la réunion des RESF de France

Le lendemain, c'est aux Estables, dans la grande et récente salle municipale face aux monts environnants que chacun se rend pour une rencontre des quatorze RESF départementaux présents (et pas mal d'excusés), première rencontre nationale depuis cinq ans, une éternité ! La présentation par Christine pose plusieurs questions notamment : Comment faire face au mur de préjugés anti-migrants dans le public  ? Comment relier les différents combats qui se rejoignent ?

Objectif : Comment ne pas régulariser ?

Le tour de table est sans appel : Durcissement massif des préfectures de manière différencié dans la forme mais avec toujours la même préoccupation quel qu'en soit le coût humain, économique, social, sanitaire : Comment ne pas régulariser ; un comble hélas bien réel !  Il se pourrait bien que dans un avenir plus ou moins proche, l'Histoire juge cette politique comme elle juge aujourd'hui, de 1962 à 1984, les déportations en Creuse d'enfants réunionnais arrachés à leur parents, les stérilisations forcées, lire ici et ici, les viols en institution charitables en France ou à l'étranger etc... On se demandera alors comme ce fut possible ! Devant tant de cynisme, de maltraitance, de mensonges ne reste-t-il pas d'autre alternative à la passivité et l'indifférence que la résistance active ? Les militantes RESF43, de tous ces collectifs, Cédric Herrou, sont l'honneur de la République. Les autres, les acteurs des expulsions, vrais Bugeaud de l'Histoire, comme ceux-là aussi qui disaient obéir aux ordres pour nier leur responsabilité.

Une bonne salle pour travailler valablement © Georges-André Photos Une bonne salle pour travailler valablement © Georges-André Photos

Le constat c'est aussi la mise en doute systématique avec ce test osseux résolument non-fiable mais efficace pour refuser la minorité et faciliter l'expulsion. Gravissime ! RESF propose d'évaluer non la seule minorité mais la vulnérabilité de ces jeunes pour assurer une protection bienveillante.

Le passage à la majorité pour des mineur·es reconnu·es comme tel ou refusé mineur est redoutable. Qu'ils et elles soient engagé·es en cursus de formation ou en apprentissage dans des secteurs à pénurie de main d'oeuvre au grand dam des employeurs qui les réclament, la demande de titre de séjour (pour un an, puis deux etc...) conduit souvent à un O.Q.T.F (ordre de quitter le territoire français) complété ou non par une I.R.T.F.(interdiction du retour sur le territoire français) avec la menace d'une expulsion rapide après l'épuisement des voies administratives de recours quand celles-ci ne sont pas volontairement tues faute de présence de militants RESF ou autres qui les explicitent à ceux qui ne les connaissent évidemment pas. Déni de justice que de cacher le droit !

La situation en Lozère © Georges-André Photos
Tout traîne en longueur de la présomption de minorité au traitement des dossiers déposés pour obtenir le titre de séjour qui maintenant, difficulté supplémentaire, sont informatisés (dématérialisation) : c'est une attente de mois, voire de plusieurs années (vraiment plusieurs années!) non seulement stressante dans l'incertitude permanente entre régularisation et expulsion mais des vies minées, détériorées, désespérées (conduisant parfois au suicide) par cette attente interminable, par ces tracasseries administratives qui renvoient sans cesse à un autre papier (jusqu'à sept fois le même identique papier : c'est pas un cas unique) pour un défaut quelconque et pour tout, par le travail interdit, par les aides au logement impossible, par la précarité de subsistance... Les prises en charge psychologiques sont nombreuses, familles ou individuelles mais comme l'a dit une militante à un préfet «Régularisez-les et ils iront mieux tout de suite».

Cette maltraitance méthodique et patiente des demandeur·euses d'asile est la caractéristique de ce traitement inhumain bien caché dans une jungle de procédures et de recours, de dépôts de dossier et d'attentes interminables, de tracasseries administratives toujours plus grossières et à tout propos. Les mensonges et les préjugés sans cesse répétés, véhiculés par des médias complaisants (qui ne sont pas tous à cracher ce venin) ou offensifs dans la diffusion de ces putasseries haineuses, fait le reste. Le grand public ne sait pas ou ne veut pas savoir dans le confort de la désignation d'un bouc émissaire, procédé ancestral, que dans notre pays, le racisme d'état n'a pas disparu entre bon et mauvais migrants comme autrefois le bon arabe face aux masses des « bougnouls » traités ignominieusement comme des sous-hommes (et femmes).

Les dégâts du Tout-numérique - dématérialisation © Georges-André Photos

La souffrance des accompagnants et famille d'accueil

Cette réunion nationale des RESF départementaux a mis à jour non seulement l'acharnement à ne pas régulariser, à créer des sans-papiers qui s'accumulent, la souffrance des demandeurs d'asile mais aussi la souffrance des accompagnantes et des familles d'accueil.

Famille d'accueil : des enfants, des jeunes personnes sont prises en charge. Vous croyez qu'il est possible de les intégrer en famille sans développer de forts liens affectifs qui sont la matière même de la restauration de la confiance en soi et en l'avenir ? Certes autrefois, les fermes employaient des jeunes de « l' assistance » pour les faire travailler parfois comme des forçats, main d’œuvre juvénile gratuite bien commode... Pas d'affection en effet en ce cas. Mais aujourd'hui, ces familles d'accueil sont d'abord des familles militantes qui offrent un cadre structurant, humain à ces jeunes et ces enfants bien cassés qui, peu à peu, accèdent aux apprentissages de tous ordres et la sociabilité que peuvent envier bien des ressortissants de toujours.

A l'évidence, l'engagement des familles d'accueil, des accompagnantes dans de multiples tâches, alphabétisation, démarches multiples, ateliers … est un engagement humain, affectif et militant indissociables. Elles apportent aux demandeurs d'asile, après tant d'épreuves dans leur pays et au cours du trajet pour arriver en France (il prend parfois des années et bien des traumatismes), une sécurité irremplaçable, affective, concrète et militante. Comment ne pas comprendre que cet engagement crée un lien affectif très fort entre elles, ces jeunes et ces familles avec l'espoir que le titre de séjour enfin sera obtenu pour ouvrir vers un avenir non radieux mais possible. Comment ne pas comprendre qu'après tant de présence auprès d'eux et d'elles, un OQTF, une expulsion signifie un échec quand elles font tout pour ces demandeurs d'asile bien concrets (pas des chiffres statistiques) qui font tout pour rester en France et engager une vie enfin vivable ? Comment ne pas comprendre ce coup de couteau qui met fin à cette relation où l'intelligence, la volonté, les efforts, les engagements sportifs, sociaux … de ces demandeurs d'humanité, leur conformation aux desiderata administratifs, mesquins ou non, leur montre combien la France est coupable de les rejeter ?

Comment ne pas comprendre que la sécurité de la France, c'est accueillir ces jeunes et enfants, ces familles pas si nombreuses pour se nourrir de leurs différences, de leurs dynamismes, de leurs créativités. France de la diversité, pas de la race pure qui n'a jamais existé, fantasme désastreux quand il prend le pouvoir. Ne serions-nous pas sur ce chemin morbide présenté comme vertueux ? Foutaise du chemin vertueux qui conduit aux pires !

Elles savent aussi, à travers les récits partiels peu à peu révélés, avec cette pudeur qui est intimité de ne rien dire des souffrances et des monstruosités placées sur leur route, que ce retour après de tant d'année, tant d'efforts, d'espoirs est un nouveau déracinement, un renoncement désespérant quand il ne menace pas la vie même de l'expulsé·e et souvent le désespoir de ses parents biologiques qui n'avaient souvent pour seule ambition que lui ou elle, au moins, vivrait un avenir meilleur. Ce retour vers l'enfer, vers la misère, la guerre, les désastres, les menaces immédiates n'est pas une vue de l'esprit mais bien une réalité. Qui pourra rendre compte de ces retours imposés, exposera les dizaines de vies brisées par ce refus imbécile et criminel par cet état qui veut bien de l'immigré.e pour pomper sa force de travail et le renvoyer quand trop usé. Une optique coloniale qui perdure.

Affiche de l'exposition présentée dans la salle... parcours du compattant © Georges-André Photos Affiche de l'exposition présentée dans la salle... parcours du compattant © Georges-André Photos

Sans lutte, nous sommes tous complices de ce désordre qui éclate au grand jour dans ce refus obstiné et imbécile d'ouvrir l'avenir pour mieux construire notre pays avec la diversité qui est le garant de l'avenir. La bio-diversité si dramatiquement en chute libre s'applique aussi aux humains : la diversité des cultures et des apports divers, colorés, différents conditionne notre avenir dans cette Europe vieillissante et de plus en plus marginalisé entre Etats-Unis et Chine, Europe largement balkanisée. La violence au travail, la maltraitance des animaux nous émeut et nous laisserait indifférent·es quand il s'agit des hommes et de femmes venues d'ailleurs que nous ne voulons pas voir, quand bien même nous allons, avec satisfaction, nous promener dans cet ailleurs, en touriste fortuné·e ?

En d'autres temps, ils et elles étaient une minorité qui résistaient et cachaient ces juifs et résistant·es, les protégeant de la barbarie nazie. Dans cette terre de Haute-Loire qui a vu tout un village, celui du Chambon-sur-Lignon proche des Estables, protéger tant d'enfants de la déportation et de la mort, ce groupe de femmes engagées dans le R.E.S.F, famille d'accueil, accompagnatrices, bénévoles, ses associations, La Soaste, la Loco, HSSF etc sont les héritières directes de cette histoire contre un état qui, sous couvert d'une « politique de migration », ne veut plus assumer son histoire d'accueil et d'asile mais maltraite, brime et fait violence à ces pauvres gens si riches d'un possible avenir pour eux-mêmes et notre pays.

Prévert écrivait « Chasse à l'enfant » ; il écrirait aujourd'hui "Chasse aux migrants, aux exilés, aux réfugiés". Triste époque qui tourne le dos à son histoire et son avenir pour faire revivre un passé de malheurs.

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Nous terminerons cette chronique dans un troisième volet avec la conférence d'Olivier Le Cour Grand-maison sur l'ouvrage collectif "Racismes d'état" et les "Paroles de migrants" animé avec passion par Didier Luce de "La Loco", deux moments forts de cette journée dense.

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Jean-Pierre veut convaincre © Georges-André Photos Jean-Pierre veut convaincre © Georges-André Photos

(2) sociologue, démographe et anthropologue, Professeur au Collège de France, titulaire de la chaire « Migrations et sociétés  », directeur de l’Institut Convergences Migrations. Directeur de recherches à l'INED, ancien directeur de l'INED.

(3)

Michèle présente son film © Georges-André Photos Michèle présente son film © Georges-André Photos
Elle, son rêve c'est son film projeté dans le circuit des salles. Pour cela, elle fera appel au financement participatif afin de mettre au format son film dans des studios fort onéreux. Pour sûr j'en serai, vu la qualité, la densité, le sens et pas que l'intention. Elle a aussi en projet un autre film, volet deux, celui pour ces migrantes si vulnérables, proies des prédateurs et salauds de tous pays, migrantes que la France veut expulser le plus possible et rien à cirer !

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