Georges-André
Psychologue en retraite - Photographe et Journaliste-citoyen - Militant associatif - Animateur atelier d'écriture ....
Abonné·e de Mediapart

205 Billets

4 Éditions

Billet de blog 14 juil. 2021

Mézenc terre d'accueil 2021 - 1

Trois jours pour un appel «Mezenc terre d'accueil 2021» ces 9-10-11 juillet pour une terre solidaire et respectueuse des droits humains. Les Réseaux Education Sans Frontière de France se sont réunis au pied de ce mont, pont entre Velay et Vivarais pour en faire l'ascension avec les personnes solidaires et proclamer "Bienvenue aux réfugiés" à rebours de tous les rejets, de tous les mensonges.

Georges-André
Psychologue en retraite - Photographe et Journaliste-citoyen - Militant associatif - Animateur atelier d'écriture ....
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Un flyer circulait depuis quelques temps dans les réseaux militants Education sans Frontières et en Haute-Loire plus particulièrement au Puy-en-Velay bien connu des randonneurs pour son départ vers Compostelle ou le chemin de Stevenson avec pour titre :

« MEZENC TERRE D’ACCUEIL 2021 : 9/10/11 juillet 2021 »

La banderole immense déployée au Mont Mézenc © Georges-André Photos

Trois jours pour réunir le 9, au chef-lieu du département le R.E.S.F 43, une équipe qui fait comprendre pourquoi cette formidable mobilisation cette année pour Madama Diawara et sa famille d'accueil, réunir le 10, aux Estables les R.E.S.F de 14 départements - une première depuis cinq ans - , mobiliser un maximum de monde sur le parking de la maison forestière pour monter au Mézenc ce dimanche 11 juillet pour proclamer avec cette banderole de 20 mètres "Bienvenue aux réfugiés", banderole portée sur ce mont voilà cinq ans (vous saurez pourquoi en écoutant Christine ci-dessous) pour réagir à quelque propos nauséabond d'un encore là pour quelque temps.

Le mont Mézenc © Georges-André Photos

Les Estables, à 40 mn du Puy, bourg bien connu des randonneurs et montagnards, amoureux de la beauté des espaces champêtres, de l'air bienfaisant aux confins de la Haute-Loire à quelques kilomètres de l'Ardèche en direction de Borée ou du Mont-Gerbier de Jonc ; les Estables, sous un soleil éclatant et sûr comme réponse à cet appel :

« Parce qu'il n'y a pas d'étrangers sur cette terre,
    Parce qu'il n'y a qu'une seule humanité,
    Parce que migrants, nous le sommes tous, d'une façon ou d'une autre,
    Parce que l'instrumentalisation des questions migratoires à des fins électoralistes depuis des années, a créé un climat délétère et extrêmement dangereux,

  Nous monterons au sommet du MEZENC dimanche 11 Juillet 2021, déclarer notre solidarité envers les personnes exilées et demander un accueil humain et fraternel.  Gravir cette montagne, c’est le symbole de notre volonté d’élever le débat et de faire grandir l’humanité tant maltraitée par des discours haineux.

Reste la prairie pour parvenir au sommet © Georges-André Photos

"De tous temps et en tous lieux, l'accueil des réfugiés,
 ces hommes et femmes qui fuient les persécutions, la guerre, la misère, 
les désastres environnementaux, est un acte d'humanité et un impératif
 moral. 

Cet évènement "Mézenc Terre d'Accueil 2021"  est organisé du 9 au 11 juillet par RESF43, collectif de soutien aux migrants et demandeurs d'asile, Réseau Education Sans Frontières. Ce collectif de syndicats, associations,  organisations et citoyens, accompagne les personnes migrantes, demandeuses d'asile, familles déboutées du droit d'asile, jeunes migrant.es, pour l'obtention de leurs droits, droit au travail, à la scolarisation, à une vie digne, à la sortie de l'assistanat par l'Etat et les associations humanitaires.
 Contact : resf43@riseup.net www.facebook.com/RESF43 ».

Ce billet pour chroniquer cette journée du 11 juillet. Un autre apportera dans quelques jours les échos de ces deux jours précédents pour transmettre les paroles de migrants, la fraternité, l'engagement et la mobilisation des familles d'accueil et accompagnant·es pour refuser la maltraitance des exilé·es et réfugié·es.

Christine RESF43 précise cet appelet ces journées © Georges-André Photos

Les voitures laissées sur le parking, nous prenons peu à peu le chemin vers une plate-forme où deux barnums sont dressés pour assurer une restauration de sandwichs et de quiches et breuvages divers. De quoi rassurer pour emprunter tranquillement le chemin vers le sommet à la croix voire l'autre avec sa table d'orientation et le vent léger du jour ne nécessitant pas la laine habituelle quand bien même l'aube se perdait dans la brume, un classique du lieu.

Il suffit de passer la route - pas le pont comme chantait l'ami Brassens – pour prendre le chemin relativement caillouteux et racinaire sous l'ombre des arbres avant de déboucher sur la prairie peu avant le sommet alors bien visible. Sur la vidéo, vous noterez au passage le port de la banderole porté par un militant comme un paquet léger (!), les conversations bon train sur une montée au pas de chacun·e.

D'abord sous le couvert ensuite la prairie près du sommet © Georges-André Photos

Parvenue au sommet nord (Haute-Loire), la banderole monumentale est déployée à même les rochers, tenue par une ribambelles de servants qui ne font pas semblant. Costaud la banderole ! Fabriquée pour servir et pas qu'une fois ! Ce sommet envahi par les militant·es se trouvent du coup un peu étroit et chacun·e prend le chemin en descente entre les deux sommets - celui sud est le sommet ardéchois plus haut à 9 mètres près, double sommet, caractéristique du profil du Mézenc comme l'observatoire l'est au Puy-de-Dôme.

A mi-ascension, après le couvert, déjà la vue admirable et dégagée © Georges-André Photos

Christine, RESF43, organise une chaîne humaine, symbole de celle de la solidarité comme si tous les gars et les filles du monde pouvaient un jour se donnait la main. La banderole est déployée à nouveau quand la sono portative clame l'appel du Mézenc par la voix de Christine (texte ci-dessus).

Sommet nord rocailleux et d'accès malaisé de ce côté pas de l'autre © Georges-André Photos
La banderole déployée, la chaîne humaine et solidaire, l'appel du Mézenc © Georges-André Photos
La chaîne de solidarité humaine © Georges-André Photos

Certain·es alors s'aventurent sur les autres promontoires du Mézenc dans un splendide soleil d'après-midi que tempère, elle-même bienvenue, la fraîcheur d'altitude (1753m). Les paysages bien dégagés jusqu'au loin permettent de voir, parfois de nommer, de tous côté. De là, certains aperçoivent le rocher de Soutron, le lac d'Issarlès tout petit au loin et bien d'autres lieux que la table d'orientation de basalte noir indique. D'autres commencent la descente vers les barnums où nous nous retrouvons autour d'un pot, d'un casse-croûte servi avec le sourire pour entamer ou poursuivre discussions, réflexions et amitiés solidaires dans une vraie et rare fraternité.

Sur le sommet nous rencontrons Renaud Daumas conseiller régional écolo-Union de la gauche non encarté, seul élu d'opposition en Haute-Loire, avec son écharpe bleue et rouge, fer de lance de la lutte contre contre la déviation de la RN 88 en Haute-Loire (contournement du Puy-en-Velay) dont les travaux ont commencé en janvier 2021 et vont détruire de nombreux espaces naturels pour gagner quelques minutes. Nous avons aperçu sur une photo une autre conseillère régionale avec son écharpe.

Près des barnums souvenir de Nuit Debout, la conseillère régionale avec les militant·es © Georges-André Photos
© RESF43

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal
Regarder en face son passé colonial : quelques leçons venues de Belgique
Le Parlement belge a entamé voilà deux ans un travail historique d’ampleur sur son passé colonial. Il s’ajoute à des initiatives locales sur la décolonisation de l’espace public et à une loi sur la restitution des biens spoliés. Y a-t-il des leçons à en tirer pour la France ?
par Justine Brabant et Ludovic Lamant
Journal
Restitutions de patrimoine africain : repolitiser le débat, rendre visibles les objets oubliés
Dans un contexte de débats nourris autour de la restitution des biens spoliés durant la colonisation, la dernière livraison de la revue « Politique africaine » éclaire quelques angles morts des discussions autour de ce patrimoine, parfois oublié, souvent dépolitisé.
par Justine Brabant
Journal
Prostitution : le torchon brûle entre écologistes et associations
Depuis plusieurs jours, une querelle oppose oppose des associations LGBTQI+ et Raphaëlle Rémy-Leleu, élue EELV de Paris. Les premières reprochent vertement à la seconde ses positions sur le travail du sexe. L’écologiste dénonce un « harcèlement » injuste.
par James Gregoire
Journal — International
Être LGBT+ en Afghanistan : « Ici, on nous refuse la vie, et même la mort »
Désastre économique, humanitaire, droits humains attaqués… Un an après avoir rebasculé dans les mains des talibans, l’Afghanistan n’en finit pas de sombrer. Pour la minorité LGBT+, le retour des fondamentalistes islamistes est dévastateur.
par Rachida El Azzouzi et Mortaza Behboudi

La sélection du Club

Billet de blog
Céline, le trésor retrouvé - L’inventaire (2/9)
Des manuscrits dont plusieurs inédits, son livret militaire, des lettres, des photos, des dessins, un dossier juif, tout ce que l’homme et l’écrivain Céline laisse chez lui avant de prendre la fuite le 17 juin 1944. Un inventaire fabuleux.
par jean-pierre thibaudat
Billet de blog
Céline, le trésor retrouvé - Oscar Rosembly (4/9)
Depuis longtemps les « céliniens » cherchaient les documents et manuscrits laissés rue Girardon par Céline en juin 1944. Beaucoup croyaient avoir trouvé la bonne personne en un certain Oscar Rosembly. Un coupable idéal.
par jean-pierre thibaudat
Billet de blog
Céline, le trésor retrouvé - Une déflagration mondiale (3/9)
La veuve de Céline disparue, délivré de mon secret, l’heure était venue de rendre publique l’existence du trésor et d’en informer les héritiers… qui m’accusèrent de recel.
par jean-pierre thibaudat
Billet de blog
Céline, le trésor retrouvé - La piste Morandat (5/9)
Dans ses lettres, Céline accuse Yvon Morandat d’avoir « volé » ses manuscrits. Morandat ne les a pas volés, mais préservés. Contacté à son retour en France par ce grand résistant, le collaborateur et antisémite Céline ne donne pas suite. Cela écornerait sa position victimaire. Alors Morandat met tous les documents dans une malle, laquelle, des dizaines d’années plus tard, me sera confiée.
par jean-pierre thibaudat