Origines de l’islam : le déni musulman

Certains détracteurs musulmans persistent à nier l’évidence des découvertes nouvelles de la recherche historique. Celles-ci invalident désormais le substrat de la tradition musulmane dont les grandes lignes prévalaient naguère dans les milieux scientifiques. Cela semble inacceptable pour ceux qui font prédominer leur foi sur la réalité que la science a mise au jour.

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Dans le sillage de nos récentes contributions[ii] sur l’avancée des travaux historico-critiques consacrés à la genèse de l’islam, un certain Ahmed Amine, historien autodidacte, s’est ainsi attaché à fustiger des thèses et des personnes qu’il qualifie arbitrairement « d’hypercritiques » dans une récente publication parue sur Oumma.com[iii]. Il y déplore la partialité supposée de ces chercheurs et leurs intentions présumées de « déconstruire » des consensus établis[iv].

Il reste que ce « droit de réponse » – c’est le titre de l’article et la revendication de son auteur – fait sursauter, tant cette notion recouvre en principe une situation spécifique à laquelle Ahmed Amine ne peut prétendre. Cet auteur n’est l’objet d’aucun de nos articles et sa personne n’y a jamais été attaquée. Seule l’historicité du récit traditionnel de l’islam est au cœur de nos analyses. En revendiquant un « droit de réponse », Ahmed Amine montre qu’il s’identifie lui-même à l’islam, ou aux principaux rédacteurs de son récit traditionnel vis-à-vis duquel il affirme pourtant avoir pris ses distances[v]. Aussi, le présent article se pose-t-il comme une mise au point nécessaire dans l’intérêt du lecteur d’une part – témoin direct d’un type de raisonnement faussement scientifique, ou plutôt « scientifisant », que nous allons examiner – et de la recherche historique d’autre part, pour la défense de sa légitimité scientifique.

 

1) Contester la valeur scientifique

L’article d’Ahmed Amine s’illustre particulièrement par cette incapacité à discuter de la teneur du dossier historique. Il use de diverses ficelles pour cela, comme l’entretien d’une confusion permanente entre la narration de l’histoire selon le scénario proposé par telle ou telle thèse[vi], et la logique démonstrative de leurs cadres théoriques respectifs. Ou bien comme la déformation des arguments qu’il conteste, présentés de manière volontairement partielle et incomplète pour éviter de s’aventurer réellement dans leur examen. C’est la tactique classique de « l‘homme de paille ».

Il prétend de la sorte contester la « mise à l’écart »[vii] de la tradition islamique à laquelle nous procéderions à la suite de toute « l’école critique ». Or, ceci est une fausse accusation, qui procède d’un amalgame entre l’examen scientifique du récit traditionnel et une prétendue exclusion a priori des sources musulmanes. Dans le strict cadre de la méthode scientifique, les éléments du récit traditionnel sont évidemment pris en compte au travers de leur analyse critique comme le sont n’importe quels autres témoignages et n’importe quelles autres sources.

Par ailleurs, l’ensemble du récit traditionnel des origines n’est pas non plus rejeté a priori, par principe. Il est simplement considéré comme un scénario, comme une hypothèse parmi d’autres, à la manière de celles que formulent les chercheurs pour expliquer les différents éléments relatifs aux origines de l’islam – sources scripturaires, traditions, vestiges, artefacts divers, etc. C’est ainsi que l’on procède selon la méthode scientifique : on formule des hypothèses, des scénarios possibles que l’on confronte aux données disponibles.

 

C’est la confrontation du récit traditionnel à ces données qui l’invalide globalement : « l’hypothèse musulmane » se révèle en effet incapable de rendre compte de l’ensemble du dossier historique[viii] en l’état des connaissances disponibles. Au cas par cas, tel ou tel élément du scénario musulman peut certes se révéler compatible avec le dossier historique, mais pas au global, pas dans les grandes lignes de la tradition musulmane rappelées précédemment (à savoir l’apparition de l’islam au VIIe siècle en Arabie par la prédication de Muhammad). Il n’est donc nullement question, dans les travaux que nous développons dans nos synthèses, « d’écarter » par principe la tradition musulmane, mais seulement de la soumettre à un strict examen critique. En soutenant le contraire, Ahmed Amine s’interdit de discuter de l’essentiel[ix]. En somme, son problème de fond se trouve être l’ignorance ou la non application de la méthode scientifique. Il n’est pas sans rappeler les reproches que formulait déjà Ibn Khaldoun contre les « historiens » musulmans, dès l’introduction de ses Prolégomènes[x].

Selon les termes d’Ahmed Amine, nous « passerions sous silence »[xi] les travaux de « l’école orientaliste »[xii]. Et pour cause, car ceux-ci n’intègrent pas les acquis de la recherche dite « critique ». Effectivement, puisqu’ils ne prennent pas en compte toutes les données d’époque, puisqu’ils ne peuvent pas prendre en compte celles issues des découvertes les plus récentes, ils ne peuvent que proposer des hypothèses partielles ou fantaisistes. Elles pouvaient être légitimes en leur temps, mais sont dépassées désormais que s’accumulent de nouvelles découvertes. Tous ignorent en effet les chroniques et témoignages attestant de l’existence d’une espérance messianiste chez les « Tayayê » qui ont marché sur Jérusalem en 637-638[xiii].

Ils font l’impasse sur le projet de ces conquérants, déterminés à restaurer le Temple de Jérusalem sous la houlette de leaders décrits comme « juifs ». Ils ignorent en outre les graffitis retrouvés en Syrie qui établissent l’existence d’une communauté première de Muhāǧirīn[xiv], tout comme ils ignorent les descriptions historiques d’une tribu commerçante de « Quraych » installée en Syrie où les ruines d’un caravansérail[xv], lieu d’accueil de marchands nomades et de commerçants caravaniers[xvi] étaient encore visibles en 1920[xvii]. Toute hypothèse plausible relative aux origines de l’islam se doit désormais de prendre en compte et d’expliquer ces éléments. Et c’est valable également pour le récit traditionnel musulman, qui, les ignorant tous, s’en trouve de fait invalidé.

 

Quant à l’existence de La Mecque selon le récit traditionnel, faire état des travaux procédant toujours du postulat musulman qui l’établit comme lieu des origines de l’islam n’a plus de sens maintenant que les historiens ont, par exemple, établi sur le plan philologique, logique[xviii], climatologique[xix], commercial[xx] et surtout sur le plan archéologique que La Mecque n’existait pas au temps de Muḥammad[xxi]. Aucune source ancienne ne la mentionne. Ahmed Amine fustige là ce qu’il appelle « l’argument du silence » des sources en faisant valoir que « l’absence de preuves n’est pas forcément une preuve d’absence »[xxii].

Certes, La Mecque n’a pas été explorée par des équipes obéissant à la même rigueur que Christian Julien Robin, archéologue du CNRS rompu aux meilleures méthodes en la matière. Cela n’empêche qu’absolument rien n’a été exhumé des fouilles titanesques entreprises par les autorités saoudiennes sous la supervision de Commissaires aux Antiquités dans l’encadrement de tous ces travaux[xxiii]. Le « paradigme mecquois » a été ainsi complètement transformé ces dernières années. Il faut désormais l’admettre et faire avec. Ceci ne disqualifie pas cependant l’ensemble de ce qui s’est fait auparavant. Les travaux de Jacqueline Chabbi, par exemple, principalement fondés sur sa connaissance de la langue arabe islamique[xxiv] et son étude des caractères tribaux des Arabes d’Arabie, ne prennent jamais en compte les éléments du dossier qui montrent l’inexistence de La Mecque au VIIème siècle[xxv]. L’hypothèse qu’elle propose d’une origine mecquoise n’est donc pas valide, même si certaines de ses analyses sur la société bédouine recouvrent un intérêt évident[xxvi].

Autre élément, non moins significatif : l’emploi du vocable « musulman » qu’Ahmed Amine associe systématiquement à « Hagarène », « Tayayê » ou « Mahgraye »[xxvii] relève de l’interprétation forcée[xxviii]. La traduction qu’il propose des témoignages contemporains de l’avènement de l’islam oriente la lecture de son texte vers un sens conforme à l’idée qu’il se fait des premiers conquérants arabes[xxix]. En orientant ainsi la lecture, on présente les « proto-musulmans » comme un tout homogène pourvu d’une parfaite cohérence ethnique. Pourtant, ceux qu’Ahmed Amine appelle « musulmans » ne se désignaient pas eux-mêmes ainsi[xxx]. D’ailleurs, outre les mentions précitées, on ne trouve quasiment pas d’évocation des « Arabes » dans les tous premiers temps de l’islam pour décrire les conquérants (on parle de nomades, d’ismaélites, etc.)[xxxi]. Qui sont donc ces « musulmans » ? Qu’étaient-ils avant l’établissement de l’empire califal et de la civilisation islamique, qui les a constitués en nation et dotés d’une langue arabe restructurée et normalisée ?

2) Moraliser le débat : « vrai/faux » vs. « bon/mauvais »

L’application de la méthode scientifique exige le recul critique et l’exclusion de tout jugement de valeur. Or, Ahmed Amine s’adonne dans son article à une moralisation du débat incompatible de fait avec la méthode scientifique. On attendrait d’un historien rigoureux que telle découverte ou telle publication soit jugée selon des critères scientifiques, comme « vraie », « fausse », « partiellement vraie », voire « contestable » à la lumière d’éléments factuels ou d’éventuelles failles méthodologiques (oubli, lacune, impasse, etc.). L’appréciation d’Ahmed Amine, cependant, se fonde sur une dichotomie « bon / mauvais » selon que ladite découverte lui convient ou non. Ainsi, ce ne sont plus les faits, les études et travaux des chercheurs qu’il juge, mais ces chercheurs eux-mêmes.

Ce qui nous amène à l’attaque ad personam présentée par Ahmed Amine comme une « critique acerbe » qu’aurait décochée l’historien britannique Robert Bertram Serjeant en direction de Patricia Crone[xxxii]. Il s’agit là d’un cas manifeste de procès d’intention, qui cherche à disqualifier l’interlocuteur sans faire porter le débat sur le plan des faits et de la réalité de son travail. L’appréciation de cet historien ne porte pas en effet sur la pertinence des études, des découvertes, et éventuellement des méthodes de Patricia Crone. Nulle part, dans la citation rapportée par Ahmed Amine, Serjeant ne discute de la qualité ni de la rigueur des argumentations de Crone. Il s’agit ni plus ni moins que de déplacer le jugement sur le terrain de la morale.

Ainsi, Crone ne serait pas une « bonne » personne du fait de ses « mauvaises » intentions. On escamote là son travail, et plus généralement tous les principes de la recherche historique au profit d’un « bien » subjectif puisqu’il dépend de la seule définition de Serjeant. Celui-ci s’érige en procureur moral associant le « bien » et le « mal » non pas à des actes mais carrément à des personnes qui, en elles-mêmes, incarneraient ce « mal ». Ce qui permet de les discréditer directement, sans chercher plus avant à s’intéresser à leur travail. Pourtant, ni Serjeant ni Ahmed Amine ne connaissent les intentions en question. Et quand bien même les connaitraient-ils, ce n’est même pas le sujet. Que le chercheur soit « bien » ou « mal » intentionné, cela n’enlève rien aux faits que ses travaux établissent, aux vestiges archéologiques qu’il met au jour, aux qualités de rigueur du raisonnement scientifique qu’il déploie[xxxiii].

Ahmed Amine ajoute à cette insupportable moralisation du « cas Crone », l’usage de l’argument d’autorité, par nature très délicat à manier, et utilisé de plus par lui à très mauvais escient. Il prétend disqualifier la thèse de Patricia Crone non pas parce qu’il en démontrerait l’incohérence ou les conclusions erronées, mais parce que d’autres les auraient invalidées. Il se réfugie derrière des citations d’historiens pour éviter de montrer où Patricia Crone aurait pu éventuellement biaiser, sachant de plus que l’on peut citer des dizaines d’autres chercheurs[xxxiv] qui soutiennent globalement les thèses de Crone.

C’est le cas de Fred Donner[xxxv], de Gerald Hawting[xxxvi] et Robert Hoyland[xxxvii], ces deux derniers étant très proches d’elle, ou encore de Stephen Shoemaker[xxxviii]. Au final, cette citation avancée par Ahmed Amine lui épargne toute discussion sur le fond des arguments sans jamais s’aventurer sur le terrain des démonstrations de Crone – et, possiblement, de leurs effets potentiels sur sa foi musulmane. Il ne vise en fait qu’à discréditer les études qui n’épouseraient pas le scénario musulman[xxxix], du moins ce qu’il en a retenu pour lui-même.

3) Attaquer les messagers pour ne pas avoir à considérer les messages

C’est ainsi que sous couvert d’analyse critique, Ahmed Amine, comme nombre de détracteurs musulmans, s’attache à étendre cette moralisation du débat (« bien/mal » au lieu de « vrai/faux ») depuis les travaux et publications des chercheurs jusqu’à leurs personnes elles-mêmes. Ce faisant, il raisonne non pas en fonction des faits mais selon les intentions qu’il prête aux chercheurs, selon les étiquettes qu’il leur attribue, et qui, selon lui, présument de la qualité des faits qu’ils mettraient en avant. Un chercheur appartenant selon à ce qu’il définit comme « l’école orientaliste » appartiendrait ainsi au « camp du bien », crédible, honorable, méritant la considération, et à l’opposé, tel autre chercheur émargeant à une soi-disante « école hypercritique » appartiendrait au « camp du mal », vil, islamophobe, idéologisé et menteur.

Comme souligné ci-avant, celui-là qui est le « mal » est alors disqualifié entièrement dans le débat, et tous ses travaux avec lui, ce qui remplace à peu de frais leur étude et l’examen des faits. Il y aurait ainsi des chercheurs « impartiaux » et des chercheurs « partiaux »[xl], ces derniers étant alors disqualifiés d’office et leurs travaux avec. De tels raisonnements sont couramment admis dans certains cercles musulmans, rompus à l’usage des logiques « pur/impur », « musulman/mécréant », « honnête/malhonnête »[xli], mais ils sont bien étrangers aux principes de la recherche scientifique.

Dès lors, pour Ahmed Amine, notre approche ne viserait qu’à « décrédibiliser » et « déconstruire » des faits « communément admis »[xlii], ce qui nous fait basculer dans le camp des chercheurs « partiaux », c’est-à-dire le camp du mal selon lui. Tant qu’il n’acceptera pas de travailler comme le font les historiens sur la base de l’analyse critique, que ce soit celle des sources contemporaines des faits, comme celle de ce que les générations et les siècles d’après ont dit de l’époque, on ne pourra faire crédit à notre sémillant autodidacte d’une quelconque rigueur scientifique dans son approche, ce qu’illustre hélas son article, lui-même dépourvu de cette rigueur scientifique. Tout cela se révèle d’autant plus problématique qu’Ahmed Amine se réclame justement – et donc à tort – de la science auprès d’un grand public musulman peu familier de la méthode historique.

4) Conclusion : « la mécanique du déni »

Nous appelions de nos vœux des réactions à nos articles comme autant d’occasion de débattre, de confronter des points de vue et d’examiner des arguments selon les bases rigoureuses de la méthode de recherche scientifique appliquée à l’histoire. Hélas, en faisant la démonstration dans son article de son mépris de tous les principes scientifiques, Ahmed Amine s’exclut lui-même du débat. Restent ses calomnies, ses médisances et ses mensonges qui ne manqueront pas de produire leur effet auprès de son public. C’était sans doute ce que visait Ahmed Amine. Que l’imposture de ses prétentions scientifiques soit cependant ici démasquée.

Il n’empêchera pas de toutes façons la marche inexorable de la science. Mentionnons par exemple certaines études, comme celle des manuscrits de Sanaa[xliii] dont certains des recueils les plus anciens indiquent que le Coran procède d’un travail éditorial ; comme certaines recherches sur les témoignages non musulmans contemporains de Muḥammad et de la conquête arabe ; comme ces études coraniques qui établissent que les « nasara » coraniques n’étaient pas des « chrétiens » mais des fidèles du « peuple de la Torah »[xliv] ; comme celle du contexte politico-religieux de la Syrie du début du VIIème siècle qui fut selon toute vraisemblance le foyer réel de la naissance de l’islam[xlv] ; comme celle des vestiges archéologiques du caravansérail des Quraych exhumés en Syrie ; comme celle des origines syriennes de la communauté première des Emigrés[xlvi] ; comme celle du rôle capital de personnes décrites comme des « Juifs » dans la prise de Jérusalem (637-638), engagés conjointement avec les Arabes ainsi qu’en attestent les témoignages d’époque ; comme celle du projet de reconstruction du Temple de Jérusalem à la même époque par ces mêmes conquérants[xlvii] ; comme celle des soubassements syro-araméens du texte coranique[xlviii], etc.

Ahmed Amine semble n’avoir que son déni comme réponse à toutes ces études. Cette incapacité à tenir compte de l’ensemble du dossier historique ne surprend guère, tant ses acquis heurtent le scénario musulman des origines. Il n’empêche qu’un tel déni, largement consommé dans les cercles musulmans, contribue à aggraver la crise de légitimité profonde dont pâtit déjà le discours musulman dans ce domaine et disqualifie un peu plus ses auteurs comme interlocuteurs, au point de les priver de toute voix au chapitre.

 

 

 

 

[i] A savoir l’apparition de l’islam au VIIe siècle en Arabie par la prédication de Muhammad.

[ii] « L’islam à l’épreuve de ses origines », https://blogs.mediapart.fr/hocine-kerzazi/blog/270418/l-islam-l-epreuve-de-ses-origines ; « Origines de l’islam : plaidoyer pour une approche historico-critique », https://blogs.mediapart.fr/hocine-kerzazi/blog/290418/origines-de-l-islam-plaidoyer-pour-une-approche-historico-critique; « Origines de l’islam : écueil du discours musulman », https://blogs.mediapart.fr/hocine-kerzazi/blog/140518/origines-de-lislam-ecueil-du-discours-musulman; « Le Hadith aux abois », https://blogs.mediapart.fr/hocine-kerzazi/blog/100818/le-hadith-aux-abois

[iii] https://oumma.com/pour-une-approche-historico-critique-impartiale-des-debuts-de-lislam/

[iv] « L’approche dite modérée, ne cherche pas systématiquement à décrédibiliser ou déconstruire un fait communément admis. Elle ne cherche pas non plus à substituer l’histoire connue par un scénario alternatif en rupture totale avec le consensus établi » ; « L’objectif étant la déconstruction, c’est-à-dire, faire éclater le carcan du paradigme précité puisqu’il est jugé trop dépendant de la tradition » : https://oumma.com/pour-une-approche-historico-critique-impartiale-des-debuts-de-lislam/

[v] « Il ne s’agit pas de notre part, d’accorder une confiance aveugle à la tradition musulmane », https://oumma.com/pour-une-approche-historico-critique-impartiale-des-debuts-de-lislam/#_ftn54

[vi] Par exemple celle d’Edouard-Marie Gallez, ou bien celle de Patricia Crone (voir ci-après)

[vii] « Les sources islamiques sont écartées, car elles sont trop tardives étant écrites entre le VIIIème—IXème siècle », https://oumma.com/pour-une-approche-historico-critique-impartiale-des-debuts-de-lislam/#_ftn54.

[viii] Comment pourrait-elle s’accorder avec la topographie réelle de la Mecque, les témoignages d’époque, etc. ?

[ix] Comme l’absence de mention à Muhammad par les proto-musulmans dans les premiers temps de l’islam, les témoignages non-musulmans à son sujet contredisant le récit traditionnel, comme le fait que les premiers récits ou témoignages « musulmans » ne s’inscrivent que partiellement dans le récit traditionnel qui est lui apparu plus tardivement, à partir du IXème siècle,.

[x] Dale, S-F. The orange trees of Marrakesh : Ibn Khaldun and the science of man, Cambridge, Harvard University Press, 2015

[xi] « Il ne s’agit pas de notre part, d’accorder une confiance aveugle à la tradition musulmane, mais d’exiger de l’impartialité, c’est-à-dire de ne pas passer sous silence, les travaux critiques de l’école orientaliste » ; https://oumma.com/pour-une-approche-historico-critique-impartiale-des-debuts-de-lislam/

[xii] Entre autres « critiques sérieuses » : https://oumma.com/pour-une-approche-historico-critique-impartiale-des-debuts-de-lislam/

[xiii] Alfred-Louis de Prémare, Les Fondations de l’islam. Entre écriture et histoire, Le Seuil, 2002

[xiv] Kerr, R. Islam, « Arabs and the Hijra », 2013 https://www.tingismagazine.com/articles/islam-arabs-and-the-hijra/ ; R. Kerr, “Le Coran n’a pris naissance ni à la Mecque, ni à Médine”

https://www.academia.edu/8225103/Le_Coran_na_pris_naissance_ni_a_La_Mecque_ni_a_Medine ; https://www.canalacademie.com/ida10344-Graffiti-islamiques-du-debut-de-l-islam-nouvelles-decouvertes-en-Arabie-Saoudite.html ; Frédéric Imbert, « L’Islam des pierres : l’expression de la foi dans les graffiti arabes des premiers siècles », Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée, 129 | juillet 2011, mis en ligne le 14 juillet 2014, http://journals.openedition.org/remmm/7067

[xv] Caravansérail = base arrière ; lieu de stockage des marchandises, d’habitation pour les familles, d’élevage des chameaux.

[xvi] Leur présence dans la région est signalée par le chroniqueur syrien Narsaï (Ve siècle) qui se plaignait en effet des terribles razzias lancées par cette tribu.

[xvii] Topographie historique de la Syrie antique et médiévale, Geuthner 1927 : ce caravansérail figurait encore sur la carte de Syrie réalisée en 1927 par René Dussaud sous le nom de Ḫān al-Quraḫiyé.

[xviii] Situation à l’écart et dans un important contrebas des itinéraires caravaniers traditionnels (lesquels étaient tombés en désuétude au VIIe siècle), et qui plus est dans un site régulièrement ravagé par des inondations catastrophiques cf.Edouard-Marie Gallez, Le Messie et son Prophète, Ed. de Paris, Versailles, 2005.

[xix] Impossibilité de se livrer dans le site de La Mecque et à ses alentours aux cultures de blé, dates, olivier, vigne, grenades ni aux activités d’élevage et de pêche que décrit le texte coranique et la tradition, cf. Patricia Crone, « How Did the Quranic Pagans Make a Living? », Bulletin of the School of Oriental and African Studies, University of London, Vol. 68, No. 3 (2005), pp. 387-

[xx] Qui étaient les fournisseurs, commerçants et clients mecquois ? Patricia Crone, « How Did the Quranic Pagans Make a Living? », op.cit. pp. 387-399 ; CRONE (Patricia), Meccan trade and the rise of Islam, Princeton, Princeton University Press, 1987, VII+300 p ; « Suggested Solutions for Issues Concerning The Location of Mecca in Ptolemy’s Geography », Dan Gibson, 2013.

[xxi] Soutenir, comme le fait Ahmed Amine, que Muḥammad serait né à La Mecque, c’est s’opposer frontalement à une foule d’études épigraphiques, géologiques, géographiques, topographiques invalidant l’existence de La Mecque préislamique : R. Kerr, « Le Coran n’a pris naissance ni à la Mecque, ni à Médine », https://www.academia.edu/8225103 Le_Coran_na_pris_naissance_ni_a_La_Mecque_ni_a_Medine ; Patricia Crone, « How Did the Quranic Pagans Make a Living? », op. cit. op. cit.), pp. 387-399; « L’Arabie chrétienne avec Christian Robin », https://www.franceculture.fr/emissions/foi-et-tradition-12- 13/larabie-chretienne-avec-christian-robin ; « La péninsule Arabique à la veille de la prédication muḥammadienne », dans Les débuts du Monde musulman (VIIe -Xe siècle). De Muhammad aux dynasties autonomes, sous la direction de Thierry Bianquis, Pierre Guichard et Mathieu Tillier (Nouvelle Clio), Paris (Presses universitaires de France), 2012, pp. 5-33 et XIV-XV ; Imbert, F. « L’Islam des pierres : l’expression de la foi dans les graffiti arabes des premiers siècles, Écriture de l’histoire et processus de canonisation dans les premiers siècles de l’islam » in Revue des études du monde musulman et de la Méditerranée, no 129, juillet 2011 ; https://muslimmatters.org/2012/11/15/ten-things-you-didnt-know-about-the-kaaba/

[xxii] https://oumma.com/pour-une-approche-historico-critique-impartiale-des-debuts-de-lislam/#_ftn54

[xxiii] A cela s’ajoutent les démonstrations de l’archéologue Dan Gibson selon lesquelles aucune mosquée construite avant 727 ne tourne sa qibla vers La Mecque, outre la confidence de ses confrères saoudiens soutenant que rien n’a jamais été retrouvé à La Mecque datant d’avant la fin du IX ème siècle : https://www.youtube.com/watch?v=rWVFf8e6_G8 ; Early Islamic Qiblas : A Survey of Mosques Built Between 1AH/622 C.E. and 263 AH/876 C.E.

[xxiv] Qui n’est qu’une partie de la langue arabe.

[xxv] Orientation des premières mosquées, situation géographique, climatique, agronomique, etc.

[xxvi] Hamès Constant. Chabbi (Jacqueline). Le Seigneur des tribus. L’Islam de Mahomet. In: Archives de sciences sociales des religions, n°108, 1999. pp. 60-62.

[xxvii] Appelés « Mahgraye » dans la version originale, Ahmed Amine force la traduction en renvoyant systématiquement ce terme à « musulman ». Or, ce témoignage ne devrait valoir que pour ce qu’il est, pour ce qu’il donne à voir et non pour ce qu’Ahmed Amine aimerait lui faire dire. Il en de même de sa traduction d’un passage de l’étude de Patrice Crone et Michael Cook. La phrase originale « For it is not to the south that the Jews pray (sagdin); nor for that matter do the Mahgraye » devient sous la plume d’Ahmed Amine « car ce n’est pas vers le sud que prient les Juifs, ni d’ailleurs les musulmans (hagarènes), les Juifs qui vivent en Égypte, tout comme les musulmans » (Anastasius Sinaita, Questiones 20, PG LXXXIX.512 A, in Flusin 1991.pp.404-405, cite dans “The Cambridge Ancient History” Ed Averil Cameron et al 2000 p.803). Il en est de même dans le passage suivant où « both peoples – the Jews towards Jerusalem, and the Mahgrayc towards the Ka’ba » est traduit par « tous – les juifs vers Jérusalem et les musulmans vers la Kaaba » (Hoyland R.G.(1997), Seeing Islam as others saw it, a survey and evaluation of Christian, Jewish and Zoroatrian writings on early Islam, Darwin Press Princeton, p.160-67. Crone & Cook(1977), Hagarisme, op.cit., p173, note 30).

[xxviii] Il reconnait dans le même temps que « les mots « Islam », « Musulmans » et « Coran » ne sont pas cités textuellement dans les témoignages en question. Les proto-musulmans ont été qualifiés de « fils d’Ismaël, de Saracènes, de Mhagreyyés ou Hagarènes, Tayeyyés…. etc », https://oumma.com/pour-une-approche-historico-critique-impartiale-des-debuts-de-lislam/#_ftn54

[xxix] Hoyland R.G.(1997), Seeing Islam as others saw it, a survey and evaluation of Christian, Jewish and Zoroatrian writings on early Islam, Darwin Press Princeton, p.160-67. Crone & Cook(1977), Hagarisme, op.cit., p173, note 30

[xxx] Alfred-Louis de Prémare, Les Fondations de l’islam. Entre écriture et histoire, op. cit. , pp. 153 ; Patricia Crone et Michael Cook, Hagarism – The making of the islamic world, Cambridge University Press, 1977, 279 p. ; Chronica minora, traduction partielle d’Alfred-Louis de Prémare, dans Les Fondations de l’islam, édition du Seuil, 2002, pp. 147, 385-386. ; Christian Robin, « Les écritures de l’Arabie avant l’Islam », Revue du monde musulman et de la Méditerranée, vol. 61, 1991, p. 127–13

[xxxi] Selon Guillaume Dye, un seul texte du VIIe siècle fait mention d’« Arabes ». Les autres parlent des « Emigrés », des « Hagarènes », des « Sarrasins », des « Ismaëlites » etc. https://www.youtube.com/watch?v=xErXLJwnVAQ

[xxxii] « Notons que Crone a reçu une critique assez sévère voire acerbe de la part de Robert B. Serjeant. Nous citons ci-dessous, un exemple significatif de cette virulence : « […] Le travail n’est pas seulement anti-islamique, mais également anti-arabe. Ses fantasmes superficiels sont si ridicules que, d’abord, on se demande si c’est juste une “farce“, une “pure parodie“ … Étant donné que les auteurs professent être des historiens de l’islam, ils sont tristement hors sujet avec la recherche contemporaine sur l’islam … ennuyeux piège de l’histoire … humeur prétentieuse […]». ». R. B. Serjeant, «Meccan Trade and the Rise of Islam: Misconceptions and Flawed Polemics», Journal of the American Oriental Society 110, n° 3, 1990, pp. 472-486 cité par https://oumma.com/pour-une-approche-historico-critique-impartiale-des-debuts-de-lislam/#_ftn54

[xxxiii] Et même un auteur qui se trompe – à l’image peut-être de Dan Gibson dans ses conclusions sans doute trop hâtives sur Pétra comme étant la ville des origines de l’islam, à la place de La Mecque – peut apporter des éléments objectifs dans le débat, comme les mesures des qibla des mosquées anciennes livrées par Dan Gibson révélant l’absence troublante de qibla vers La Mecque, et le rôle de Pétra – ou d’un site proche de Pétra – dans l’islam à partir de la fin des années 630 : Gibson, D. Quranic Geography, 2011 ; « Suggested Solutions for Issues Concerning The Location of Mecca in Ptolemy’s Geography », Dan Gibson, 2013

De récentes critiques textuelles font valoir de plus que La Mecque serait une création tardive des Califes omeyyades datée du 7ème siècle : Robert Kerr, « The Language of the Koran » op. cit.,et Edouard-Marie Gallez, Le Messie et son Prophète, op. cit..

[xxxiv] Casanova, P. Mohammed et la fin du monde : étude critique sur l’Islam primitif, Paris 1911 ; Gottheil, R. « The Beginnings of Islam. » The American Journal of Semitic Languages and Literatures, JSTOR, vol. 30, no. 2, 1914 ; Xanthopoulos Th. Henri Lammens, S. J. « Le berceau de l’Islam. L’Arabie occidentale à la veille de l’Hégire », 1er volume : Le climat. — Les Bédouins. In: Échos d’Orient, tome 17, n°108, 1915. pp. 488-489 ; Nau, F. « Les Arabes chrétiens de Mésopotamie et de Syrie, du VIIe au VIIIe siècle Étude sur les origines de l’islam Imprimerie nationale », 1933 (Cahiers de la Société asiatique : 1re série, t. 1, p. 3-136) ; Gunter Luling, A Challenge to Islam for Reformation : The Rediscovery and Reliable Reconstruction of a Comprehensive Pre-Islamic Christian Hymnal Hidden in the Koran Under Earliest Islamic Reinterpretations. Reprint. Delhi, Motilal, 2003, lxviii, 580 p ; Azzi, J. La vie privée de Mahomet : d’après les auteurs musulmans, Éd. de Paris, 2007 ; AZZI (Joseph), Le Prêtre et le Prophète, aux sources du Coran, Paris, Maisonneuve et Larose, 2001 ; Borrut, A. « Introduction : la fabrique de l’histoire et de la tradition islamiques »,in Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée [En ligne], 129 | juillet 2011, mis en ligne le 16 juillet 2011, URL : http://journals.openedition.org/remmm/7053 ; Borrut, A. & Donner, F. « Christians and Others in the Umayyad State », Chicago, The Oriental Institute, (“Late Antique and Medieval Islamic Near East -LAMINE- ; 1”), 2016 ; Christoph Luxenberg (ps.) Die syro-aramaeische Lesart des Koran ; Ein Beitrag zur Entschlüsselung der Qur’ānsprache. Berlin, Germany : Das Arabische Buch, First Edition, 2000 ; Shoemaker (Stephen J.), The Apocalypse of Empire. Imperial Eschatology in Late Antiquity and Early Islam, Philadelphia, University of Pennsylvania Press, (“Divinations : Rereading Late Ancient Religion”) ; Shoemaker (Stephen J.), The Death of a Prophet, The End of Muhammad’s Life and the Beginnings of Islam, Philadephie, University of Pennsylvania Press, (“Rereading Late Ancient Religion”), 2011 ; HOYLAND (Robert G.), In God’s Path,The Arab Conquests and the Creation of an Islamic Empire, Oxford University Press, 2015 ; Walter (Jean-Jacques), Le Coran révélé par la Théorie des Codes, Versailles, Editions de Paris, (“Studia Arabica ; 22”), 2014 ; Bernard, D. Les disciples juifs de Jésus du Ier siècle à Mahomet : recherches sur le mouvement ébionite, Paris : Les Éditions du Cerf, 2017

27 Donner, F. Muhammad and the Believers: At the Origins of Islam, Cambridge, Massachussets, The Belknap Press of Harvard University Press, 2010

[xxxvi] Hawting, G. The Development of Islamic Ritual. (The Formation of the Classical Islamic World), Aldershot and Burlington, 2006

[xxxvii] Hoyland, RG., Seeing Islam as others saw it, a survey and evaluation of Christian, Jewish and Zoroatrian writings on early Islam, op.cit.

[xxxviii] Stephen J. Shoemaker, The Death of a Prophet. The End of Muhammad’s Life and the Beginning of Islam, op.cit.

[xxxix] D’où ses élucubrations sur une prétendue « école radicale ».

[xl] « (…) mais d’exiger de l’impartialité (…) » https://oumma.com/pour-une-approche-historico-critique-impartiale-des-debuts-de-lislam/#_ftn54

[xli] « Les dangers et les conséquences pour le musulman résidant parmi les mécréants » : http://www.convertistoislam.fr/article-les-dangers-et-les-consequences-nefastes-pour-le-musulman-de-resider-parmi-les-mecreants-86047776.html; « Le mécréant n’est pas un frère pour le musulman » : http://www.3ilmchar3i.net/article-le-mecreant-n-est-pas-un-frere-pour-le-musulman-61396988.html, http://salafislam.fr/decrire-mecreant-etant-frere/, « J’ai des insufflations et l’impression d’être mécréant, que me conseillez-vous ? » : http://www.salafidunord.com/article-j-ai-des-insufflations-et-l-impression-d-etre-mecreant-que-me-conseillez-vous-110401619.html; « vivre chez les mécréants : règles et conditions Vivre chez les mécréants : règles et conditions » : http://www.3ilmchar3i.net/article-vivre-chez-les-mecreants-regles-et-conditions-104997736.html ; « Le sort des mécréants qui sont d’une très grande bonté » : http://www.3ilmchar3i.net/article-35984970.html

[xlii] https://oumma.com/pour-une-approche-historico-critique-impartiale-des-debuts-de-lislam/#_ftn54

[xliii] Hanane Harrath, « L’inavouable vérité des manuscrits de Sanaa », Le Courrier de l’Atlas, no 24, 16 mars 2009. On consultera également les manuscrits dits de Tübingen (http://www.islamic- awareness.org/Quran/Text/Mss/soth.html) et de Wetzstein II 1913 (http://www.corpuscoranicum.de/handschriften/index/sure/89/vers/7/handschrift/163).

[xliv] Exégèse lexicologique menée par André Moussali et Edouard-Marie Gallez. Le messie et son prophète, op. cit.

[xlv] Patricia Crone, « How Did the Quranic Pagans Make a Living? » op. cit. ; Christian Robin, « La péninsule arabique à la veille de la prédication muhhammadienne », dans Thierry Bianquis, Pierre Guichard et Mathieu Tillier (dirs.), Les débuts du monde musulman, VIIe – Xe siècle : De Muhammad aux dynasties autonomes, Presses universitaires de France, coll. « Nouvelle Clio », 2012 (ISBN 978-2-13-055762-3), p. 28 ; Cf. documentaire « The Sacred City » de Dan Gibson

[xlvi] Frédéric Imbert, « L’Islam des pierres : l’expression de la foi dans les graffiti arabes des premiers siècles », op. cit.

[xlvii] Alfred-Louis de Prémare, Les Fondations de l’islam. Entre écriture et histoire, op. cit.

[xlviii] Catherine Pennacchio, « Les emprunts lexicaux dans le Coran », Bulletin du Centre de recherche français à Jérusalem , p. 31 [En ligne], 22 | 2011, mis en ligne le 01 avril 2012, Consulté le 26 mai 2017 ; « Muḥammad parle « selon une langue arabe claire » (S. 16, 103 : « bi-lisānin ʿarabiyyinmubīn »). Cependant, « mubīn » n’est pas un adjectif mais un participe actif : « en langue arabe rendue claire », c’est-à-dire interprétée. Les exégètes et juristes de la sunna ont eux aussi défendu l’excellence de la langue coranique, ainsi Ṭabarī : voir Claude Gilliot, « Langue et Coran selon al-Ṭabarī », dans Studia Islamica, t. 68, 1988, p. 79-106 » dans Olivier Hanne. « Le Coran à l’épreuve de la critique historico-philologique. Ecueils de l’hypercritique, impasses de la littéralité… », 2017

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