Bugs dans la Matrice : comment le web peut reconfigurer (ou non) notre civilisation (2/3)

Qu'est-ce que l'Internet nous a apporté en termes de démocratie ? La question a pu très légitimement nous préoccuper dans les premières années du Web 2.0, tant l’innovation technologique était majeure et laissait présager un impact politique tout aussi majeur. À la vérité, et après certes bien des remous sur la Toile, l’avancée démocratique s’est avérée fort minime dans les régimes que l’on a coutume d’appeler « démocraties représentatives », mais que d’autres, à l’instar de Cornelius Castoriadis, nomment plus volontiers « oligarchies libérales ». En dépit d’une désaffection de la population envers ses représentants, le régime représentatif n’est très généralement pas remis en question, comme le relevait encore, le 29 mai 2015, le politologue Bernard Manin lors de son audition à l’Assemblée nationale sur le thème de la représentation. La question de la démocratie, récurrente lorsque l’on évoque l’apport politique de l’Internet, viserait ainsi peut-être à côté de l'essentiel. Car ce serait penser le nouveau qui vient en termes anciens. Sous la lutte pour cet idéal familier, que certains mènent, peut-être se joue-t-il quelque chose de plus inattendu, qu’il est encore trop tôt pour cerner complètement. Une série ininterrompue de bugs dans la matrice, la nôtre, la vôtre, qui brisent les représentations communes, agitent des myriades de citoyens soucieux et créateurs (mais aussi le phénomène « Daech » nous le rappelle de dangereux fanatiques), reconfigurent dans une certaine mesure la hiérarchie des sources d’autorité. Et si le web préparait, de manière souterraine, la mue d'une civilisation à bout de souffle ?

L'article qui suit est assez long ; c'est pourquoi je l'ai divisé en trois parties (« Incompréhension », « Reconfiguration » et « Civilisation ») ; voici la deuxième.

II. RECONFIGURATION

Des papillons et des hommes

On se souvient que Simone Weil, dans sa Note sur la suppression générale des partis politiques, déplorait l’influence des partis, ces petites églises profanes, qui avaient « contaminé toute la vie mentale de [son] époque »[1], incitant les gens à se prononcer « pour » ou « contre »[2] sur n’importe quelle question, à « prendre parti » – à s’enfermer dans une matrice, pourrions-nous dire –, les dispensant ainsi de « l’obligation de la pensée »[3]. L’argumentation ne venait que dans un second temps, après avoir choisi son camp, après que le « dressage »[4] ait eu lieu : « sauf exceptions très rares, un homme qui entre dans un parti adopte docilement l’attitude d’esprit qu’il exprimera plus tard par les mots : “Comme monarchiste, comme socialiste, je pense que…” C’est tellement confortable ! Car ce n’est pas penser. Il n’y a rien de plus confortable que de ne pas penser. »[5]

De toute évidence, ce travers (qui n’en est pas vraiment un : le biais de confirmation n’est pas un « bug »…) se poursuit à l’âge numérique, mais les « bugs » dans la matrice de chacun d’entre nous sont plus fréquents ; des reconfigurations politiques deviennent plus facilement possibles, sous l’effet d’un papillonnage idéologique (que les partis stigmatisent parfois sous le nom de « confusionnisme »), lors duquel les idées sont appréciées pour elles-mêmes, en dehors de tout contexte idéologique. L’internaute, par le biais d’une simple requête sur Google ou en se laissant porter par la sérendipité, se trouve en effet projeté malgré lui par-delà les frontières de l’ancien monde, sur des sites incroyablement variés – autant de tribus ennemies – et il est ensuite amené à élaborer sa propre pensée, à faire sa propre synthèse (sous diverses influences, nous y reviendrons). Hier encore, par comparaison, le lecteur du Figaro avait peu de chances de lire aussi Libération, celui de Charlie Hebdo de lire Minute… Il fallait une démarche volontaire, très rare. De plus, dans le monde de la presse imprimée, les lecteurs découvraient des idées inscrites dans une ligne éditoriale, qui est aussi une ligne politique, claire et structurée ; sur le web, tout se brouille, tout est à repenser.

Ces reconfigurations se font sans doute, dans un premier temps, au bénéfice des contestataires les plus radicaux du « système » (en France, le FN est ainsi le parti le plus actif sur Facebook, ainsi que le plus performant sur Twitter, et l’on peut aussi penser – dans un tout autre ordre – au triste succès de la propagande jihadiste sur les réseaux sociaux), mais elles sont peut-être aussi plus précaires. En effet, nous mettons plus aisément en déroute les discours des uns et des autres, nous en voyons les failles, les incohérences, les mensonges, et pouvons les dénoncer de manière virale ; mais si ceci vaut surtout pour les dominants du moment, cela vaut ou vaudra aussi pour les prétendants à la domination, qui finiront par subir ce dont ils auront d’abord bénéficié. Toutes les autorités, face à un Internet (relativement) libre, sont minées – même si l'on peut penser que les autorités religieuses, se référant à une transcendance hors de portée de la critique rationnelle, sont davantage à l'abri. Le web est foncièrement corrosif, car il déborde – dans son illimitation – toute tentative de limitation du champ de vision des citoyens, qui peuvent entrevoir la possibilité (au moins théorique) d’échapper à tout contrôle mental.

Bien sûr, ces effets du web ne sont observables que sur un public limité – celui qui y passe le plus de temps dans une optique d’information et de débat. Pour le reste, estime Alain Cotta : « L’âge digital encourage la paresse d’apprendre au détriment de notre capacité mentale, il libère notre narcissisme bien plus que nos sentiments altruistes, et favorise des évasions ludiques qui pénalisent l’exercice d’une volonté consciente. » Selon l’économiste au cynisme implacable, notre ère numérique, loin de nous permettre d’envisager une quelconque émancipation, serait bien plutôt propice à la domestication accélérée de l’humain. Domestication souhaitée secrètement par la plupart d’entre nous… Selon lui, nos sociétés « se rapprocheraient lentement de celles des espèces les plus résistantes et majoritaires – celles des insectes où l’autonomie de chaque membre est volontairement sacrifiée sur l’autel de leur nombre, de leur efficacité et donc de leur survie »[6]. Quel programme ! Faisant allusion à l’allégorie de la Caverne de Platon, il écrit à la fin de son ouvrage : « La lumière du jour aura beau continuer de resplendir, la profondeur de la caverne diminuer, la quête de l’origine de la lumière ne réunira toujours qu’un nombre infime d’originaux au cerveau anormal »[7].

Entre la vision d’Étienne Chouard, rêvant d’une métamorphose humaine grandiose, de la chenille vers le papillon, autrement dit de l’électeur intermittent vers le citoyen constituant, et ce grâce à l’émulation des « gentils virus » en ligne, et celle d’Alain Cotta, prévoyant une sinistre involution de l’homme vers le stade de l’insecte qui se déleste avec soulagement de toute autonomie, on voit bien que le web (et tout notre univers technoscientifique) n’a pas fini de nous faire fantasmer ou cauchemarder (le terme « fantasmer » ne se voulant pas péjoratif, la démocratie – dans son idée – étant elle-même un fantasme qui oriente raisonnablement notre action). J’aurais plutôt tendance, pour ma part, à avoir une approche de l’Internet « sans miracle et sans extravagance » (Essais, III, XIII), ne voyant pas l’homme sortir de lui-même pour devenir « ange » (au risque d’ailleurs de devenir « bête ») ; et si je devais y aller de mon bestiaire, je verrais le web (comme le reste de la terre) peuplé de chiens et de quelques loups (en référence à la fable de La Fontaine), et d’une poignée d’abeilles, qui savent louvoyer entre les matrices, en tirer un peu de nectar, avant de reprendre leur vol, pour aller – à l’écart – en faire leur miel. Ou, plus exactement, je verrais des êtres qui seraient tout à la fois, mais en présentant diverses proportions de ces attributs symboliques.

De nouvelles autorités incontrôlables

Il est vrai que pour le commun des hommes (et nous sommes quasi tous de ce genre), les puissants structurent l’attention collective ; nous percevons, jugeons, croyons à travers eux, à travers les perceptions, jugements et croyances qu’ils nous proposent. Dans la petite lucarne, certes, que nous regardons si intensément depuis plus d’un demi-siècle, mais aussi désormais sur la Toile. On a beau être « entre nous » sur le Net, le peuple avec le peuple, sans intermédiation venue d’en haut, nous restons hypersensibles aux jugements des puissants, des médias, des leaders d’opinion, dont les yeux – en haut de la pyramide sociale – servent de lunettes au peuple pour percevoir le monde. Voyez l’importance donnée à Zemmour, à Onfray, à BHL et consorts, toutes ces figures d’autorité qui contribuent à façonner la pensée du grand nombre, qui se contente souvent de les acclamer ou de les dénoncer violemment (à travers tweets ou commentaires).

Ces personnalités, lorsqu’elles tiennent des propos hérétiques, sont des « bugs » dans la matrice dominante, qui ne peut pas rester insensible au danger qu’elles peuvent lui faire courir et qui, parfois, doit prendre des mesures punitives à leur endroit pour se préserver. Toute société ne maintient en effet son unité qu’en gardant un contrôle relatif sur les esprits de ses membres. Le web est justement le terrain – dangereux de ce fait pour l’ordre politique – sur lequel de nouveaux leaders d’opinion peuvent émerger, qui peuvent détourner certaines franges de la population de la matrice dominante vers d’autres matrices (appâter les « loups », en quête d’indépendance d’esprit, pour mieux les domestiquer et les ramener au rang de « chiens », pourrions-nous dire aussi avec un certain cynisme).

Si la découverte en ligne d’informations et d’interprétations discordantes avec celles livrées par le circuit médiatique classique est un premier choc, un premier moment du changement de matrice, que d’aucuns appellent « éveil » (de nombreux témoignages ont été émis à ce sujet sur Meta TV et AgoraVox), ayant eu le sentiment d’avoir dormi jusqu'ici (victimes de la TV Lobotomie), ce passage est consolidé par la découverte d’autorités alternatives qui fournissent les arguments nécessaires pour étayer sa nouvelle conviction, voire une vision du monde plus globale (d’où le succès – parmi d’autres – d’une figure charismatique comme celle de Soral, qui vient remettre de l’ordre dans le désordre que l’expérience numérique a d’abord généré, offrir une synthèse orientée au sein du chaos fragmenté). Ces leaders, généralement, se comportent comme des veilleurs, qui prétendent avoir identifié, suite à leur analyse poussée de la situation, un danger majeur, que le clergé médiatique – du fait des intérêts qu’il sert – dissimule au peuple ; il peut s’agir, pêle-mêle, de la mise en esclavage des peuples, d’un effondrement économique à venir, de la guerre mondiale ou de la guerre civile, du « grand remplacement » de population, d’une catastrophe écologique mettant en péril la survie de l’humanité, etc. Face à la menace, ils préconisent leur solution : organiser une Constituante fermée aux professionnels de la politique, mettre en place sa base autonome durable, œuvrer à la réconciliation nationale, préparer la remigration, miser sur la sobriété heureuse, etc.

Dans tous les cas, ils encouragent leur auditoire à éteindre leur télévision, à « se débrancher de la Matrice », à se désintoxiquer l’esprit (c’est le cas, par exemple, d’Étienne Chouard, de Piero San Giorgio, d’Alain Soral, de Laurent Ozon ou du professeur Henri Joyeux), et misent sur le web pour propager la « bonne parole », celle qui pourra nous sauver (tous ou certains d’entre nous). Le plus sage d’entre eux, sans doute, Pierre Rabhi, suggère même de prendre ses distances avec tous les écrans, afin de ne pas se détourner du réel et de sa propre révolution – intérieure. Leurs détracteurs traitent volontiers ces leaders de « gourous » et leur communauté de « sectes », mais c’est le sort inévitable de ceux qui – de tout temps – rompent avec la matrice dominante et fraient une nouvelle voie ; l'accusation, à la vérité, est peu rigoureuse dans la mesure où ces leaders demandent souvent expressément à leurs auditeurs de ne pas les croire sur parole, mais de penser par eux-mêmes, de faire leurs propres recherches, ce qui les distingue alors nettement des authentiques sectaires, qui incitent certes aussi leurs proies à ne plus regarder la télévision, mais également à s'isoler de leur entourage et à cesser in fine de penser par eux-mêmes.

Et ces citoyens en phase d’éveil, du moins dans leur optique, sont bien entendu amenés à argumenter beaucoup plus que les autres, qui restent dans la matrice informationnelle dominante, précisément pour tenter de les convaincre et de ne pas être moqués ou exclus du groupe, voire pour le réintégrer si la mise au ban a déjà eu lieu (le penseur orthodoxe peut, lui, se passer de toute argumentation, ou se contenter de très peu, n’étant pas menacé de rejet social). D’où la surreprésentation (somme toute, très compréhensible) des hétérodoxes sur la Toile, pointée et déplorée par le sociologue Gérald Bronner. De même, si la « matrice morale » des médias dominants est plutôt libérale, qui tolère mal et même comprend mal la sensibilité conservatrice (Haidt l’explique bien), il est assez naturel que sur le web les conservateurs paraissent les plus actifs, car ils se libèrent d’une matrice qui n’est pas la leur, et qu’ils dénoncent volontiers comme la « bien-pensance de gauche ». De ce fait, si nous pensons toujours sous l’influence du groupe qui nous contient – et de ses leaders d’opinion –, sur le web nous pouvons être amenés à penser sous l’influence d’autres groupes et d’autres leaders, sous-représentés dans le champ médiatique traditionnel, mais surreprésentés en ligne.

Plus qu’un terrain d’expansion de la démocratie (dans son sens athénien), où chaque citoyen s’activerait enfin à faire de la politique, le web multiplierait plutôt les figures d’autorité (aux projets fort variés) auxquelles les citoyens actifs (leaders d’opinion secondaires), puis le peuple tout entier (influencé par ces leaders d'opinion[8]), pourraient potentiellement se rallier – selon un schéma classique de diffusion des innovations. Dit autrement : le web permet la mise en lumière de leaders aux idées nouvelles (hérétiques), qui peuvent générer un mimétisme plus ou moins massif de la part d’individus plus conformistes (s’ils y perçoivent un intérêt majeur). Dans le langage du méméticien Howard Bloom[9], on pourrait dire que, sur le web, une myriade de « générateurs de diversité », en concurrence les uns avec les autres, viennent essayer de persuader – avec force argumentation et propagande – la grande multitude des « agents de conformité » de rompre avec la représentation du réel qui est la leur, pour leur en faire adopter une nouvelle, qui induira de leur part un changement de pratique. Le non-conformisme de leaders ne craignant pas l’adversité, leur argumentation patiente, répétée (à travers une multitude de textes et de vidéos), leur enthousiasme, qui donne envie de les imiter, la cohésion qu’ils parviennent à créer parmi leurs soutiens (qui ont authentifié leurs analyses et œuvré à l’accroissement de leur popularité, en répandant leur message de manière virale), tous ces éléments sont déterminants pour la réussite de l’entreprise.

Cela dit, dans la pratique, force est de constater que ce mouvement ne se produit pas jusqu’au bout, jusqu’au dernier stade ; il existe en effet une différence majeure entre la diffusion d’une innovation technique et celle d’une idée : la première reçoit généralement une publicité massive dans les médias que tout le monde reçoit, ou, à défaut, peut compter sur un bouche à oreille efficace (parler d’une innovation technique à son entourage est un sujet neutre, facile à aborder, non engageant), alors que la seconde, si elle ne bénéficie pas de la diffusion répétée de grands médias, n’atteindra jamais la connaissance du grand nombre (qui n’aura même pas la possibilité de l’évaluer, de l’adopter ou de la rejeter), et, en outre, on rechigne beaucoup plus à évoquer des idées (politiques, religieuses, philosophiques, etc.), car celles-ci, si elles sont peu consensuelles, déplaisantes ou trop bizarres au premier abord, peuvent faire craindre un certain rejet social. C’est sans doute pourquoi les idées novatrices pour rénover la démocratie, par exemple, paraissent faire le « buzz » sur le Net, mais en vérité uniquement dans de petites « bulles » (composées de milliers, voire de dizaines de milliers de personnes), sans presque jamais déborder de ces « bulles » numériques, restant totalement ignorées à l’extérieur. Le « buzz » trouve sa limite – infranchissable – dans le monde réel, où les gens ne sont habituellement pas réceptifs aux discours militants, qui viennent froisser leur tranquillité, et où le bouche à oreille classique ne fonctionne donc pas ; il ne fonctionne que pour des sujets anodins ou insolites (pas pour des sujets sérieux).

Les « métis » actifs en ligne ne parviennent donc pas à toucher le peuple dans son ensemble, à l’entraîner dans leur mouvement. Il faut sans doute pour cela des circonstances extraordinaires de dureté, qui rendent soudainement le peuple réceptif à ces nouveaux leaders (les anciens les ayant conduits au désastre). Actuellement, seuls les « métis » ou « demi-habiles » (dans le langage pascalien) visibles dans les grands médias peuvent attirer à eux les masses populaires, étant entendu que, comme le note Pierre Manent, la rencontre ou « l’alliance entre le peuple et les demi-habiles » constitue, ni plus ni moins, la « démocratie moderne »[10]. Ces « demi-habiles » ne cessent de chercher à miner aux yeux du grand nombre la légitimité des autorités en place, en se réclamant habilement de grands principes à prétention universelle, pour y substituer – au terme d’un processus électoral – leur autorité propre, qui ne tardera pas, dès qu’elle sera installée, à bafouer les grands principes précédemment invoqués (l’unique but de toute la manœuvre rhétorique, de ce baratin invoquant le « peuple », l’« opinion publique », la « démocratie », ou même « Dieu », étant de faire triompher son intérêt propre). Ainsi va le monde.

 

Prochaine partie à suivre : « Civilisation ».

 

Pour aller plus loin avec moi dans de plus amples développements, je vous renvoie à mes livres : Montaigne et la coutume (Mimésis, 2015, 280 pages) et Odyssée 2.0 : La démocratie dans la civilisation numérique (Armand Colin, 2014, 320 pages) ; ce dernier livre est tiré de ma thèse de doctorat en philosophie, et se nourrit en partie de mon travail au sein d’AgoraVox durant plusieurs années.

Il s’agit d’une réflexion sur la démocratie dans le contexte du numérique, mais aussi, plus largement, sur l’homme, la liberté, la servitude, la sagesse, nos illusions, avec des guides qui s’appellent Montaigne, Kant, Alain, Tocqueville, Debray… Entre philosophie, sociologie et science politique. Avec aussi des cas concrets : la fameuse désinformation de l’AFP sur Chavez, la controverse autour du 11-Septembre, etc. Bref, un voyage de la démocratie athénienne à celle que le numérique nous promet, en passant par la Renaissance et ses guerres de religion, qui nous ramènent à nos propres « schismes » numériques, le tout à l’aune de l’Odyssée d’Homère. J’espère que cela pourra vous intéresser.

 

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[1] Simone Weil, Note sur la suppression générale des partis politiques, Paris, Berg International, 2013, p. 32.

[2] Ibid., p. 38.

[3] Ibid., p. 40.

[4] Ibid., p. 21

[5] Ibid., p. 33.

[6] Alain Cotta, La domestication de l’humain, Paris, Fayard, 2015, p. 10.

[7] Ibid., p. 222.

[8] Voir à ce propos Everett Rogers, Diffusion of Innovations, Free Press, 1995.

[9] Howard Bloom, Global Brain : The Evolution of Mass Mind From the Big Bang to the 21st Century, John Wiley & Sons, 2001. Traduction française : Le Cerveau Global, Paris, Le jardin des Livres, 2003.

[10] Pierre Manent, Montaigne : La vie sans loi, Paris, Flammarion, p. 285.

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