Inès Safi

Inès SAFI est ancienne élève de l'école Polytechnique, chercheuse au CNRS en physique théorique, et habilitée à diriger des recherches. Elle se passionne, en parallèle, pour les thèmes des sciences et du féminin en Islam, dont elle vise à réhabiliter la place en participant à plusieurs colloques et débats. Elle est co-auteure de deux livres portant sur le dialogue science et religion en islam (2012 et 2013).

Orsay - France

Sa biographie
Après sa scolarité dans un lycée de Sfax (Tunisie), Inès Safi est envoyée par le gouvernement tunisien (en tête de la liste nationale des bacheliers) pour effectuer deux années de classes préparatoires au lycée jésuite Sainte Geneviève à Versailles,. Elle intègre ensuite l’Ecole Polytechnique à Palaiseau. Suite à un Master de Physique Mathématique à l’Université de Rutgers (New Jersey-USA), puis un Master de Physique des Solides (Université Paris-Sud-ENS Paris), elle obtient un doctorat de physique théorique au Laboratoire de Physique des Solides (Orsay). Elle effectue ensuite un post-doctorat au CEA (Saclay), puis est recrutée au CNRS, intégrant le Centre de Physique Théorique (CPT) de Luminy à Marseille, qu’elle quitte pour retourner au LPS. Elle obtient son habilitation à diriger des recherches (HDR), et encadre stagiaires, doctorants et plusieurs post-doctorants. Elle est invitée régulièrement à des conférences internationales et nationales, et a publié plusieurs articles ayant un fort impact dans des revues européennes et américaines. Elle intervient à l'école Centrale Afrique de Casablanca, où elle a donné (Mai 2016) un cours de physique intensif d'une semaine. Inès Safi s'intéresse à des défis à la pointe de la physique moderne, dans des systèmes de taille nanométrique où la physique quantique s’applique. Elle élabore aussi des modèles pionniers et développe des méthodes originales qui sont largement adoptées par la communauté internationale. En même temps, elle a pu expliquer ou stimuler des expériences (bénéficiant des progrès des nanotechnologies) ayant validé ses prédictions, et conduites par des groupes phares en France avec lesquels elle collabore, ainsi que des groupes aux USA ou au Japon. Depuis 2005, Inès Safi mène une recherche parallèle sur le dialogue entre science et foi, centrée sur la philosophie de la physique quantique, avec une ouverture récente sur la cosmologie. En contraste avec des siècles de débats profonds et fructueux sur le rapport entre foi et raison dans le monde islamique, un concordisme naïf mobilise une partie des acteurs modernistes de ce dialogue; il indique, certes, leur intérêt et une confiance encore vifs pour les sciences, mais jusqu’au point de les ériger en juge de la véracité du Coran, mais il contribue surtout à assécher toute la portée spirituelle et symbolique des textes. Ces acteurs sont imprégnés par le positivisme se trouve pourtant ébranlé par les nouveaux paradigmes scientifiques, dont la physique quantique est l'un des plus marquants. Inès Safi a contribué sur ce sujet dans deux ouvrages collectifs dirigés par Bruno Guiderdoni, astrophysicien et directeur de recherche au CNRS: -”Science et religion en Islam”-Editions AlBouraq (Paris-2012) -”Perspectives islamiques sur la science moderne”. Editions l’ISESCO (2013). Inès Safi a aussi participé à des colloques internationaux, dont: -« Science, cultures et avenir de l’humanité » à Doha (Juin 2007) -Festival de la Culture Soufie, Fès (Avril 2015) -« L’Islam spirituel et les défis contemporains », UNESCO, Paris (Novembre 2015). Elle a aussi donné des conférences invitées, dont: "Matière et Lumière: dédales de Mystères", à la Fondation de la Grande Mosquée Hassan II à Casablanca (juin 2013). "Science et spiritualité: éloge de la perplexité", à l’église Saint-Roch (rue Saint-Honoré, Paris), auprès du Groupe des Familles Islamo-chrétiennes (GFIC) (mars 2016- Journée théologique annuelle avec Philippe Deterre, prêtre et biologiste) -"Croire ou savoir: éloge de la perplexité", Mtlak à Lyon (Mai 2016). Une interview de trois pages paraitra numéro spécial "Le Monde des Religions". Inès Safi a aussi participé à plusieurs tables rondes, dont celles organisées par l’Observatoire de Lyon et la ville de St-Genis Laval dans le cadre de l’Année Mondiale d’Astronomie en 2009, et par la Mairie de Paris à l’Institut des Cultures d’Islam (Paris 2013). et est intervenue récemment avec Etienne Klein au sein de l’Ecole Centrale Afrique à Casablanca. Inès Safi a été membre du jury de la thèse transdisciplinaire d’Idriss Aberkane, soutenue en février 2016 à l’Ecole Polytechnique (à Paris). Un autre champ de contributions d’Inès Safi est celui du thème des femmes en Islam. En particulier, elle a participé à: - colloque ”Femmes arabes et sciences” à l’Institut du Monde Arabe (Paris 2006) -deux émissions sur France 2, au sein de la série ”Les chemins de la foi” (Septembre 2015) avec Ahmed Djebbar -une conférence à Sciences Po Paris (Février 2016) -un colloque international AFACOM au sénat (Mars 2016) -forum international de Fès (mai 2016, associé au Festival des musiques sacrées). Elle a aussi contribué à un dossier spécial de L’OBS du 3 Mars. Inès Safi a fait partie du jury ”Prix Ahmad Badeeb pour les femmes arabes en sciences” en 2008 et 2009, et décerné à l’Institut du Monde Arabe. Elle participe aussi au dialogue inter-culturel et religieux. Des billets divers sont publiés dans le Maroc Diplomatique, le Monde des Religions, et d'autres en ligne dans les sites Zaman et Oumma. Elle anime un blog sur Facebook qui a un large impact ; elle y publie des œuvres d’art islamique, dont des miniatures, des billets et des poèmes soufis ou par sa plume.
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  • Amour du féminin et connaissance au féminin: Islam et dialogue euro-méditerranéen

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    Considérer la misogynie comme institutionnelle dans un Islam réduit à un socle figé est un frein au dialogue euro-méditerranéen et relève d’une vision réductrice et déterministe, renforçant en retour celle de certaines mouvances fondamentalistes. Accepterions-nous alors d’accéder à la nappe phréatique commune pour nous rafraîchir de son eau précieuse, au lieu de patauger dans les mares stagnantes?