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Billet de blog 12 avr. 2017

SOPHIE WAHNICH REMET LA PENSEE SARTRE DANS LA DANSE (II) : L’histoire et le temps

Oui, c’est cela qu’il fallait faire, c’est cela qu’il faut faire : remettre la pensée Sartre en piste, la faire danser pour nous revigorer, pour être un peu plus intelligent, plus rigoureux dans l’articulation des idées. Pour être, aussi, intraitables.

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(Sophie Wahnich, La Révolution française n’est pas un mythe, KLINCKSIECK/ Critique de la politique, 2017)

Deux raisons amènent Sartre à s’intéresser à la Révolution française. Parce qu’elle permet l’application de sa méthode – de l’inertie de l’existence à l’émancipation par les choix de liberté ; parce qu’elle avait été un objet privilégié des marxistes.

Sophie Wahnich rappelle une critique fondamentale de Sartre aux marxistes, critique dont dépendra leur différence d’appréciation de la Révolution française. Pour Sartre, le monisme matérialiste a très heureusement supprimé le dualisme de la pensée et de l’être au profit de l’être total, donc saisi dans sa matérialité. Mais c’est pour rétablir à titre d’antinomie, au moins apparente, le dualisme de l’être et de la Vérité … La confusion de l’Homme et la Nature, a paru insurmontable aux marxistes d’aujourd’hui ; ils n’ont trouvé qu’un seul moyen de la résoudre : supprimer l’homme en le désintégrant dans l’Univers. Ainsi peuvent-ils substituer l’être à la Vérité. Il n’y a plus à proprement parler de connaissance, l’Ëtre ne se manifeste plus ; … la dialectique de la Nature, c’est la Nature sans les hommes, donc il n’y a plus besoin de critiquer et fonder la connaissance … On a voulu retrouver le mouvement de l’histoire humaine dans l’histoire naturelle. Or, note Wahnich, cette dialectique, pour Sartre, n’est qu’une idée kantienne qui englobe deux ordres de savoir, l’histoire des hommes et l’histoire de la nature.Sartre résout le problème, en faisant intervenir le temps. Alors, note Wahnich, contrairement à la connaissance de la nature qui peut produire des lois immuablesla Raison dialectique produit un savoir porté par l’être en tant qu’il est historique (dans le temps). Et elle démontre, par exemple, comment par la considération de l’agencement de différents temps, Sartre peut proposer une autre lecture des sans-culottes que celle proposée par les marxistes, qui voient dans ce mouvement l’arrière-garde de la Révolution. (SW. Chap.6)

À cet argumentaire contre l’épistèmê marxiste, doit être ajouté les exemples donnés par Sartre de ce que la vulgate marxiste, pensée non-dialectique, peut produire comme bêtise. (Cf. le recueil fait par moi dans la première partie de cette présentation du livre de Sophie Wahnich :

https://blogs.mediapart.fr/heitor-odwyer-de-macedo/blog/220317/sophie-wahnich-remet-la-pensee-sartre-dans-la-danse-i )

Wahnich sera tout d’abord très admirative du travail minutieux réalisé par Sartre sur les événements et les acteurs de la période qui va de Mai à Juin 1789. Ce travail est en même temps l’application d’une méthode qui démontre que l’histoire est toujours devenir et non écrite d’avance ; l’idée ne suffit pas, il faut des acteurs et des agents actifs … : ce présent de l’histoire empli de contradictions qui ne peuvent se résumer à celle de la bourgeoise contre la féodalité … Les contradictions sont multiples et parfois imprévisibles … C’est l’agencement improbable de ces contradictions et de ces individus … qui permet de fabriquer (un) point de bascule. Ce point de bascule, Sartre le conceptualise comme un saut. Et c’est la capacité à préparer ce « saut » qui est selon Sartre la capacité politique … (Le saut est) cette part de mouvement imprévisible irréductible à l’anticipation. (SW, Chap. 3)

Sophie Wahnich constatera  que Sartre décrit une Révolution méconnue, le plus souvent encore occultée par l’historiographie classique. Elle reconnaitra trois notions sartriennes qu’il met au travail pour penser la période  Mai-Juin 1789 : le saut, déjà mentionné, le sacré et l’événement matériel (la matière).

Réfléchissant sur ce processus qui transformera le Tiers Etat en Assemblée Nationale, puis en Nation, Sartre, c’est Wahnich qui nous le fait remarquer, va s’attarder sur un aspect apparemment secondaire : la salle où les réunions des communes auront lieu. Comme une salle spécifique n’avait pas été attribuée, on utilisera celle prévue pour tous. Sartre considère cet événement matériel comme fondamental : comme les nobles et le clergé ne sont pas dans la salle commune, ils sont « absents » et leur absence est vécue comme une « carence » : cette absence matérialisée par le vide de certaines travées ne pouvait pas ne pas être vécue comme un manque. Et d’abord par le peuple et le public qui fréquentait la salle : ils voyaient la salle des Etats avec une partie des Etats dedans, et du coup cette partie des Etats devenait symboliquement la Totalité des Etats trouée par des absences. Dès lors, le corps de l’assemblée, c’est cette salle. Le public regarde alors le lieu comme sacré et le Tiers comme assemblée nationale » (Sartre, cité et commenté  par SW, Chap. 4).

Je veux faire ici deux remarques. La première concerne l’importance donnée à cette contingence  qui est événement matériel  de la salle.Tout le développement lumineux qui le prolonge, nous rappelle cette affirmation centrale dans L’être et le néant : l’existence précède l’essence. Impossible pour Sartre de considérer la « nature humaine » ou des « faits naturels » ; c’est l’humain qui fait l’humain. Comme le note Sophie Wahnich, le problème (des marxistes) est là, la confusion de l’Homme et de la Nature. (SW. Chap. 6)

La deuxième remarque concerne la formule le corps de l’assemblée c’est cette salle », suivie par ces deux autres énoncés retenus par Sophie Wahnich : La Salle c’est la Société comme réalité au milieu du monde et comme exigence. Elle est sacrée … Une société est d’abord le lieu qui la contient. On doit y relever le grand sens clinique de Sartre, qui accompagne ces réflexions. En effet, les psychanalystes qui travaillent avec des patients psychotiques, sont familiers de l’importance de l’espace pour l’abord de la folie et, par extension, de l’importance de l’espace, plus précisément de la dialectique des espaces dans toute situation limite, à savoir : des situations où il s’agit pour le sujet de franchir les limites du cadre de pensée qu’il utilise habituellement vers l’inconnu qui l’attend au dehors de lui même, dans un autre monde dans lequel il vit et qui est toujours le monde. Dans ces situations révolutionnaires, pour un sujet ou pour un groupe d’individus, où l’on rejette les prémisses d’un cadre de pensée pour fonder un autre, la recherche en cours se soutient des présupposés qui n’ont pas encore été formulés, qui sont encore en train d’être construits, en mouvement. Dans ces situations, la tension est si gigantesque  que le temps s’espacialise et, dans ces cas, si l’on peut avoir un lieu qui nous contient et nous porte, on a une immense chance. Oui, la Salle, le lieu, est réalité et une exigence qui facilite la symbolisation du réel qui force les digues anciennes. Une autre voie pour mesurer l’importance de l’existence de ce lieu c’est la relation mère-bébé. Cette chose qu’on appelle un nourrisson n’existe pas, parce que sans soins maternels il n’y a pas de nourrisson ! (Winnicott). En d’autres termes : la mère accueille son bébé dans un lieu de son espace psychique à elle, et c’est l’identification de l’infans  à cet espace qui le constitue comme sujet.

Cette digression n’en est pas une. Après avoir introduit la notion du saut, Sophie Wahnich l’articulera à deux autres avancées par Sartre pour penser la Révolution française : le sacré etla magie. L’une et l’autre, ensemble, feront l’étoffe d’une transcendance qui n’est hétérogène ni à la situation ni à ses acteurs, plutôt un temps à venir qui se constituera grâce au courage du saut dans l’inconnu, dans l’imprévisible, dans l’incalculable.

L’alliage de la magie, du sacré et du saut, par le truchement du courage,  existe au moment de la transmutation des états généraux en Assemblée Nationale et lors du serment du Jeu de Paume. L’intériorisation de l’espace de la salle crée un nouveau sujet, un sujet collectif, un nous sacré. Sartre parlera encore de période sacrée de métamorphose. (Notons que les termes saut et métamorphose existent chez Kafka, que Sartre admirait)Et Wahnich de commenter : Cette manière de décrire l’événement dans sa complexité de situation permet à la fois de faire de chacun des acteurs un acteur responsable de ses actes réfléchis, car tout geste concourt à la réussite ou à l’échec de la transmutation … Le saut dialectique ne relève pas d’une pensée analytique et déductive mais d’un geste de courage qui donne sens à cette convergence heureuse de rationalité et de magie. (SW, Chap. 4).

Pour Sophie Wahnich, la théorie sartrienne du sociopolitique rejoint et éclaire la théorie juridique révolutionnaire des Déclarations de 1789 et 1793. L’interface entre elles serait la conception avancée par Sartre sur le serment sacré dans son rapport à la liberté. Le développement proposé de cette relation, que j’appellerai une clinique de l’engagement, suit les transformations de qualité d’une liberté individuelle à celle requise pour fonder un lien social et politique. Ce développement, repris par Wahnich, réduit à rien le prétendu idéalisme sartrien dans le traitement de la question. Dans le passage de la liberté individuelle à celle qui m’unit au groupe révolutionnaire, il y aura une limite (de) cette liberté du dedans. Cette limite est une violence que je m’inflige pour constituer la fraternité, pour tenir l’effort qu’exige la résistance à l’oppression. Sophie Wahnich présente une série de couples de contraires dont le lien dialectique permettra de comprendre la place et la dynamique d’un sujet dans le groupe révolutionnaire, place et dynamique figurées par le serment : la liberté ou la mort ! Wahnich : Ainsi chez Sartre c’est la capacité humaine à assumer sa propre violence qui fonde aussi sa capacité à se fonder comme humanité. La violence n’est pas ce qui doit être désigné seulement comme danger, mais bien comme moyen de ne pas céder sur la nécessité de faire humanité. (Chap. 5) [Notons que cette façon d’envisager les choses recoupe la conception de la radicalité du désir dans la théorie freudienne]

Sophie Wahnich constate que la Révolution française et la Seconde Guerre Mondiale, comme la prise de la Bastille et la Libération, habitent l’imaginaire et la théorisation sartrienne. Cette indistinction chez Sartre entre la qualité de l’expérience réelle et celle de l’expérience de connaissance historique a, pour Wahnich, une valeur méthodologique pour l’historien dans son contrat politique. Mais elle s’interroge comment, à partir de cela, fonder un contrat scientifique – interrogation dont j’ai du mal à saisir le sens et la raison dans ce contexte. (SW. Ibidem)

L’indistinction entre expérience empirique et théorique se retrouve dans la conception sartrienne du savoir, indissociable de celle de la vérité : savoir vivant, jamais achevé et en mouvement, ancré dans le temps, dans une logique d’émancipation du sujet : la Raison dialectique est la Raison en prise avec la temporalité historique. Cette émancipation n’est pas à confondre avec l’idée de progrès, que Sartre critique dans le marxisme, de même que le temps n’est pas extérieur au sujet, un a priori, mais engendré par lui dans son rapport social à l’histoire. L’Histoire en appelle à l’Histoire (Sartre), et comme le fait remarquer Wahnich, si cette relation  n’est plus entretenue, n’est plus transmise comme expérience d’humanisation, la conscience historique fait défaut … ; ce défaut de conscience historique est en fait un défaut de conscience sociale et politique. (SW. Chap. 6)

La conception sartrienne du temps dans l’histoire, où la Révolution est l’intrication d’un saut, du sacré, de la magie, où l’avenir peut aussi venir d’une nouvelle interprétation du passé, dont les conséquences, je pense, ne sont pas très éloignées de ce que chez Freud s’appelle le retour du refoulé, cette conception, dit Sophie Wahnich, modifie le travail de l’historien de la Révolution française. Pour elle, Sartre démontre que la Révolution n’est ni continuum du temps, ni table rase et le travail de l’historien doit saisir comment s’effectue le saut. Pour elle, l’effort sartrien oblige l’historien à faire du temps vécu un principe d’analyse de chaque situation, de chaque événement. (SW. Chap. 6)

Innovante la manière par laquelle Wahnich nous présente la controverse épistémologique entre Lévi-Strauss et Sartre qui se fait dans le respect voire, comme elle le propose, à l’intérieur d’une poétique du savoir. Selon elle, cette controverse tient à l’impossibilité, pour Sartre, de concevoir que l’Homme puisse se passer du temps pour faire l’Histoire, que l’Homme puisse ne pas faire de la rareté le moteur de l’Histoire et s’accommode de vivre dans la pure répétition. Mais ceci, insiste Wahnich, n’implique pas une hiérarchie entre civilisés et sauvages ; sa célèbre Préface pour Les Damnés de la terre, de Franz Fanon le prouve. Comme elle atteste, écrit Sophie Wahnich, une convergence, entre Lévi-Strauss et Sartre : tous les deux considèrent une égalité d’intelligence entre des cultures et des sociétés différentes. Pour Sartre, la politique sauvage c’est comme l’Histoire, il faut la vouloir pour la maintenir puisque, pour lui, c’est par l’action que les hommes refondent leur liberté et font l’Histoire … et la déshumanisation se fait par l’inertie. (SW. Chap. 7)

Pour Sophie Wahnich cette conception de l’Homme est assez restrictive ; convenons qu’elle a le mérite d’être clairement articulée et, ainsi, de nous fournir des outils capables de nommer la rencontre avec ce que le réel a de plus excessif ou, pour reprendre le mot de Sartre, apocalyptique.

Sophie Wahnich fait un travail important de recentrage de certaines notions sartriennes qui ont perdu en route leur cadre de référence ; sans prendre en compte ce cadre, les critiques faites à Sartre sont, au mieux, fruits d’un malentendu ou d’une négligence.

Serait-ce l’oubli de ce cadre de référence théorique qui amènera Lévi-Strauss à considérer la conception sartrienne de l’Histoire « égocentrique » et « naïve » ? Sophie Wahnich propose comme réponse le déploiement d’une problématique. Pour elle, la science humaine capable de prendre en charge l’humanité sans discriminations est donc bien l’anthropologie liée à l’ethnographie et non l’anthropologie liée à cette Histoire sartrienne. Mais la notion de Tiers-Monde, calquée sur celle du Tiers Etat, permet que la Révolution française fasse pont avec l’Histoire sartrienne, pour les peuples qui sont a priori en dehors de son champ d’action : oui, les pays du Tiers-Monde, potentiellement révolutionnaires, revendiquent à être pris en compte dans l’Histoire commune. (SW. Chap. 7)

Quand Lévi-Strauss fait de la référence à la Révolution française un ethnocentrisme, ou défaut de décentrement, Sartre (en fait) un monument exemplaire. Certes, il s’agit bien de se décentrer, mais d’une autre manière. (SW. Chap. 7)

Laquelle ? Et est-ce possible de faire se rejoindre deux épistèmês si distinctes ?

à suivre

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