Peter Saul, bad painting et Rose béton

Après Toulouse et juste avant Namur, la Galerie Almine Rech à Paris célèbre l'art de Peter Saul, dernier représentant du Pop' Art, dont l'œuvre formule une critique de la société américaine et offre une vision singulière du monde. L'occasion de revenir sur sa première rétrospective nationale qui, à Toulouse, dialoguait avec la 3ème édition du festival d'art urbain Rose béton.

Peter Saul, "Officer's club" (détail), 1963, huile sur toile, 190 x 191 cm, Collection Fondation Gandur pour l'art, Genève © Peter Saul, courtesy: Fondation Gandur pour l'art, Genève Peter Saul, "Officer's club" (détail), 1963, huile sur toile, 190 x 191 cm, Collection Fondation Gandur pour l'art, Genève © Peter Saul, courtesy: Fondation Gandur pour l'art, Genève
On peut lire, dans les peintures aux tons criards de l'américain Peter Saul (né en 1934 à San Francisco, vit et travaille dans l'Etat de New York), une drôle d'histoire de l'art, doublée d'une histoire récente des Etats-Unis, une histoire égratignée, sans masque, avec une pointe de cynisme. Bien qu’il s’en défende, Peter Saul est considéré comme l'un des pères du Pop'art avec Andy Wharol, Roy Liechtenstein et Tom Wesselman. Pour d'autres, il est l'inventeur du funk californien. D'autres encore le voient comme le précurseur de la « bad painting ». Peu importe, est-on tenté de dire : l'artiste ne se revendique d'aucun courant et ne croit pas à leur succession. Le titre de l'exposition qui se tient à la galerie Almine Rech à Paris « Art history is wrong » révèle avec aplomb la pensée de l'artiste envers l'institution et en appelle un autre, celui de la rétrospective que lui consacraient les Abattoirs de Toulouse l'hiver dernier et qui sera visible à Namur dans quelques jours. « Pop funk bad painting » sonne presque comme une profession de foi, un tout qui fait une carrière, une œuvre. Celle-ci révèle une histoire de l'art en négatif, l'histoire de ces soixante-dix dernières années. C'est à Paris où il réside de 1956 à 1964, qu'il débute une œuvre énervée, où se mêlent comics, super héros et objets du quotidien issus de l'American way of life, opposée à l'abstraction alors triomphante, quelque part entre nouveau réalisme et figuration narrative. « Dès ses toiles les plus précoces, Peter Saul va au pire : trivialité, brutalité, insultes » résume justement Philippe Dagen[1].

Peter Saul, Criminal being executed n° 2, 1964, huile sur toile, 171,5 x 151,5 x 4 cm. Collection du Frac des Pays de la Loire, © Peter Saul; photo: Bernard Renoux Peter Saul, Criminal being executed n° 2, 1964, huile sur toile, 171,5 x 151,5 x 4 cm. Collection du Frac des Pays de la Loire, © Peter Saul; photo: Bernard Renoux

Peter Saul, la figuration comme rébellion 

Peter Saul, Exit, 1962, Stylo feutre, pastel gras à l’huile, et pastel gras à la cire sur papier vélin blanc, 51 x 66,5 cm. Collection MAC VAL - Musée d’art contemporain du Val-de-Marne © Peter Saul; photo: Jacques Faujour Peter Saul, Exit, 1962, Stylo feutre, pastel gras à l’huile, et pastel gras à la cire sur papier vélin blanc, 51 x 66,5 cm. Collection MAC VAL - Musée d’art contemporain du Val-de-Marne © Peter Saul; photo: Jacques Faujour
Peter Saul enseigne toute sa vie, particulièrement à Austin (Texas). Sa peinture se vendant mal, le professorat lui assure des revenus réguliers, suffisamment décents pour lui permettre de poursuivre une carrière de peintre sans concession. Il accède très tardivement à une certaine reconnaissance, dans le milieu des années 2000. Cette notoriété est suffisamment rentable pour mettre un terme à sa carrière dans l'enseignement. Artiste très tôt engagé, il produit une œuvre critique de la société américaine de son temps mais va au-delà pour proposer tout une vision du monde, satirique dans sa pratique de subversion des modèles, mais aussi quasiment romantique. S'il est certes américain, il voyage très tôt. Il est tout d'abord élève dans une école « à l'anglaise » extrêmement stricte à Vancouver Island, au Canada. L'expérience est douloureuse: « J'ai toujours décrit cet endroit comme une expérience éprouvante, et c'était le cas, en effet, avec les corrections (...), le préjudice racial (...),  et la souffrance et la misère ambiante[2]. » En 1956, Peter Saul quitte les Etats-Unis sans intention de retour. Il va alors vivre à Amsterdam, à Paris et à Rome, avant de finalement revenir à San Francisco huit ans plus tard. Durant cette période, il expose à Paris, à la Galerie Denise Breteau[3], rencontre le peintre chilien Roberto Matta qui le met en relation avec Alan Frumkin, marchant d'art à Chicago qui sera longtemps son galeriste. Il connaît parfaitement l'histoire de l'art et est marqué par l'influence du surréalisme et de Willem de Kooning, auxquels il mêle l'expressionnisme abstrait, l'imagisme de Chicago et la culture de la bande dessinée pour inventer son propre langage. « Je voulais vraiment être un marginal, un rebelle[4] » confie-t-il. Dès le départ, l’artiste se met à distance de la culture américaine. Il va s’intéresser au phénomène de la culture et de la consommation de masse, faisant de sa peinture une arme politique. Ses premières pièces mélangent collages et peintures, le plus souvent des pastels à l'huile qu'il utilise sur des publicités récupérées dans des magazines, dont il souligne dans un esprit pop ici un hamburger, là une voiture, là encore une coupe glacée. Très vite, des symboles de l'Amérique reviennent comme des leitmotivs dans son travail : le signe du dollar, la frigo, la figure du policier, les personnages de Walt Disney : Donald (les canards en général) et surtout Mickey Mouse qu'il utilise comme allégorie de l’américain moyen moraliste, le S de Superman, les WC, la hache... Tous composent un bestiaire au service du peintre.

Peter Saul, Businessman n°6, 1963, collection MAC VAL - Musée d’art contemporain du Val-de- Marne, huile sur toile, 160 x 189 x 3 cm © Peter Saul; photo: Jacques Faujour Peter Saul, Businessman n°6, 1963, collection MAC VAL - Musée d’art contemporain du Val-de- Marne, huile sur toile, 160 x 189 x 3 cm © Peter Saul; photo: Jacques Faujour

Peter Saul, "Mr. Wall Street", 1971, acrylique sur toile, 173 x 198 cm, Collection Frac Auvergne, Clermont-Ferrand © Frac Auvergne Peter Saul, "Mr. Wall Street", 1971, acrylique sur toile, 173 x 198 cm, Collection Frac Auvergne, Clermont-Ferrand © Frac Auvergne
Dans la seconde moitié des années 1960, sa peinture se fait psychédélique, hallucinée, délivre des messages politiques. Il brosse à grands coups de rose, vert pomme, et autres couleurs acidulées une Amérique dominée par l’argent, la propriété, peuplée de crucifixions et de Mickey Mouse sur fond de guerre du Vietnam qu’il est le premier à évoquer directement dans une série de peintures datée de 1966-67. Ronald Reagan, ultraconservateur déjà, est gouverneur de la Californie et les questions raciales occupent le devant de la scène. « Mr. Wall steet » (Acrylique sur toile, 1971, Collection FRAC Auvergne), vieillard rose au chapeau bleu, sur-stéroïdé aux profits et autres investissements, trouve son équilibre sur un tas de pièces d’or. « Bewtiful & Stwong » (Acrylique et huile sur toile, 1971, Centre Pompidou, Paris) fait partie d’un ensemble de toiles qu’il consacre, en 1971-72, à la militante communiste afro-américaine Angela Davis, membre des Black Panthers, alors en prison. Il l’associe ici à Cassius Clay/ Muhammad Ali, autre icône du Black Power dans une parodie de crucifixion, où l’union de la beauté et de la force révèle la vérité (troo). « Cette allégorie désinvolte, mâtinée d’un engagement et d’une ironie véhiculés par un style inspiré du graphisme stéréotypé de la bande dessinée, a connu, comme toute l’œuvre de Saul, une postérité certaine en France parmi les artistes de la Figuration narrative (…)[5] »

Peter Saul, Bewtiful & Stwong, 1971, collection Mnam/ Cci, Centre Georges Pompidou, Paris, peinture acrylique et huile sur toile, 213 x 183 cm © Peter Saul, photo: Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. RMN-Grand Palais / Philippe Migeat Peter Saul, Bewtiful & Stwong, 1971, collection Mnam/ Cci, Centre Georges Pompidou, Paris, peinture acrylique et huile sur toile, 213 x 183 cm © Peter Saul, photo: Centre Pompidou, MNAM-CCI, Dist. RMN-Grand Palais / Philippe Migeat

Entre la fermeture de la rétrospective qui lui était consacrée à Toulouse et sa réouverture à Namur, Peter Saul fait escale à la galerie Almine Rech à Paris où il présente quelques unes de ses œuvres récentes. Dans une salle de la galerie, une sélection de céramiques fantaisistes est exposée pour la première fois. Elles sont l’œuvre de l’artiste Sally Saul. De ces représentations d’individus, de faune, de flore, à la fois drôles et subversives, il se dégage un air de famille. Pour la première fois, Peter Saul expose aux cotés de sa femme.

 

Peter Saul Trump Fish, 2019 Acrylic, colored pencil on paper 56 x 76 cm 22 x 30 in © Peter Saul - Photo : Rebecca Fanuele Courtesy of the Artist and Almine Rech Peter Saul Trump Fish, 2019 Acrylic, colored pencil on paper 56 x 76 cm 22 x 30 in © Peter Saul - Photo : Rebecca Fanuele Courtesy of the Artist and Almine Rech

Rosé Béton, une biennale pour l'art urbain

Tania Mouraud, VARIATIONS, 2019 – 7 kakémonos Encre pigmentaire sur papier fine art – 7x 162 x 890 cm Musée des Abattoirs – FRAC Occitanie Toulouse 76, Allées Charles de Fitte – Toulouse © Photo: Benjamin Roudet Tania Mouraud, VARIATIONS, 2019 – 7 kakémonos Encre pigmentaire sur papier fine art – 7x 162 x 890 cm Musée des Abattoirs – FRAC Occitanie Toulouse 76, Allées Charles de Fitte – Toulouse © Photo: Benjamin Roudet
Avec plus de quatre-vingt-dix pièces présentées, les Abattoirs de Toulouse offraient l'hiver dernier une traversée dans l'œuvre de Peter Saul, une véritable rétrospective, la première exposition consacrée à ses toiles dans une institution française depuis vingt ans. Celle-ci sera visible dans quelques jours au Delta à Namur. A Toulouse, elle était présentée au diapason de la troisième édition de la biennale dédiée aux arts urbains, Rose béton, dont les Abattoirs accueillaient la partie institutionnelle. Placée cette année sous la bienveillance de Tania Mouraud, la manifestation réservait bien des surprises. Son directeur artistique, le graffeur toulousain TILT, s'il reste fidèle à la définition du graffiti dont élaboration répond à un cadre illégal, entend aussi le désir de certains artistes de pouvoir montrer leurs travaux ailleurs, autrement, à un autre moment de leur vie. Le graff tel qu'on le connait, éclot en France dans les années 1980. Il vient des Etats-Unis, du Bronx plus précisément, quartier extrêmement pauvre du nord de New York, où, comme le rap[6], il sert de revendication politique, « Stop the violence » peut on lire sur les trains tagués lorsque ceux-ci descendent sur Manhattan. La manifestation se décline en trois parties : une première institutionnelle, rendant hommage aux grands noms, une deuxième qui consacre un ensemble d'œuvres monumentales dans l'espace public, composant petit à petit un musée à ciel ouvert dans les rues de Toulouse, et enfin une invitation à un artiste représentant l'art interdit, illégal, essence même du graffiti, à la base de son message libertaire, anarchiste. 

Cleon Peterson, SANS TITRE,  2019 – Peinture Aérosol sur mur Musée des Abattoirs – FRAC Occitanie Toulouse 76, Allées Charles de Fitte – Toulouse © Photo: Benjamin Roudet Cleon Peterson, SANS TITRE, 2019 – Peinture Aérosol sur mur Musée des Abattoirs – FRAC Occitanie Toulouse 76, Allées Charles de Fitte – Toulouse © Photo: Benjamin Roudet

Vue de l'exposition de Todd James,Technique mixte, Musée des Abattoirs – FRAC Occitanie Toulouse 76, Allées Charles de Fitte – Toulouse © Photo: Benjamin Roudet Vue de l'exposition de Todd James,Technique mixte, Musée des Abattoirs – FRAC Occitanie Toulouse 76, Allées Charles de Fitte – Toulouse © Photo: Benjamin Roudet
Pour cette troisième édition, les Abattoirs accueillaient, en leur ménageant un espace respectif, Tania Mouraud et les américains Cleon Peterson[7] (né en 1973 à Seattle, vit et travaille à Los Angeles) et Todd James[8] (né en 1969 à New York où il vit et travaille). Invitée d'honneur de la manifestation, l'artiste française déclinait ses mots mêlés sur sept kakémonos géants composant une sorte de forêt dans laquelle les mots disparaissaient désormais. Le choc est venu sans nul doute de l'œuvre de Cleon Peterson, véritable révélation de la biennale. Issu des beaux-arts, il fut écrasé par le système carcéral et politique étasunien. Il recouvre les murs de la salle qui lui est dédiée d'une fresque dont la bichromie, noir et rouge avec des réserves de blanc, rappelle les vases grecs historiés du Vème siècle avant notre ère. L'artiste s'inspire de faits historiques et de la réalité actuelle du monde qu'il traite à la manière de récits mythologiques. Ici, la monumentalité des figures très graphiques laisse apparaitre peu à peu l'atrocité des scènes de répression, d'arrestation, de torture. Des personnages à terre hébétés, d'autres terrés, effrayés face à la violence répressive d'êtres portant uniformes, que l’on devine représentants la loi, forment un troublant écho aux nombreux actes de violences policières qui entachent encore aujourd'hui les manifestations des opposants au gouvernement français. L'actualité rencontre la fiction. A côté, les peintures de Todd James semblaient sans doute plus triviales. Elles représentent des clichés de l'Amérique, parodiant le système américain, le dénonçant avec un certain recul. Mais Rose Béton, c'est aussi l'art dans l'espace urbain. Ainsi, Mark Jenkins[9] (né en 1970 à Fairfax, vit et travaille à Washington, DC) a investi la ville de Toulouse avec ses installations de rues moulées à partir de ruban adhésif transparent, personnages étranges à la réalité parfois confondante, angoissante petite fille sur une balançoire, corps incohérent suspendu à un mur, il a fallu retirer un noyé d'une fontaine, les pompiers recevaient trop d'appels. 

Mark Jenkins, INSTALLATION #4, 2019 – Technique mixte Quai des Savoirs – Toulouse © Photo: Benjamin Roudet Mark Jenkins, INSTALLATION #4, 2019 – Technique mixte Quai des Savoirs – Toulouse © Photo: Benjamin Roudet

 Sous ses aspects grivois et colorés, la peinture de Peter Saul, faite d’excès et d’humour, raconte sans concession la complexité de la société américaine, ne cessant, encore aujourd’hui, de dénoncer les aberrations du monde. L’artiste, qui abhorre le politiquement correct et le « bon goût » – « Je fais du tort au bon goût, mais c’est une bonne chose[10] » dit-il –  reste l’un des peintres les plus influents pour les jeunes générations – il annonce Phillip Guston, influence Mike Kelley –  et, indéniablement, pour les artistes urbains : il n’y a qu’à voir l’immense respect et la grande fierté qu’ont éprouvés Cleon Peterson et Todd James à exposer à ses côtés. Ces deux-là, flanqués de Peter Saul et de Tania Mouraud, démontrent si c’était encore nécessaire qu’ils appartiennent à une seule et même famille, que s’il n’y a pas un art contemporain mais bien des arts contemporains, il n’y a qu’une famille d’artistes.

Vue de l'exposition "Peter Saul : Pop, funk, bad painting and more", commissariat : Annabelle Ténèze, Les Abattoirs Musée Frac Occitanie, 2019. © Sylvie Leonar Vue de l'exposition "Peter Saul : Pop, funk, bad painting and more", commissariat : Annabelle Ténèze, Les Abattoirs Musée Frac Occitanie, 2019. © Sylvie Leonar

[1] Philippe Dagen, « La peinture bête et méchante de Peter Saul », Le Monde, 28 juin 2017

[2] Peter Saul, “Life story not a life story", in Peter Saul, pop funk band painting and more, Catalogue de l'exposition éponyme, Hatje Catz Ed., pp. 21-27

[3] Annabelle Ténèze, “Pop. An american in Paris", in Peter Saul, pop funk band painting and more, Catalogue de l'exposition éponyme, Hatje Catz Ed., pp. 31-41

[4] « Martina Weinhart im Gespräch mit Peter Saul, Germantown, New York, Juni 2016, » in: Peter Saul, éd. Martina Weinhart (Cologne, 2017), p.121.

[5] Nathalie Leleu, « notice Bewtiful & Stwong de Peter Saul », in Collection art contemporain - La collection du Centre Pompidou, Musée national d'art moderne, sous la direction de Sophie Duplaix, Paris, Centre Pompidou, 2007.

[6] Alain Milon, L’étranger dans la ville : du rap au graff,  1999, Ed. FeniXX, 160pp.

[7] https://rose-beton.com/index.php/cleon-peterson/ Consulté le 29 février 2020.

[8]  https://rose-beton.com/index.php/todd-james/ Consulté le 29 février 2020.

[9]  https://rose-beton.com/index.php/mark-jenkins/ Consulté le 29 février 2020.

[10] Robert Storr, « Le Principe de Peter », Peter Saul, Paris, 1999, p.16.

RERO, «I solve all your problems even the most desperate...»  Acrylique sur mur 20m x 7m 118, route de Narbonne 31400 Toulouse © Rose Béton; Photo: Benjamin Roudet RERO, «I solve all your problems even the most desperate...» Acrylique sur mur 20m x 7m 118, route de Narbonne 31400 Toulouse © Rose Béton; Photo: Benjamin Roudet

Peter Saul - « Pop, funk, bad painting and more », commissaire : Annabelle Ténèze.

Du 20 septembre 2019 au 26 janvier 2020 - Du mercredi au dimanche de 12h à 18h, nocturne le jeudi jusqu'à 20h.

Les Abattoirs - Musée FRAC Occitanie
76, allées Charles-de-Fitte 31 300 TOULOUSE

Du 7 mars au 7 juin 2020 - Du mardi au vendredi de 11h à 18h, samedi et dimanche, de10h à 18h.

Le Delta - Espace culturel provincial
Avenue Fernand Golenvaux, 18 B- 5000 NAMUR

Peter Saul - « Art history is wrong », 

Du 18 janvier  au 29 février 2020 - Du mardi au samedi de 11h à 19h.

Galerie Almine Rech
64, rue de Turenne 75 003 PARIS

Rose Béton - Biennale d'art urbain à Toulouse
De septembre 2019 à janvier 2020

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